Pétage de plomb [Solo / Libre]

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Pétage de plomb [Solo / Libre]

Message par Aiky le Mar 13 Mar 2018, 16:59

Pétage de plomb






Alors que le ciel a déjà revêtu son long manteau noir, signe d'une nuit fraiche mais claire, La vieille coccinelle s’arrêta devant la grille de l'académie Tsuki dans un nuage sombre que le pot d'échappement laisser librement s'échapper. Une dernière pétarade à réveiller les alentours et enfin, le véhicule s'immobilisa. Je ne m'y faisais toujours pas à cette voiture française, mais cela faisait parti des petits plaisirs de John. Il avait essayé de me la faire conduire mais j'avais été tellement nerveuse que je n'avais pas fait 20 mètres que j'avais calé .. 4 fois de suite ! Il avait beaucoup ris alors que je me dépêtrais avec les pédales. Finalement, je lui avait rendu le volant et j'avais eu le droit à mon lot de moqueries pendant une bonne semaine.

John coupa le contact  et se tourna un peu vers moi, allumant une de ces cigarettes mentholées qu'il passa entre ces lèvres, tirant une première bouffée qu'il souffla par la fenêtre.

- Et voilà ma belle : retour au bercail !

Je lui souris et attrapant mon sac, tendis la main pour prendre la poignet de la porte et sortir mais il m'attrapa le poignet.
L'observant avec surprise, je suspend mon geste, croisant son regard sombre.

- Dis-moi, Aïky ... Quand vas tu passer à autre chose ?

- Comment ça ?  

Se tournant plus significativement vers moi, il attrapa mon collier avec l'autre main, ne lâchant pas mon poignet. Ses doigts glissèrent sur mon cou et passèrent sur la naissance de ma poitrine pour prendre le cristal que Revan m'avait offert et que je n'ai plus jamais ôter depuis. Il est d'habitude caché par mes vêtements, portant rarement de haut décolleté.  Mais ce soir, étant aller au travail tout de suite après mon dernier cours, je n'ai pas pu me changer et suis donc restée en uniforme et notamment la chemise blanche classique en dessous de la veste. J'avais ouvert deux boutons, ayant eu un coup de chaud et après le travail , en me rhabillant après avoir délaissée ma tenue de travail,  je n'ai pas pensé à refermer correctement ma chemise. Le cristal était donc visible sur ma chemise. Je frémis quand il se rapprocha de moi mais il observait le collier avec intérêt restant silencieux.

- Depuis combien de temps est il parti ?

Cette question me serra le cœur. J'étais étonnée que John sache alors que je n'en avais parlé à personne.
Je me mordis la lèvre mais détourna le regard, incapable de répondre.

- Tu crois que je n'ai pas remarqué ? Tu crois que je suis con ou aveugle ? Depuis des mois qu'on travaille ensemble, je commence a bien te connaitre même si tu es désespérément silencieuse. Et plus encore depuis un bon mois. Et ce collier qui sort de nulle part, tout comme ton tic de le tortiller entre tes doigts. Ton sourire qui s'est transformer en regard vide. Tu as maigri et tu ne mange même plus à notre pause. Tu marches les épaules courbées comme si ton propre poids était trop lourd à porter. Et ne parlons même pas du violon... Tu n'en joues même plus à la pause ! Et puisque je sais que tu n'as plus de famille et que tu ne parles plus beaucoup à celle qui t'as appris le violon, il n'est pas dur de comprendre qu'il y a un garçon derrière ce collier et derrière ton cœur.

Je relève la tête vers lui, le suppliant du regard de se taire, les mains tremblantes.

- Ça ne sert à rien de me regarder avec ton air de chien battu. Tu sais que j'ai raison. Vu la tristesse qui émane de toi depuis des semaines, je suppose que je n'ai pas tord en disant que tu n'es probablement plus avec lui ou du moins que votre histoire est finie. Alors il faut que tu ailles de l'avant Aiky. Tu ne dois pas te laisser enliser dans cette tristesse. Tu n'es pas toute seule bon sang !! Tu as le droit de demander de l'aide !

Une horrible boule se forme dans ma gorge et j'ai du mal à respirer calmement. Ces mots bien qu'ils me blessent sont vrais. Mais je n'arrive pas. J'ai l'impression de faire du surplace ... J'aimerais changer ... mais ... J'ai beau faire des efforts pour me le sortir de la tête , c'est toujours son nom qui revient dans mes pensées ...

- Je ... je ... sais ...

- Tu sais ... mais tu ne vas rien faire ... Juste tout garder pour toi...


Il soupire, exaspéré, en se frottant la tête, lâchant enfin mon poignet.

- Désolé John ... de te causer du soucis !

Ma voix se brise dans un sanglot et je sors précipitamment de la voiture, m'engouffrant entre les grilles de l'académie silencieuse en ce début de nuit alors que John crie mon nom depuis la voiture. Je l'entends plusieurs fois encore mais je cours vers les bâtiments jusqu'à en avoir mal à la gorge et le cœur qui cogne brutalement dans ma poitrine. Je trébuche et finis par tomber à genou, m'écorchant salement contre les pavés. Je crie de douleur , les mains appuyées sur le sol, restant dans cette position pitoyable pour pleurer et relâcher un peu la pression. Je serre le cristal dans ma paume jusqu'à m'en faire mal. J'ai envie de crier ... j'ai envie ... de ne plus ressentir ça ... cette déchirure dans ma poitrine, ce putain de vide béant ... son nom qui clignote dans ma tête et son visage derrière mes paupières !  Je veux que ça s’arrête ... je veux rentrer chez moi ...

Tu n'as pas de chez toi ...

Une voix sinueuse qui me rappelle à la réalité ... oui à quoi bon vouloir rentrer chez soi quand on n'en a pas ...

- POURQUOI ? POURQUOI M'AVOIR VOLE MON COEUR SI C’EST POUR PARTIR AVEC ? POURQUOI REVAN ? POURQUOI ?

Je ne réfléchis même plus, je crie seulement ma tristesse et ma colère sans prendre conscience que je hurle au milieu de la nuit.

- POURQUOI .... Pourquoi ... Je ... veux te revoir ...

Mes larmes s'écrasaient silencieusement sur le sol sans se tarir, trop longtemps retenues ... salées et amères ... douloureuses ...

Pourquoi l'amour a une  face si douce et brûlante et que son pile n'est que douleur et souffrance ... L'un n'existe donc pas sans l'autre ? Pourquoi ne peut-on simplement aimer l'autre ... sans rien d'autre autour ... ?

Son visage ne s'estompait pas de mon esprit ... mais son odeur, la douceur de sa peau, la chaleur de son être ... tout ça était une nécessité qui ne pouvait être assouvie ... et j'en venais à égoïstement .. détester sa famille pour me l'avoir retirer ainsi ...

Relâchant mon collier qui rebondit contre ma chemise, je passe mes doigts sur les cotés de ma tête entre mes mèches, criant sous la douleur de mon cœur déchiré en deux , ne sentant même pas mes ongles griffer violemment mon cuir chevelu , teintant mes cheveux d'un voile rouge.

Ivre de douleur

Folle de chagrin

Des qualificatifs creux qui n'expriment même pas l'état réel dans lequel j'étais ...


Dernière édition par Aiky le Mer 21 Mar 2018, 17:17, édité 2 fois


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Re: Pétage de plomb [Solo / Libre]

Message par Kénan Arget le Ven 16 Mar 2018, 21:12

Un petit câlin pour te consoler
...with Aïky
Le bambin n'avait pas sommeil. Ou plutôt, il avait peur de dormir. Il avait peur de ce qu'il se passait dans sa tête lorsqu'il fermait les yeux. Des images, des souvenirs douloureux qui resurgissaient, amplifiés par ses angoisses. Ce devait être un trait de famille, les insomnies, même si chacun le taisait et le gardait pour soi. L'enfant avait réussit à sortir dans les jardins ce soir, à échapper à la surveillance distante de sa sœur à l'heure du coucher. Il savait qu'elle vérifiait tous les soirs s'il était bien rentré dans son dortoir. Elle était la plus difficile à tromper, comparé aux surveillants qui faisaient des rondes aléatoires en baillant de sommeil préférant mille fois être confortablement installé chez eux plutôt que de vérifier si une bande de mômes, d'ados et de jeunes adultes ne traînaient pas dans l'Académie au lieu de dormir. Après tout, c'était leur problème s'ils ne souhaitaient pas dormir et qu'ils préféraient jouer aux ninjas dans la nuit. Car l'Académie était vraiment calme à cette heure. Il s'était camouflé des surveillants en grimpant dans un arbre (un autre trait de famille?) non loin de la grille d'enceinte de l'Académie et du portail et observait les alentours, profitant du calme pour tenter de calmer ses peurs.

Le silence fut soudain rompu par des cris. Un prénom que l'enfant avait du mal à saisir, crié avec force, par personne lointaine. Il se recroquevilla légèrement sur sa branche, n'ayant pas envie qu'on pense qu'il espionnait les gens. Des bruits de pas précipités, puis d'une chute plus proches de lui trouèrent ensuite le silence. Il ne bougea pas de son perchoir. D'autres cris déchirèrent la nuit :

-POURQUOI ? POURQUOI M'AVOIR VOLE MON COEUR SI C'EST POUR PARTIR AVEC ? POURQUOI REVAN ? POURQUOI ?

Cette voix... Il la reconnaissait  vaguement... Il l'avait déjà entendue, la plupart du temps de loin, quand il espionnait sa sœur... Il jeta un coup d’œil à travers les feuilles et vis une jeune femme blonde, agenouillée au sol en train d'hurler sa tristesse. Ce n'était nul autre qu'Aïky, et le cœur du gamin se serra de voir cette personne si adorable souffrir autant. Pourtant, il n'osait pas s'approcher, pas encore.

-POURQUOI... Pourquoi... Je... veux te revoir...

De son observatoire, l'enfant voyait les larmes couler sur le visage de l'amie de sa sœur, de celle qu'il voudrait aussi appeler son amie... Il ne comprenait pas... Il ne connaissait rien à l'amour et aux problèmes des grandes personnes. Mais il ne pouvait rester insensible devant tant de détresse... Mais comment l'aider, comment alléger ce poids qui semblait peser sur son cœur ? Ce fut au moment où le jeune asiatique se mit à hurler, et surtout à se griffer toute seule que le gamin comprit qu'il devait faire quelque chose. Elle ne devait pas se faire du mal toute seule comme ça... Il sauta en bas de son perchoir, atterrissant presque sans un bruit, si ce n'est un petit choc sourd, étouffé par l'herbe. Il voyait les cheveux de la jeune femme prendre progressivement une teinte sombre. Il en avait assez vu pour savoir ce que c'était : du sang. Il courut dans sa direction, criant de sa voix enfantine :

-Arrête !

Et il se jeta sur elle, faisant ce qu'il savait faire de mieux : offrir du réconfort grâce à un gros câlin. Ça marchait avec sa sœur, pourquoi ça ne marcherait pas avec Aïky ? Il s'appuya sur son dos, calant sa tête dans le creux de son cou, la serrant dans ses bras qu'il avait passé autour des siens. Il resta silencieux quelques temps, avant de souffler :

-Il paraît que ça fait du bien de pleurer, mais moi j'aime pas quand ceux que j'aime pleurent...

Il resta dans la même position, jusqu'à ce que la jeune femme manifeste l'envie de mettre fin à ce câlin imprévu pour elle. Il ne demanda pas d'explications, il était presque sûr qu'il n'en aurait pas de toute façon, parce qu'elle ressemblait à sa sœur. Il resta donc silencieux, mais attentif, prêt à l'empêcher de se faire mal toute seule.
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Re: Pétage de plomb [Solo / Libre]

Message par Aiky le Mer 21 Mar 2018, 17:16

Pétage de plomb






Un liquide chaud couler entre mes doigts et sur mes tempes détonnant particulièrement avec le froid qui m'entoure mais ... j'ai l'impression d'être dans une bulle ... De ne plus ressentir ni le froid, ni la chaleur ... juste ... de la douleur ... pur et simple ... et juste une sorte de cri sourd continu qui ne s’arrête pas ...

Je ne sais même pas si pouvoir évacuer un peu m'aide vraiment ... Je n'arrive même pas à réfléchir correctement ... Juste l'impression qu'on lacère encore et encore mon cœur qui bat à tout rompre dans ma poitrine. Et ces sentiments ... j'aimerais m'arracher le cœur pour ne plus ressentir ça . Je tremble, les épaules alourdies par tout ça .... j'en peux plus-

- Arrête !

Je me sens tellement extérieure à moi-même ... comme si je n'étais que spectatrice que je ne réagis même pas à ce cri. Je sens à peine quelqu'un se coller à mon dos ... Je vois vaguement des bras entourer les miens et ne sens même pas mes ongles arrêter de me griffer. Je sens un peu de chaleur contre mon dos. Un sanglot se coince dans ma gorge et le silence s'installe enfin ...

- Il paraît que ça fait du bien de pleurer, mais moi j'aime pas quand ceux que j'aime pleurent...

Cette voix ...douce et enfantine ... Kénan ? Que fait-il dehors si tard ? Et ... pourquoi me serre t-il dans ces bras ?
Je reste à la fois abasourdie et sans réaction , n'arrivant pas à remettre mes pensées à l'endroit. Ma tête est penchée vers le sol, mes cheveux devant mes yeux comme une sorte de rideaux tachetés de sang. Je ne le repousse pas ... Je n'en aurais même pas la force ... " ceux que j'aime "... ?  

Cette petite phrase murmurée à mon oreille me fait lâcher mes dernières barrières et je me retrouve à sangloter comme une enfant dans les bras du petit garçon, resserrant mes bras sur les siens, l'agrippant , mes griffes rétractées pour ne pas le blesser. Je ne devrais pas le laisser me voir dans cet état ... ce n'est pas son rôle de me consoler ... mais je n'arrive pas à me relever, je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer ... et j'ai un besoin quasiment vital de ... de contact humain ... juste pour ne pas avoir l'impression de me faire déchirer ... disloquer  de toute part.

- Kénan ... je ...

Ma voix est un murmure tremblant presque inaudible ... Je m'en veux d'imposer ça à un enfant mais là ... à bout de force physiquement et mentalement, je ne peux même pas me relever pour m'éloigner. Les dalles sont aussi poisseuses du sang de mes genoux et petit à petit la douleur se fait ressentir à cet endroit.

- Désolé ... Kénan ....

Je ferme les yeux, tétanisée dans cette position agenouillée , tout contre Kénan. Je devrais le relâcher ... lui dire que ça va aller ... le rassurer ...
Je ... n'y ... arrive ... pas ....


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Re: Pétage de plomb [Solo / Libre]

Message par Invité le Jeu 22 Mar 2018, 19:27


Je me baladais dans les jardins.
Le coeur en fête à l'inconnu
Je ne rencontrait pas âme qui vit
J'avais pas envie de voir les surveillants. Ma petite course de la nuit m'avait rapporter un peu d'argent. Mais si l'Agence ou l'Académie apprenaient que je deal, cela serait mauvais pour ma peau.
J'allais me coucher, quand un cri retentit non loin de moi. Merde qui appelle les surveillants ? Mais cette voix, c'est celle d'Aïky. Je m'approcha discrètement et rapidement. Elle était effondrée. Je devais intervenir ? Revan, ce nom me disait quelque chose. Un Saphir n'étant pas resté longtemps. Il semble être retourné chez lui, sans un mot a ses camarades de chambres…. Cela arrive.
Attend ? Quoi, elle est sortit avec ce type ? Merde, 'en savais rien.:( Ce n'est donc plus la blanche colombe que j'ai invité au restaurant.

Dans les ombres, Ys aperçut quelqu'un.

Merde un surveillant. Si c 'est le cas, elle est mal… non, il s'agit juste de Kenan. A croire qu'il dort rarement la nuit. Merde, un gamin est plus rapide que moi. Je commence à me faire vieux.

D'où il état, ys n'avait pas vu le sang. Cela l'aurait certainement fait agir plus vite, mais bon. Ni le sang, ni prêter attention aux ongles s'étant allongés.
Aïky tomba à genou contre Kenan. Ys fit le tour pour arriver derrière le jeune homme, enfin l'enfant et lui murmurer tout bas :

-Bien jouer.


C'est là qu'il remarque le sang. Il chercha d'où cela venait. Des cheveux dans le sang, il regarda la tête. Les blessures n'avaient pas l'air très grave, mais il allait falloir soigner ça.
Pour l'instant, il était temps de redonner de la constance à Aïky. Et que faisait Ys quand il voulait se redonner de la constance, il se claquait les joues. Mais sur une fille… De toute façon si elle était comme cela pour un garçon, aucune chance qu'elle pense à l'aimer lui. Donc aux grands maux, les grands remèdes. Kaname me le fera payer, mais tanpis.

Les deux mains arrivèrent de derrière Kenan et visaient les joues de la demoiselle. Si cela touchaient, cela ferait du bruit, mais pas vraiment mal.

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