Aube d'un nouveau journal / Alistair Lindaranae [Histoire modifié - Pouvoir en cours] [Narok]

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Aube d'un nouveau journal / Alistair Lindaranae [Histoire modifié - Pouvoir en cours] [Narok]

Message par Alistair Lindaranae le Jeu 08 Fév 2018, 07:05

Rappel du premier message :


     

         

Alistair Lindaranae


         

Maison Emeraude


     

         

                     
  • Statut : Elève

  •                  
  • Age : 23 Ans

  •                  
  • Sexe : Masculin

  •                  
  • Origines : Anglaises

  •                  
  • Taille : 1m83

  •                  
  • Cheveux : Couleur aile de corbeau, méches grenats / Courts

  •                  
  • Yeux : Marron

  •                  
  • Logement : Dortoir

  •                  
  • Travail : Greffier

  •                  
  • Pouvoir : Aspiration Runique


  •              

     

Cette façade apparente...


À l'intérieur, “L'esprit”


            ”Pour être honnête, je n’ai pour habitude d’écrire sur ma personne” Aurait dit Alistair. Sans doute son humilité ? Ou bien est-ce vraiment qu’il n’en a pas du tout l’accoutumance, après-tout, il est muet, les occasions de parler de lui-même sont rares, et s’il écrit, c’est sur les autres personnes, sauf s’il en vient à en être obligé, comme l’incite ce formulaire. Alistair a pour conséquence un manque au savoir communiquer avec les autres personnes. Pour autant, il n’est pas en reste, il est souriant et approche facilement les gens qui l’entourent, mêmes si ces-dit “Approches” sont rares. De par nature, il n’est pas très expressif. Généralement, on connaît son humeur ou son état a sa vitesse d’écriture et au soin apporté à celle-ci. Oh, je ne vous l’ai pas dit, mais cela me semblait pourtant naturel, son moyen de communication se fait par l’écrit le plus souvent. Il peut en de rares cas faire usage de son don pour donner son avis ou sa réponse. Son cynisme est bien ancré dans son caractère, agissant en dehors des convenances ou de l’opinion qui est généralement faite de lui, rien de surprenant, c’est classique de sa part. Par conséquent, il peut agir pour donner le mieux de lui-même, ou au contraire… Cela dépendra toujours des répercussion que cela pourrait engendrer et du respect de ses principes. Il n’y en a que deux. Agir dans son propre intérêt en priorité est la première, ce qui signifie acquérir un maximum d'expérience avec son don, sauver son existence avant celle des autres, ainsi de suite… Ne jamais tenir de promesse qu’il ne compterait pas respecter ou mentir, est quant à elle, la seconde. Étant donné que tous ses mots sont sous écrit, et vu la nature de son don, mentir lui serait préjudiciable. Il ne tient pas compte du dernier et troisième principe donné par la doctrine transmise par sa famille. Enfin, il lui arrive de médité et de s'introspecter, afin de laisser libre son talent créatif vagabonder dans l'océan infini que lui offre son esprit..

À L'extérieur, “Le corps”


            Dans le style “La plume plutôt que l’épée” Alistair a beau être grand, son corps est pour autant chétif. Sa force n’a rien d'exceptionnel, tout comme sa rapidité ou son endurance, si ce n’est lorsqu’il dessine ou écrit. Il passe du temps à se préparer et à prendre soin de lui chaque jour, répondant au premier de ses principes. Des cheveux courts tombant, cachant toute sa tête ainsi que parfois la moitié de son visage. Généralement, c’est le côté ou sa cicatrice est, qui reste apparent. Celle-ci est d’ailleurs assez récente, et vient à parfois le démanger durant plusieurs jours avant de se calmer. Il se tient droit et a le pas silencieux, un silence d’or, le pas feutré, comme si c’était un fantôme. Il s’habille pourtant tout le contraire de celui-ci, généralement vêtu de noir, de marron et de gris, il reste constamment dans ces teintes sombres à l’époque archaïque. Émettant parfois des signes compréhensibles ou non pour montrer ou expliquer certaines choses, c’est a qui comprendra… Pour finir, il ne se déplace pas sans son porte-document, en bois et pliable en deux, il contient à l'intérieur des feuilles, quelques stylos et crayons, ainsi qu’une plume d’oie accompagnée de son ancre, le tout tenant le long d’une lanière en cuir attaché a son bassins droit.

Cette faculté, “Le don”


         Chaque utilisateur se voit attribuer le titre “d’auteur”. Pour utiliser ce pouvoir, les auteurs doivent écrire un texte sur une quelconque surface, tant que le texte est lisible et réalisable. Le texte se fit aux connaissances de l’auteur, si celui-ci n’a pas conscience qu’un être capable de générer des boules de feu existe, le texte rendra l’acte irréalisable, et se ternira. Un texte doit être rédigé racontant les faits qui vont ce déroulé le plus précisément possible, soit : le lieu, l’heure, l’/les acteur(s), les circonstances, l’action et l'altération. Il ne peut être décrite qu’une seule action, donc une seule altération de cette même action est possible. Exemple :
je me tiens accroupi, dans ce lieu délabré, si ce n’est en ruine, devant ce garçon qui m’est, aux cheveux blonds et au sourire malaisant. La fraîcheur de la nuit commence à remplacer la douceur des brises de l'après-midi. Il continue de frapper encore et encore mon corps, mais au dixième de ceux-ci, il n’en est rien, au lieu de cela, il bat le vent et l’air qui l’entoure, tandis que j'apparais derrière lui, sans blessure ni séquelle de l’action.
C’est le genre de texte qui doit être écrit par un auteur, pour qu’il soit valide. Pas assez de détails et le texte disparaîtra de lui-même. Cela prend donc quelques minutes pour le rédiger, ce qui est impossible à faire sous le joug des coups d’un ennemi par exemple, ou s’il lui est impossible d’écrire par soumission mentale ou physique. Continuons avec l'exemple, il y est dit “Au dixième coup” Imaginons donc que l’attaquant porte neuf, voir un seul coup. Le texte, bien qu’activer, ne se réalisera pas, car les circonstances de l’action n’ont pas totalement eu lieu. Autant il y a de précision, il faut qu’elles soient toutes justes. Dans ce cas, pourquoi ne pas dire “ Au premier coup” ? Voilà la subtilité. Bien que précis, cela ne servirais a rien, en dehors de se sauver de ce coup, mais a quel prix ? C’est là qu’intervient la signature de l’auteur. Autant de texte que l’auteur le veut peut-être rédiger, mais un seul d’entre eu peut-être activé. C’est la signature qui rend actif le texte, attendant la réalisation des événements pour s’initialiser. Une seule signature est possible toutes les 12 heures, chaque autre signature disparaissent de leurs supports durant le délai, aucune persévérance ne peut déjouer cette règle. Revenons donc au “pourquoi pas au premier coup”. Puisque l’auteur est très limité dans la réalisation de ses textes, il doit, déjà fait acte d’un sens aigu de la prévoyance, mais aussi avoir un esprit tacticien. Autant faire se peut, autant fatigué l’adversaire qui donnera dix coups inutiles, qu’un seul. Certains diront que c’est un tout-ou-rien, d’autres qu’il faut être incroyable stupide pour remettre son destin à ces idioties, mais découvrir et connaître son ennemi, pour prévoir ses faits et gestes, c’est ça qui rend l’utilisation de ce pouvoir possible. L’aspiration runique ne permet pas de manipuler un événement passé, ou se déroulant au moment de l’écriture. Il faut que l'événement soit déclaré comme “Dans le futur” (sois +1s si on veut…) lorsque le texte est signé pour qu’il se réalise. Il ne modifie donc jamais le passé. Seul l’auteur est concerné par les altérations. Aucun dommage subi dû à une attaque, délivrance de chaînes ou d'emprisonnement, soin d’une attaque venant d'être porté, tant que ces actes ne se sont pas passés. Il est donc impossible de créer des armes, d'altérer un objet, ou une autre personne. Uniquement, la condition ou l'espace de l’auteur est donc altérable.

Un peu d'histoire


           “L’aspiration runique. Vous en êtes tous pourvu, a vous de le découvrir, de le maîtriser et de l'exploiter, comme l’on fait vos ancêtres.”
- Parole de l’historienne Anémia a ses nouveaux disciples


Nommé “Aspiration runique” chaque membre de la famille Lindaranae possède ce pouvoir. Bien qu’au fur et à mesure des époques celle-ci se soit réduite, elle continue de prospérer, surtout dans les milieux politiques ou bureaucratiques. Il se manifeste à l'âge de 1 an, lorsqu’en tenant une plume d’oie ou de corbeau, celle-ci se met a brillé, confirmant alors la parenté. Lorsqu’un enfant est pris sous l’aile des Lindaranae, il n’y a pour lui que deux moyens d’obtenir le don. Soit par cette parenté, soit par le transfert. Cela ne s’est que très rarement produit, mais certains textes racontent que quelques personnes ont insufflé leur pouvoir dans des âmes sans aucune faculté avant de rendre la vie. Le sang n’est peut-être pas ce qui constitue une famille après tout.


Lorsqu’un texte activé et réalisé, celui-ci se traduit automatique en langage runique, peu importe la langue originale du texte, le rendant illisible pour qui n’a pas les connaissances ou le don. Certaines personnes, arrivent à palier au temps nécessaire à la préparation et la rédaction de ces textes par l’évocation directe de runes. C’est ce qu’on appel l’évocation runique. Devant disposer d’une plume d’oie ou de corbeau, l’auteur écrit un ensemble de rune formant une forme ou un schéma devant lui dans les airs, puis appose sa signature par le même biais. Au lieu de plusieurs minutes de rédaction, c’est simplement quelques secondes qui sont nécessaires pour terminer un texte, ce dont est incapable Alistair.

Voici donc toutes les particularités :
- Aucune énergie spécifique n'est requise pour la rédaction ou l'activation de texte.
- Un seul texte activable toute les douzes heures
- Déchiré, rendre illisible, brûler, ou écrire par-dessus le texte annule celui-ci tant qu'il n'a pas été réalisé. Il est impossible d'annuler une altération passée.
- Le déroulement doit être minutieusement écrit dans les moindres détails, sans quoi celui-ci n'est pas activable. Il faut par conséquent plusieurs minutes a l’auteur pour rédiger le-dit texte.

Il y a quatre types de texte, et trois types de signature :
Un texte sans signature n'est qu'un simple texte parmi tant d'autres, des mots et des phrases accrochés entre eux comme dans les livres d'une bibliothèque. Signature inexistante.
Un texte dont les signatures est présente, qui elle-même est illuminer telle une écriture inconsistante. Le texte est activé par l'auteur, et attend que les événements se produisent pour altérer ces mêmes événements.
Un texte et une signature terne, celui-ci a soit été annulé par son auteur, soit été rendu illisible ou inutilisable par un quelconque moyen. Il ne sert plus à rien.
Dans le cas ou un texte activé, est réalisé, celui-ci se traduit en langue runique, dont la signature émet une lueur luminescente. Le texte a servi et est rendu propriété de la famille Lindaranae.

En résumé, Alistair doit écrire le texte prenant un certain temps afin d'être rédigé. Puis, il doit être apposé de sa signature afin de l'activer. Celui-ci ne s’enclenche alors qu’au moment décrit dans le dit texte.

Je suis conscient que cela peut-être assez trouble pour certains, c'est pourquoi s'il y a besoin d'ample explications, n'hésitez pas a me le demander. Enfin, je suis ouvert à toute suggestion et critiques.
   

L’histoire qui se cache dans le passé...


    J’arrivais chez lui au petit matin.
Passé la porte fenêtrée au bois décrépit, j'entra discrètement, tout doucement, flottant dans la pièce comme un fantôme, un spectre. Le porte clef de mon sac à lanière sur mon sweat-shirt était le seul bruit qui accompagnait mes gestes. C’est pourtant cet infime cliniquement, à peine audible, qui alerta la réceptionniste, ou plutôt la tira de la demi-concentration qu’elle exerçait sur son travail monotone. Elle était comme dans une foule insondable, en suspens entre la réalité et le caractère télévisuel d’une émission politique, entouré de personnes aussi fades que des goémons ondulant tout doucement sur une mer tranquille.
Elle ne bougea pas, elle n’eut même pas un frémissement. Je m’approchai d’elle, me défis de mon sac, puis lentement, jetait quelques regards furtifs elle, pendant que je sortais quelques papiers. Elle m’observait a travers ses cils baissés, en feignant toujours de retourner sur son travail. J’approchai un peu plus près du comptoir, découvrant ses bras nus posés sur un clavier d’ordinateur. Prenant appui sur ses bras tendus, elle déploya ses cheveux jusqu’alors plaqués contre le siège, dont l’odeur imprégnée jaillissait jusqu'à me parvenir, depuis ses tresses qui fleuraient alors la camomille. Résolue et comme impatiente, elle se pencha, jetant un œil sur les feuilles présentées, se mordit légèrement la lèvre supérieure, maquillée d’un léger rose vif, avant de sourire, les yeux en direction d’une pièce dans mon dos. Sa main en l’air, l’index accompagna cette même direction, prenant un tampon de l’autre et de l’inscrire. Redressant ma tête vers elle, je remuais mon visage de haut en bas une fois, avant de ranger mes affaires dans mon sac. Elle retira ensuite sa main, tandis que je suivais les courbes de son bras revenir vers elle, avant de soudainement se rasseoir dans un son lourd, comparable au chat pacha sur un pouf.
Mes sens furent alors en plein éveil. Bercé, je sombrais dans une mer de camomille dont le calme disparut pour laisser la place à la tempête de ses flots mugissent approchante.

La porte était légèrement entrouverte, comme à l’accoutumée, comme le remarque généralement en premier les chats et les enfants, le sol carrelé brillait d’un blanc éclatant, semblable à celui d’un centre médical en plein centre ville d’Edimbourg. Les trois fenêtres rectangulaires, à ma grande surprise étaient dirigés pleins nord lorsque je les vis en ouvrant la porte. Le bureau, lui, placé de l’autre côté de la pièce, non loin d’un petit radiateur en piteux état, tandis qu’une maigre silhouette fit son apparition derrière un rideau séparant deux fauteuils. Agrippant ma lanière d’une main ferme et déterminée, dissimulant une certaine appréhension et nervosité, je passai l'entrée, prenant soin de garder la poignée dans l’autre, me retenant de continuer dans cette direction. Avec un regard interrogateur, l’homme rabattit les fauteuils, avant de se diriger vers son bureau. Ses jambes mi-nues montraient un clair manque d'exercice, a resté trop longtemps debout sans réellement faire d'effort ou de mouvement, ses lunettes, eux, témoignaient d’un-

- Monsieur !

Réveillé en sursaut, je dressai la tête. Le soleil, déjà haut, infiltrait de force des tâches dorées aveuglantes par les volets à claire-voie, envahissait depuis l’entrée la pièce de sa lumière tentaculaire. Je lâcha la poignée pour attraper désormais des deux mains ma lanière en cuir, un réflexe que je n’ai pas réussi à me débarrasser, même si ce geste était inutile puisqu’il lui suffisait de simplement de répondre.

- Il est très tôt, dit le psychologue en ouvrant l’un de ses livres. J'espère que vous avez bien dormi ! Vous êtes ici pour une séance ?

Les yeux écarquillés, sous l’ombre de la capuche de mon sweat-shirt, j’avançais vers lui, tandis qu’il se mit doucement sur son séant.

- Bien, si vous voulez bien, nous allons commencer. Posez vos affaires, puis asseyez vous, mettez-vous à l’aise.

Une mante couchait parterre, tandis que le fauteuil au bleu pervenche l'écrasait avec l’un de ses pieds. Y prêtant attention et l’évitant, je déposais mon sac le long de ma jambe jusqu’au sol, avant de retirer l’obstruction devant mes yeux, cette capuche trop basse a présent, libérant mes cours cheveux de sa chaleur étouffante, puis je croise les doigts accoudés contre mes genoux le dos nonchalamment en avant.

- Il… Il…

Il puait. Cette pièce, a mesure que j’y restais, puais jusqu'à en consumer les poils de mon nez. Il n’y avait aucune plante, aucune fenêtre d’ouverte, et aucun pot-pourris ou un quelconque objet servant a délivré une odeur, non, il puait simplement. Est-ce que j’avais honte ou étais trop timide pour le dire ? Non, le fait était finalement inutile pour le service que j’avais acheté.

- Ne vous en faite pas, prenez votre temps pour vous exprimer. Vous commencez quand vous voulez, je vous écoute.

Il restait là alors, figé sans qu’intervint le moindre clignement d’yeux ou de goutte issue de sa transpiration le long de sa peau, rien qu’un homme aussi immobile et froid qu’une statue de marbre, prête à écrire la moindre de mes paroles et de ses observations. Respirant longuement, je me lançais en dépit des apparences.

- Le code… Le code est omniprésent. Toute ma vie, j’ai lutté contre, puis j’ai tenté de le maîtriser, mais il est plus fort, plus résistant que n’importe quoi dans ce monde. Depuis petit, j’ai toujours été méprisé pour mon choix de vêtements, ce n’était pas dans leurs goûts, ou dans leurs critères. Mais qu’est-ce qui les régis ?

Cette phrase interrogatrice, entre la question et la non-question, lui demandait la réponse, sans pour autant l’attendre, mais c’est sans surprise face à son visage de marbre qu’il n’en fit rien, attendant la suite.

- Nos vêtements, leurs couleurs, leurs apparences, leurs formes et leur âge ne sont rien tant qu’ils ne sont pas portés. Il¹ agit alors, comme une loi stricte mise en œuvre sur l'apparence des genres, le statut, la situation ou le lieu. La mode modifiée ce code en continue, jusqu'à donner un idéal à suivre, que si nous ne le suivons pas, dans certaines situations, somme mis à l’écart et sujet aux moqueries, injures et classement social. Je n’ai jamais suivi leurs mouvements, restant mon propre styliste.

Il notait périodiquement quelques informations sur ses feuilles, le regard parfois sur le mien, d’autres fois abaissé, les dernières faces à son bureau. Relevant sa tête vers moi, c’était comme un signe qu’il avait enregistré ce que je venais de raconter, comme un scribe attendant d'être dicté, et que je pouvais poursuivre.

Ensuite, dans certains cas de figure, il n’y presque aucune marge de manœuvre. Aucune possibilité à la faute, ou à la mégarde, regarder les signes, les interprétés, comprendre les blancs et les jaunes, leur disposition, leur sens. Les panneaux sont semblables a des règles qu’il² nous dicte, interdisant toute infraction et prenant des mesures pouvant être drastiques parfois, afin de punir ? Faire respecter ? Inciter à ne plus recommencer ? Des mesures autoritaires ! Je ne l’ai jamais obtenu, malgré mes nombreux essais, ils ont tous été infructueux. Le travail et l'acharnement ne donnent rien si l’on ne se conforme pas. Je n’ai plus continué d’essayer, je reste mon propre moyen de déplacement.

En dehors du son de ma voix, lorsque je prenais des pauses, afin de ne pas laisser le tic-tac de l’horloge comme seul rempart contre le silence, les mots griffonnés qu’il inscrivait me donnait l’impression que je devais attendre qu’il termine. Comment savoir si je le devais réellement ou non ? Une question ridicule, mais qui revenait à chacune de mes reprises de souffle.

- Cela apporte indéniablement un poids, dans cette feuille qu’accordent tant d’importance les sociétés actuelles. Encore une fois, l’erreur n’est permise, au risque d'être un trois point dans cette poubelle déjà pleine de boulette, que l’on vide chaque jour oubliant les visages que portait chacun de ces curriculums vitae. S’il arrive que malgré ce fardeau qu’apporte le monde dans lequel l’on vit, je suis pris, alors commence ce superbe jeu auquel l’on a tous participer, à savoir marcher sur des œufs. Que ce soit dans une relation généralement, ou bien en travaillant, il était nécessaire de respecter ce qu’il³ disait, auquel cas sa figure judiciaire donnait lieu à des renvois ou à des sanctions. La décision ne nous revient que très peu, mais il est nécessaire de suivre ses règles établies, depuis plus de 100 ans afin de rester dans le rang et le droit chemin. J’ai toujours été travailleur, soucieux de la qualité de ce que je produis, mais comment est-il possible de le faire en se conformant à ces textes établis ? Le temps me manquait cruellement, les hautes têtes ne souhaitant payer plus, ou les bâtiments fermant à des heures fixes, presque rien ne permet d’outrepasser ces fondements. À présent, je n’envoie plus ces feuilles, je garde mes compétences et les emplois le temps que je le souhaite.

Terminant par un sourd franc, le point d’une phrase, il posa son Waterman, avant de me regarder, avec enfin un visage expressif, un air interrogateur. Il semblait troublé, soit par le contexte de mes paroles, soit parce qu’ils définissent, le caractère de sa profession ne devrait pas lui permettre ce regard-là sur ses patients, tous sauf les psychologues.

- Loin de moi l’idée de paraître dubitatif quant à votre histoire, mais cela me semble ireél, presque comme si vous ne l’aviez pas vécu, juste… Traversé un très court instant, juste un ressenti sans expérience.

Souriant nerveusement, les pieds ancrés de force contre le sol éclatant, la gênante sensation que ce manteau toujours sous l’un des pieds de mon fauteuil le faisait pencher, me donnait une seule envie, me lever et soit changer de siège, soit le retiré pour enfin me soulager de cette torture. Je remarquais d’ailleurs que vu son allure et ses traits, il devait appartenir à une femme, ce qui ne m’était d’aucune aide a mon problème.

- Le temps n’est pas synonyme d'expérience, croyez-le ou non, celui-ci est malléable, on s’en sert comme repère, car on le considère comme une chose continuant indéfiniment sa route jusqu’au terme lui-même de l’univers, voir au-delà. La règle du temps est-elle de ce qu’est régi par notre univers, ou bien reste t’il la seule chose qui n’est pas obligé d’y obéir ? Pourtant, si je vous dis qu’un simple grain de poussière dans celui-ci, c’est-à-dire un être comme vous et moi pourrait le manipuler à souhait… Si une chose obéit à une autre, elle ne peut être considérée comme une valeur sur, vous ne croyez pas ?

L'expression qu’affichait son visage ne se délaissa pas de son incompréhension, au contraire celle-ci semblait plus présente et marqué qu’avant ma prise de parole. Il semble apparaître qu’il sait de quoi je parle, mais sans en comprendre mon point de vue, voir même peut-être ce que tout cela veut dire.

J - e ne vous parle alors même pas de chasse-partie4, bien que cela ai peu de chose a voir en apparence, mais pas autant qu'on le crois, ou de respect traditionnel5, peu importe l’époque, l’endroit, le lieu où la culture, c’est la même chose à différentes mesures !

Je marquais une pause, tandis qu'à mesure que je monopolisais la parole, mes mains se crispaient, comprenant que l’ambiance du rendez-vous avais tourné du tout-au-tout.

- Quoi qu’il en soit, j’ai tenté de créer mes propres règles. D’outrepasser ce qu’y avais été régis, que ce soit par l’univers ou l’homme. La création est la base de tout d'après de nombreuses religions ou les hommes eux même, à mon tour, j’ai tenté de créer7. Créer un monde, mon propre monde ou n’entraient en vigueur que mes propres règles, c’était une infinité de possibilités et de pouvoir qui s’offrait à moi ! J’ai suivi des précurseurs, et ai créé chercher à détruire tout ces fondements par la même manière qu’ils6 avaient été régis, mais je me suis alors enfin rendu compte, trop tardivement, tandis que les menottes en fer me serraient les poignets, la tenue orange arrondissant mes formes, devant la plus haute autorité qui pouvait m'être donné de voir dans ces conditions. J’ai ri à ce moment la, me rendant compte qu’ils6 étaient tous réunis dans un seul lieu. Mais ce n’est pas le lieu qui les réunit, non, c’est l’homme. Tant que l’homme lui obéirra, ils resteront présents, ancrés, régisseurs de notre façon de vivre. Ce n’est pas contre lui qu’il faut lutter. Mais contre l’humanité elle-même.

Le soleil était monté encore plus haut, ne laissant apparaître que les derniers de ses rayons directs à travers les volets émaillés, assombrissant la pièce dans un demi-gris qui concordait parfaitement à la situation. Je fis un léger soupir, avant de remettre ma capuche coincée entre mon dos et le siège du fauteuil. Finissant de me débattre, je continuais.

- Comme vous l’avez lu, je suis ici sur ordre du gouvernement. Ma remise de peine a été prononcée, mais afin de pouvoir quitter le pays, j’ai besoin de votre approbation. J'espère simplement que… Votre code déontologique n'obstrue ni votre jugement, ni votre capacité de réflexion.

Un long silence s’installa alors, dans cette puanteur encore présente, dont j’avais enfin deviné l’origine. C’est le mélange de parfum d’homme que ce psychologue doit mettre chaque matin, avec la camomille de la réceptionniste. Pour en arriver à être mélangé, il faut être très proche, durant un certain moment. Ce manteau coincé sous mon fauteuil doit certainement lui appartenir, ses bras nus montraient des signes de froid inhabituel avec ses poils hérissé. Elle se mordait la lèvre, ce n’était alors pas pour moi, mais plutôt à la pensé qu’elle eue, par rapport à ce qui a dû se passer plus tôt ici. Et ce qui ne trompe pas, c’est ce rideau inutilement tiré entre les deux fauteuils lorsque je suis arrivé, ainsi que ses jambes mis-nu. J’ai confondu son bas ressemblant à un short, a un caleçon. Maintenant, je comprends pourquoi il ne s’est pas assis sur le fauteuil à côté de moi comme je le pensais, et je me demande à présent ou ai bien pu passer son pantalon.
Terminant d’écrire, il retira ses lunettes avant de frotter son caillou avec un mouchoir en lin, ce pauvre vieil homme doit-être fatigué après autant d'exercice, la jeune réceptionniste doit être pétulante comparé à lui. Il me regarda enfin, les yeux dans les yeux, avant de remettre ses lunettes. Son visage montrait quelque chose qui n’allait pas, comme une mauvaise chose à venir.

- Écoutez, je ne pense pas qu-

- Signez, ou j’agirais comme le veut notre société, répondant parfaitement à ce qu’elle attend d’un citoyen.

Je lui désignais plusieurs indices, entre le manteau de femme à mes pieds, le rideau à ma gauche, ainsi qu’un air à moitié complice. Il écarquilla les yeux, soit d’incompréhension, soit au contraire…

Je ne suis pas le seul à ne pas répondre aux codes, mais l’impression d'être le seul à être conscient de ceux-ci me trotte parfois à l'esprit. Un esprit rebelle ? Comme un punk, ou bien un révolutionnaire ? Je pense que cela n’a rien à voir. Je veux juste être libre, dans tous les sens du terme. Aucune loi ne doit régir au-dessus de moi, aucun code dicter mes choix, ma conduite, attitude ou façon de vivre, et encore moins l’humanité qui les a créés. En fermant la porte derrière moi, rendu dans la rue, je regardais cette lettre que la jeune réceptionniste m’avait donné en partant. Songeur sur son contenu, je la rangeais avant de me conformer à l’idée, l'idée que mes plans doivent devenir réels.


¹ : Code véstimentaire
² : Code de la route ou << Le code >>
³ : Code du travail
4 : Code des pirates
5 : Code de conduite
6 : Les différents codes cités précédemment, ainsi que ceux non cités pour certains
7 : Code de la programmation

Sous les Projecteurs...



Prénom ou surnom : Doc’Hunter/DocteurHunter
Anniversaire : 12/02/1989
Loisirs : L’architecture(Sous effect PC) Le vélo, les JDR
Tu aimes : W8
Tu détestes : Igotsu no medieval, la senteur sapin, les craies
Ton rêve : Il ne faut pas trop en dévoilé
Comment es tu arrivé ici  ? Tout a fait par hasard, sur internet en lisant
Des idées pour améliorer le forum ? Pour être honnête j’ai du mal à me balader au sein du forum. C’est sans doute l’histoire de quelques jours d’habitude.
Le mot de la fin : Bleu Azur...


Dernière édition par Alistair Lindaranae le Ven 02 Mar 2018, 07:39, édité 14 fois (Raison : La jeunesse a son plein potentiel hein ? Merci pour la remarque Aiky :))

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Re: Aube d'un nouveau journal / Alistair Lindaranae [Histoire modifié - Pouvoir en cours] [Narok]

Message par Alistair Lindaranae le Ven 02 Mar 2018, 03:28

Merci Aegis <3 Au fait, je t'ai laissé un petit... Quelque chose. J'y tenais personnellement. Je te laisse le soin de le découvrir ;)

Mince, trouvé. Mais, bien jouer a Patrick pour son investigation ! Et, si ainsi, je peux donner du divertissement, alors qu'il en soit ainsi ! Après tout, ce forum est fait pour s'amuser :)

---
Narok, la suite arrive d'ici peu. Désolé pour cette absence, je manque de temps. Cela risque de ne pas s'arranger dans les prochains jours, mais je passerais quand même.

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Re: Aube d'un nouveau journal / Alistair Lindaranae [Histoire modifié - Pouvoir en cours] [Narok]

Message par Stormka le Ven 02 Mar 2018, 15:22

Ce traître.


Je rugis en #DF401

La bécane du prof de sport :

Poliatheme:
https://youtu.be/qAZzT6DTz-A
Berserkov theme:
https://youtu.be/yFUS_nTrXL8

Certifié professeur de tiger-power,
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Re: Aube d'un nouveau journal / Alistair Lindaranae [Histoire modifié - Pouvoir en cours] [Narok]

Message par Narok le Lun 05 Mar 2018, 11:51

Pas de soucie, fait moi signe quand tu seras prêt, ou bien si je ne te réponds pas, envoi moi un message sur discord via la conv Tsuki.

Parcontre je viens de voir un truc, je sais pas si je l'avais raté ou si tu l'a modifié. Mais les élèves c'est 22 ans max. au cours de leurs 23 ième année soient ils sont diplomé ou non, et ensuite partent de l'académie, soit ils bossent à l'académie. Donc faudrait que tu passes à 22 ou bien que tu change pour diamant. A toi de voir.

Bon courage pour le reste de ta fiche.
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Re: Aube d'un nouveau journal / Alistair Lindaranae [Histoire modifié - Pouvoir en cours] [Narok]

Message par Chad Miller le Lun 05 Mar 2018, 23:04

Quand tu peux voler des stylos et le mec il peux Photoshop la réalité:
Bienvenue au passage mais pls nerf !

#nerfgang


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Re: Aube d'un nouveau journal / Alistair Lindaranae [Histoire modifié - Pouvoir en cours] [Narok]

Message par Narok le Mar 06 Mar 2018, 08:00

T'en fais pas. Je commençais par check le plus important pour commencer, le contexte. mais le pouvoir va allégrement passer par un recalibrage en profondeur.
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