Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

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Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Sally Whispers le Lun 30 Oct 2017, 13:03


Stars can’t shine without darkness

D
epuis combien de temps suis-je ici, condamnée à ne le voir que par songe, que par le bout de ma plume ? Je ne sais même plus. Ma camarade de chambre dort paisiblement, comme s’il lui était facile d’abandonner tout ce qu’elle avait dû laisser derrière… j’aimerais tellement avoir sa force ! La nuit m’enveloppe encore, seule, dans ma chambre. Je ne peux m’empêcher de penser que, si je sors encore, je risque de croiser quelques personnes, de les perturber. Sortir, c’est risquer de s’attirer des problèmes, et je ne veux pas de problèmes. Pourtant, c’est comme si les murs de ma chambre se refermaient sur moi. Avec seulement le thé trop froid pris un peu avant le couvre-feu dans l’estomac, je sentais que je ne tiendrais plus. C’est comme si ma vie ne se résumait plus, tant elle était vide. Chaque fois que je fermais les yeux, ne serait-ce que pour les cligner, il revenait à mon esprit comme un prédateur saute sur sa proie.

Tremblante, je me levais de mon lit, décidée à aérer un peu mon esprit. Ce ne sera pas long… On ne sort qu’une heure ou deux, ce n’est pas bien grave… Dans le plus grand silence, j’enfile des bas blanc, mes bottes de fourrure et une robe ressemblant beaucoup à celle que j’avais reçue à mon arrivée chez ma tante, comme une très longue veste, s’arrêtant un peu au-dessus des chevilles, très élégante. Le temps se rafraîchit, il va falloir que je fasse attention à ne pas tomber malade… je… s’il revient, je devrais être là pour l’accueillir. Il est tout ce qui compte.

La porte grinça un peu en s’ouvrant, mais Miyu ne sembla pas se réveiller. C’est tant mieux : je ne veux pas qu’elle s’inquiète pour moi. Finalement, je parvins à sortir sans difficulté, mon carnet pourpre dans un petit sac, pendu à mon épaule. J’espère que tu vas mieux que moi, que l’Allemagne est agréable. Tante Shirley n’arrêtait pas de me dire que ça irait, que l’Allemagne est très confortable pour toi… est-ce qu’elle disait ça pour me dire que tu étais mort ? Il y a eu tant de mort en Allemagne… et puis, les Allemands adorent représenter le diable… peut-être es-tu mort, au final. Non ! Tu ne peux pas ! Rien que d’y penser, je sens que je ne vais pas y survivre. Je ne vivrais pas si tu ne vis pas avec moi, c’est hors de question !

Arrivant au salon, je repensais à ce jeune homme avec sa guitare, je devrais le revoir aussi, bientôt… il me semble que c’est ce que tout le monde attend de moi. Peut-être que, si je me comporte bien, Tatie me reprendra près d’elle. Je n’arrive pas à effacer le visage plein de peine de Léa. Elle souffre aussi… j’ai été aveugle… je n’ai pas vu comme elle avait mal d’être seule… je devrais aller la voir, lui dire qu’elle ne sera plus seule si je suis seule avec elle…

Le salon traversé, je me laisse aspirer par le froid de la nuit, enchantée par la lumière ternie des étoiles. Lors-ce que j’étais une enfant, mère me contait qu’elles veillaient sur nous en permanence, que père devait être parmi elles. Pourtant, même les étoiles explosent et meurent, même ces astres infiniment puissants finissent par disparaître. Pourquoi le reste devrait survivre davantage ? Je me demande comment j’ai pu croire que le ciel d’Angleterre le protègerait, sur le continent… il doit se sentir affreusement loin de la maison. Je l’imagine, se débattant dans son vieux lit à sangle, cette chaise abîmée à ses côtés. Je le vois se tordre de douleur. D’un coup c’est comme si on tordait mes organes, comme si un esprit puissant enfonçait ses mains grasses dans mon ventre amaigri pour écraser et essorer tout ce qui pouvait s’y trouver. C’est comme si ces étoiles veillant sur moi s’éteignait toutes.

Déterminée à chasser ma peine, je me mise à courir dans la nuit, sans repère, tenant ma robe. Je ne m’étais pas infligée le corset -avec tout le poids que j’avais perdue, ça devenait inutile-. Ainsi, je courrais librement, sentant mes côtes s’écraser, comme si elles se brisaient. C’était comme se noyer, je sentais que mes petits poumons d’enfant se serraient, agonisaient, brûlaient comme soumis à une flamme ardente, comme mourant au côté de mon amour. Chaque pas me donnait l’impression de coups de marteau dans mes tibias fragiles, et mon visage semblait se gorger de sang comme une tomate était gorgée de jus. Soudain, ma course fut stoppée par une surface lisse et froide.

Quelques instants passèrent, dans le flou, dans une douleur insupportable avant que je ne réalise que j’avais heurté la verrière d’une serre. Une serre ? Sais-je comment atteindre l’internat d’ici ? Je n’en suis plus sûre… Plus important, je tâtais mon visage sans rien sentir d’anormal. C’est alors que je réalisais que je n’étais pas seule, dans cette nuit étoilée, devant cette surface de verre. Il y avait une silhouette à quelques mètres à peine du reflet déformé de mon cousin adoré, une silhouette de jeune homme. Je le savais… J’ai encore dérangé quelqu’un !

Clignant des yeux, je crus le reconnaître. Non… il était partis, comme si quelque chose l’attendait. Prise de panique, je m’assurais que mon sac me suivait toujours. Il est là… Bon… je devrais rentrer, ou au moins m’éloigner. Je ne suis pas une personne fréquentable, je dois cesser de m’imposer à tout le monde… toussotant à mi-voix, je m’assurais de me limiter à un souffle faible, pour n’alerter personne :
« Je… Excusez-moi. Je… je crois qu’il vaut mieux que je parte, je vous laisse à vos songes, monsieur. »

A ses mots je tournais les talons et me figeais un instant, me demandant s’il me rattraperait. Etait-ce une bonne idée ? Même si la solitude me blesse, n’est-elle pas la meilleure des solutions ? Quand je suis arrivée dans les vies de tante Shirley, Roydon, Léa ou Ginny, je les aies en quelque sortes détruites… même ma propre maman…




Suivez l'image pour retrouver mon journal Wink. Il est mis à jour de temps en temps, je vous jure, ça peut être intéressant Wink.
Toujours dispo pour RP, n'hésitez-pas à MP si vous êtes intéressé ou si vous avez la moindre critique à me faire, je mords pas.


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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Hideki le Lun 30 Oct 2017, 15:34

J’étais parti si peu de temps ; seulement l’espace de quelques mois ! Et pourtant, autour de moi, j’avais l’impression que tout était différent : la terre balayée par le vent des jardins, le calme sinistre et lugubre des couloirs, les salles de classes bruyantes et poussiéreuses… cet univers que je connaissais si bien, mais si peu à la fois. J’avais changé de dortoir : les garçons qui partageaient cette chambre étaient différents, je ne les connaissais pas. Ils avaient l’air de s’apprécier, mais quel autre choix avais-je de les laisser tranquille ? Aucune envie de discuter avec eux, ils ne semblaient guère intéressants.

Et pourtant, la vie avait repris son cours : j’avais repris cette vie d’étudiant, qui pourtant m’était insupportable auparavant mais qui étrangement, m’allait très bien maintenant. Avant, je pleurais mon frère… je me sentais si seul, si abandonné, si isolé… et maintenant, tout avait changé. Ces quelques mois passés avec lui m’avaient complètement changé, et ce n’est pas bien compliqué à comprendre. Ah ! Quelle plaie que de vivre avec un homme comme mon frère ! Pas de liberté, pas d’intimité ! Il préférait me garder enfermé à la maison, plutôt que de me voir à l’extérieur ! Ah, qu’il me faisait souffrir, moi qui tenait tant à cette liberté précieuse ! Combien de fois  je ne me mettais à pleurer, dans le silence et l’obscurité de nos nuits ! Je regrettais mon indépendance, et cette vie que j’avais toujours rêvée –  aux côtés d’un homme que j’aime – semblait s’être tournée en cauchemar.

J’aimais mon frère, mais il était totalement différent de celui qui m’a bercé et choyé lorsque je n’étais encore qu’un enfant… avant, c’était un être si doux, empreint de pureté, de légèreté, et surtout de bonté. Avec lui, j’entrevoyais enfin un avenir heureux, sans peine, sans blessures. Il m’avait blessé, c’était un fait… mais cela avait été révélateur : ça m’avait fait grandir, et je crois que c’est à partir de ce moment que je l’ai vraiment aimé. Mais maintenant, qui est-il ? Un monstre ambulant, un pervers imbu de lui-même, un égocentrique, un narcissique… ah, et ceci fut le plus dur, de découvrir sa réelle nature. Lui qui était si bon… non, ce n’était pas un homme que j’aimais. Notre amour était incestueux, et ce fruit pourri ne donnerait jamais rien de bon… Il fallait s’en débarrasser… mais quels choix j’ai du faire pour réussir à y arriver ! Quelles pensées et quels efforts j’ai du mobiliser pour comprendre et assumer que je ne l’aimais plus et que je ne pourrais plus jamais l’aimer !

La découverte du vrai visage de mon frère éveilla toutes sortes de sentiments en moi : en premier, je fus dans le déni ? Comment était-ce possible et pensable que cet homme que je pensais si pur soit en réalité si entaché et si cruel ? J’entrais ensuite dans une profonde colère : je me sentais trompé, abusé. Le seul en qui j’avais eu jamais confiance, qui me trahit ! Ensuite, j’ai tenté de me faire une raison : j’ai commencé à fabuler, à me rassurer en me disant que peut-être, il n’était pas si horrible que ça. Puis je compris : mon cœur s’emplit de désespoir, devint un gouffre profond. La dépression. Et enfin, j’acceptais. J’acceptais l’hérésie de cet amour, et j’avais soudain ce besoin irritant d’y mettre un terme d’un coup de sabre.

Tout ceci me menait là : je réussis à quitter la prison dans laquelle il me tenait depuis plusieurs mois. Je ne vivais pas chez lui, j’y étais séquestré ! Je ne savais encore comment j’avais réussi à m’en échapper : et pourtant, pourtant tout ce que je pensais de cet homme si vil… je ne pouvais m’empêcher de me souvenir avec fiel des doux moments passés ensembles. Mais je voulais que tout ça soit derrière moi… ma famille était vile et maudite : que pourrais-je y faire ? Un frère incestueux et narcissique, un père violent et apathique, une mère oisive et effacée ? Et moi, qui étais-je alors ? Les masques tombent, je le sens : ce théâtre qu’est ma vie aura un jour une fin.

Je m’étais échoué près de la serre de l’académie, alors que le crépuscule se couchait et que les oiseaux, fatigués de chanter, s’étaient rentrés dans leur nid. Tout n’était que silence : les bourrasques de vent soulevaient à intervalles réguliers les feuilles dansantes de l’automne. J’aimais cette ambiance, ce silence macabre : cela me manquait tant ! Je n’en pouvais plus de passer mes nuits dans un lit, comme tout le monde ! J’avais besoin de cette liberté, si sauvage… de ce silence, ce sentiment d’isolement. Après tout, j’ai perdu mon pouvoir de vision, alors quel est l’intérêt pour moi de rester éveillé la nuit alors que je peux tout à fait bien disposer de silence la journée ? Je ne sais pas… peut-être l’habitude, ce besoin brulant d’un peu d’adrénaline, ou ce calme lugubre. Je désirais la paix, je ne voulais rencontrer personne : mais à la fois, j’étais légèrement excité à l’idée de me frotter à des connaissances…

« Je… Excusez-moi. Je… je crois qu’il vaut mieux que je parte, je vous laisse à vos songes, monsieur. »

Je sursautais, tiré de mes rêveries : une minute ! Je connais cette voix, j’en suis persuadé ! J’essayais de fouiller dans ma mémoire, mais impossible de remettre un nom, ou un sentiment sur cette voix. Cette faiblesse d’esprit, cette voix fluette, désœuvrée, perdue… Je remontais mes lunettes de soleil Ray-Ban sur mon nez puis je demandais d’une voix légère.

« Je crois que je te connais… Ça ne serait pas Luxia ? » Je me tâtais le menton, pensif, puis je baissais la tête, agissant déjà comme si cette gamine n’était plus là. « Je suis sûr que je te connais… »


Autre compte : Darren




"Owi, fouette-moi, please, j'aime sentir la brûlure laissée par tes coups, je veux que tu décores mon dos d'une façon nouvelle ♥️"




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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Tintallë Thalos le Lun 30 Oct 2017, 19:50

Stars can’t shine without darkness
❝Lorsque vous êtes perdus dans les ténèbres, tout ce qu'il vous reste à faire c'est d'attendre que vos yeux s'habituent à l'obscurité.❞ Haruki Murakami

Après quelques longs mois de solitude, enfermée entre les quatre murs d’une chambre pour cinq, je ne me faisais toujours pas à cette ambiance de mort. Moi qui est tant l’habitude d’être aimée, voilà que je m’enferme où personne ne peut me voir. Je ne vais presque pas en cours. Je préfère profiter du calme de ma chambre tant qu’il dure.
Je me réveille en sursaut et attrape mon téléphone. Il fait encore nuit, j’ai rêvé de Daniel, c’est la troisième fois que je me réveille cette nuit et je meurs de chaud sous cette couverture. J’attrape l’épais tissu emplie de mousse et le jette sur le côté, d’un habile mouvement parfaitement maitrisé, pour que celui-ci atterrisse en triangle à côté de moi. A cette instant un puissant courant d’air frais m’envahit et fait s’hérisser les poils de mes bras dénudés. Que cette fraicheur me fait du bien !
Je bascule mes pieds sur le côté pour les faire tomber du lit et, dans le même mouvement je me redresse puis m’étire les bras. Je dépose mes pieds sur le sol froid de la chambre et m’y appuis. J’étire mes jambes en me hissant sur le point des pied avant de me diriger vers la salle de bain adjacente à ma chambre. Je passe au toilette puis m’arrête devant la glace.

« Alors ma princesse, partante pour une virée dehors ? »

Sur ces mots je ne puit m’empêcher de me faire une beauté afin de rester devant ce reflet de perfection. Je me dirige ensuite calmement vers le placard de ma chambre et y attrape une paire de collant, une jolie robe et bien entendu un somptueux gilet. J’enfile le tout, la robe me descend jusqu’aux genoux en plusieurs couches de tissue. Je mets de belles chaussures et prends soin de fermer en sortant. Je sais bien que c’est interdit de sortir la nuit mais il est hors de question que je fasse encore ce rêve, il faut que je pense à d’autre choses. Je décide de me diriger vers la serre, ces grandes variétés de plantes et fleurs serons certainement d’agréable compagnie.
Je trouve sans difficulté, j’ai l’habitude de m’y promener. Je fais le tour, m’arrêtant parler aux plantes et sentir les fleurs. Soudain, alors que mon nez était plongé dans le délicat parfum des mufliers en fleurs. J’entends des pas, une hallucination peut-être. Je décide ne pas y prêter attention plus longtemps et continue de me promener dans la serre, en silence cette fois, à l’écoute du moindre son. Je n’ai pas rêver, des pas résonnes à nouveau. BAM ! on dirait que quelqu’un s’est pris une vitre. Sachant que je n’ai pas le droit d’être ici, je me dirige à pas de souris vers l’entrée, l’origine du bruit. Je… Daniel, je rêve éveillé ou quoi ? Mais non, je capte le murmure de cette jeune fille, celle qui possède son visage.

« Je… Excusez-moi. Je… je crois qu’il vaut mieux que je parte, je vous laisse à vos songes, monsieur. »

Elle parle à quelqu’un, je tente de suivre son regard et tombe sur un jeune homme que je parviens à distinguer avec peine quand il s’adresse à elle à son tour.

« Je crois que je te connais… Ça ne serait pas Luxia ? »

Il laisse un très court silence avant de lâcher un petit :  

« Je suis sûr que je te connais… »

Il me semble bien que se sont tous deux des élèves, dans le doute je préfère continuer à les observer de loin.

(c) sweet.lips


Dernière édition par Tintallë Thalos le Mer 01 Nov 2017, 21:01, édité 3 fois



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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Sally Whispers le Mar 31 Oct 2017, 11:46


Stars can’t shine without darkness

M
ême elle, j’ai fini par la détruire tellement qu’elle a fini par s’envoler comme un oiseau… au fond, c’est tout ce que je fais de mon pouvoir : le mal. Je suis la première à le constater, ma chair broyée par ce reflet pourri, par cette représentation infidèle de celui qui restera à jamais mon guide et ma raison de vivre. Je le voyais se fondre, sombre, dans la vitre de la serre, mêlé à toute cette verdure frissonnante. Je ne peux pas rester là ! Je dois avancer !

« Je crois que je te connais. »


Mon cœur manquait un battement. Je stoppais immédiatement mon mouvement naissant de la jambe. Qui ? L’obscurité fondait mon corps en une silhouette incertaine, me laissant une existence encore plus maigre qu’à l’accoutumée. Mon visage est invisible pour le monde autour de moi, seul lui pouvait l’admirer. Mais… il reconnait ma voix ? ça veut dire… ça voudrait dire que j’existe ? Que ma voix persiste bel et bien, tel que je l’imaginais ? Alors, je suis quelqu’un ? Je ne suis plus un reflet mort et incertain, je suis une voix claire et distincte, j’ai quelque chose qui n’est qu’à moi ? Je me tournai lentement pour savoir qui avait pu me reconnaître, enfin.

« Ça ne serait pas Luxia ? »

Je m’arrêtais face à la vitre, incapable de bouger davantage. C’était comme si les mains douces de Roy m’avaient libérées de l’immense machine qui m’écrasait, qui me changeait en un milliard d’éclat de glace, de miroirs brisés reflétant un morceau du cœur des gens. C’était comme si ces mains m’avaient délivrées, puis poignardée violemment. Je sentais vraiment le sang chaud s’écouler à l’intérieur comme s’il quittait mon corps. Comme l’air me manquait, les larmes lui firent de la place, quittant cette coquille vide que j’étais devenue. Luxia. Alors non, je ne suis pas Sally Whispers, parce qu’il n’y a jamais vraiment eu de Sally Whispers, à part pour Roydon… je n’existerais que pour lui. Alors non, je ne suis pas. L’air me manque, que faire ? Dois-je simplement fuir ? Dois-je répondre ? Je n’en sais plus rien…

J’amorce un mouvement timide, entendant à la perfection le grincement cruel de l’herbe molle. Le vent soufflait très légèrement dehors mais je me sentais comme cette grande plante feuillue dans la serre : secouée d’une tempête. L’ombre maléfique derrière elle commençait à entacher encore l’image de mon cousin adoré, l’emprisonnant dans un spectre de malheur. Les larmes noyaient mon âme, alors que je me brisais à nouveau, comme une ampoule tombant au sol, comme un miroir que l’on frappe de toute ses forces, comme de la glace que l’on pile. Il souffla quelque chose que je ne parvins pas à déchiffrer, trop intriguée par cette ombre, par cette horreur qui s’en prenait à son reflet, à son image, à tout ce qui me restait véritablement de lui, avec ce pauvre cahier et la certitude qu’il vit, quelque part en Allemagne, qu’il doit aller bien.

Je m’apprêtais à répondre, ouvrant la bouche, parée à affirmer qu’il a tort, que c’est inutile, que je m’en vais, que je disparais. Mais tous ces mots désordonnés se nouèrent, formant un bouchon tranchant dans ma gorge. Mes yeux brûlaient comme si on les brossait, mes mains tremblaient comme si elles venaient de détruire un visage et de s’entacher de sang. Je ne peux rien dire. Je ne peux rien faire. Et il y a cette ombre que je fixe comme si ma vie en dépendait. Quel est ce spectre ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Est-ce ce qui se passe quand la personne que l’on voit est mort ?

Nouveau coup de poignard, j’attrape mon crâne et le serre fort. Non ! Non ! Il ne peut pas me quitter ! Quand il ne sera plus là, je me disperserais comme une flaque que l’on frappe, je disparaitrais et on m’oubliera. Il ne peut pas être mort. C’est tout à fait impossible. Tatie… tatie me l’aurait dit… et… et s’il mourrait vraiment, les mots d’encre ne disparaîtraient plus de mon cahier, si ? Il ne peut pas ! Je refuse qu’il s’envole comme un papillon ! Il ne le mérite pas ! Je ne peux pas lui avoir infligé ce que j’ai infligé à maman ! C’est impossible.

Ramenant une main tremblante à son reflet, je caresse sa joue dans le miroir, une larme lente et épaisse sur ma joue froide. Toutes les étoiles que tu as ramené dans mon regard sont morte… mais ne les suis pas. Toutes les larmes que tu as chassées sont de retour en moi… mais ne les fuis pas. Je t’en supplie de tout mon cœur d’amoureuse, vis, survis-moi… je te jure de devenir la prisonnière de tes rêves… mais ne t’effondre pas… ne deviens pas comme moi, ne sois pas un reflet idiot que l’on finit tous par effacer de son esprit, ne deviens pas ce monstre pervers consumant les esprits jusqu’à ne laisser que des corps inertes. Vis. Vis loin de moi s’il le faut mais vis. Ne meurs pas… Souris, quelque part, où tu veux, même à l’autre bout du monde… mais tu ne peux pas juste t’effondrer et ne jamais rouvrir tes magnifiques yeux d’animal blessé. Sais-tu tout ce que tu laisses derrière ?

Ravalant un sanglot, je vis d’étrange filament dans la serre. C’est alors que je compris. Comment le vent a pu y souffler ? Il y a quelqu’un, c’est sûr ! Et si c’était un surveillant ? Je ne risque rien, mais ce jeune homme pourrait se faire prendre, on pourrait le reconnaître facilement. Il faut que je fasse quelque chose, que je lui dise. Ou que je me taise et que je fuis. Non ! Je dois… je dois cesser d’être inutile et couarde. Non ! Il doit déjà me croire loin ! Ce ne sont pas mes affaires ! Je dois m’en aller, c’est de sa faute s’il ne respecte pas le règlement, il doit savoir ce qui l’attends ! Et puis pourquoi un surveillant se cacherait ? Peut-être qu’ils ont rendez-vous dans la serre, et qu’il ne veut pas que cette Luxia les voient ensemble. Dans tous les cas, je devrais m’éclipser au plus vite, retourner à ma chambre vide de vie, avec cette adorable Miyu, ne pas l’inquiéter. Après tout, les autres ne doivent pas en avoir grand-chose à faire… mais mes jambes sont comme des statues et refusent de bouger.

Finalement, je souffle un bon coup sur la vitre, embuant ce reflet qui me tue lentement, et me retourne vers la cour colorée de feuille d’automne. Cette odeur est si agréable… elle me rappelle les jours où nous nous promenions, main dans la main, elle est si cruellement agréable… si difficile à vivre pour mon cœur…  




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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Hideki le Mer 01 Nov 2017, 12:58

Plongé dans mes réflexions, j’essayais de me remémorer qui pouvait bien être cette personne qui venait tout juste de m’interpeller : j’écartais rapidement l’hypothèse que ce soit Luxia. Des maigres souvenirs que j’avais d’elle, tout ceux-ci me rappelaient une voix plus sourde, plus grave, et sûrement plus enjouée… non, cette fille qui était avec moi ne pouvait être Luxia. Mais alors, qui ? Artemis ? Ah, cette jeune fille que j’avais croisé dans les couloirs, un jour… c’était aussi celle qui m’avait sauvé de mon funeste destin, ce jour maudit où j’avais été écrasé par un tronc volant. J’avais été secouru par une fille aux ailes… j’avais volé, l’espace de quelques secondes : j’avais flotté dans le ciel comme un ballon, transporté à une vitesse folle, balancé entre des courants contraires. Je m’étais senti infiniment faible, mais aussi infiniment puissant. Je m’étais dit que là-haut, dans les airs, tout était possible ! Puis j’étais redescendu : mes pieds avaient de nouveau fouler ce sol si immonde et si crasseux.

Cette voix timide, si effacée… et cette jeune fille que j’avais accueilli, un de ces jours ? Ah, quel jour maudit ! Un professeur m’avait détruit ma précieuse canne ! Mai quel homme idiot ! Détruire la canne d’un aveugle, n’est-ce pas là un acte inhumain !? Un élève, un idiot que j’avais eu l’occasion de revoir une autre nuit, avait tenté de me frapper au visage et… oui, je crois que je m’en souviens… la petite nouvelle s’était jetée sur moi pour me protéger ! Elle avait reçu les coups à ma place ! Nous avions discuté ensemble, un soir ! Comment s’appelait-elle ? M’avait-elle déjà révélé son prénom ? Connaissait-elle le mien ? Une certaine joie coupable envahissait mon cœur, le souvenir d’un épisode marquant de ma vie ici : cette jeune femme était très perturbée, ça, je m’en souviens très bien.

« Tu ne t’appellerais pas Sally ? »

Je me relevais : tout doucement, en m’appuyant à la verrière, je dévoilais ma silhouette pâle et osseuse, et mon visage empli d’ombre et de ténèbres. Là, elle me voyait, sous la clarté de la lune ; là, elle pourrait peut-être me reconnaître. Ça ne serait pas normal si elle ne me reconnaissait pas… ou alors, je me montais un film depuis le début, et elle était effectivement, une toute autre personne que cette Sally. Je trouvais ça fort dommage… cette petite était si spéciale, si atypique… J’étais persuadé que c’était elle : sa voix, elle n’avait pas changée. Et de toute façon, un aveugle ne peut se fier qu’aux voix ! Je ne savais dire si cela me plaisait de la revoir à nouveau, ou alors si c’était une plaie, au contraire.

« C’est Hideki, tu te souviens de moi ? »

J’esquissais un sourire légèrement nostalgique, mais dénué d’amicalité. Ce n’était pas un sourire heureux, ni un sourire aimable : ce sourire, cette moue que l’on fait lorsque nos sentiments sont tellement empêtrés que rien d’autre ne nous vient à l’esprit que ça. Oui, c’était ça : j’étais nostalgique de la revoir en face de moi, si proche, comme au premier jour. Nous avions été si proches, si peu de temps… et pourtant, elle m’avait tout de suite intriguée. Elle semblait vivre un cauchemar, ou vivre dans un passé duquel elle ne pouvait échapper. Elle… elle m’avait évoqué son cousin, ou son frère, je ne m’en souviens pas…


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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Tintallë Thalos le Mer 01 Nov 2017, 22:08

Stars can’t shine without darkness
❝ Lorsque vous êtes perdus dans les ténèbres, tout ce qu'il vous reste à faire c'est d'attendre que vos yeux s'habituent à l'obscurité. ❞ Haruki Murakami

Le visage de Daniel c’est tourné vers moi, il m’observe avec tristesse. Voit-elle son reflet ? Ou bien, m’a-elle remarquée ? Son corps se rapproche lentement de moi, toujours cette déchirure dans les yeux. Ils me donnent même la sensation de me transpercer, je suis cette fois persuader qu’ils m’observent. Ses traits se durcisse d’avantage et, brusquement, elle ramène ses paumes à ses tempes, comme prise d’une violente migraine. Tout en serrant encore son crâne d’une main, au point, presque, de l’écraser, elle tend le seconde, tremblante, vers moi, caressant la vitre qui nous sépare. Il pleure. Est-ce le pouvoir de son amour pour moi ?
Très vite, son souffle brouille la vitre, il ne devient plus qu’une ombre aux cheveux violet. . . Mais, avant que je n’aie le temps de me languir encore de Daniel, une voix résonne à nouveau.

« Tu ne t’appellerais pas Sally ? »

Sa voix transparait une certaine dose d’excitation. Mais il se redresse très calmement, s’appuyant contre le mur de verre, s’exposant à la lumière. Son corps est fin, beaucoup trop fin, je dirais même osseux, de même, ses joues sont creusées et la souffrance ternie son beau visage. Je reconnais cet air, ce garçon puni par la vie. Il était là à mon arrivée, il se disputait avec un autre élève et. . . cette Sally était entre eux, j’avais même dû intervenir avant qu’il ne fuît comme un lâche. J’avais entendu dire qu’il avait subitement quitté l’école. Comment peut-il être là ? Est-ce un autre pouvoir ? Non, je reconnais sa voix, tranchante à vous glacer le sang et en même temps si fragile.

« C’est Hideki, tu te souviens de moi ? »

Hideki, oui, c’est bien le nom que l’on m’avait donné quand j’ai fait son portait pour tenter de savoir ce qu’il lui était arrivé après, j’avais même appris qu’il était Rubis. Depuis quand Est-il revenu, j’aurais voulu assister à son retour est l’accueillir, il a l’air de tellement souffrir. Ses lèvres dessinent maintenant un léger sourire, courtois, tout au plus.
J’ai envie d’avancer, de lui demander pourquoi il a disparue, mais surtout, qu’est ce qui le ramène encore un fois sur le chemin de ces bâtiments maudit, synonyme de tant de souffrance pour chacun de leurs habitants. Avant que je ne m’en rende compte mon corps avait commencer une furtive marche vers l’entrée de la prison de verre. Je stop ma course, je ne veux pas interrompre ces retrouvailles, malheureusement, je suis déjà face à la porte, suffisamment proche pour saisir la poigner et l’enfoncer afin d’ouvrir la porte, je tente de retenir cette pulsion inexpliquée d’ouvrir le dialogue avec eux. J’y parviens pour le moment. De tout façon, ils m’ont surement oublié, tous les deux. . . à cette pensée j’abaisse mon visage, mon regarde tombe sur les ongles manucurés de ma main, arrêté au-dessus de la poignée. Après d’interminables secondes d’hésitation, je la saisie, pousse la grande vitre glacée et sort de la serre dans le même mouvement. La porte heurte le loqué et une vibration se propage dans toute la poigné quand je décide de parler.

« Moi je te reconnais ! »

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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Sally Whispers le Jeu 02 Nov 2017, 03:04


Stars can’t shine without darkness

L
e vent soulève les branches comme les souvenirs de nous soulèvent mon cœur. Ô mon cher cousin, comme je ne peux m’empêcher de penser à toi, comme je sens mon cœur se déchirer en lambeaux, comme je sens le manque de te voir, toi, pas ce reflet, pas cette copie, pas cette projection issue du plus ignoble des êtres, toi.

« …Sally ? »

Mon nom ! C’est mon nom que j’ai entendu ! Mon cerveau a réagi comme par automatisme à cet appel et j’ai sursauté. Quel a bien pu être la phrase finissant par ce prénom que maman m’a offert ? La seule chose qui me différenciait de papa… est-ce à moi qu’on s’adressait ? cela ne semblait pas être la phrase entière… quels étaient les autres mots ? Combien peut-il y avoir de Sally de par le monde ? Ou juste à l’académie ? Est-il possible qu’il soit une autre Sally, ici, dans la pénombre et dans l’intimité de notre rencontre ? C’est là que l’éclair me frappa.

Cette voix de glace, plus froide que les pires hivers, que le regard de Léa vers Tante Shirley, que les regards de Tatie vers Ginnyfer, que le sourire faux de mon oncle à mon arrivée. Cette voix puissamment faible, incroyablement banale, déchirée mais entière, comme un roc qui s’effrite, comme un hurlement d’animal et comme le susurrement doux d’une rivière, cette voix d’écho, c’est celle de cette nuit de conte de fée, cette nuit qui, au son des cloches inaudible, a cessé d’être, s’est arrêté sans véritablement se clôturer. C’est impossible. Ces heures, ces nuits passés à le chercher, j’étais sûre qu’il avait disparu, avalé par la solitude de la Lune, kidnappé par une de ces étoiles si éloignées de tout, cherchant un compagnon.

Mais cette voix qui ramènerait le regard détruit de mon cousin, même après une amnésie, je ne peux pas me tromper… c’est lui, j’en suis sûre ! Il faut que je le voie. Il faut que je le reconnaisse, que mes yeux le reconnaissent, que je m’assure qu’il ne s’agit pas d’un simple mirage, d’une invention de mon esprit. Avec précaution, je commençais ma rotation, le cœur battant à tout rompre. La peur me glaçait le sang, donnant à mes muscles la chaleur nécessaire pour me faire tourner, tout doucement, avec toute l’appréhension du monde.

Lentement, à la lumière de cette lune parfaite, je voyais se dessiner cette silhouette de squelette, ce corps fragile, tenant par miracle debout, l’air prêt à s’effondrer au premier coup de vent mais infiniment plus stable que le mien. Je voyais les étoiles se refléter dans les verres sombres de ses lunettes de soleil, l’ombre se prolonger dans ses cheveux noirs, disparaître sur sa peau pâle, accrochée à ses os comme si rien d’autre n’était en lui. Il était là, adossé à la verrière, juste en face de moi, et mes genoux claquaient silencieusement sous la pression de mes tremblements d’excitations.
Chaque nuit j’ai attendu de retrouver ce fantôme errant, cet animal blessé au nom inconnu, cette autre victime de la vie, celui qui aurait pu être son ami, s’il l’avait connu. Auraient-ils été ami ? Qui sait ? De toute façon, il était là, de retour dans les nuits tristes de cette école toujours trop remplie pour moi.

« C’est Hideki »

Hideki ? C’est ça, ton nom ? C’est ça, le premier cadeau que t’ont fait tes parents ? C’est drôle comme nom, je ne l’avais jamais entendu… D’où ça vient ? Aimes-tu au moins ce nom ?

« Tu te souviens de moi ? »

Si je me souviens de toi ? Bien-sûre ! Tu étais le plus cohérent de cet enfer de fou souriant ! Tu étais le seul à comprendre ce que signifiait la souffrance, la vrai, le seul qui semblait avoir réellement vécu certains jours de sa vie. Sans attendre, je hochais vivement la tête, alors que ton visage se paraît d’un très léger sourire de mensonge et de nostalgie. Tu ne sembles toujours pas m’aimer… tant mieux, au moins, tu ne m’aimes pas de trop… De quoi allons-nous parler ? Allons-nous parler ? Est-il heureux de me revoir ? Pense-t-il que je ne tiens pas la route ? Il m’avait dit que j’étais folle… je… il le pense sûrement… Une minute ! Il est aveugle ! Il n’a pas dû voir ma tête se mouvoir !

« Je… je me souviens de tout, petit animal blessé. »

Je ne sais pas s’il va être vexé… comprends-t-il ? Est-ce une formulation que nous utilisons tous, nous les enfants du malheur, les indésirés, les marginaux, les déchets de la société ? Je n’en sais rien… Roydon préférait dire qu’il n’avait plus de blessure quand je les pensais… j’ai toujours cru qu’il mentait… peut-être le mot juste serait « su ». Il ne semblait pas aller mieux, je n’étais qu’un anti-douleur, qu’une distraction lui faisant oublier sa peine. J’étais un écran, je projetais ma peine à son visage, si bien que la sienne était noyée dans la lumière et disparaissait, l’espace d’un moment bref.

« Tu es… tu es celui qui a fui ma mort, qui a disparu dans la nuit… celui qui a perdu sa canne à cause de moi… »

Cette scène revint à mon esprit comme si elle ne datait que d’hier, la canne volant en éclat, son regard qui se décomposait, l’enchaînement d’évènements, ce coup que j’ai pris. Pourquoi ? Je n’en ai pas la moindre idée… mais je ne le regrette pas. Je devais payer pour la souffrance que je lui causais… pour les réprimandes du vieil homme, par ma faute. La culpabilité liquide se mit à rouler sur mes joues, doucement. C’est là que je réalisai que je n’avais pas payé pour mes fautes.

« Tu peux briser une de mes jambes, si tu veux, en remplacement. »

Je me souviens de ce jour où Roydon m’a expliqué comment il aidait ses amis dans ces quartiers noirs et humides, comment il les aidait à payer leur dette, comment il les aidait à s’excuser en offrant une chose qui ne pouvait être à personne d’autre… je me souviens comme j’ai eu peur, la première nuit ou mes vêtements ont rougis pour moi, alors qu’il prenait soin de me guider dans le monde des gens comme nous, des gens qui souffrent. Et je me souviens la beauté de cette nuit, sur le balcon, ou j’ai décidé que je payerais pour les dommages que je causerais aux autres, que j’effacerais toutes les dettes qu’ils ont pour moi, que j’empêcherais ce sang de s’échapper des autres… je me souviens de ces centaines de coups. Je me souviens de son regard alors qu’il m’aidait à mon tour, de ce regard désolé, de ces regrets, de cette peur, de cette peine immense, si grande qu’elle m’empêchait de respirer, si profonde qu’on n’en voyait pas le bout, peu importe combien on la fixait.




Suivez l'image pour retrouver mon journal Wink. Il est mis à jour de temps en temps, je vous jure, ça peut être intéressant Wink.
Toujours dispo pour RP, n'hésitez-pas à MP si vous êtes intéressé ou si vous avez la moindre critique à me faire, je mords pas.


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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Hideki le Jeu 02 Nov 2017, 18:23

« Moi je te reconnais ! »

Je faisais volte-face, légèrement secoué par l’entrée fracassante et notamment bruyante d’un troisième personnage dans la scène. Un peu avant que a voix ne retentisse, j’avais déjà pu percevoir le loquet grinçant de la serre se déverrouiller ce qui m’indiquait, sans l’ombre d’un doute, que cette personne se trouvait auparavant çà l’intérieur de la structure. Je caressais doucement la paroi vitrée : le verre est transparent… cela vouait-il dire qu’elle nous regardait depuis le début ? Quelle impolitesse, quel manque de savoir-vivre ! Que je détestais ça… Et surtout, que je haïssais qu’on me joue des tours ! Elle mériterait de bons coups de canne !  Sa voix, d’une banalité affligeante ne m’inspirait rien et pourtant… elle me connaissait. Comment ? Comment cela était donc possible ? Et moi, je ne la connais pas. J’enchainais rapidement d’une voix hautaine, empreinte d’un profond mépris.

« Moi, je te connais pas. Je veux pas te connaître, d’ailleurs. »

Je soupirais profondément, puis je me tournais vers la principale intéressée. Mignonne… elle semblait cruellement blessée, sa voix chevrotante et vibrante me rappelait avec confusion la douce voix de ma mère lorsqu’elle implorait mon pardon. Cruelle… les femmes me font pitié, toutes des petites choses fragiles incapables de cacher leurs émotions, et qui pleurent au moindre mot de travers. Était-ce là leur seul pouvoir pour attirer l’attention des hommes ? Je crois bien que oui. Malgré le pathétique de cette scène, il y avait quelque chose dont je ne parvenais pas à saisir les subtilités… je me sentais si intéressé par cette pauvre Sally, alors qu’elle était tout ce que je déteste ! Peut-être parce que c’était l’une des seules filles que je connaisse ? Peut-être parce qu’elle me fait penser à ma mère, cette chose insipide, effacée, et ignorante ? Ou peut-être car au fond de cet être dénué de profondeur et d’intelligence, il y avait une part touchante… étais-je réellement touché par… sa tragédie ? Et quelle tragédie, d’ailleurs ?

« Je… je me souviens de tout, petit animal blessé. »

Mon empathie retombait d’un seul coup. Petit animal blessé, ah ! C’est donc ainsi qu’elle me voyait ? Cette pauvre garce ! Et dire que je pensais à un seul moment que je pourrais être gentil et aimable avec toi ! Tu ne vaux vraiment rien… Pourquoi me rabaisses-tu ? T’ais-je rabaissée, moi ? T’ais-je fait du mal, moi ? Qui penses-tu être, pauvre ignorante ! L’excitation d’un frisson monta en moi, et me fit vibrer l’échine : il m’était tellement facile de lui faire du mal, sans même la toucher… aucune peine, malgré mon état, de la faire trembler…

« Tu es… tu es celui qui a fui ma mort, qui a disparu dans la nuit… celui qui a perdu sa canne à cause de moi… Tu peux briser une de mes jambes, si tu veux, en remplacement. »

Je tressaillis, hébété : j’ouvrais la bouche sur un son muet, mes yeux s’écarquillèrent d’étonnement derrière mes lunettes. Une moiteur naquit au fond de mes mains et à mon front, alors que mon visage gagnait une pâleur plus inhabituelle. Livide comme la Lune, je fixais d’un air désorienté cette Sally qui, maintenant, semblait s’excuser du mal qu’elle m’avait causé. Du… mal ? Mais je… je n’avais jamais rien subi à cause d’elle ! Me demandait-elle sérieusement de lui briser la jambe ? Était-elle si soumise et si coupable au point de me faire des demandes de ce genre !? Je reculais d’un pas et gémissais d’une voix tragique.

« Ne dis pas des conneries comme ça, malheureuse ! » Je me rapprochais, je cherchais sa main, et lui prenais le poignet, resserrant mon étreinte glacée et puissante autour de sa chair ronde et tiède. « Ce n’est pas toi qui a brisé ma canne en mille morceaux, c’est ce connard de professeur… alors si tu veux te faire pardonner, il faudrait que tu m’aides à briser la jambe de CE professeur, pas la tienne ! Idiote, va. »

Elle attirait ma pitié, une légère empathie : la même que je ressentais pour les enfants. Elle me semblait si fragile, je me sentais infiniment supérieur… comme si toute sa peine et sa douleur s’était amoncelée sous mes pieds pour en faire mon trône. Je souriais un peu, puis je lui tapotais le dos d’un air condescendant : j’étais un peu plus enclin à la discussion, malgré la belle insulte que j’avais essuyée tout à l’heure.

« Que fais-tu dehors en pleine nuit ? Tu viens chasser le sommeil ? »

Je jetais un regard vers l’intrus, en me demandant si elle était toujours là.


Autre compte : Darren




"Owi, fouette-moi, please, j'aime sentir la brûlure laissée par tes coups, je veux que tu décores mon dos d'une façon nouvelle ♥️"




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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Tintallë Thalos le Jeu 02 Nov 2017, 19:27

Stars can’t shine without darkness
❝ Lorsque vous êtes perdus dans les ténèbres, tout ce qu'il vous reste à faire c'est d'attendre que vos yeux s'habituent à l'obscurité. ❞ Haruki Murakami

Les mots avaient à peine franchi mes lèvres que le véritable garçon se tourna vers moi, au moment où je posais une main sur ces mêmes lèvres, ça m’avait échappée, je ne voulais interrompre cette scène.

« Moi, je te connais pas. Je veux pas te connaitre, d’ailleurs. »

Il était froid, glaciale même mais, cruellement sincère. Après tout il ne peut pas m’aimer, pas comme tous les autres, il n’arrive même pas à me voir, mon pouvoir ne le touche pas.
Il se désintéresse très vite de moi et se tourne vers la voix tremblante qui commence à parler. Personnellement je n’arrive pas à le quitter des yeux, je suis fascinée par cette ignorance si facile pour lui, il n’est pas du tout affecté par moi, il ne m’aime pas du tout. Je dirais même que c’est l’inverse. . . je ne distingue pas la conversation devant moi, je l’admire, essayant de comprendre son fonctionnement, comment fait-il ? Est-ce ce handicap qui cause tant de mal à son cœur ou, comme Sally, le mal que lui cause son pouvoir ? Soudain, des paroles douce et violente vienne me frapper en plein cœur.

« … Tu peux briser une de mes jambes… »

Elle demande à souffrir à ce point ? Mais pourquoi ? Ne souffre-elle pas assez ? Elle qui n’a pas de visage fixe. . . S’en veut-elle pour la scène à laquelle j’ai assisté à mon arrivé ? Ce sent elle coupable du coup parti ? De la canne briser peut-être ? Je n’ose ouvrir la bouche pour lui demander. Je ne voudrais pas la blesser d’avantage. . .

« … m’aides à briser la jambe de CE professeur… »

Je ne comprends pas, pourquoi veulent t’ils répondre avec tant de violence, déjà ce jour-là la scène avait été difficilement soutenable pour moi, je n’ai pas l’habitude de tant de mal, j’avais même due me mettre en travers. Je n’ai pas le temps de finir ce souvenir avant que le regarde de ce garçon au corps mourant se tourne vers moi. C’est à cette instant que j’en profite pour m’adresser à lui. Je tente de prendre une voix calme et douce, comme à mon habitude. . .

« Je n’ai jamais vue quelqu’un me résister, je t’avoue que c’est assez déstabilisant. . . Tu ne peux pas me voir c’est ça ? J’ai besoin de comprendre. . . C’est la première fois, enfin le seconde si on compte la première fois que l’on s’est vue, que je vois quelqu’un, quelqu’un qui n’est pas affecté par mon maléfice. . . »

J’ai essayé de rester calme mais je n’y arrive pas, ce garçon est bien trop spécial. Ma voix ne tient pas la route, elle est tremblante, cruellement hésitante, il l’a forcément perçu, lui qui ne peut voir. Cependant mon seul réel sujet de préoccupation sont mes mots. Est-il blessé que je lui parle de sa vue ? Prend-il mal l’intérêt que je lui porte ? Souffre-t-il aussi de trop d’attention ?

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Dernière édition par Tintallë Thalos le Dim 05 Nov 2017, 17:49, édité 1 fois



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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Sally Whispers le Jeu 02 Nov 2017, 22:17


Stars can’t shine without darkness

C
’est vrai, au fond, il était si dévasté… je n’ai jamais rien pu faire pour ça. C’était si étrange, comme si je me devais de combler ce vide infini, vide que je n’ai jamais pu combler. J’ai toujours échoué quand il s’agissait de faire le bien autour de moi… je ne pourrais jamais oublier son corps s’effondrant sur le sol, en face de moi. Si seulement je pouvais t’offrir ma vie ! Et maman… si j’avais su… si j’avais eu le courage de savoir… sa lettre contre mon cœur, je me souviens de son regard vide, de la corde qui entaillait son cou, de son corps qui se balançait lentement devant moi. Je me souviens du thé qui s’est effondré, de mon cri sourd, étouffé par ma peine. Je me souviens du temps qui s’est arrêté… je me souviens de cet homme dévasté, sur ce pont, qui a couru vers moi. Si je n’avais pas été là, il n’aurait pas fini renversé par cette voiture ! Je me souviens de la main de Tatie qui enserrait la mienne quand je l’avais suivi à l’hôpital, découvrant qu’il ne marcherait plus jamais, qu’il ne serait plus jamais libre de son sort. A quoi me sert cette santé ? Ils la méritent plus que moi…

Semblant quelque peu blessé, il recula d’un pas. A-t-il mal interprété mes paroles ? Peut-être ne comprend-t-il pas à quel point les animaux blessés comptent plus que les autres, pour moi… Peut-être est-il vexé… il semble perdre pied, l’air vraiment bouleversé. Qui a-t-il de si choquant ? Je me souviens de cette fois où mon bras avait connu le fer à lisser… ça me faisait si mal… mais n’étais-ce pas mieux, après avoir renversé mon thé chaud sur ces heures de travail ? Avais-je au moins payé assez ? Je me souviens de tout ce mal, de tous ce que je n’ai pas su payer… je devrais me racheter…

« Ne dis pas des conneries comme ça, malheureuse ! »

Il s’approcha, dangereusement, comme pour me punir. Instinctivement, ma main protégea mon visage. Je connaissais la douleur des punitions mal choisies, je connaissais les réactions injustes de ceux qui sont trop bons pour avoir à payer. Sa voix semblait enrouée de peine, d’empathie. Comprend-il ? Sait-il ce que ça me fait d’être si coupable ? Sa main s’approcha de moi, tâtant l’air autour jusqu’à trouver mon poignet amaigri, s’enroulant autour, serrant très fort. Je sentais ma chair se contraindre, je ployais l’échine, machinalement, prête à accepter tout ce qu’il pourrait me faire. Tant que je vis, tant que je t’attends, je suis prête à connaître l’enfer. Si ça peut me purifier, au moins un peu, me rendre digne de te revoir, alors j’avalerais de l’or en fusion, je plongerais dans l’eau bouillante, je m’enfermerais dans un sarcophage de glace.

« Ce n’est pas toi qui a brisé ma canne en mille morceaux. »

J’étais là. J’étais là, immobile. J’étais là, immobile, comme une statue. J’étais comme une simple statue ! J’aurais dû bouger, j’aurais dû crier, j’aurais dû te défendre, toi qui ne voyait rien ! Ils étaient deux, pouvoirs et yeux opérationnels, ils étaient deux et tu étais seul, aveugle et épuisé !

« C’est ce connard de professeur. »


Ce n’est pas sa faute ! Il ne l’aurait pas fait sans moi ! Je… j’aurais dû me défendre par moi-même… j’ai l’air si faible… s’il n’y avait pas eu ce stupide pouvoir, il n’aurait pas été si énervé contre toi ! Tu n’as rien fait, il n’a rien fait… vous êtes tous des victimes collatérales de mon égoïsme, de mon affreux manque de contrôle…

« Alors si tu veux te faire pardonner »


Toujours. Encore. Pour tout. Pour être née, pour cette canne, pour les coups, pour la raison de ton malheur, pour mon impuissance, pour tous ceux que j’ai blessé. Pour toi.

« il faudrait que tu m’aides »


Que je t’aide ? La peur m’envahit, rongeant, une à une, mes cellules, me laissant un corps en lambeau, dévoré par l’appréhension. Je me souviens de cette voix claire qui me demandait de lui donner la mort, les larmes dans les yeux.

« à briser la jambe de CE professeur »

A quoi ? Punir ? Non ! Je ne suis pas assez pure ! Je suis une criminelle ! Je… je ne mérite pas de les punir… je n’ai pas ce droit… c’est à Roydon de le faire ! Il n’aimerait pas que je lui vole son rôle !

« pas la tienne ! »

Pourquoi tant de sollicitude ? Ma poitrine se serra, mes côtes se resserrèrent, ma gorge me brûla. Je sentais toutes ces douleurs me parcourir avec perversion. Je dois oublier le mal… je me souviens de toutes ces choses délicieuses, de ce goût de vie, de ce goût de liberté. Je me souviens de tout ça… je… je ne peux pas le trahir ! Mais… il y a ce garçon, ce garçon qui ne me voit pas, qui me considère, pour lequel je suis une voix en flottement, juste une voix, comme les autres voix. Je ne suis ni sa mère, ni sa femme. Il veut juste… il veut juste me calmer, pas vrai ? Il veut que j’oublie ? Il veut que j’oublie sa violence… il pense que tu m’as fait souffrir, c’est ça ? Guide-moi ! Je suis perdue ! Quoi que je fasse je suis dans le faux !

« Idiote, va. »

Comme si sa solution était logique, comme si j’étais simplement une créature à protéger. Peut-être comme si j’étais une jolie œuvre d’art dont on prenait soin tant qu’elle nous plaisait, avant de la détruire. Il sourit, comme s’il lisait mon esprit. Je sentais les chaînes invisibles qui me liait à mon cousin me serrer le poignet, juste sous ses doigts maigres. Dois-je le suivre ? Alors qu’il s’élançait pour atteindre mon dos du bout de sa main, d’un petit air supérieur, je murmurais, la voix brisé et rauque :

« Je les briserais. »


Je sentais toute cette peine autour de lui, cette trahison. Je le sentais, c’était cette chose étrange, cette intuition qu’ont les victimes de la vie pour se reconnaître. Je dois effacer toute cette peine que j’ai amené… Sinon, je serais juste inutile.

« Que fais-tu dehors en pleine nuit ? »


Je pense à lui. Je respire la douceur de la solitude. Ne te cherchais-je pas aussi, sans vraiment l’admettre, toutes ces nuits ? Sans doute.

« Tu viens chasser le sommeil ? »


Un rictus se dessina sur mon visage. Comme s’il allait se laisser faire !

« Le sommeil me fuis, et il est trop bon joueur. »


Comme si j’étais assez douée pour espérer l’attraper, comme si je pouvais prétendre à cela. Mais, alors que je commençais à sentir la douceur perdue de la nuit m’envahir à nouveau, il se tourna vers cette autre fille. Je ne l’avais pas vu… depuis quand ?

Elle avait ces yeux, ces yeux enchanteurs. C’est la fille du cours de pouvoir, j’en suis certaine. Il n’y a qu’elle pour être aussi belle, aussi attirante ! J’aimerais qu’elle m’enferme, qu’elle m’enchaîne, qu’elle m’apprenne ses règles à elle. Non… il y a Roydon, Roydon d’abord ! Mais elle est si attirante… elle me donne envie de devenir différente…

« Je n’ai jamais vu quelqu’un me résister. »

Nous sommes deux, on se ressemble. On est des âmes sœurs !

« Je t’avoue que c’est assez déstabilisant. »

Elle le regardait, la voix tremblante, comme s’il l’intéressait plus que moi. Mon cœur se serrait et je sentais les larmes monter d’elles-mêmes. Pourquoi… ? Pourquoi ne peut-elle pas m’aimer… ? Je fermais les yeux un instant, prise de panique. Calme-toi…

« Tu ne m’aimes pas, c’est ça ? »

Le verre se brisant sur le sol alors que la boîte bleue tombait à terre. J’ouvris les yeux. Son visage baissé, ses yeux cernés, ce teint morne, cette coupe affreusement compliquée, cette robe dorée. Non… je clignais des yeux, plus de boîte bleue, plus de fille, mais la serre. Qu’est-ce qui m’arrive ? J’ai… je ne veux pas être comme elle !

« J’ai besoin de comprendre… »

Comprendre quoi ? Il est aveugle, c’est tout !

« C’est la première fois »

Alors tu n’as pas eu ma chance… tu n’as pas connu ce bonheur infini que j’ai connu d’avoir une attache, une vraie attache.

« Enfin, la seconde si on compte la première fois que l’on s’est vus »

Elle est perdue, perturbée. Elle semble stressée, affreusement stressée. Suis-je en train de lui voler son Roydon ? Un couteau me transperça ma poitrine. Roy… j’imaginais quelqu’un passer juste devant et l’emmener. Non ! Je ne peux pas être ce monstre ! Dégoûtée, je reculais d’un pas, tremblante. Je dois partir, je dois lui laisser. Je ne suis pas une voleuse ! J’ai eu Roydon ! Je ne mérite rien de plus ! Je ne le méritais pas ! Je dois payer ! Je dois payer ! Je ne dois pas voler !

« Que je vois quelqu’un, quelqu’un qui n’est pas affecté par mon maléfice… »


C’est là, ça recommence, un cauchemar éveillé, ou un rêve. Je revois sa main sur mon épaule, je ressens ce frisson dans tout mon corps à nouveau, il est là. Je ne veux pas rêver ce moment, mes mains se décrispant lentement. Je ne veux pas rêver ce jour où il m’a simplement dit qu’il aimait mes cheveux roux. Je ne peux pas ! C’est trop dur ! Et si, et si ce jour quelqu’un était venu et lui avait pris le bras pour l’emmener… et si quelqu’un d’aussi impure que moi avait fait ça… sans doute ça aurait été mieux pour lui, puisque je lui ai causé tant de malheur… mais elle n’est pas moi ! Il ne doit pas rester avec moi !

« Profite de cette chance… avant qu’elle ne tombe comme un pétale et fane. »


Les yeux dans le vide des siens, dans la vitre froide, je me souvenais de ces jours gâchés, de ces jours perdus. Je me souvenais de tout ce que j’avais détruit, de tout ce que je n’avais pas su garder… je me rappelais de tout ce que je leur devais, je me rappelais que toutes les souffrances ne suffiraient plus pour ce qu’on m’a offert.




Suivez l'image pour retrouver mon journal Wink. Il est mis à jour de temps en temps, je vous jure, ça peut être intéressant Wink.
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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Hideki le Sam 04 Nov 2017, 14:15

« Le sommeil me fuis, et il est trop bon joueur. »

Je souriais d’un air attendri, sans pouvoir l’expliquer : je connaissais que trop bien ce sentiment. Vous sentez la nuit tomber, votre compagnon expire ses derniers instants de vie et vous, vous êtes là, seul, béant, attendant que le sommeil se glisse en vous… ah, je pouvais tellement me sentir concerné ! Je ne pouvais compter les nuits sans sommeil, chez grand frère… il se souciait tellement peu de mon sommeil…

« Je n’ai jamais vue quelqu’un me résister, je t’avoue que c’est assez déstabilisant… Tu ne peux pas me voir c’est ça ? J’ai besoin de comprendre… C’est la première fois, enfin le seconde si on compte la première fois que l’on s’est vue, que je vois quelqu’un, quelqu’un qui n’est pas affecté par mon maléfice… »

Je reculais d’un pas, légèrement interloqué. Je me sentais étouffé, coincé entre l’emprise de ces deux jeunes filles qui semblaient vraiment… envahissantes. J’étais loin de me douter de leurs sentiments, mais elles semblaient toutes deux très perturbées par… moi ? Qu’est-ce que j’avais fait ? J’avais envie de les pousser, ou même de les insulter. Peut-être pas Sally, elle ne le méritait pas… mais cette autre garce, sûrement ! Déjà, elle se permet de nous espionner et ensuite, elle me tient ce charabia ! La rougeur me montait aux joues, j’étais légèrement gêné : de quel maléfice parlait-elle ? Quel en était son pouvoir ? Un pouvoir visuel, comme Sally ? Alors je comprends mieux pourquoi elles sont si intriguées… je suis le seul qui puisse résister à leurs « charmes ». Sally disait quelque chose, mais je n’y prêtais qu’une oreille distraite. Je me calais contre la serre, légèrement oppressé. D’ailleurs… la deuxième fois que l’on se voyait ? Je n’avais aucun souvenir d’elle, pourtant.

« Je suis aveugle, idiote. »

Je baissais mes lunettes pour dévoiler mes yeux globuleux, inexpressifs et morts. Puis, je les remontais en soupirant. Cette fille m’effrayait un peu, je ne savais pas ce qui pouvait bien se passer dans son esprit… je me tournais vers Sally, et à ce moment, j’aurais bien demandé son aide. J’aurais préféré être seul avec elle, tiens… mais avant cela, je me devais de poser une question capitale à l’intrus : quel était son pouvoir ? Eh oui ! Un pouvoir visuel… d’ailleurs, quel était le pouvoir de Sally ? Je n’en savais rien, tout ce que je savais, c’est que celui-ci la rongeait…

« C’est quoi ton pouvoir ? » disais-je en m’orientant vers l’intrus. « Je ne me rappelle pas t’avoir déjà croisée… tu t’appelles comment ? »

J’écartais un peu Sally de la discussion : j’aurais bien l’occasion de me renseigner sur son pouvoir tout à l’heure, et puis elle n’allait pas s’enfuir, de toute façon ! Je frottais mes deux mains, soucieux de récupérer un peu de chaleur : dieu, il faisait si froid la nuit ! L’hiver approchait, je le sentais du bout de mes doigts, jusqu’au fond de mon cœur…


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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Tintallë Thalos le Dim 05 Nov 2017, 17:55

Stars can’t shine without darkness
❝Lorsque vous êtes perdus dans les ténèbres, tout ce qu'il vous reste à faire c'est d'attendre que vos yeux s'habituent à l'obscurité.❞ Haruki Murakami

J’entends un sanglot au creux de mes mots. Il me semble que c’est Sally. Après avoir fini de m’adresser au garçon, je me tourne vers le visage de Daniel, des larmes tombent de ces joues.

« Profite de cette chance. . . Avant qu’elle ne tombe comme un pétale et fane. »

Mais de quoi parle-t-elle ?  Je ne vois pas de chance à saisir. . . Elle doit avoir quelque chose en tête, mais, est-ce une bonne idée d’interrompre sa pensée ? Malgré toute la souffrance que cela me procure de le voir pleurer. . . Je ne veux pas lui faire plus de mal. . . Les larmes se sont écrasées au sol mais son doux visage semble profondément perdu, au loin. Sally ne pleur plus, pourtant, les yeux de Daniel fixe le vide qu’ils lisent dans leur propre reflet, assombrit par l‘obscurité de la serre.

« Je suis aveugle, »

Comme si je ne le savais pas déjà ? Comment crois-tu que je sache que mon pouvoir ne t’affecte pas, idiot.

« idiote. »

Idiote ? Moi ? Elle ne connaissait même pas ton nom alors qu’elle semble bien plus proche de toi qu moi. . .  Ton manque de savoir-vivre est pour le moins agaçant. . . Idiote. . . Pffff. . . C’est toi qui ne te souvient pas de moi. . . Idiote, je ne te permets pas. . .
Il me montre ces yeux. Comme si j’avais besoin d’une preuve.
Je suis malgré tout stupéfaite par leur aspect, je pense même avoir arrondi légèrement les yeux, ils sont inexpressif, perdu dans la nuit, les pupilles totalement éteintes.
Il semble satisfait de son effet puisqu’il remonte ses lunettes en souriant.
Sans pouvoir lire dans le reflet de son âme il est très dure de savoir si il souffre réellement, si il joue ou si c’est complètement différent. . . Que pense-t-il de moi derrière ce regarde ?

« Je le sait idiot. »

J’ai besoin de voir sa réaction. . . Sait-il ce que ça fait de se prendre ce genre d’insulte de manière répété ? Connait-il l’agacement que cela procure ? En particulier quand la personne qui le dit ne nous connait pas. . .
Et c’est ce moment qu’il choisit pour se tourner à nouveau vers moi et poursuivre, presque au même moment que celui ou je lui est donné une réponse.

« C’est quoi ton pouvoir ? »

Mon pouvoir ? Je me tourne vers Sally, cherchant son aide. . . Dois-je lui dire la vérité, est-il quelqu’un de confiance ? je n’en ai aucune idée. C’est pour cela que dans un premier temps je vais éviter cette question.

« Je ne me rappel pas t’avoir déjà croisée… tu t’appelles comment ? »

Mon nom, ça au moins c’est une question facile, je ne risque pas grand-chose à lui rafraîchir la mémoire et à lui donner mon prénom, si ?

« Nous nous sommes croisés, si on peut dire cela ainsi, le jour de mon arrivé, Sally c’est pris un coup à ta place, après qu’on est brisé ta canne de marche, je me suis ensuite interposée pour faire cesser les hostilités. C’est là que tu as pris la fuite il me semble. Et je m’appelle Tintallë. »

J’ai parlé, tout en gardant le visage tourné vers celui de Daniel. . . Sally. . . J’articule son nom, sans le dire, dans un appel silencieux. Aide-moi. . .

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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Sally Whispers le Dim 05 Nov 2017, 19:01


Stars can’t shine without darkness

A
près tout, on m’a offert une vie, de l’amour, un toit, de la nourriture et une nouvelle famille, après que j’ai tué la mienne. Pourtant, tout ça, je l’ai détruit, brûlé, brisé. Qui voudrait de moi, sachant cela ? Même toi, même ce toi qui se cache si bien derrière cette glace obscure, tu dois espérer pouvoir me fuir, quelque part dans ton cœur. Je le sais, je le sens… tu ne peux pas m’aimer, ce serait insensé ! Ces années lumières qui nous séparent, symbolisé par cette vitre glacée par la nuit, je les fixe. Pourrais-je les briser, un jour, de mes mains ? Viendras-tu le faire toi-même, malgré tout ce que tu y perdrais ? J’en doute… Crispant mes mains autour de ton visage, je fixe cette expression qui se fane, les larmes prisonnières de notre éternité à nous.

« Je suis aveugle, idiote. »

Pourquoi la violence ? Pourquoi ce désir de payer ? Après tout, peu importe combien je paye, plus rien ne devrait m’être offert… pourquoi ce désir de faire payer ? Je t’avais juré que je payerais pour le monde ! Qu’ainsi, j’effacerais leur malheur ! Mais comment y parvenir si même toi, mon amour, ma vie, je n’ai pas su te protéger ? Les fantômes de la nuit te dévorent, un incendie dans ma boîte crânienne, j’admire cette expression morne, sans intérêt. Est-ce à cela que tu ressemblerais, si je pouvais encore t’influencer ? Je devrais brûler ce cahier ! Si c’est ainsi, je ne devrais jamais plus l’utiliser ! Pas vrai… ?

« Je le sais idiot. »

Nouveau coups donné, marteau de mot frappant un innocent, quelque part, dont les larmes s’évaporent avant même d’avoir trouvé la naissance des prunelles. Que m’arrive-t-il ? Je me sens blessée, blessée pour lui. Pourquoi lui faire du mal ? Il souffre déjà tant… il ne mérite pas toute cette haine… je devrais le protéger, former une sorte de barrière autour de lui, empêcher tous ces maux et tous ces mots de l’atteindre, de l’écorcher, de le blesser. J’aurais dû faire ça, avant, pour lui. Je n’aurais jamais dû les laisser lui faire du mal ! Je n’aurais jamais dû le laisser s’envoler ! Je n’aurais jamais dû le laisser… alors pourquoi ? Pourquoi j’ai été si faible ? Pourquoi je n’ai pas eu la force de le garder, de le plaquer contre mon cœur si fort que rien d’autre ne compterait ? Pourquoi est-il parti avant que je n’aie pu lui dire que toutes les âmes du monde ne suffiraient pas à combler le vide qu’il me laisserait ? Le savais-je, avant ? Tout est de ma faute ! J’aurais dû mourir pour lui ! J’aurais dû…

« C’est quoi ton pouvoir ? »

Moi ? Elle ? Cette voix, c’était sa voix morne, qu’il voulait vide, sa voix si pleine de mort, sa voix si pleine de peine ? Je le sentais, quelque part, je sentais que quelque chose bougeait en moi. Relevant la tête, je balayais le paysage nocturne d’automne, d’halloween. On me regardait. Pourquoi ? Etais-ce à moi qu’ils s’adressaient ? Ils ne devraient pas ! Le contact de nos regard, vissé aux yeux de l’autre, me brûlaient. Je me rappelais cette franchise, quand ses doigts s’enfonçaient dans la chaire trop grasse de mes épaules. Je me rappelais cette douleur, quand, ses yeux humides vissés aux miens, il me disait que je comptais. Je me rappelais comme cela avait été doux, quand c’est arrivé. Je me rappelais la douleur, la peine, le vide incommensurable qui s’était établi ce jour, alors que son souffle avait chatouillé ma joue. A partir de ce jour, j’aurais dû m’y attendre… mais…

« Je ne me rappel pas t’avoir déjà croisée… »

Aveugle, il ne doit pas savoir, il ne peut pas comprendre comme elle est tristement inoubliable. Les gens la voyaient, l’aimaient, puis se souvenaient amèrement de ce sentiment qu’ils n’avaient pas pu garder, de cette douce chaleur qui s’était évaporée, changeant tout ce qui restait en glace. Il ne savait pas, il ne pouvait pas savoir. Est-ce mieux ? J’en avais fait l’expérience, et il ne restait qu’un goût acide et amer… et de la culpabilité. Elle n’avait rien fait pour cette attention et je lui portais tout de même. Autant pour elle que pour les autres, c’était si… si injuste. Autant pour toi que pour le monde. Je le vois dans tes yeux de sang que tu es triste, mon Roydon…

« Nous nous sommes croisés, »

M’ont-ils vu, tout à l’heure, alors qu’ils me regardaient ? Est-ce un appel silencieux à partir, ce silence ? Pourquoi n’es-tu pas là pour me dire quoi faire ? Ton absence déchire mes entrailles, comme s’il s’agissait d’une terrible maladie. Je ne voulais pas te faire partir… si tu savais comme je suis désolé… j’aimerais te dire comme je m’en veux ! Je me plierais à tes volontés, je ne remettrais jamais plus ta parole en cause, je le jure ! J’ai arrêté de critiquer les prix, tu vois, je suis d’accord qu’il faut payer. Alors reviens… j’ai cessé de manger convenablement, de boire à ma soif, de dormir… j’ai cessé de me couvrir lors-ce que j’avais froid, de chercher de la compagnie quand j’étais seule, de m’imposer au monde… je veux bien payer, encore ! Je veux bien que tu me fasses n’importe quoi ! Tant que je te revois…

« Si on peut dire cela ainsi, »

Je veux te serrer dans mes bras, te toucher, te voir, toi, pas du verre, pas une stupide vitre, pas un insignifiant miroir froid, je veux voir ce toi de chaleur, celui qui a sauvé ma vie tant de fois. Ne me quitte pas pour toujours... je mourrais. Je vais mourir, tu comprends ! Ce stupide corps ne peut pas continuer à agir ainsi si ta main ne tiens pas la mienne ! Je ne pourrais pas ! Je ne pourrais jamais ! Je suis dépendante de toi, entièrement ! Jamais plus je n’essayerais de te changer, même un peu… j’ai compris… tu n’es pas malade, tu n’as pas besoin de traitement… je suis tellement désolée. Tu es tout ce que j’ai ! Ne laisse pas la nuit m’étreindre !

« le jour de mon arrivé, »

TON arrivée… je parlais ainsi, pas vrai, il y a encore deux minutes ? Est-ce là le problème ? Bien. J’arrête. Je ferais tout pour être moins égoïste, moins égocentrique. Je deviendrais invisible, je cesserais d’être, ça te va ? Si oui, il te suffit de me rejoindre. Si non, je continuerais encore et encore jusqu’à devenir assez bien pour toi… jusqu’à devenir mieux que cette chaise vide.

« Sally s’est pris un coup à ta place, »

J’ai simplement évité une violence inutile. C’était une bonne chose ? Je ne sais pas… rien ne me dit que oui, rien ne me dit que non. Je devrais penser que non, par sécurité… mais peut-être que je me trompe… je ne sais plus où se cache la vérité, avec tout ça…

« Après qu’on est brisé ta canne de marche, »

A cause de moi. C’était ma faute ! J’aurais dû prendre bien plus qu’un coup ! On aurait dû m’arracher la jambe, il aurait dû m’utiliser en attendant… je n’ai pas eu la sagesse de considérer cette option, avant, tout est de ma faute. Tu comprends ? Je suis un monstre quand tu n’es pas là pour me montrer la voie… comment faire pour que cela devienne faux ? Comment faire pour voir la bonne voie de moi-même ?

« Je me suis ensuite interposée pour faire cesser les hostilités. »

Elle ne pensait pas que c’était bon, que je me fasse frapper… je m’en souviens ! Mais ce n’est pas sa faute, elle ne sait pas comme je suis mauvaise, comme je ne devrais pas exister !

« C’est là que tu as pris la fuite »

Il le savait, lui, j’en suis certaine. Le soir, il me l’a fait comprendre… j’y ai beaucoup réfléchis. C’était ça, pas vrai ? Toi qui sait les reconnaître, au premier regard… j’ai eu raison, non ? C’est un animal blessé ? Je pourrais toujours te le demander à travers ces pages glacées, mais cela serait-il utile ? Tu ne pourrais sans doute pas me répondre, après tout… de toute façon, quelle importance ? Je devrais n’être qu’à toi, pas vrai ?

« Il me semble »

Il me semble aussi. Mais c’était il y a un moment… peut-être mes souvenirs sont-ils dilués ? Je n’ai plus cette marque sur ma joue alors comment savoir ? Je ne sais pas… je n’ai toujours pas payé pour ça… penses-tu que, si je demande à Tatie, je pourrais commencer par lui racheter une canne ? Penses-tu que l’aider à briser les jambes de cet homme, c’est une bonne idée ? Je ne sais plus trop…

« Et je m’appelle Tintallë »

Quels parents appellent leur enfant Tintallë ? Je n’avais jamais entendu ce prénom avant de la rencontrer… C’est un prénom bien singulier… c’est presque comme s’il n’était qu’à elle. C’est tout le contraire de Sally ! Même par son nom, elle est plus une personne que je ne le serais jamais… je ne devrais pas me comparer à elle, ni m’opposer à elle. Il doit préférer sa présence… Après tout, il m’ignore. Je sens encore son regard sur moi, mais je ne le rejoindrais pas. Ces yeux me font mal comme des couteaux que l’on use pour former des tourbillons dans mon corps. Je ne peux pas retenir tous ça… Je recule encore, pas à pas, lentement.

Le monde autour semble tourner, alors que je les sens un peu plus loin déjà, à seulement quatre pas de différence. Mon souffle se perd, comme s’il dépendait d’eux. Je devrais partir avant qu’il ne soit trop tard, avant que je fasse quelque chose d’irréparable. Me tenant à la vitre, je me reculais jusqu’au coin de la serre, ne sachant plus que faire. Ils étaient plus loin et je ne sais même pas si je les entrais d’ici… pourtant, quelque chose me dit que je devrais encore m’éloigner, toujours plus.




Suivez l'image pour retrouver mon journal Wink. Il est mis à jour de temps en temps, je vous jure, ça peut être intéressant Wink.
Toujours dispo pour RP, n'hésitez-pas à MP si vous êtes intéressé ou si vous avez la moindre critique à me faire, je mords pas.


Dernière mise à jour du journal : 01/01/2018 ; 04h35 : "Broken"
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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

Message par Hideki le Sam 06 Jan 2018, 17:05

La jeune femme insulta brièvement Hideki : son sang ne fit qu’un tour. Pourquoi fallait-il toujours qu’il se prenne des balles perdues ? Il n’avait rien fait de mal, il l’avait juste remise à sa place ! Il en avait marre… cette fille, qui se donnait des allures de princesse l’exaspérait vraiment. À choisir, Hideki préférait profondément la compagnie de Sally, bien plus effacée, plus bien agréable. Elle était comparable à une plante verte : gentille, silencieuse, inoffensive.

« Nous nous sommes croisés, si on peut dire cela ainsi, le jour de mon arrivé, Sally c’est pris un coup à ta place, après qu’on est brisé ta canne de marche, je me suis ensuite interposée pour faire cesser les hostilités. C’est là que tu as pris la fuite il me semble. Et je m’appelle Tintallë. »

Oh, Hideki la reconnaissait ! C’était cette fille qui était arrivée juste après Sally… c’était si étrange, qu’Hideki les retrouve ensemble, au même endroit, au même moment ! Il ne manquait plus que cet idiot de Nysphri s’amène, ainsi que ce connard de professeur… si Hideki remettait la main sur ces deux cons, il leur ferait la fête ! Avec son tout nouveau pouvoir, il se sentait si puissant… il pouvait infliger des blessures cruelles sans même toucher sa victime ! Certes, il devait en payer le prix… mais qu’importe, cela ne lui faisait rien. À part ces horribles migraines, auxquelles il n’avait pas d’autre choix que de s’y accoutumer sans rien dire…

Effectivement, Hideki avait pris la fuite, et il avait très honte : il m’était enfui comme un gosse, un gamin auquel on aurait refusé un caprice. Il s’en voulait, il s’était ridiculisé devant toutes ces personnes qu’il détestait… à part Sally, peut-être. Il ne savait pourquoi, il n’arrivait pas à saisir sa subtilité… quelques fois, Hideki la sentait encore plus fragile que lui et dans ces moments, il aurait presque envie de l’aider.

« Tintallë… tes parents ne t’aimaient pas à la naissance, ça se passe comment ? »

Hideki la regardait de haut en bas, l’air dédaigneux, puis il se tourna vers Sally. Tiens, il setait de moins en moins sa présence… il ne l’entendait plus respirer… était-elle partie !? Non, impossible ! Le pauvre garçon ne voulait pas rester avec cette grognasse ! Il tâtonna la place qu’avait laissée Sally, dans l’espoir de l’ffleurer, de la retrouver. Pourquoi était-elle partie !? Qu’est-ce qu’il avait fait de mal ? Si elle ne restait pas, c’est qu’elle n’en valait sûrement pas la peine… pourtant, Hideki ressentait le bsoin de l’avoir là, proche, en ce moment même. Il s’enquit d’une voix adoucie, pour tenter de la faire culpabiliser d’être partie.

« Sally ? Pourquoi tu es partie ? »

Hidekitournait vainement la tête autour, dans l’espoir de capter un son, un bruissement, quelque chose qui pourrait lui dire que Sally était encore dans le coin. Il pourrait simplement demander l’avis de Tintallë mais il n’en avait pas evie. Il ne voulait pas discuter avec cette pauvre meuf…


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Re: Stars can't shine without darkness [PV Hideki & Tintallë]

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