Le rp de la PLS [Warren]

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Le rp de la PLS [Warren]

Message par 'Weiss le 16/9/2017, 00:17

Weiss somnolait au soleil.
Si elle avait dû résumer en un mot la vie qui était désormais la sienne, c’eût été fatigue.
Ou même, fatigues.

Fatigue psychologique. Elle n’aurait su dire où cette écrasante sensation prenait sa source, si ce n’est dans ces quelques jours flous qu’elle préférait ne pas se rappeler, mais ce qui en elle avait échappé à cette défection de souvenirs lui criait qu’elle en avait marre. Viscéralement. De quoi donc ? Difficile à définir. Marre de nager comme une forcenée pour crever une surface illusoire. Marre d’agir. Marre d’être. Depuis plusieurs mois, elle récupérait d’une nuit blanche démesurée qui avait brûlé en elle tout ce qu’il y avait à brûler.

Un petit sourire caustique lui tordit les lèvres. Il lui restait au moins ça – l’ironie.
Avant, elle se considérait comme une battante. Désormais… Quelle excuse avait-elle pour s’enfoncer dans cet état de renoncement ? Elle ne se souvenait pas de ce qui avait marqué le début de sa catatonie et ne voulait pas s’en souvenir. Ce n’était pas qu’elle avait échoué à s’en remettre, non. Elle n’avait même pas essayé. Pas envie. Pas envie de faire le moindre effort. C’était encore un miracle qu’elle continuât d’aller en cours. À n’en pas douter, cette ancienne Edelweiss prise dans sa rage d’exister, qui aurait tué pour vivre un peu plus, l’aurait considérée comme une loque humaine indigne de son intérêt. Ce qui était regrettable pour l’ancienne Edelweiss, puisqu’elle n’en avait strictement rien à foutre.
Fatigue physique, aussi. C’était la suite logique des choses. Weiss dormait tout le temps, et si elle n’était pas fatiguée, elle le devenait à force de dormir. C’était plus agréable. Ça lui épargnait l’ennui de devoir réfléchir. Elle ne faisait rien d’autre que manger, se laver, dormir, et assister à ce qu’il fallait de cours pour pouvoir continuer de manger, se laver et dormir le plus tranquillement possible dans un avenir proche.

Elle ne pouvait pas se déclarer heureuse. La sensation de bonheur était quelque chose de trop puissant pour convenir à son état d’indifférence profonde. Mais, clairement, elle n’était pas malheureuse. Cette paix vaguement mélancolique était, sinon enviable d’un point de vue extérieur, du moins tout à fait appréciable.

Et voilà qu’on venait la troubler.

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