À l'ombre, à l'abris. [Libre]

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À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Evander le 18/5/2017, 22:10



Le bus s’arrêta, aussi doucement qu’un vieux bus anglais pouvait bien se le permettre, avec long grincement strident. Une fois immobilisée le chauffeur ouvrit la porte d’un mouvement sec et précis témoignant d’une multitude innombrable de répétition monotone, son regard ne croisant même celui du jeune homme blond qui semblait tout droit sorti d’un asile avec sa chemise blanche à moitié ouverte et sa cravate bleu pendante à son cou, avec comme seul bagage un sac en cuir brun qui semblait avoir vue de bien meilleur jour tenu d’une seul main par-dessus son épaule. Evander ne fit aucun geste envers le vieil homme alors qu’il s’extirpa de l’engin d’un petit bon enthousiaste. Ne lui laissant pas le temps de pousser un soupir le véhicule reprit sa route d’un grondement éreinté laissant libre vue à l’établissement qui se trouvait devant lui. Il y était enfin cette académie pour gens spéciaux comme lui, loin du regard oppressant de son géniteur, il était enfin libre. Il sortit un papier chiffonné de sa poche avec les informations requises pour faire ses débuts à l’académie, après quelque instant a fixé l’assemblage de lettre post-modernes le jeune homme se contenta de de haussé les épaules puis remis le papier dans sa poche sans plus de cérémonie. Il entama alors sa marche vers ce qui devait être son lieu de résidence à l’intérieur des murs du complexe sifflotant tranquillement un air vague. Évitant l’allée principale il se dirigea plutôt vers la cour n’ayant rien de prévu pour la journée un tour des lieux semblait une bonne idée. Suivant le chemin pavé le jeune homme déambula à travers le jardin s’émerveillant en silence des multiples spécimens végétaux embellissant le terrain de l’académie. Le soleil matinal commençait à faire son chemin à l’horizon illuminant l’étendu verdoyant donnant un air féérique et paisible au parc intérieur, Evander poussa un long bâillement la nuit avait été extrêmement courte et la fatigue se faisait finalement sentir. Se réfugiant à l’ombre d’un arbre le jeune homme laissa son sac tombé au sol et entrepris de s’étendre de tout son long sur le gazon frais, il n’avait vue personne depuis son arrivé, un peu normale considérant qu’il n’était même pas passé six heure du matin. Tassant son sac sous sa tête pour créer un oreiller de fortune le nouvelle étudiant ferma les yeux laissant ses pensées s’évadé pour laisser place à un sommeil doux et réconfortant.

« Aaaaah enfin la paix… »


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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Rain le 19/5/2017, 00:27


À l'ombre, à l'abris.


“And those who were seen dancing were thought to be insane by those who could not hear the music.”  
Bordélique à souhait. C'est ce qu'était ma vie, mais vous savez quoi? On n'a tous ce genre de période dans notre vie où tout va de travers et je n'allais certainement pas mourir de ça! Je disposais d'une journée ensoleillée et j'allais certainement ignorer la plupart des messages que je recevrais sur mon téléphone. Je portais un short noir quelque peu déchiré et un t-shit uniforme. Loin de moi l'idée de mettre mon stupide uniforme surtout que je n'allais certainement pas aller en cours dans cette belle journée. Mes écouteurs aux oreilles, je quittai rapidement le dortoir sans dire un seul mot à mes colocataires. D'un pas rapidement, je rejoignis les Jardins de l'Académie. L'air de dehors dansait dans mes cheveux ondulés. Je me laissais entraîner par la musique alors que la température était juste parfaite. Des étudiants que je ne connaissais pas passèrent proche de moi, mais je les ignorais. Alors que j'étais dans ma bulle et que je quittai finalement le petit sentier du Jardin, je m'accrochai dans quelque chose de solide et, par le fait même, tombai directement sur le sol. C'était une chute très élégante... Je me redressai quelque peu pour observer la chose qui m'avait fait tomber aussi abruptement. Un jeune homme aux cheveux blonds se tenait étendu sur l'herbe fraîche alors que je venais tout juste de m'accrocher dans ses jambes. Je fronçais des sourcils avant de me redresser quelque peu et de m'asseoir sur la verdure.

- C'est quoi l'idée de se coucher là aussi!, grognais-je, Tu pouvais pas aller t'étendre dans ton lit comme une personne normale? Franchement...

Ouais, j'avais le mot pour les premières rencontres.
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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Evander le 19/5/2017, 19:19



Le temps et l’espace n’avait plus aucune signifiance pour l’esprit endormis du jeune Evander. Son esprit flottait à travers quelques rêves plaisant, ses tous premiers depuis un bon moment, les dernier mois avait été emplis de tension par la demande soudaine de quitté le domicile du jeune homme. Éduquer toute sa vie à l’intérieur des murs du manoir Stavros cela était venu comme une surprise a son père qui, comme toujours, l’avais pris comme insulte et avait répliqué du violente claque au visage le pire était qu’il ne le faisait plus pour tenir le garçon en ligne ou le redressé mais simplement pour assumer sa dominance sur sa progéniture. Il était vrai que durant les dernières années Evander avait bénéficié d’une liberté relativement nouvelle son père ayant abandonné son éducation lorsqu’il c’était rendu compte de l’incompatibilité du jeune homme avec la technologie sur laquelle il avait bâtis son empire à travers son incompréhension face à la situation sa frustration naturelle ne c’était que détérioré la seul solution qu’il avait pu trouver c’était de laissé son fils a ses propres projet ne lui subvenant que monétairement et de disparaitre le plus loin le plus longtemps possible. Pour Evander c’était la plus grande victoire de sa vie n’ayant plus à subir ou à se prouver il était maintenant libre de faire ce qu’il voulait se qui pour l’instant se traduisait par de nouveau désir de découverte et d’aventure qu’il se plaisait à imaginer pendant son sommeil. Un vent doux c’était levé ajoutant au confort qu’il ressentait déjà, les quelques murmures d’outre-tombe qu’il avait cru entendre ne l’avait pas déranger de sa sieste féérique, c’était probablement les élèves et autres occupant des lieux qui débutait leurs journées ce qui n’affectait pas du tout le jeune homme. Il aurait bien le temps de les rencontré a un autre moment.

Soudainement quelque chose vint interrompre sa session de repos assez abruptement alors qu’un pied était venu se logé sous sa jambe suivi d’un bruit de chute. Evander n’ouvrit pas immédiatement les yeux débattant l’idée de simplement se rendormir et de laissé l’infortuné s’occuper de ses propres problèmes quand une voix s’adressa à lui dans un grognement. Les mots accusateur se perdirent quelque peu dans la confusion du réveille brutale mais le concept ne lui avait pas échappé. Poussant un long soupire le jeune homme se redressa lentement ouvrant tranquillement les yeux pour ne pas être trop éblouis par la lumière du jour. Devant lui se tenait une jeune femme assise son regard accusateur planté sur Evander. Pfff comme si c’était vraiment de sa faute… Tournant la tête pour mieux la regardé un peu à la manière d’un chien il remarqua que son visage avait une petite trace de gazon au niveau du menton probablement le résultat de sa chute. Un énorme sourire vint se plaquer sur le visage d’Evander puis il se mit à rire follement s’imaginant du coup la chute monumentale qu’il avait due lui causé. Se calmant un peu le garçon retira sa cravate puis sa chemise lui lançant cette dernière sur la tête.

« Tiens ta de la merde sur le menton essuie toi avec. » Dit-il de ton rieur soudainement torse nu. Il s’étira un beaucoup laissant ses jointure craquer allégrement et inspirant un bon coup d’air frais avant de poursuivre du même ton provocateur.

« T’avais qu’à regarder où tu allais. J’suis quand même pas difficile à manquer ! »          




- Molon labe -
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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Hideki le 19/5/2017, 20:40

ft.
Evander et Rain
« À l'ombre, à l'abri. »
Le bien qui fait mal
Ta haine prend le plaisir
Succombe au charme

Un bruit de porte qui s’ouvre. Puis un pas fait craquer le plancher. Je restais prostré au fond de mon lit, terrifié. Qui venait dans ma chambre, à une heure si tardive ? Papa et Maman n’étaient pas là. Je fermais les yeux et me recroquevillais un peu plus sur moi-même. Ça devait être Grand-Frère. Mais je ne voulais pas qu’il vienne me voir, pas maintenant, pas aujourd’hui. J’avais la boule au ventre. Je n’avais rien à craindre, pourtant. De toute façon, il ne me ferait jamais de mal. Des fois, j’avais peur qu’il se mette à faire des blagues méchantes sur moi.

Je sortais timidement ma tête de sous les draps, et je pus entendre un soupir amusé, venant de plus loin. Oui, c’était lui. Il faisait toujours ça quand j’agissais bizarrement, ou que je faisais l’enfant ! J’adorais mon frère, il était tellement adorable avec moi… je le connaissais tellement bien que je pouvais deviner son état d’esprit seulement à l’ouïe, en l’entendant émettre tel ou tel son. Là, vu ce petit soupir « gentil », j’en déduisais qu’il était de bonne humeur. Ça me rassurait de savoir que Grand Frère était de bonne humeur, parce que ça veut dire qu’il n’allait pas me gronder.

Grand Frère me grondait très rarement, mais quand je mentais à Papa et à Maman à propos de… je ne sais pas moi… il n’y a pas si longtemps, j’ai cassé un somptueux vase qui était gauchement posé au bord d’une commode du salon. Je ne savais pas que le vase avait été déplacée, alors je m’étais engagé, et en frôlant la commode comme à mon habitude, le vase s’est brisé en mille morceaux par terre… oui, je l’avais fait tomber ! Et j’avais dit que c’était Grand Frère qui l’avait fait tomber. Et Maman m’avait crue. J’avais peur que Grand Frère ne se venge, mais non, il n’était pas comme ça.

Il s’asseyait au bord de mon lit ; je pouvais sentir sa main caressait ma housse de couette qui, apparemment, était ornée de motifs du genre « cartoon ». J’aurais préféré une couette « noire », parce que c’était la seule chose que je pouvais identifier. Mais après tout, Maman m’avait décrit les motifs de la couette, et je les aimais bien. C’étaient des petits personnages dessinés grossièrement, chevauchant tantôt des énormes fusées, tantôt des petites voitures. Maman avait dit que les couleurs étaient « ternes », et que ce n’était pas très joli, mais je m’en fichais.

Grand Frère se rapprochait de moi, et passais sa grande main dans mes cheveux, avant de me demander, en un murmure taquin, si je me cachais. Je rétorquais en souriant d’un air espiègle que ça n’était pas le cas, puis je me découvrais. Je portais un ensemble de soie, très classique, et qui ne convenait pas forcément à quelqu’un de mon âge. C’est vrai… les petits garçons ne portent pas des pyjamas de soie ! Sauf que je venais d’une famille riche, et ma mère tenait à ce que je porte de la « qualité »… tu parles ! Ça ne me rend pas plus heureux de porter des vêtements en soie !

Je sentais une pression dans ma poitrine. Grand Frère m’allongeait sur le dos, et je sentais son souffle chaud sur ma joue. Je le repoussais en riant, mais il me tordit le poignet. J’hoquetais de douleur, et alors que je lui demandais d’arrêter, sa main glissa sur mon cou, avant de l’empoigner fermement. Ses lèvres frôlèrent les miennes, et sans que je puisse me défendre, il m’écartait brusquement les jambes en riant.

J’ai l’impression de glisser vers le fond

Je me réveillais en sursaut. Un rêve, rien d’autre qu’un rêve. Un rêve, que dis-je ! un cauchemar, où se mêlaient souvenirs, désirs, et une sauvage exagération. Ça ne s’est pas passé comme ça. Grand Frère a toujours été gentil avec moi, jusqu’au bout, jusqu’au bout… gentil gentil gentil gentil. Je crois. Je ne le sais plus. A-t-il été méchant un jour ? Il ne m’a jamais frappé. Je ne sais plus. Je ne me rappelle de rien. Un vide, un grand vide dans mon cœur et mon cerveau. Un néant inconsidérable, qui allait bien au-delà des limites de l’inconscient. Je perdais les pédales.

Mes draps étaient trempés de sueur. Je n’étais pas à la maison, là. J’étais dans mon dortoir, en Angleterre, dans l’Académie Tsuki. Ça devait être le matin, ou bien une heure avancée de la nuit. Je vérifiais l’heure, encore sous le choc de ce rêve si brutal. J’avais eu des cauchemars semblables, tout le long de mon enfance et de mon adolescence, mais cela faisait longtemps que je n’en avais pas eu. Il était arrivé comme une gifle en plein visage, c’était tellement imprévisible. Tu me manques, Grand Frère. Rien de tout cela n’est vrai, je veux que tu me ramènes à ta réalité.

Je portais un polo Ralph Lauren noir ainsi qu’une paire de jeans d’une marque quelconque : Levi’s, ou autre chose ? Je ne sais plus. Je m’étais chaussé de souliers semblables à ceux de l’uniforme traditionnel japonais. Uniforme que je n’ai eu guère le temps de porter, à cause de mon handicap. Les cours à la maison, avec une institutrice spécialisée étaient bien plus intéressants. Des fois, ma maison était une prison, des fois, elle se transformait en paradis : un cocon de bonheur. Un véritable cocon de bonheur taché de sang.

Les cours, aujourd’hui ? Ahah ! Quelle bonne blague ! Il faisait beau dehors, je le sentais : l’air était chaud, les rayosn de soleil dansaient sur ma peau, me réchauffaient. C’était si agréable, je me devais de faire un tour dehors ! Je savais, par des bruits, que les jardins de l’académie étaient de loin le lieu le plus agréable et frais de toute l’école, surtout lorsqu’il faisait chaud. Ils ne devaient pas être moins appréciables en hiver, mais il risque de faire froid, et il serait mal vu d’être malade, surtout dans un lieu où tout est commun : dortoirs, douches, réfectoires, cours.

Je sortais, muni de ma canne blanche : il fallait vraiment que je me rachète des lunettes ! Depuis l’incident avec cette bande d’idiots dans la salle de musique, je n’en avais plus, et ça devait être très dérangeant pour mes interlocuteurs de voir mes yeux globuleux, et pour moi, c’est très dérangeant de garder les yeux fermés vingt-quatre heures sur vingt-quatre… Quoi qu’il en soit, j’arpentais les couloirs de l’Académie, muet comme une carpe. Je laissais les groupes me bousculer : qu’il passe, je suis ignoré tout le temps. Qu’ils s’excusent, s’ils en ont envie ! Je ne m’attarderais pas une seule seconde sur ces vermines.

La seule chose que j’envie à ces idiots est la vue : ils voient. Ils savent où aller, quoi voir, quoi lire. N’ont pas besoin d’une canne pour se déplacer. Sont libres. J’aurais bien prétendre que je suis libre, le seront toujours plus que moi. Toujours. C’était drôle d’entendre les élèves se réduisent au silence quand j’apparaissais dans le couloir. Une fois que j’étais passé, ils reprenaient leurs discussions. Ils se décalaient, aussi. Mon statut d’handicapé m’octroyait un certain respect bien appréciable.

Enfin dehors ! Les jardins sont à moi. Je m’engageais sur le chemin pavé, me rappelant avec émotion mes premiers jours à l’académie. J’avais trébuché dans un buisson de ronces, et finalement, j’avais été soigné par Archie, un gros homme infirmier et professeur. Ces souvenirs évoquaient quelque chose d’étrange en moi, comme un brusque retour à l’humanité. Ce jour-là, j’avais été presque aussi humain que tout le monde. J’avais accepté l’aide, j’avais accepté l’humiliation d’une chute improbable, j’avais même ressenti de la compassion pour Archie ! Presque… Je continuais ma route, pensif, et j’entendais bientôt des éclats de voix lointains.


« Tiens ta de la merde sur le menton essuie toi avec. »

J’haussais un sourcil, intrigué face à une vulgarité si prononcée. De quoi parlait cet homme ? À qui parlait-il, seulement ? Je me rapprochais, et bientôt, mon pied foulait l’herbe, avant de cogner quelque chose de mou. Sûrement le bras de l’homme. J’avais compris qu’il était couché quand j’avais entendu sa voix : elle était basse géographiquement, enfin… je ne savais comment l’expliquer, mais j’arrivais à le ressentir. Mon pied buta un peu plus sur son bras, l’écrasant presque : c’était fait exprès, seulement pour que je puisse m’engager dans la conversation. Je m’excusais faussement, d’un ton sec.

« Pardon. »

Je le poussais un peu avec ma canne, non sans difficulté, mais je réussis tout de même à le faire bouger de quelques centimètres. J’étais figé, mon expression angoissée avait crispé mes traits. Je devais faire peine à voir, et ce que pouvait dire les deux jeunes gens étaient : « oh… le pauvre petit aveugle… »

Le rêve. Toujours là. Tangible, presque matériel. Je sentais presque la main de Grand Frère se refermer sur mon épaule. Je ne sais pas si j’ai peur ou si je suis excité, mais la boule qui nouait mon estomac m’angoissait.





Spoiler:



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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Rain le 19/5/2017, 21:59


À l'ombre, à l'abris.


“I imagine one of the reasons people cling to their hates so stubbornly is because they sense, once hate is gone, they will be forced to deal with pain.”
Attention! Boom. Les rires des enfants résonnèrent dans la clairière. J'avais le don de me mettre dans des positions moins qu'évidente, mais dans ce temps-là, personne ne riait de moi sans conséquence. Petite fille colérique, je me redressais sans peine après avoir fait une mauvaise chute et chacun des orphelins eurent leur châtiment. Les nouveaux à l'orphelinat apprenaient rapidement qu'il ne fallait pas se moquer de moi ou encore me chercher. J'étais l'aînée après tout, mais pas pour les bonnes raisons. J'avais toujours tout fait pour ne pas avoir de famille d'accueil et d'être une peste. Disons que mon caractère avait aidé la cause grandement. Les soeurs étaient déprimées par moi et je passais la plupart de mon temps en solitaire ou à foutre la merde dans les environs. C'était les bonnes vielles années. De nos jours, je suis toujours aussi explosif, mais je sais vivre en société. Seulement, je suis devenu plus, disons le comme ça, docile dû à la confusion des événements récents. Est-ce que c'était certainement mauvais? Pas vraiment, mais ça me déréglait. Vous savez lorsque vous êtes habitué de vivre d'une certaine façon et que soudainement, du jour au lendemain, tout change brusquement? Je me sentais comme ça et je sentais sans cesse le besoin de me questionner et de rester dans l'ombre. Comme lorsque j'avais mentis à William et que toute cette histoire ne faisait que commencer.

Mes traits se crispèrent légèrement alors que mon sang bouillonnait à l'intérieur. Je sentais que mes oreilles allaient montrer le bout de leur nez bien assez vite. Le jeune homme se mit à rire brusquement après avoir redresser son regard à moitié endormi vers moi. J'avais quelque chose sur le visage? Comme réponse, il se mit à retirer sa chemise et je fis glisser mon regard sur le corps du jeune homme. Pourquoi il fallait toujours que je sois aussi peu gracieuse devant les beaux garçons? Remarque, il avait beau être à tomber, il m'irritait avec son air hautain. Le genre de personne qui se croyait au-dessus des autres ou encore qui savait l'effet qu'il avait sur les autres. Je me mis à froncer mes sourcils. Une fois torse nu, il me lança sa chemise rieur.

« Tiens ta de la merde sur le menton essuie toi avec. » Dit-il toujours aussi hilare.

Je peux lui foutre mon poing sur sa belle gueule? Ça serait mal vue? Nah... je pourrais toujours le faire, mais je pris une seconde approche. Je m'essuyais le visage avec la chemise et bien assez vite, la déchirais avec un sourire moqueur sous les yeux du con en face de moi. Je lui redonnai les morceaux de sa chemise avec un regard innocent. Il fit craquer ses jointures allègrement tout en continuant de me regarder d'un air provocateur. Oh mais, ça se joue à deux tout ça. Je me fis charmeuse en plus de mon air moqueur.

« T’avais qu’à regarder où tu allais. J’suis quand même pas difficile à manquer ! »

Je ne répondis pas vraiment à sa phrase tout de suite étant donné qu'un jeune garçon accrocha le bras du blondinet. Je redressai mon regard vers celui-ci quand il ne laissa échapper qu'un simple « Pardon ». Je souris du coin des lèvres en reposant mon regard sur le jeune homme torse nu.

- C'est bien beau l'estime de soi-même, mais c'est sûrement juste à cause de ma chute que je t'ai remarqué alors fait pas la grosse tête, dis-je sèchement.

Je me redressai debout et une fois debout, je me mis à secouer mes mains sur mon short pour y retirer les herbes qui s'étaient prises dessus. À chaque fois que j'espérais passer une journée tranquille, le karma me retombait dessus sans se gêner.
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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Venda le 20/5/2017, 03:39

Prenons une chanson (Edge of Glory, de Lady Gaga) et changeons les paroles pour décrire mes actions :
Il est même pas 1 heure A.M. mais je veux vivre
Cette nuit, ouais, bébé ! Cette nuit, ouais, bébé !
Je sors par la fenêtre et je me balade dans la nuit
Y fait p’t-être fraite, mais j’m’en caliss en simonac
Cette nuit, ouais, bébé ! Cette nuit, ouais, bébé !
C’pas la fraicheur d’la nuit qui va réussir à m’faire chier

J’sais pas ce que j’vais faire, de cette nuit seule sur Terre
Mais tant qu’le soleil se s’ra pas levé
Je crois que j’vais me déchaîneeer

Je veux crier, j’veux hurler, sauf que si j’le fais les pions vont m’pogner
Je veux bouger, m’défouler, j’crois que j’vais tout simplement danser
Je veux rocker, rocker, rocker, rocker, rocker, rocker, rocker
Je veux brûler, me consumer, je m’écroulerai que lorsque  j’s’rai épuisée
J’vais exploser ce soir !

Mais ouais, autant chanter l’originale en fait et puis en vrai je m’en fous des hypothétiques surveillants. Je fredonne donc en dansant jusqu’aux jardins :

- There ain't no reason you and me should be alone
Tonight, yeah, baby ! Tonight, yeah, baby !
And I got a reason that you're who should take me home tonight
I need a man that thinks it's right when it's so wrong
Tonight, yeah, baby ! Tonight, yeah, baby !
Right on the limits where we know we both belong tonight

It's hard to feel the rush, to brush the dangerous
I'm gonna run right to, to the edge with you
Where we can both fall far in love

I'm on the edge of glory, and I'm hanging on a moment of truth
Out on the edge of glory, and I'm hanging on a moment with you
I'm on the edge, the edge, the edge, the edge, the edge, the edge, the edge,
I'm on the edge of glory, and I'm hanging on a moment with you
I'm on the edge with you !


J’atteins les jardins en un seul morceau, zéro surveillance confirmed. Je pourrais grimper dans un arbre, me coucher sur une branche et regarder les étoiles dans le ciel. Je crois que je vais faire ça, c’est toujours cool de… Ah fuck, c’est vrai, si je peux pas voir à 5 mètres de distance, je verrai pas un truc à des années lumière… Caliss… Mais bon, je peux toujours grimper dans un arbre. J’en prends un comme ça, au hasard, puis voilà je me retrouve sur une grande branche à mi-hauteur entre la cime et le bas. Parfait je peux me coucher sans risquer de tomber. Je commence à penser à la prochaine connerie que je pourrais faire. Oh, je sais ! Pitcher des sceaux de glitters sur les Émeraudes depuis le toit de leur maison !!!!!!!! OH MY GODNESS, BEST IDÉE EVER !!!


J’ouvre les yeux en entendant des bruissements dans l’herbe. Ah c’est malin, j’me suis endormie ! Pour me frotter les yeux, je retire mes lunettes de soleil qui… Oh wait, où sont mes lunettes ???!!! Je me redresse brusquement, aveuglée par la lumière du soleil et m’apercevant de l'absence de mes lunettes, ce qui éveille au passage des courbatures dues à la position dans laquelle j’ai dû très certainement rester plus que seulement quelques minutes. Merde. Est-ce qu’elles seraient tombées ? C’est ça qui a fait du bruit ? Nan, c’est pas possible, ça fait pas autant de bruit. Mais alors elles sont où ??? Je ne me préoccupe pas plus qu’il ne le faut de ce qui se passe en bas, pour moi l’essentiel c’est de savoir ce que j’ai fait de mes lunettes, parce qu’autant dire que j’ai pas envie de retourner au dortoir à tâtons pour éviter d’être aveuglée. D’ailleurs, quelle heure il est ? Aucune fucking idée, mais le soleil brille en chien ! Ah, mais ça y est, je me rappelle ! Quelle conne ! Je les ai laissé sur ma fucking table de chevet à côté de mon lit. Non, mais tu parles d’une utilité, bravo Venda ! Je soupire. Il me reste plus qu’à crever dans la lumière du jour. Peut-être que j’ai une arme ou un objet tranchant dans mes poches qui me permettra de mettre fin à mes jours.. Je fouille au cas où. Dans la poche droite de mon jogging, ma main entre en contact avec un truc. C’est loin d’être tranchant, mais putain qu’est-ce que ça me sauve la vie. MES LENTILLES POLARISÉES !!! Bordel que je m’aime ! Je suis tellement intelligente ! Je retire ce que j’ai dit sur moi. Je suis pas conne, même si j’ai des pertes de mémoire comme une vieille Alzheimer. Je m’empresse de sortir l’étui de ma poche, de l’ouvrir et de mettre les lentilles même si en ouvrant les yeux j'ai l'impression que le soleil me dit " SURPRISE MOTHERFUCKER !!! " Une fois l’opération terminée, je retourne l’étui au fond de la poche d’où je l’ai sorti, puis je souffle un peu. En plus, bon timing, car seulement une trentaine de secondes plus tard, y a de nouveau du bruit au niveau du sol, mais un peu plus loin. Maintenant je peux me concentrer sur ce qu’il se passe, alors voyons voir. Je prends une inspiration et lâche une rafale ultrasonique pour tenter de découvrir ce qui est à l’origine de ce bruit.

Un corps. Un corps qui git au pied de l’arbre, je sais pas s’il respire ou pas et une personne qui s’approche de l’arbre en marchant. La situation devient claire pour moi et il est évident que je suis grave dans la merde. Fuck, la personne a vu le cadav… umh, le corps. Si elle m’aperçoit elle va croire que j’ai tué ou tenté de tuer quelqu’un et que j’ai laissé trainer son corps en bas. Je vais être accusée d’homicide alors que je faisais que dormir. Putain, putain, putain, putain, putain, putain, putaiiiiiiiiin !!!! Pendant que je me vois déjà sur la chaise électrique, ça commence à s’engueuler en bas, parce qu’en fait je me suis complètement trompée sur l’état de la situation. Selon ce que j’entends, il y a une fille et un garçon. J’écoute un peu ce qui se dit et je reconnais l’une des voix. Ah ? Rain ? S’il s’agit bien d’elle, faudra que je la félicite pour son lancé de café pendant le cours nul de théorie de pouvoirs, mais pour l’instant je vais rester planquée et suivre l’action. Je sens que ça peut devenir intéressant.

Comme de fait, quelques instants plus tard, une voix vient s’ajouter aux deux premières. Ça par exemple, Hideki ! Décidément, on dirait que je suis témoin d’un truc inusité, mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Encore à peine quelques minutes et voilà que j’entends à présent Noa. Nom d’un nain de jardin mangeant du pop corn, assis sur la quatrième marche en partant du bas d’un escabeau orange à rayures léopard ! Ils ont organisé une fête ou quoi ? Mais en addition, plus ça progresse, plus ça sent le fight. À moins que la seule personne dont j’ai pas identifié la voix fasse " Ok, lol, dsl, j’me calme. Bon journé ! " et qu’il décaliss, je crois que l’atmosphère va se réchauffer. En tout cas, moi je dirais pas non à une baston matinale. En plus, si j’ai bien compris, il s’agit d’un petit nouveau qui fait de l’attitude. Encore un petit moment et je sors de ma cachette.

Edit : oubliez ce qui était écrit ici plus tôt, j'étais dans le champ.




Bienvenue à Tsuki, l'école où les élèves se balancent d'eux-mêmes par les fenêtres !
Pssst, par ici... :





Haiku composé personnellement :
Ce grand arc-en-ciel
N'est que monochrome gris
À mes yeux blessés

Je vois la vie en #999999
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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Rain le 20/5/2017, 19:03


À l'ombre, à l'abris.


“In three words I can sum up everything I've learned about life: it goes on.”
Maintenant que j'étais redressée, je pouvais voir que nous n'étions pas si seul que ça de si bon matin. Je ne comprendrais jamais les élèves de cette Académie. C'est soit ils étaient bien trop matinaux ou encore ils revenaient de la ville avant que les surveillants ne les prennent en flagrant délit. Pour ma part, je jouais la carte de l’insomnie et de mon état mental. Je pense même que mes cernes sous mes yeux étaient à peine visible étant donné que c'était ma première nuit blanche après la soirée que j'avais passé à la piscine. Il faut dire que ça avait été plutôt, comment dire, autant étrange qu'intéressant, mais je ne m'aventurerais pas sur ce chemin aujourd'hui. Bref, à part du blondinet et du jeune homme aveugle qui venait de se présenter, je pouvais voir Noa s'approcher tranquillement vers nous. Mes traits étaient crispés alors que le jeune homme ténébreux fit son entré à son tour en ne se gênant pas pour bousculer l'homme torse nu au sol.

_ Range tes beaux muscles Apollons dans le coin ton physique est plutôt banal.

Je souris quelque peu amusé. Noa avait le don de donner une bonne première impression et j'avais même l'impression qu'on intimidait légèrement le nouveau... remarque. Il était pas plus agréable que nous l'étions. Alors, c'était du donnant-donnant. It's only fair. Le regard jaunâtre de Noa se posa ensuite sur moi et le jeune garçon.

_ Yo les gonz ! Maïa, je ne te pensais pas du genre à perdre ton temps avec « ça »

Il pointa nonchalamment le jeune homme dans l'herbe à l'aide de son pouce. Je souris faiblement à ce dernier après avoir poser mon regard sur lui. Bizarrement, le fait de bully quelqu'un aussi gratuitement ne me faisait pas autant de bien qu’auparavant. J'imagine que les choses changeaient de temps en temps, mais pourtant, la colère n'était toujours pas gérable. Je me mis à froncer des sourcils avant de reposer mon regard sur le nouveau venu.

- C'est Rain, pas Maïa, dis-je plus ou moins amicalement, Disons que c'est seulement une rencontre réellement pas voulu, surtout de si bon matin, car je ne désire pas mourir prématurément.

Je laissai échapper un soupir de frustration. Qu'est-ce que j'avais fait à cette misérable vie, vous pouvez bien me le dire? Franchement.

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Message par Evander le 21/5/2017, 06:28




Il semblait bien que le charme habituel d’Evander faisait son effet. Provoquer des réactions était devenu son jeu préféré à travers les années, en premier pour nargué son paternel puis ensuite purement pour le plaisir. Aux nombres de réplique cuisante qu’il avait reçu durant sa jeunesse l’étudient était bien partie pour pouvoir en faire un bouquin, s’il y avait un jour assez de temps à perdre là-dessus il le considèrerait peut être. C’était quand même typique en premier trouver une princesse et momentanément un preux chevalier se pointe le bout du nez, cette pensé amena un sourire aux lèvres du jeune homme c’était presque digne d’une série soap bas budget manquait plus que les rires en cannes. Evander avait pris un moment à remarquer le garçon qui c’était rapprocher en premier, même s’il lui avait presque écrasé le il ne pouvait s’admettre à répliquer un seul regard était suffisant pour comprendre le handicap de celui-ci et le jeune homme et le jeune homme n’aimais pas s’en rendre au plus faible. C’était un peu comme un code d’honneur si même si ‘’l’honneur’’ n’avait pas une très grande signifiance à ses yeux. Il s’était relevé à la suite de la jeune femme seulement pour se faire bousculer à nouveau cette fois par le dit chevalier. Sa remarque le fit presque s’étouffé sur son rire, Apollon c’était quand même bien choisi, Evander ne pouvait nier ses origines ethniques même si parfois il se disait que ça n’avait pas d’importance. Il se contenta de s’étiré à nouveau poussant ses bras vers le ciel, sa mauvaise habitude de dormir un peu n’importe où lui laissait souvent des courbatures indésirables comme à ce moment où il pouvait sentir un nœud tout particulièrement désagréable assaillez le bas de son dos, il ferait avec de toute façon s’il y avait bien quelque chose qu’il avait appris a toléré c’était bien la douleur. Une fois son étirement complété il s’avança d’un pas lançant du même coup les restes de sa chemise sur l’épaule du garçon aveugle.

« Tiens sa tu veux ? »    

Ce n’était pas vraiment une demande, il n’avait vraisemblablement plus besoin de cette chemise. Il raccrocha son sourire en coin avant de répliquer avec son même ton joueur.

« Ouuu j’espère que j’t’ai pas trop fait rougir Lancelot. J’te laisserais bien mes pantalons mais tes pas mon type. »

Il tourna maintenant la tête vers la demoiselle. Pointant le mec du pousse à son tour.

« C’est ton copain princesse ? Il est pas mal. Si c’est ça la banalité ici j’risque de m’y plaire. »


Spoiler:
J'espère que c'est pas trop confus j'suis a moitié soul.




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Message par Hideki le 21/5/2017, 12:03

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« À l'ombre, à l'abri. »
Le bien qui fait mal
La jeune fille qui accompagnait l’homme étalé par terre se mit à parler, mais ce n’était rien de bien intéressant. Je savais que je venais sûrement de m’incruster dans une discussion des plus… étranges, mais j’avais, étrangement, pas envie de m’en aller. Ce genre de rencontres m’amusait, bien que cela me mette relativement mal à l’aise. Même si ça n’était pas vraiment le cas, j’avais l’impression d’être le centre de l’attention de tout le monde, comme si leur paire d’yeux me scrutaient, me pénétraient, violaient mon intimité.

J’avais souvent cette impression dérangeante en présence d’inconnus, et je ne cessais d’y ressentir depuis que j’étais dans l’Académie : avec Archie par exemple, j’avais eu la sauvage sensation d’être surveillé à mes dépends. Je détestais ça, et je songeais que cela allait se reproduire, même si je connaissais mon interlocuteur. Quelle vie de merde. Mes démons ne cesseront jamais de me hanter ? Ma paranoïa et ma peur ne me laisseraient donc jamais tranquille ?


« Range tes beaux muscles Apollons dans le coin ton physique est plutôt banal. »

Cette voix… je la connaissais ! J’en étais sûr à cent pour cent ! Ne serait-ce pas quelqu’un que j’avais rencontré en cours… ? Ou alors une personne quelconque sui m’avait aidé un jour quelconque pour une action quelconque. Je ne savais plus vraiment. Je détestais ne pas pouvoir mettre un nom sur une voix ! Ça me démangeais, et je m’étais surpris à fulminer réellement quand cela devenait trop insupportable. Je suis un stressé de nature, que voulez-vous ?

« Yo les gonz ! Maïa, je ne te pensais pas du genre à perdre ton temps avec « ça ». »

Lorsque l’homme s’exprima une seconde fois, je me concentrais, puis soudain, le souvenir éclata violemment dans ma mémoire : Noa ! C’était un gros bonhomme qui est du genre à rouler des muscles… je le savais grâce à sa prestation pendant le cours de phsychologie sociale. Bref… je ne ressentais rien de particulier à son égard, mais savoir qu’il y avait quelqu’un qui me connaissait auprès de moi était rassurant. Je ne pris pas la peine de le saluer.

D’ailleurs, sa phrase m’avait donné un indice sur la situation : si Noa avait évoqué les muscles du « beau Apollon » que je devinais être l’homme allongé par terre, cela signifiait que ce dernier était torse-nu, ou même sans pantalon… même si cela était improbable, puisque ça impliquait une atteinte à la pudeur. Enfin je crois. Quoi qu’il en soit, je savais maintenant qu’il était torse nu, et qu’il était également musclé. Intéressant, tout ça. Cela dénotait une certaine force physique, ce qui me faisait un peu peur.

D’ailleurs… Maïa… ce prénom était féminin, n’est-ce pas ? Et la seule fille présente ici, dans les jardins, parmi nous, était la jeune fille qui était là initialement avec le « bel Apollon ». Donc elle s’appelait Maïa, c’était ça ? C’est un nom plutôt étrange pour moi, je n’en avais jamais entendu un de semblable… de quelle origine ça peut être ? Et puis, de toute façon, Noa aussi est un prénom particulier… depuis mon arrivé, je n’avais pas encore eu l’occasion de croiser une personne d’origine japonaise, comme moi. Je savais que mes propres origines étaient fourbes : mes yeux n’étaient pas tant bridés que ça, et on pourrait presque me confondre avec un européen… quelle classe !

J’entendais du bruit, dans un arbre. Un bruissement de feuilles, qui avait, apparemment, rien de naturel. C’était comme si quelqu’un était perché en haut. Étrange, étrange… est-ce que quelqu’un nous observait ? Ou alors, était-ce simplement le vent qui faisait frissonner les feuilles ? Pourtant, la brise était légère, fraîche. Pas assez forte pour secouer les feuilles avec une telle ampleur. Je pensais honnêtement être le seul à avoir repéré cette anomalie : après tout, j’avais l’oreille surdéveloppée, alors c’était un peu normal.


« C'est Rain, pas Maïa. »

Ah ? Alors Noa s’était trompé ? Bizarre… dans tout les cas, Rain m’évoquait la même chose : d’ailleurs, ça ne voulait pas dire « plui » en anglais ? Pourquoi une jeune fille s’appellerait-elle Pluie ? Quels gens sont assez fous pour appeler leur enfant Pluie ? Était-elle née un jour de pluie ? Était-elle née devant le programme météo de la télévision ? Je trouvais ce prénom plutôt amusant, mais je le gardais pour moi : je ne voulais pas qu’elle se vexe ou qu’elle se braque.

Perdu dans mes pensées, je ne sentis pas tout de suite le tissu déchiré tomber sur mon épaule. Étonné, je le prenais doucement entre mes mains, tout en tenant ma canne. Je le devinais déchiré, mais je ne savais pas si c’était volontaire ou pas. Vu le col, je devinais que c’était une chemise. Pourquoi déchirer un vêtement, et surtout, pourquoi me le donner ? M’avait-il pris pour… une poubelle !? Ou pour… un porte-manteau !? Me sentir aussi peu respecté me mit hors de moi, mais je n’étais, malheureusement, pas du tout en mesure de répliquer.

Je pensais avec une certaine haine que je pouvais lui donner un coup de canne là où ça fait mal mais je serais beaucoup trop prévisible, et bien que je puisse sentir une légère animosité entre le « bel Apollon » et Noa, ce dernier pourrait tout à fait le défendre et m’empêcher de le frapper. Et même si je le faisais, que je visais l’entrejambe et que je frappais, qui pourrait me prouver que j’avais bien visé ? Et le « bel Apollon » aurait bien le temps de se décaler, et de rouler plus loin. Non, je ne pouvais pas faire ça, trop risqué.


Ouuu j’espère que j’t’ai pas trop fait rougir Lancelot. J’te laisserais bien mes pantalons mais tes pas mon type.
Holala ! Surtout garde ton pantalon sinon je ne pourrais plus me contrôler et je vais te sauter dessus pour te violer ! Mon petit chou, je suis peut être pédé, mais tu risques pas de m’intéresser, faut avoir des couilles pour ça.

Le vide. Je flottais dans le vide. Un frisson violent parcourra mon échine, et je ne pus réprimer un spasme. Je crus que mes jambes allaient se dérober sous moi, mais non. Violer. Vi-o-ler. Noa avait dit qu’il pourrait le violer. Noa avait insuné qu’il serait capable de sauter sur le « bel Apollon », et d’abuser de lui. Il a dit qu’il ne pourrait plus se contrôler. Ô mon dieu… est-ce que tous les hommes étaient comme ça !? Je me mis à trembler ; j’ai besoin d’aide. Ma haine se tourna brusquement vers Noa.

Une larme se mit à couler le long de ma joue. La chemise déchirée était plutôt un cadeau de Dieu dans cette situation, puisque, si besoin, je pourrais y enfouir ma tête, pleurer à l’intérieur, puis m’enfuir à toute jambe. Mais je ne fis rien de ça. Des larmes solitaires coulèrent le long de mes joues, des larmes silencieuses.

Impossible pour moi d’esquisser le moindre geste, et bien que l’envie de frapper Noa me prenait à la gorge, je ne pouvais pas le faire.
J’étais comme pétrifié, et la seule chose qui bouillait chez moi était mon cerveau : si je le frappais, il allait m’en vouloir. Est-ce qu’il allait abuser de moi si, moi, je lui faisais du mal ? Je ne pouvais pas rester les bras croisés devant une telle menace ! Je ne devais pas faire comme certains ont fait pour moi…

Maman n’a rien fait, elle n’a rien voulu voir… je devais passer pour un pleurnichard, un sorte de Saphir qui se serait trompé de maison. Non, je ne suis pas ça ! Rubis, fier de l’être. Pourtant, j’étais dans l’impossibilité de sécher mes larmes qui, même peu nombreuses et muettes, pouvaient attirer l’attention. Mon visage se crispa en une sorte d’expression angoissée et terrifiée, puis je faisais volte-face, pour être face à Noa.

« Retire immédiatement ce que tu viens de dire. »

Je ne devais pas attirer l’attention, je ne devais pas le faire. Ils allaient tous savoir… Grand Frère m’avait juré de garder le secret, de fermer mes lèvres à jamais sur cette sordide histoire, mais j’ai envie de crier…  Je séchais mes larmes d’un revers de la main, et reniflais d’une façon peu gracieuse. J’étais enfin sorti de ma torpeur, mais je tremblais comme une feuille : Noa me faisait peur maintenant, lui que j’avais pris pour un franc camarade. S’il était capable de dire de telles horreurs, c’est que… Ma canne partit, et se logea brutalement entre ses jambes, en un coup dur et ferme.





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Message par Venda le 21/5/2017, 17:48

Ah ouais, tout de même le niveau de violence augmente gracieusement. Ça clash. Pour être franche je m'attendais pas à ce que la situation s'enflamme autant, mais verbalement parlant. Perso j'aurais déjà sauté à la gorge de l'autre. Les poings, les mecs ! Faut sortir les poings !

Lorsque Noa parle de viole, je manque de tomber de ma branche. Soit il dit des trucs au pif pour paraître menaçant ou pour déstabiliser et c'est extrêmement drôle, soit il filtre pas du tout l'information et vient de nous apprendre à l'instant qu'il y a un violeur dans l'académie. Dans les deux cas, je paierais cher pour voir la réaction des gens au sol. Oh wait, mais je peux le faire. Et une écholocalisation pour madame, une ! J'espère juste que ça pètera pas ma cachette, mais ça devrait pas. Noa n'est plus sensible aux ultrasons, Hideki et Rain le sont pas jusqu'à preuve du contraire et l'autre là, je sais pas c'est quoi son pouvoir, mais si ça a un quelconque rapport je crie au what the fuck du scénario.

Après coup, c'était pas aussi drôle que je l'aurais imaginé, malgré les quelques expressions faciales auxquelles j'ai eu droit. Dommage... Je commence à avoir l'idée de me rendormir, je sais pas pourquoi, mais je devrais éviter avec les verres de contact. Cependant, cette idée est ravivée lorsque j'entends Hideki s'insurger contre les propos de Noa. Eh ben dites donc, ça l'a mis en feu... Peut-être même un peu trop. Que va-t-il faire ? Attaquer Noa ? Ouais j'aimerais voir ç... OH MY SATAN, MAIS C'EST QU'IL LE FAIT VRAIMENT !!! J'entends le coup de canne partir. Et dire que j'ai failli m'en prendre un l'autre fois... Brrrr... Un coup de pied ça passe encore, mais un coup de canne. Ça et les marchettes pour personnes âgées. Qu'est-ce que ça fait mal putain quand une grand-mère décide qu'elle t'attaque frénétiquement à coups de marchette. Sinon, je devrais peut-être intervenir ou... Nan, Noa peut très bien se débrouiller sans moi. Au pire, je descendrai calmer Deki. J'ai déjà dompté un doberman alors ça, ça devrait pas être difficile non pas à dompter, mais plutôt à calmer.




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Message par Rain le 21/5/2017, 18:22


À l'ombre, à l'abris.


“Everything is funny as long as it is happening to somebody else.”
Sortant finalement de sa transe, le blondinet se redressa à son tour. Mon regard se balada entre les personnes réunis à cet instant. Le ''mesdames j'ai une belle gueule aimez moi'' se tourna vers le jeune garçon avant de lui tendre la chemise complètement détruite par moi, un peu plus tôt. Je me mis à sourire vaguement du coin des lèvres. J'avais l'air d'une observatrice plutôt que de la personne qui avait déclencher le truc ou simplement qu'on m'ignorait. Autant pour moi d'ailleurs, je pourrais sûrement m’éclipser une bonne fois pour toute... ah non, j'ai parlé trop vite, c'est ça? La voix du jeune homme arrogant s'éleva de nouveau pour s'adresser à Noa qui se tenait près de moi. Je sens que mon tour va venir sous peu.

« Ouuu j’espère que j’t’ai pas trop fait rougir Lancelot. J’te laisserais bien mes pantalons mais tes pas mon type. »

Ouais, il faisait définitivement la grosse tête celui-là, c'est le moins qu'on puisse dire. Toujours sur un ton neutre, j'observais sans réelle concentration les scènes se dérouler alors que mon tour vînt. Le blondinet posa son regard sur moi avant de pointer Noa de la même façon qu'il l'avait fait à peine quelques secondes avant.

« C’est ton copain princesse ? Il est pas mal. Si c’est ça la banalité ici j’risque de m’y plaire. »

Je arquai un sourcil loin d'être impressionné. Je sentais la colère à l'intérieur de mon corps, mais sans plus, car elle diminuait. C'était une première au moins et de toute façon, me battre à environ 7 heures du mat... s'pas un effet recherché. Mon sourire se transforma en quelque chose de plus, disons... séduisant et moqueur à souhait. Tu veux jouer au plus malin? On va jouer, t'en fait pas.

- Oh mais non mon mignon, je n'ai que d'yeux pour toi étant donné que je suis pratiquement tombé sur toi tout à l'heure, tu n'as pas remarqué que je te faisais de l'oeil? Parce-que tu es tellement irrésistible et surtout pas prétentieux ainsi qu'arrogant ! Tu es vraiment pas une 100 watt, dis-je avec un ton très exagéré de sarcasme.

Je ne fis plus vraiment attention au reste jusqu'à ce que le jeune garçon donne un puissant coup de canne entre les jambes de Noa. Ouch. Je réprimai un fou rire alors que je regardais la scène. Sérieusement... c'était quoi cette matinée?!
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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Evander le 22/5/2017, 04:22



Malgré les remarques sarcastiques et les sourires moqueurs Evander ne sentait absolument aucune animosité envers son interlocuteur, il s’y plaisait même à renvoyer réplique sur réplique un peu comme un match de tennis verbale. Il ne paraissait presque pas que le jeune homme n’avait pas eu d’interaction sociale plus pousser que celle si en quelque années et il comptait bien en profité. Bien qu’il ne le montre pas Evander avait une préférence pour les esprits vifs et cette joute orale était un peu sa façon de tester les eaux, voir quel genre de personne allait faire son entourage pour les années à venir et il était loin d’être déçu. Ce n’est pas comme s’il voulait se battre au contraire, la violence physique avait toujours eu un gout amer pour lui, sans qu’il soit pacifiste pour autant il préférait tout de même exercer sa langue plus que ses muscles et puis après tout ça serait un gâchis d’endommagé un spécimen aussi amusant. Le seul geste qui incita une réaction à Evander fut lorsque son vis-à-vis posa sa main sur son épaule, instinctivement il eut un léger sursaut lors du contacte rien de très accru même presque qu’imperceptible comme si son cœur avait sauté un seul battement, le contact humain allait être un accommodement difficile pour le jeune étudient. Sans rien ne laissé paraitre dans son expression il tassa doucement la main de son interlocuteur du revers de la sienne se contentant d’un petit rire a sa réponse. Alors là ça c’était du tact, il vint s’adossé contre l’arbre allant pour répliquer à son tour mais la jeune demoiselle vint ajouter son grain de sel a la conversation la rendant toujours plus intéressante. Il tourna la tête vers elle affichant toujours la même mine amusé et arrogante. D’une façon il était bon pour lui qu’elle le considère comme un idiot sa serais tout simplement plus facile de l’impressionné plus tard.

« Moi qui pensais que Lancelot était jaloux alors là vous m’en collé une bonne, pas besoin d’être aussi incisive chérie je ne faisais que démontré cette estime de moi que tu as l’air de tellement apprécié.» Il conclut avec un petit clin d’œil pour bonne mesure puis tourna sa tête Lancelot. « Normalement je me laisse pas exploité avant le deuxième rendez-v… »

« Retire immédiatement ce que tu viens de dire. »  

« Oh…. »

Prit dans son manège il n’avait pas remarqué que le garçon aveugle à ses côtés semblait c’être considérablement énervé. Evander resta figé au milieu de sa phrase le regard fixé sur le petit qui asséna un coup précis à l’entre jambe de l’autre mec. Le jeune homme haussa un sourcil devant le geste inattendu du garçon qui c’était maintenant affaissé tout aussi brusquement, qu’est-ce que Lancelot avait pu bien dire de si terrible et… Et… Sa tête se tourna vers le récipiendaire s’attendant au moins à une réaction mais en vain. Et après c’est lui qui n’avait pas d’couille tu parles sois les sienne était en acier ou il portait une forteresse sous ses caleçon dans un cas comme dans l’autre ça n’avait peu d’importance. Il se tourna vers le garçon aveugle, le regard entre malaise et curiosité il s’adressa à lui avec un ton un peu plus doux.

« T’énerve pas petit. On avait seulement une petite discussion civilisé c’est tout… »

Spoiler:
RIP les headers pour se poste mon photoshop a gobé du cyanure...




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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Rain le 22/5/2017, 20:54


À l'ombre, à l'abris.


“Did you know that 'I told you so' has a brother,Jacob?" she asked cutting me off. "His name is 'Shut the hell up'.”
Un bruit métallique sonna étrangement familier à mes oreilles. Le coup de canne avait percuté Noa et pourtant, celui-ci n'était pas en douleur et semblait toujours en pleine possession de ses moyens. Il avait dû se protéger avec ses tentacules ou encore il portait vraiment une protection au niveau de son entre-jambes... C'était une possibilité, mais je crois que le premier choix est plus évident. J'avais vaguement écouté le blondinet lorsqu'il s'était approché de moi avec son air hilare, car je sentais que mon poing allait partir et je préférais éviter la baston pour le moment. Malgré ce qu'on peut penser, je m'étais pas levée à 6 heures du matin pour une marche matinale, mais bien pour me rendre en ville question de me rendre à mon rendez-vous, mais ce clown m'avait bloqué le chemin. J'allais sûrement avoir du retard si je traînais encore ici... Je laissai échapper un long soupir avant de redresser mon regard sur la mini population en face de moi. Monsieur arrogance en personne était appuyé contre l'arbre alors que Noa se tenait toujours non loin de moi et le jeune garçon n'avait toujours pas bougé. Donc, ça servait à quoi toute cette rencontre? Sûrement à faire perdre mon temps. Je n'aimais définitivement pas les garçons avec ce côté bien trop cocky, car bien vite, ils se faisaient ramasser sur le bord du chemin. Et surtout ici, à Tsuki. S'il pense que faire le malin avec les autres allait l'apporter quelque part ici, il se faisait des illusions. Pour ma part, je préférais ne pas envenimer la tension déjà existante et simplement m’éclipser. J'agrippai mes écouteurs avant de faire quelque pas vers l'arrière et je tournai les talons. 

- Bon, c'est pas que c'est pas intéressant, mais j'ai des trucs plus important à faire, bye les tarés, soufflais-je avec un petit ton amusé tout en quittant enfin les Jardins pour rejoindre le bâtiment principal.

Une fois loin des trois personnes qui se trouvaient proche de l'arbre, je remis mes écouteurs à mes oreilles et disparu dans le bâtiment voisin. J'allais rejoindre l'entrée principal et quitter vivement l'Académie pour ne pas faire retarder davantage mon rendez-vous. De toute façon, je savais que ces gens-là, j'allais les revoir. De plus, je m'étais suffisamment défoulée et j'avais aussi perdu assez de temps comme ça.

Spoiler:
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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Venda le 22/5/2017, 23:10

Alors, Noa n'est pas du tout plié en deux, ni en pls, ni en position fœtale, en fait il a juste pas bronché. Cette scène me rappelle étrangement le film Deadpool quand notre antihéros donne un bon coup de poing dans les burnes de Colossus situé juste derrière lui et que ce dernier n'a aucune réaction. C'est plutôt Deadpool qui a mal à la main. En plus tiens, ça fait le même bruit métallique. Noa = Colossus ? Mmh, peut-être ? Ce sera une théorie à creuser. En tout cas, présentement je sens que l'action est brusquement en train de chuter, ce qui n'est pas bon pour mon amusement. La preuve que ça devient ennuyeux, Rain se barre.

J'attends qu'elle se soit éloignée, puis je lance une rafale d'ultrasons histoire de voir la position des gens en bas et aussi celle des branches de l'arbre. Une fois que j'ai une image mentale de l'ensemble, je saute de ma branche et me réceptionne par terre en faisant gaffe d'atterrir sur personne.

- Yo les gens ! J'étais pas du tout en train de vous espionner, je sais pas de quoi vous parlez, vous faites quoi de vos vies ?

Je viens pour replacer mes lunettes de soleil sur le bout de mon nez, mais c'est vrai que je les ai pas. Du coup, je me frotte maladroitement la joue et ajoute :

- Haaan, ouais c'est vrai, j'ai pas lunettes. C'est bizarre que je m'en rende pas compte...

N'empêche, je crois que je devrais recevoir un Oscar pour l'interprétation la moins subtile de la personne qui arrive en faisant genre qu'elle épiait pas les autres. Anyway, on s'en fout, puisque je me suis révélée, c'est donc que j'espionnais pas vraiment... Logique !




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Re: À l'ombre, à l'abris. [Libre]

Message par Hideki le 5/6/2017, 13:58

ft.
Des gens
« À l'ombre, à l'abri. »
Therapist
Alors que me canne venait de plonger, et de s’abattre avec violence entre les jambes de Noa, un bruit étrange attira mon attention et me mit la puce à l’oreille : le bruit était un bruit sourd, métallique et creux, très étrange. Attendez… est-ce que je m’étais trompé ? Est-ce que j’avais mal visé ? Ça n’était pas normal, ça ! Le bruit de… l’entrejambe masculin ne faisait pas ce bruit-là. Avait-il des sous-vêtements en acier ? Je n’y comprenais plus rien.

« Oh… T’énerves pas petit. On avait seulement une petite discussion civilisée c’est tout… »

Je devinais à la voix que c’était l’autre garçon qui avait parlé, celui qui, précédemment, était allongé par terre. Bizarrement, je lui avais trouvé une voix plutôt prétentieuse et hautaine, mais lorsqu’il m’avait adressé la parole, elle avait été plus douce… ça avait été même… très agréable. C’était comme si il avait essayé de prendre soin de moi. À moins que je n’aille trop loin.

Après l’analyse du ton de sa voix, sa phrase, le sens de ses mots, s’étaient révélés bien plus percutants… c’était comme si ses mots étaient dotés de poings, et qu’ils m’avaient tabassés tous ensemble. Ne pas m’énerver ? Une discussion civilisée !? Noa avait parler de viol, il avait insinué qu’il serait capable de commettre ce crime, et c’était cela, une discussion civilisée !? Lui aussi méritait un coup dans l’entrejambe ! Malheureusement, la situation était bien différente car là, j’étais incapable d’évaluer la distance, et de bien viser… tant pis.


« Bon, c'est pas que c'est pas intéressant, mais j'ai des trucs plus important à faire, bye les tarés. »

La voix de la jeune fille déjà présente venait de m’interrompre en pleine réflexion. Mais pour qui elle se prenait celle-là !? On en avait absolument rien à foutre, qu’elle soit là ou pas ! Dégage, va plutôt t’éteindre en silence. Je te déteste déjà, pauvre fille… contrairement à l’autre, tu ne m’avais même pas adressé la parole… je ne te demande pas de me défendre, juste de réagir !

« Yo les gens ! J'étais pas du tout en train de vous espionner, je sais pas de quoi vous parlez, vous faites quoi de vos vies ? Haaan, ouais c'est vrai, j'ai pas lunettes. C'est bizarre que je m'en rende pas compte... »

Je sursautais. Quelqu’un venait d’arriver, et cette personne, je la connaissais. Venda ! C’était la jeune fille malvoyante que j’avais croisé dans les couloirs ! Elle était très étrange, mais sympathique quand même. Pas de quoi en faire un plat ! Sera pas mon amie, elle. Je me tournais vers Evander.

« T’es vraiment un pauvre type. » Puis je me tournais vers Noa. « Est-ce que tu comprends la gravité de tes paroles ? La fille qui vient de partir, ou bien Venda, ou même l’autre, ou même moi, on pourrait être des victimes de viol ! Est-ce que tu comprends que c’est complètement inadapté ? Pauvre type. »





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Message par Venda le 12/6/2017, 03:05

Alors, Hideki m’ignore complètement, merci beaucoup ! Noa aussi, okay, du coup double merci ! Et l’autre là que je connais pas… Ben je sais pas. Leur conversation continue comme si j’existais pas. Du coup, je me mets à douter. Damn, mais je suscite pas de réaction moi, aujourd’hui. Est-ce que… Mais non… Ce serait possible ? OH MY DOG !!! Alors, on m’a volé mon âme ou alors, je suis morte durant la nuit et je suis actuellement un fantôme ! NOOOOOOOOOOON !!! Je suis condamnée à être un esprit avec une vue de merde pour le restant de mes jours ! Ah non, pardon, pour le restant de l’éternité ! PUTAIN, PUTAIN PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN ! Et la réincarnation alors ? CALISS, LES BOUDDHISTES ET LES HINDOUISTES SERAIENT DES MENTEURS ??? OH GOSH GOSH GOSH !!! Il y a trop de révélations d’un coup, j’en peux plus. Ça dépasse tout ce que je suis capable de supporter. Cette idée aussi d’avoir un nom de famille dans lequel il y a " Geist " ! Quel con s’appelle " esprit ", à part un esprit lui-même ??? Non mais ! Merde, j’ai envie de pleurer maintenant. Est-ce que ça pleure un fantôme ? Et merde, combien de temps les autres vont mettre pour se rendre compte que je ne suis plus là ? Enfin si, je suis là, mais pas de leur point de vue, si je comprends bien… AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH TABARNAK WHY ???

J’essaie de me calmer quelques secondes, MAIS ÇA MARCHE PAS !!! Je sais même pas ce qui se passe autour et à quoi bon, de toute manière ? Je suis morte, il se passera plus jamais rien. À quoi je vais passer le restant de mon existence ? Hanter l’académie ? Hanter l’arbre ? Hanter Noa ? J’ai envie de me défouler sur l’arbre, tiens. Après tout, c’est la faute de cette putain de fougère géante si je suis décédée. Saleté de plante, moi qui aimais la nature. Tu viens de me décevoir ! Je serre les poings et les dents, je sens que je vais sauter sur ce putain d’arbuste géant, retenez-moi, quelqu’un (lol, vous pouvez pas, vous me voyez pas) ! Mais soudainement, BAM ! Je me prends un truc dans la gueule, plus précisément quelqu’un. HIDEKI, BORDEL DE MERDE ! Retour à ce qu’il se passe présentement. La voix de Noa insulte Hideki, j’en déduis donc que c’est lui qui l’a poussé sur moi. C'est la goutte qui fait déborder la piscine, j'explose.

- PUTAIN, MAIS TU PEUX PAS ME LAISSER VIVRE MA MORT EN PAIX ??? C’EST QUOI TON OSTIE DE PROBLÈME ???!!!




Bienvenue à Tsuki, l'école où les élèves se balancent d'eux-mêmes par les fenêtres !
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Ce grand arc-en-ciel
N'est que monochrome gris
À mes yeux blessés

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