Arriver. [PV Raissa Yn Bashir]

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Arriver. [PV Raissa Yn Bashir]

Message par Sôma Miste le 22/2/2017, 10:06

Le soleil était déjà haut dans le ciel. Cela faisait plusieurs heures que Sôma avait foulé le sol de l'Angleterre. A son arrivé à l'aéroport, il avait été attendu par un chauffeur qui avait pour but de le conduire à l'académie où il devrait ensuite se débrouiller seul pour se diriger. Dans la voiture, il regardait le paysage défiler devant lui. Il avait quitté Londres depuis un moment et roulait sûr de grandes routes qui se ressemblait toute. Le décor était vraiment différent de celui qu'il avait l'habitude de voir au Japon. Les bâtiments manquaient de couleur, les rues étaient beaucoup moins bondées qu'au Japon et les gens beaucoup plus sobre sur leur façon de s'habiller. Il savait que la culture japonaise était quelque peu plus excentrique. Le Chauffeur n'était pas très bavard. Plusieurs fois, Sôma avait essayé de lancer la conversation, mais celui-ci ne semblait pas daigné vouloir lui répondre.

Après plusieurs heures d'avion et plusieurs heures de voiture, Sôma s'était endormie dans la voiture. La position dans la qu'elle il était ressemblait à une scène comique de mangas. La joue complètement écraser sur la vitre de la voiture, la bouche ouverte, à chacune de ses respirations, une buée se formait sur la vitre. Un léger filé de bave coulait le long de sa joue. Il ne manquerait plus qu'il commence à ronfler et c'était la totale. Le chauffeur n'avait même pas remarqué l'état de son passager, il ne se concentrait que sur la route en écoutant une sorte de musique classique, du Chopin pour être plus précis.

L'arrêt de la voiture réveilla notre jeune homme d'on la tête tomba en avant. Surpris, les yeux éblouis par la lumière du soleil qui passait au travers de la fenêtre, il regarda autour de lui l'espace d'un instant pour comprendre ce qui lui arrivait. Il essuya brièvement le filer de bave qui coulait sur sa joue. Le chauffeur semblait refermer le coffre, puis en quelque seconde, ouvrit la portière de la voiture pour faire comprendre à Sôma qu'il était arrivé et qu'il fallait descendre. Ce dernier ne se fit pas prier et sortie de la voiture, ses yeux commençaient à s'habituer lentement à la lumière du soleil. La température n'était pas très chaude, mais Sôma n'était pas quelqu'un de frileux et cela ne le dérangeait pas. Le chauffeur déposa la valise de Sôma au sol, puis s'inclinant respectueusement, il remonta dans sa voiture avant de partir sans rien lui demander. Sôma s'attendait à devoir payer quelque chose, mais apparemment, ce n'était pas le cas.

Devant lui se tenait un immense portail entre-ouvert. Ce dernier était majestueux et bien entretenue. De part en part de ce portail, une immense barrière semblait partir au loin, elle devait surement faire le tour de l'académie, mais sur combien de mètres ? Ou kilomètre plutôt… Attrapant sa valise par le poignet, il la souleva pour la faire passer par-dessus son épaule afin qu'elle soit adossé sur son dos. Il avança lentement vers le portail et jeta un coup d'œil à ce dernier. Pas d'interphone ou de sonnette, n'importe qui semblait pouvoir entrer dans cet endroit. Il n'attendit pas une seconde de plus et passer l'énorme édifice de métal. Devant lui se trouvait un immense chemin qui semblait mener à un bâtiment qui, de là où il se trouvait, semblait vraiment très loin, ou alors c'était vraiment un petit bâtiment.

Une brise légèrement froide fit voler les dernières feuilles qui avaient réussie à rester accrocher aux arbres pratiquement nues. Elle eut aussi pour effet de faire voler ses cheveux dans tous les  sens, déjà qu'il n'était pas forcement coiffer, mais là c'était encore pire. Il n'était vêtu que d'un tee-shirt et d'une veste noire, un pantalon et de simple chaussure. Ce n'était pas forcement des vêtements chauds, mais cela lui suffisant largement pour  lui. Il commença à avancer sur ce chemin de pavé qui se tenait face à lui. Il était très bien entretenu et il n'y avait pas que lui. Chaque arbuste et arbre qui se trouvait sur ce chemin était taillé à la perfection. L'herbe était elle aussi parfaitement tondu malgré la saison hivernal. On lui avait parlé du fait que les anglophones étaient des gens qui adoraient prendre soin de leur jardin, mais là c'était vraiment poussé à l'extrême.

Cela faisait déjà quinze bonnes minutes qu'il marchait sur ce chemin. Le bâtiment au bout de ce chemin semblait se rapproché de plus en plus, ou plutôt, c'était Sôma qui se rapprochait de lui. Il n'avait croisé personne depuis son arriver, à pars le chauffeur bien entendu. Peut-être que l'académie était tellement grande que c'était compliqué de croiser des gens ? Il espérait simplement ne pas être tombé dans une sorte d'école fantôme. Le bâtiment lui faisait enfin face et encore une fois, pas âme qui vive. Le bâtiment n'était pas très grand en hauteur, mais c'était sa longueur qui était impressionnante. Sur la devanture de ce dernier, on pouvait voir écris le mot «  Accueil », seulement, il n'y avait pas vraiment de comité d'accueil. En regardant sa montre, Sôma compris rapidement de quoi il en retournait, c'était la pose déjeuner…

Posant sa valise sur le sol, dans un petit saut, il s'assît sur un rebord de fenêtre. Fouillant dans sa poche, il attrapa un petit sac en plastique. Plongeant la main dans ce dernier, il sortît un morceau de poulpe sécher qu'il adorait grignoter en tout temps. Soudain, des bruits de pas vinrent chatouiller ses oreilles. Il semblerait que quelqu'un était en approche de sa position, mais après un coup d'œil dans le hall de l'accueil, cela ne venait pas de là. Scrutant les alentours, il cherchait d'où venait ses bruits de pas…



Dernière édition par Sôma Miste le 23/2/2017, 22:06, édité 1 fois

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Re: Arriver. [PV Raissa Yn Bashir]

Message par Raissa Yn Bashir le 22/2/2017, 15:02

Raissa se sent étrangement flotter, en marchant seule dans l'académie. C'est étrangement calme, peut-être même un peu trop, songe t'elle en faisant claquer ses talons sur les pavés des jardins. Comme une académie fantôme, un genre de pensionnat maudit perché sur le sommet d'une falaise, comme dans ce livre qu'elle tente de lire en ce moment, les Hauts de Hurlevent. Sauf qu'il ne s'agit ni d'un pensionnat, ni d'une école, dans le livre, mais juste d'une histoire d'amour à la fois stupide et déchirante.
Raissa trouve Catherine idiote et Heathcliff cruel, et ne comprend pas la profondeur du récit, ni même ce en quoi c'est un chef d’œuvre. Le livre finira par échouer sur une de ses tables de chevet pour prendre la poussière et être un jour recouvert par un autre, puis un autre, puis encore un autre. Triste destin pour un des fers de lance de la littérature romantique anglaise.

Il fait très froid, trop froid selon son goût personnel. Le vent s'engouffre dans ses cheveux et dans ses vêtements, changeant un visage pensif en masse noire et indomptable de cheveux qui se bat contre le climat. Elle resserre son manteau contre elle, regrettant d'avoir mis la longue jupe plissée bordeaux qu'elle trouvait si belle ce matin, maintenant qu'elle forme une énorme méduse rougeâtre autour d'elle et qu'elle a la chair de poule. Elle fait un faux mouvement, son écharpe s'envole. Elle court après, finit par la rattraper du bout des doigts, avant d'enrouler plus serré l'étole orange autour de son cou. Elle la coince dans ses boucles d'oreilles une fois, deux fois, et elle grimace, se défait de l'étreinte du tissu, râle intérieurement.

Elle se sent très seule.

Elle pense aux dunes chaudes du Sahara, aux tentes et aux chameaux, à l'agitation de Tripoli, au grand marché aux bestiaux de Bubon et aux courses-poursuites dans Katako entre les ferrailleurs, au bissap, au jus de grenade et au thé à la menthe. Elle pense à son père, aux récits fabuleux des djinns et des chacals, à ses grandes mains et à son turban bleu. Il lui manque. L'Afrique lui manque. Et plus elle regarde l'herbe qui s'étend devant elle, les grands bâtiments de l'académie, plus elle a le mal du pays.
Elle n'avait personne là-bas, mais elle avait au moins le ciel et la terre. Ici, elle est seule, désespérément seule, et même l'environnement ne lui évoque plus rien. Elle a subitement très envie de serrer son chien dans ses bras et de rentrer chez elle.
Mais ou c'est, chez elle?

Le moral au plus bas, elle rentre dans le hall. Elle n'a pas déjeuné, elle a oublié. Elle n'a même pas vraiment faim, finalement. Ses talons claquent par terre, toujours, et ses poignets cliquettent de bracelets fantaisie, aux antipodes de ce qu'elle peut ressentir en ce moment.
Quelqu'un est là, note t-elle en entrant. Un nouveau visage, un élève, très certainement, qui grignote quelque chose d'étrange, assis sur un rebord de fenêtre. Il doit certainement attendre quelqu'un pour l'accueillir, mais elle ne se sent pas légitime à le faire. Elle n'est pas d'ici après tout.
Elle revoit les boucles blondes d'Artemis a son arrivée, et sa gentillesse, sa volonté de la guider jusqu'à la salle, et les explications. Comment aurait-elle fait sans les explications d'Artemis?

Elle soupire intérieurement, et se pare d'un sourire presque sincère.

"Vous venez d'arriver, jeune homme? Bienvenue à l'Académie. Raissa Yn Bashir, éducatrice. Vous devez avoir un tas de questions à poser, j'imagine."

Bienvenue chez moi.



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Re: Arriver. [PV Raissa Yn Bashir]

Message par Sôma Miste le 22/2/2017, 15:48

Le vent, c'était ce qui dérangeait le plus Sôma à l'heure actuelle. La pause repas était-elle devenue interminable ? Et les bruits de talon qu'il avait entendu quelques secondes plutôt, étais-se  son imagination qui, voulant plus que tout croiser âme qui vive, avait imaginé ses bruits ? Soudain, la porte du hall s'ouvrit et une silhouette féminine en sortie. La première chose qui frappa Sôma était ses longs cheveux noirs qui tombaient le long de ses épaules. Il avait l'air à la fois raide, mais si doux que le contraste les rendait quelque peu intéressant au regard. A peu près de sa taille, des bijoux fantaisistes au poignet. Etais-se une élève ? Non elle semblait légèrement plus âgée que lui. Un professeur alors ? Sans doute. Il ne tarda pas à avoir sa réponse. 


De ses leçons d'anglais, il avait retenu le principal pour l'aider à traduire ce que venait de dire cette jeune femme. Elle semblait s'appeler Raissa Yn Bashir, ce n'était pas vraiment un nom anglais. Il n'avait pas très bien compris sa phrase, mais le ton qu'elle avait employé lui faisait comprendre qu'elle aussi n'était pas forcement habitué à parler cette langue. Bien entendu, ce serais vraiment trop simple si elle parlait Japonais, mais de pars sa peau basané et son visage, on voyait bien que ce n'était pas le japonais sa langue maternelle. Elle s'identifiait comme étant une éducatrice ?  Qu'est-ce que cela pouvait bien-t-il être ? C'était comme cela que l'on appelait les professeurs par ici ? Ou alors avait-elle un rang tout autre ? Oui des questions il allait en avoir et pas qu'une seul, mais pour leur quelque chose commençait à tirailler notre jeune homme…


La faim ! Et oui, car depuis le début de son voyage pour arriver ici, il n'avait pratiquement rien mangé hormis ses calamars sécher  qu'il aimait mastiquer à longueur de journée. Le plus dur dans ce pays, c'était sans doute de se faire comprendre par les autres. Malheureusement, il n'était pas bilingue et donc il était difficile pour lui de s'exprimer correctement.  Malgré l'appréhension de la langue, il décida quand même d'ouvrir la bouche pour lui répondre, malgré une hésitation flagrante. 

 
« Je... Je m'appelle Sôma Miste. Je viens de Japon, mais je parle pas très bien le… Langage ? » Il avait l'air content de lui après cette première phrase. Même s'il ne savait pas s'il avait fait des fautes ou pas, il avait quand même sortie une phrase en anglais sans l'aide de personne ! 

« Oui, j'ai des questions… Hmm… Je  pas mangé beaucoup pendant un voyage. Savez-vous où je pourrais… Trouvez ? » Voilà une deuxième phrase ! Dans sa voix on sentait l'hésitation. Il se frotta la tête un sourire gêné au visage en fixant son interlocutrice. La seule chose qu'il espérait vraiment c'était de ne pas avoir dit de bêtise…


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Re: Arriver. [PV Raissa Yn Bashir]

Message par Raissa Yn Bashir le 23/2/2017, 21:09

Le jeune homme vient donc bien d'arriver. Sôma Miste. Il vient du Japon, apparemment, et ne maîtrise pas dans le détail la langue anglaise. Elle hésite un instant à le reprendre, mais ne se l'autorise pas. N'est-elle pas une étrangère en Angleterre elle aussi?
Quoi qu'il en soit, il reste compréhensible, très largement, et elle applaudit mentalement la performance. A son âge, qu'elle estime entre dix-sept et dix-neuf ans, elle-même n'aurait pas été capable d'en faire autant, elle en est convaincue.

" Vous vous débrouillez très bien, ne vous en faites pas."

Son ventre se noue un peu. C'est le moment de la visite, des grandes explications, des maisons, des pouvoirs, et il va lui poser LA question, LA question sur le pourquoi du comment de l'arrivée ici. Elle sait maintenant que les élèves sont mieux renseignés dans le courrier que les membres de la maison Diamant sur ce qu'ils doivent faire, ou ils doivent se rendre et sur ce qu'ils font ici. Mais si jamais, comme elle à son arrivée, il a fait une erreur de traduction... Argh.
Elle soupire intérieurement, se demande comment tourner ses explications.

Il la pose, LA question.
...
Il a faim.
Évidemment, qu'il a faim, si il a fait le trajet d'une traite.
Elle se remémore rapidement le trajet vers le réfectoire et avise les valises par terre. Si il a faim, elle ne peut pas décemment aller l'installer maintenant: on ne laisse pas un jeune homme mourir de faim en portant ses bagages dans son dortoir au mépris total des règles de bien-être élémentaire. Elle sort son trousseau de clés de son sac a main, observe avec regret que son porte-clef en cuir a pris une petite griffure, et s'adresse à l'élève.

"Enchantée, Sôma. C'est l'heure du repas, donc je vais vous emmener au réfectoire pour que vous puissiez manger. Avant, je vais ouvrir mon bureau pour que vous puissiez y laisser vos bagages. Nous les reprendrons ensuite pour votre installation dans votre dortoir. Si vous voulez bien me suivre..."

Elle attrape la valise d'un geste péremptoire, vérifie qu'il descend bien de l'appui de fenêtre, l'observe un petit instant et se dirige vers la sortie. Qu'est-ce qu'il a bien pu mettre dans son bagage? C'est trop tard pour reculer, maintenant, et elle regrette un peu son grand élan de générosité, toutefois sans le montrer.

"En passant, je vais vous montrer les différentes parties de l'établissement, comme ça vous pourrez vous repérer rapidement au sein de l'académie. Vous êtes ici dans l'aile nord de l'établissement, et vous trouverez à cet endroit toutes les salles de classe ainsi que la salle de musique, si vous chantez ou pratiquez d'un instrument."

Raissa, porteuse de valises, guide touristique, éducatrice. Elle se rappelle des petits boulots du même genre que faisaient ses amies de fac pour payer leurs études, et ça la fait rire intérieurement, tout en réalisant la chance qu'elle a eu d'avoir une bourse d'études. Silhouettes voilées traversant la cour de l'université d'une salle à l'autre, petits bouts de femmes qui veulent réussir, absolument, manifestantes du printemps arabe, connaisseuses sur le bout des doigts des dernières tendances en matière de couleurs de voiles, amies. Elle ne leur a même pas dit qu'elle partait.
Depuis combien de temps n'a-t-elle pas porté le voile?

"Dans les bâtiments à l'est, vous trouverez le gymnase et la bibliothèque, ainsi que la salle des professeurs. Le bureau du directeur se trouve là bas, lui aussi."

Les souvenirs s'emmêlent et se ressemblent tous.
Elle regarde Sôma, étrangement sereine.

"Si je vais trop vite, n'hésitez pas à me faire répéter."

Et elle reprend sa route, en fausse propriétaire des lieux, laissant de coté "l'avant" pour se concentrer sur le "maintenant".



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Re: Arriver. [PV Raissa Yn Bashir]

Message par Sôma Miste le 23/2/2017, 22:35

Il était dans l'attente d'une réponse de la jeune femme qui lui faisait face. Toujours dans la peur d'avoir mal prononcé les phrases qu'il avait dites il n'y a pas une minute. Examinant Raissa discrètement, il remarqua tout de suite qu'elle était plus âgée que lui, pas de beaucoup cependant. Elle avait de beaux yeux et son visage avait des traits fins, élégant. Elle faisait presque la même taille que lui, mais avait quelque chose de plus imposant, une certaine prestance, pourtant il ne se sentait pas intimidé au contraire, il était bien. La première idée qui venue dans l'esprit de Sôma était qu'il avait devant lui une princesse du désert. Ses créatures de rêve qui naisse dans les déserts entourés de leur proche, qui charme les gens qui ont eu ne serait-ce que la chance de croiser un jour leur regard, qui… Il fut sorti de son rêve de quelques secondes par la voix de Raissa.

Elle voulait le rassurer sur le fait qu'il s'était bien débrouillé lorsqu'il avait parlé Anglais. Ne l'ayant pas corrigé, il passa qu'il avait utilisé les bons mots et donc ne vu pas l'intérêt d'argumenter plus que cela. Elle enchaîna rapidement sur un long discours. Il avait entendu son prénom, déjà c'était bon signe. Sôma fut légèrement surpris quand elle empoigna sa valise, cela voulait-il dire qu'il fallait partir ? Il n'avait pratiquement rien compris de ce qu'elle avait dit, quelques mots par-ci par-là mais rien de bien concluant. Descendant du rebord de la fenêtre, il l'observait, elle l'observait aussi, cela ne dura que quelque seconde avant de tourner les talons pour sortir du bâtiment. Elle ne semblait pas très à l'aise avec la valise qu'il transportait, d'un côté hormis le peu de vêtements qu'il avait, il y avait surtout ses couteaux dedans. Sa démarche était soutenue, mais ennuyer par le poids du bagage.

Arrivant dans un grand bâtiment, il comprit vaguement que c'était le bâtiment qui était au nord et qu'il y avait de la musique. Elle parlait trop vite, il n'arrivait pas à suivre, trop de choses nouvelles se trouvaient autour de lui et l'intriguait pour se concentrer seulement sur ce que lui disait et essayé de traduire et comprendre. Elle montra vaguement un bâtiment un peu plus loin par une fenêtre. S'il avait bien compris il y avait une bibliothèque et le directeur. Donc le bureau du directeur était dans la bibliothèque ? Mais… Il devait être souvent dérangé par les élèves alors ?! Cet endroit commençait à devenir bizarre d'un coup… Elle regardait Söma, un air serein et sérieux au visage. Elle reprit la parole et cette fois-ci, il comprit ce qu'elle lui dit. Il allait pour répondre quand elle reprit son chemin à travers les couloirs. Elle était pressée ou quoi ?

Rattrapant Raissa, il se mit devant elle pour la stopper net dans son avancer. Il fallait commencer à mettre les choses au clair, car si elle avait prévus de lui faire visiter l'académie entièrement, il voulait quand même comprendre un minimum ce qu'elle lui racontait. La première chose à faire, c'était de récupérer sa valise. Il avait bien compris qu'elle était gênée par cette dernière, cela partait d'une bonne intention, mais il ne lui avait jamais demandé cela. Délicatement il attrapa le poignet de la valise, touchant par la même occasion la main de Raissa. Ses mains étaient douces, presque fragile, alors que celle de Sôma était abimer et rugueuse, sans doute dû au fait qu'ils les utilisaient depuis très jeune.

Il ne fut pas difficile de reprendre la valise vue qu’elle la lâcha directement quand il l’attrapa. Il la portait sans effort et sans gêne. Dirigeant son regarde sur Raissa qui ce trouvais devant lui, il regarda dans les yeux avec un léger sourire aux lèvres et pris une voix calme, mature et un peu plus sûr que tout a l’heure et pris la parole.

« Désolé, mais n’est pas vraiment compris tout ce que vous dire, je compris le principal, mais pas tout. Ou nous aller et pourquoi vous si sérieuse ? Vous ne souriez pas ? » Il la regardait dans les yeux avec ses deux yeux jaunes qui pouvait transpercer du regard n’importe qui.

Il lui avait demandé cela, car depuis qu'elle avait commencé à lui faire cette visite guider, on avait croisé une ou deux personnes, mais à par un bonjour des plus sérieux, il n'y avait pas eu de sourire. De plus, même s'il ne connaissait pas beaucoup la langue, il avait très bien entendu dans sa façon de parler qu'elle semblait stricte, voire très formelle comme si elle désirait placer entre elle et Sôma une certaine frontière. Il n'avait pas bien l'habitude de ce genre de comportement de là où il venait. Toujours en face d'elle, il n'attendit pas de répondre pour rompre le contact de leurs yeux respectif et lui tourner le dos. Il avait bien compris qu'elle  allait partir dans cette direction et donc fit quelques pas devant elle pour lancer la marche.

« Je sais ce que vous faut ! Un bon repas ! Je cuisinerais pour vous si vous le voulez. » Lorsqu’il s’agissait de parler de cuisine ou autre, son anglais était bien meilleur. Normal d’un côté, le plus gros de la langue qu’il savait, il l’avait appris dans des livres ou des séries américaine a la télé. Mais, il ne retenait que les recettes et rarement les mots.

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Re: Arriver. [PV Raissa Yn Bashir]

Message par Raissa Yn Bashir le 23/3/2017, 10:32

Le tour de l’académie se passe bien, et Raissa se réchauffe un peu dans les couloirs. Même si il n’existe pas plus venteux qu’un couloir d’établissement scolaire, rien n’est comparable au genre de tempête glaciaire qui fait ployer les arbres dehors et qui fournira une somme de travail assez considérable aux agents d’entretien tôt le lendemain matin. Elle fait claquer ses talons sur le carrelage qui est d’une saleté assez impressionnante, remarque t’elle, faute aux élèves qui ne s’essuient jamais les pieds avant de naviguer entre leurs différents lieux de cours. Elle observe a grand regret une trace de boue sur sa bottine droite, et se demande comment nettoyer du nubuck camel sans laisser d’auréole. Ses épaules la font souffrir, et son écharpe est à nouveau en train de tomber. Mais si elle pose la valise, elle n’est pas sure de pouvoir la récupérer par la suite. Alors elle tente un mouvement d’épaule étrange, qui vise a remettre l’ensemble en place, avec un succès assez mitigé. Elle soupire intérieurement.

Sôma se retrouve devant elle, en un clin d’oeil.
Il se passe quelque chose de vaguement étrange, comme si un courant d’air bizarre circulait entre les deux individus. Elle lâche la valise au contact de la main de l’autre qu’elle prend enfin le temps de vraiment regarder, sortant de ses considérations personnelles sur le sens de sa vie et de son intégration. Il la récupère, sans grand effort, et , volontaire ou pas, touche sa main. Rugueuse, abîmée, c’est une main qui a vécu, identifie rapidement la jeune femme. Comment peut-on avoir des mains si rêches en étant si jeune? Il faudra qu’elle regarde dans le dossier du jeune homme si il n’était pas dans une situation précaire avant d’arriver, note t’elle mentalement.
Quoi qu’il en soit, il est trop proche d’elle. Est-ce que c’était une manie de se coller aux gens pour faire des choses pour le reste de la planète? Elle recule d’un pas, un peu incertaine de ce qui est en train de se produire. Le langage non-verbal lui parle peu en règle générale, et cette fois-ci ne fait pas exception. Et quand il plante son regard jaune (jaune?!) dans le sien, elle se sent juste mal à l’aise. Elle a presque envie de regarder ses pieds pour éviter ces yeux étranges qui la scrutent d’une manière presque intrusive, selon elle. Qu’est ce que c’était que ce gamin, encore...?

La question achève de la laisser dans un état avancé de perplexité. Est-ce qu’il avait seulement compris qu’elle n’était pas une élève mais un membre du personnel éducatif? Il était plus que normal qu’elle soit d’un sérieux irréprochable pour son installation, et la foule de détails a gérer et à lui montrer ne laissait aucun temps à la gaudriole. C’était pourtant très simple. Sentant qu’elle doit se fendre d’une explication, elle réfléchit un petit instant avant de répondre.
Un instant de trop, certainement, car le jeune homme lui tourne le dos et s’en va devant elle, en lui suggérant de manger un bon repas.
Qu’est ce que c’était que ce gamin?

Elle le rattrape en deux enjambées et se place a coté de lui, en ne sachant toujours pas sur quel pied danser face à cet énergumène. Est-ce que tous les japonais se comportaient d’une façon aussi bizarre? Toujours sans sourire, elle explique, rapidement.

«Nous allons déposer votre valise dans mon bureau avant de vous emmener au réfectoire ou vous pourrez vous restaurer.»

Elle prend le temps d’articuler correctement, et parle avec une lenteur qui lui semble assez peu naturelle. Mais si elle doit la jouer de cette façon là pour que la communication soit claire, elle le fera, sans hésiter une seule seconde.

«Tant que vous serez dans l’académie, vous n’aurez pas besoin de cuisiner, ni pour vous, ni pour les autres. L’établissement est équipé d’un réfectoire et les repas sont servis à heures fixes afin que vous puissiez vous concentrer sur vos études.»

Cuisiner pour elle. Quelle drôle d’idée. La dernière personne a avoir cuisiné pour elle était une femme de la caravane, juste avant son départ, et elle s’était débrouillée toute seule, voguant entre plats réchauffés et plateaux-télé depuis ce jour, sans aucun souci. Il était hors de question qu’un élève se mette a cuisiner pour elle. A moins qu’il ne s’agisse d’une passion?Hm.
Elle tente de se détendre, guidant Sôma d’un geste de main vers la porte de son bureau qu’elle ouvre avec son trousseau de clés, en priant pour ne pas rencontrer sa collègue psychologue à l’intérieur qui se demanderait surement ce qu’elle fabriquait. Le bureau est vide, et elle indique un endroit pour déposer le bagage.

«Je vous accompagne au réfectoire, vous pourrez la récupérer ensuite pour rejoindre votre dortoir.»

Elle se fend enfin d’un petit sourire en entendant son ventre gargouiller.

«Je vais en profiter pour manger quelque chose aussi, ceci dit. Je crois que c’est l’heure.»

Et elle repart, vérifiant bien que le jeune la suit, avant d’arriver devant les grandes portes de la cantine, ou une odeur agréable vient la surprendre.

«Vous cuisinez, c’est un loisir, ou un projet professionnel?»



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Re: Arriver. [PV Raissa Yn Bashir]

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