Look up to the Skies, and see [PV - Raissa Yn Bashir]

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Look up to the Skies, and see [PV - Raissa Yn Bashir]

Message par Brian Warner le 8/2/2017, 18:45



Brian Warner



ft. Raissa Yn Bashir

「Look up to the Skies」
Et me voici en Angleterre. Les mains trempées de sueur par la peur de l’inconnu, je froissais le bout de papier qu’était avant la lettre de l’Académie, que j’avais reçu une ou deux semaines en arrière alors que j’étais encore « bien » logé dans ce bon vieil appartement de New-York.
C’était un très bel appartement, à mon image. Aussi étrange que cela puisse paraître, les couloirs de l’immeuble étaient propres, droits et longs comme les rues de New-York. Éclairés au néon, je me rappelais avoir la chair de poule lorsque ceux-ci grésillaient irrégulièrement. Surtout le soir, quand je rentrais d’une soirée arrosée.

J’habitais au dernier étage, dans un appartement petit et peu onéreux. Sa hauteur me donnait l’accès a une magnifique vue sur New-York. D’ailleurs, je n’avais jamais compris pourquoi cet appartement coûtait si peu alors qu’il disposait d’un tel panorama ; lorsqu’il m’arrivait de regarder par la fenêtre, rêveur, je me sentais puissant, comme si je dominais la ville entière.

Tout d’abord, lorsque vous enfonciez la grosse porte d’entrée peinte en noir, une odeur brutale de tabac froid vous emplissait les narines : cette fragrance austère et âcre était si désagréable qu’il était presque automatique de tousser. Le peu de personnes entrant dans mon appartement avaient ce petit rituel inconscient à chaque fois, ça me faisait bien rire de les entendre tousser, et réprimer leur grimace derrière leur pull ; ils se cachaient, par peur de me vexer. Si seulement ils savaient comme je m’en foutais.

Cette odeur entêtante n’était pas le seul problème de mon appartement : de nature bordélique, rien n’était à sa place. Dans le salon traînaient toujours quelques cartons ou paquets empilés, où trônaient fièrement des bouteilles de bières vides, vestiges d’une énième soirée disparue dans les abîmes de la mémoire. D’ailleurs, salon est un bien grand mot : ce salon était également ma chambre, la cuisine, la salle à manger.

Difficile d’expliquer mon obsession pour la photographie et le voyeurisme, mais les deux associées donnent mon métier, ce que j’exerce lorsque je ne suis pas bourré ou shooté. Cette profession requérait quelques obligeances : c’est ainsi que j’avais transformé mon ancienne chambre à coucher en chambre « noire », où y séchaient mes photos du jour. Je n’ai jamais regretté ce choix, bien que le canapé m’ait toujours semblé plus inconfortable que mon lit.

L’appartement était sale, jamais entretenu. Ne s’empilaient pas que les cartons et les paquets, mais toute sorte de choses comme des vêtements, ou des conneries comme ça. La lumière ne passait guère dans ce capharnaüm, c’est pourquoi j’étais très heureux d’avoir une belle vue –pourtant souvent obstruée, mais cette rareté était encore plus belle.

Mais tout ça était derrière moi. Je me trouvais en Cornouailles, bien loin de mon Amérique Natale. Durant le voyage en avion, j’avais longtemps tenté de me sortir tout mes bons souvenirs de la tête : je voulais me créer une nouvelle vie, ici, en Angleterre : mais si je voulais le faire, il fallait que j’oublie mon ancienne vie de débauche.

Beaucoup de mes amis considéraient que je n’avais aucun avenir en exerçant un tel métier si peu… posé. Beaucoup me faisaient remarquer qu’il était temps de penser à voir une vie stable. À tout ces gens, je ferais un gros fuck. J’avais trouvé un boulot « stable », mais malgré ça, je pourrais toujours continuer mon métier d’informateur.

La ville, entourée de collines, me donnait l’impression de m’enfoncer dans un gros trou. C’était presque comme si je me sentais pris au piège. Thouhills n’était pas si grande que ça, juste assez pour quelques quartiers et cette immense Académie. J‘avais l’impression d’être en pleine campagne… J’avais l’habitude des grandes et titanesques villes aux centaines de boutiques et aux centaines de boulevards, mais je savais que l’habitude me gagnerait vite, et que je finirais par l’aimer, cette petite ville.

I’m just a poor boy
I need no sympathy


C’était le surlendemain de mon arrivée en Angleterre. Dépassé par le décalage horaire, j’avais passé une grande partie de la veille à dormir. Lors de mon arrivée, j’avais immédiatement posé mes marques. Mon petit appartement, au cœur du quartier résidentiel était propre et agréable, et ne puait pas la cigarette. Il me semblait neuf, même si je savais que des gens avant moi avaient pu vivre ici.

Comme en fin d’année, je m’étais imposé une résolution que je voulais absolument tenir : ne plus fumer à l’intérieur. C’était tout ce que j’attendais de moi, en ce début de nouvelle vie. Je savais d’expérience que les mauvaises odeurs était complexes à faire partir, et ouvrir les fenêtres et aérer ne servait généralement pas à grand-chose. Si je voulais fumer, je descendrais dans la rue.




J’ouvrais les yeux en sursaut, trempé de sueur. Je me redressais brusquement, et cherchais mon portable. Lorsque je le trouvais enfin, j’y jetais un coup d’œil, soucieux et incapable de savoir quelle heure il était. Ma migne se rembrunit lorsque je compris qu’il était déjà assez tard. Encore mal réveillé, je me levais doucement, et me grattais nerveusement le crâne. Que faire, maintenant ?

Je m’avançais vers la fenêtre pour regarder la vue : il faisait nuit, il n’y avait aucun bruit. Ma mine se renfrogna, cette ambiance ne me plaisait pas. Lorsque je retournais en arrière pour reprendre mon si précieux téléphone, mon pied heurta brutalement ma caisse d’objectifs. Je poussais un énorme juron vulgaire et peu justifié envers ce pauvre objet inanimé, et je sautillais vers la chaise le lit dans le but de m’y asseoir.

Fatigué, je soupirais et regardais autour de moi. Je n’avais pas encore visité la vile, et il ne me restait que peu de temps avant que je ne sois occupé par l’Académie… motivé par cette pensée, je me relevais une seconde fois, et allait chercher mes vêtements que j’avais lâchement empilés sur une chaise. Une fois habillé, je prenais mon paquet de cigarettes traînant sur le bord de la table, et en mit une entre mes lèvres.

Je jetais un dernier coup d’œil dans le miroir pour vérifier mes cheveux : impec’, comme toujours. Je prenais mon sac à dos et le mettait sur une seule épaule, laissant l’autre moitié prendre nonchalamment sur mes reins. Ce sac contenait mon appareil photo, et un carnet de notes, ainsi qu’un stylo. Peut-être la nuit m’offrirait de belles scènes que je pourrais immortaliser en photo, qui sait ?

Je me sentais mal à l’aise dans ce quartier, il était trop calme, trop posé. J’avais entendu parler d’un quartier plus animé, tout particulièrement la nuit. Désireux de m’y rendre, je progressais en solitaire, la démarche hésitante et pourtant empreinte de fermeté.

« Putain j’y suis ! »

Cela faisait au moins plus d’une demi-heure que j’étais à la recherche de ce putain de quartier décrit comme animé, et cerné de bars, et de boîtes. J’y mettais enfin les pieds. J’ais été guidé par les lumières, la musique, le son des gens.  Je souris enfin, et prit une première photo de la rue que je devinais être la principale. Le visage éclairés par les lampadaires, des gens éméchés et hilares traînaient en bande, et rigolaient tout fort comme si le monde leur appartenait.

Ce cliché marquait officiellement mon arrivée en ville.







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Re: Look up to the Skies, and see [PV - Raissa Yn Bashir]

Message par Raissa Yn Bashir le 10/2/2017, 14:31

Raissa sort du bain, le regard dans le vide, et s'emballe les cheveux comme elle le peut dans une serviette providentiellement posée sur la première chaise qui passe. Tamanrasset, en chien de garde exemplaire, dort comme une souche sur le paillasson de l'entrée en couinant par moments. La bouilloire siffle quelques instants et le claquement métallique CLAC-PANG indique que l'eau est chaude. La télévision en sourdine crachote un extrait de Coronation Street, ponte incontesté du câble à l'anglaise, entrecoupé régulièrement de publicités pour le jambon Tesco dont notre héroïne ne sait que faire.

C'est donc une journée de repos d'une affligeante banalité coupée d'aucun événement notoire, si l'on omet bien évidemment le prospectus publicitaire tombé par la petite fente de la porte d'entrée destinée a cet effet sur le chien, qui aura eu pour effet de le réveiller un quart de secondes avant qu'il ne retourne rêver de trucs de chiens.

Journée tranquille, donc, un brin chiante mais reposante, qui aurait pu se solder par un plateau-télé de l'ambiance devant une énième retransmission de Jane Eyre et, folie extrême, un petit verre de raki et une clope, si Raissa n'était pas en train de sombrer tel le Titanic en pleine mer dans la langueur terrible des soirées de célibataire endurcie faute de mieux , type "un dimanche soir dans une ville de la côte normande".
Il est donc urgent de sortir prendre l'air, même seule, décide t'elle en se saisissant (enfin) d'une robe dans son placard , pinacle de la mode anglaise et du shopping en ligne. Un bout de drap bleu électrique, qu'elle enfile avec un pull moutarde dans une tentative désespérée d'ensemble à la fois chaud et coloré.

"Le chien, j'y vais."

Tamanrasset , être binaire s'il en est, passe en un instant de sa sieste a un état d'excitation rarement observé - la journée est décidément chiante pour tout le monde - et se met a courir dans ses jambes. Raissa avise un instant la possibilité de le laisser courir sur ses 10m² de balcon, et estime qu'elle n'a pas pris un chien pour le laisser crever de désespoir alors qu'elle va boire seule (mais aussi qu'en cas de soucis, l'animal sera ravi de voler à son secours, Tamanrasset ayant développé depuis son installation en Cornouailles un formidable goût pour les chevilles d'anglais libidineux et ivres morts). Collier, laisse.
Le chien meurt un peu de joie et lui lèche le visage.

"C'est ça, mon grand. Promenade."

Le duo de choc prends l'ascenseur sous le nez un peu courroucé d'une vieille dame qui semble indisposée à la fois par l'animal, la tenue de la jeune femme et l'accent qu'elle emploie pour dire bonjour , et ils se retrouvent dehors, prêts à passer une soirée formidable emplie de divers mojitos, sandwichs grecs et autres retransmissions de matchs dans le premier pub qui passe.
La tête plantée vers le ciel, observant pour une fois les étoiles qui sont bien présentes , Raissa se décide après avoir consulté le plan de la ville qui ressemble déjà a un torchon a vaisselle sale, de se décider a aller vers le quartier animé, là ou se passent les choses de la nuit et là ou se trouvent donc des gens,  éléments essentiels à une soirée qui se passe bien.
Elle s'arrête d'abord à un pub, commande vaguement une bière qu'elle boit du bout des lèvres en discutant vaguement avec la serveuse qui lui recommande pèle-mèle une boutique de fringues, une marque d'anti cernes, un cocktail à la mode et la moitié des hommes de la ville. Raissa note les trois premiers éléments ainsi que le numéro de la petite blonde qui a défaut d'être très intéressante a au moins l'avantage d'être d'une gentillesse formidable, promet de la rappeler pour aller boire un thé dans l'après-midi et ressort, un peu moins riche et un peu plus détendue.

Seule, elle erre dans la rue, un peu étrangère à l'animation ambiante, zigzaguant, pensive, entre les groupes de jeunes ivres à ne plus savoir marcher droit, les clans de supporters, écharpe autour du cou et canette de Carlsberg à la main, les enterrements de vie de jeune fille a base de boas roses et de cosmopolitains, et elle goûte le bruit, les odeurs, les lumières, la vie.
Spectatrice dans un musée vivant, elle s'arrête en plein milieu et regarde. Autour d'elle, on s'écarte, on se demande.
Elle n'entend pas.

Tamanrasset, lui, a trouvé un nouveau centre d'intérêt et tire sur la laisse. Raissa le suit: l'animal a un flair certain et elle lui fait confiance dans une certaine mesure. Quand il se retrouve a sentir les chevilles d'un jeune homme prenant des photos , elle intervient tout de même, en arabe.

"Tamanrasset. Tu laisses le monsieur."

Doigt pointé vers le sol, indiquant la place idéale du chien qui ne se trouve certainement pas dans les jambes de cet individu, elle attend, inflexible.
Son regard se pose sur l'inconnu qui n'en est pas un, finalement. Le visage lui dit quelque chose, mélange très étonnant entre ce qui aurait pu être un beau jeune homme et le sheitan en personne, qu'elle associe assez naturellement a la très fédératrice machine a café du boulot.
Il travaille avec elle, c'est certain. Elle ouvre la bouche pour parler, la referme, la rouvre, se tait définitivement, émet une petite onomatopée bizarre, le fixe intensément, combien de temps ça dure, déjà? On ne sait pas.
Elle réfléchit, fascinée qu'elle est par l'individu qu'elle a en face de ses yeux ébahis et par la vie en règle générale, le chien ne sait plus quoi faire, la situation est très étrange et socialement de plus en plus pesante.

En pleine absence cérébrale, le silence dans son crâne se fait, comme si elle était appelée par les étoiles a CET INSTANT PRECIS, moment ubuesque pour faire ce genre de choses, et cela fait bien une vraie minute qu'elle fixe le photographe dans le silence le plus absolu en dépit de tout(e) bon sens/convenance sociale/politesse élémentaire/posture d'être humain de base. (Rayez les mentions inutiles.)

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Re: Look up to the Skies, and see [PV - Raissa Yn Bashir]

Message par Brian Warner le 10/2/2017, 20:37



Brian Warner



ft. Raissa Yn Bashir

「Look up to the Skies」
Plongé dans mes pensées où virevoltaient en dansant des dizaines d’idées créatives, je ne remarquais pas tout de suite la terrible créature qui venait ramper à mes pieds. Un sourire béat aux lèvres, j’étais encore enfoui dans la splendide contemplation calme des clichés pris quelques minutes auparavant.

Les couleurs chatoyantes des lumières artificielles de cette immense rue donnaient aux photos une singularité remarquable et époustouflante. J’étais heureux d’avoir réussi à obtenir un résultat si parfait, sans le moindre effort contraignant : c’était comme si l’Angleterre voulait me montrer le meilleur d’elle-même.

Je savais par connaissance que ces rues du quartier animé étaient peuplées de pub : je n’avais jamais fait l’expérience de ce genre de lieu. Je préférais les places moins exposées, dans l’ombre ; j’avais toujours conclu que c’était parce que j’aimais me cacher, et être à l’abri du regard des gens. Je trouvais ça convenant et confortable.

Je sortais enfin de mes pensées envahissantes lorsque je remarquais du coin de l’œil un chien venu rôder à mes pieds. Étonné par une telle compagnie, je prenais un air renfrogné, peu enjoué à l’idée d’avoir ce sale chien errant dans mes pattes tout le long de mon périple. Rien de pire qu’un toutou pour manquer de discrétion : chose qui m’était indispensable, peu importe ce que je faisais.

Avant que je ne puisse le repousser en grognant, une voix féminine s’exprimant dans une langue étrangère retentit. Je relevais la tête, et balayais la scène. Une magnifique jeune femme au corps élancé et à la peau particulièrement typée venait d’apparaître sous mes yeux. Je la détaillais rapidement, observateur : comme à mon habitude. Elle était habillée de couleurs vives, pas particulièrement chaudes, ni vraiment attirantes.

Un silence pesant venait de s’installer : c’était presque comme si la rue s’était arrêtée de vivre et s’était tue pour nous écouter. Mais, malheureusement pour elle, il n’y avait rien à écouter. Cela faisait déjà trente bonnes secondes que la jeune femme me dévisageait, un air perdu au fond de ses yeux profonds et torves.

« Tu veux que je te prenne en photo ? »

Mon ton avait été ironique, c’était avec un sourire aux lèvres que je m’étais gentiment moquée de cette femme à la torpeur presque inquiétante. Malgré tout, je sentais que quelque chose n’allait pas. Alors que je pensais qu’elle allait rattraper son chien, s’excuser et partir, celle-ci ne bougea pas.

J’avais la fâcheuse impression qu’elle ne m’écoutait pas, ou pire, qu’elle ne m’entendait pas. Elle était sourde ? Je fixais ses yeux comme des puits profonds au fond invisible : je n’arrivais pas à percevoir ses émotions, comme si sa tête avait été vidée de tout sentiment. Cette impression dérangeante me mettait mal à l’aise ; je me décalais d’u pas, dans le but de partir mais peu à peu, je revenais sur mes positions, intrigué.

Je regardais son chien, à la recherche d’un quelconque signe de normalité comportementale.







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Re: Look up to the Skies, and see [PV - Raissa Yn Bashir]

Message par Raissa Yn Bashir le 12/2/2017, 14:37

Il a dit quelque chose. Il a dit quelque chose que Raissa a écouté sans réellement entendre, dans sa contemplation bizarre et malaisante. Elle penche la tête sur le coté, essaye de se rappeller de la phrase, ça ne revient pas, tant pis.
Il s'en va, ou du moins fait mine de s'en aller, ah très bien, tant pis, a une prochaine fois.

Il revient.

La Terre à Raissa, il revient, et c'est bizarre. En clignant des yeux, elle sort très lentement de sa contemplation placide du grand vide et reprends, à son plus grand désespoir, conscience à la fois du poids de son corps, du chien qui tire sur la laisse en se demandant ce qu'elle fabrique, du bruit ambiant et de ce type qui la regarde comme si elle était à moitié cinglée.
Il est grand temps de se remettre à fonctionner comme un individu normal.

"Toutes mes excuses. J'ai eu une absence."

La justification était assez ridicule au vu de l'ensemble de la situation, mais la jeune femme a le sentiment que si elle commence a expliquer que les étoiles l'appelaient et qu'elle se demandait si elle devait décrocher ou pas, il risque de fuir a toutes jambes, membre du personnel de Tsuki ou pas. Il y a des limites aux choses acceptables.
Elle lève un peu les deux mains en signe d'excuses, se rappelle que dans l'une des deux, il y a la laisse du chien qui semble un peu perdu au milieu de l'échange surréaliste.

Elle regarde l'homme encore une fois, pose la question qui lui brûle les lèvres.

"Vous travaillez à l'académie, non? Je suis sure de vous avoir déjà croisé."

Elle passe en mémoire tous les collègues a qui elle a déjà adressé la parole.
Rien.
Mais elle reste sure de son coup. Elle n'aurait pas pu le croiser autre part.

Raissa s'approche un peu de lui, en faisant signe au chien de ne rester en retrait, et tente de sourire poliment.



Le drapeau de Raïssa:
(merci encore a Daaf qui fait un travail formidable)

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Re: Look up to the Skies, and see [PV - Raissa Yn Bashir]

Message par Brian Warner le 23/2/2017, 19:19



Brian Warner



ft. Raissa Yn Bashir

「Look up to the Skies」



Je contemplais la jeune femme aux traits si particuliers et intrigants : elle était en absorption sur quelque chose que je connaîtrais probablement jamais, et moi, j’étais en absorption complète sur elle-même et sur sa beauté si singulière. Je me mordais la lèvre, conscient que cela faisait un moment que je n’avais pas côtoyé de femmes et que par conséquent, j’étais plutôt perturbé. Il est difficile d’allier vie sociale, vie sexuelle et vie de junkie, je pense. Oui, cette conclusion était pas mal, ça me fournissait au moins une excuse.

« Toutes mes excuses. J'ai eu une absence. »

J’haussais un sourcil, alors qu’un sourire narquois naissait sur mes lèvres. J’avais envie de me moquer d’elle, et d’humilier cette pauvre petite demeurée qui n’avait pas la lumière à tout les étages. Je me demandais vraiment pourquoi je ne continuais pas mon chemin... Quel intérêt y avait-il à discuter avec une tarée !? Aucun. Mis à part que c’était plutôt drôle. Voire très drôle. Hilarant. En fait, il y avait bien un intérêt.

Je posais ma main sur l’une de ses frêles épaules en souriant d'un air carnassier, et je la secouais tout en regardant dans les yeux cette jeune cinglée. D’une voix lente et aiguë, je lui parlais comme si c'était une enfant.

« Bah alors, tu t’es échappée de l’asile ? »

Je rejetais la tête en arrière, et  je riais grassement, avant de la relâcher, ne désirant quand même pas finir au commissariat pour agression. Ce genre de cinglée pouvait aller très loin et très vite, et d’une certaine façon, je souhaitais éviter les conflits. Pourtant, m’amuser avec les instables était une activité ma foi fort intéressante.

Je souris d’un air satisfait, guettant une expression terrifiée sur le visage de la touareg, pour nourrir mes desseins sadiques. Après le petit interlude, elle finit par me poser une question des plus étranges.

« Vous travaillez à l'académie, non? Je suis sure de vous avoir déjà croisé. »

Cette fois, ce fut moi qui suis piégé. Je souriais, impressionné. Elle m’avait reconnue, mais moi pas. Je m’en voulais tout de suite de ma petite tentative de provocation : c’était une collègue, merde ! Elle allait me voir tout les jours. Je compris avec frustration que la situation s’était totalement renversée : alors qu’elle passait pour une folle au début, c’était maintenant moi le cinglé.

« Oui, je travaille à l’académie. Bien joué. »

Je semblais gêné et souriais, m'avouant vaincu.








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Re: Look up to the Skies, and see [PV - Raissa Yn Bashir]

Message par Raissa Yn Bashir le 23/3/2017, 08:47

A ses pieds, le chien grogne un peu.

L’homme semble se calmer l’espace d’un instant. Réagissant visiblement à la question de Raissa, il adopte à présent une attitude qu’elle constatait souvent chez les jeunes pris en défaut après une bravade ridicule: marche arrière, malaise léger, sourire bizarre. Son estomac la laisse enfin tranquille, et elle se sent mieux. Il faut juste qu’elle reprenne ses distances, et tout ira bien.
Est-ce que c’était une manie, chez les occidentaux, de se montrer désagréable et invasif au premier abord avant de se montrer sous son vrai jour? Est-ce que c’était un genre de test afin de voir si oui ou non, une relation saine et amicale pouvait se construire? Moulinant intérieurement sur ces questionnements culturels de la plus haute importance, du moins selon elle, elle constate que le visage lui disait bien quelque chose.
C’est un collègue.
Hm.

Elle hésite un instant entre la fuite rapide et socialement acceptable, a grand renfort de «ah bien je ne vous dérange pas plus bonne soirée monsieur bonnes photos», mais se décide à sortir l’étrange conception qu’est l’animal social. Si ils travaillent ensemble, elle doit au moins assurer le strict minimum afin que l’ambiance soit bonne en cas de croisement à l’académie. Elle a le sentiment qu’elle ne peut pas se permettre de rater son intégration, et détermine rapidement qu’entamer une conversation maintenant en passant sur l’incident précédent serait un bon moyen de connaître l’équipe.
Sans grande envie, néanmoins, elle esquisse un sourire.

«Par contre, je serais incapable de dire quel est votre poste à l’académie. Vous êtes professeur?»

Tamanrasset tire sur sa laisse, elle refuse d’un signe de main de laisser du mou. Il ne faudrait pas que le chien fasse une erreur maintenant, en allant renifler de trop près les mollets de l’homme étrange qui lui fait face.
Elle tend la main vers lui, d’une façon bizarre, mauvaise estimation de la distance, pour tenter de la serrer en guise de salutation.

«Raissa Yn Bashir. Educatrice.»

C’est très certainement une erreur, vu ce dont est capable ce type, et elle regrette déjà un peu.
Si jamais il se montre à nouveau désagréable, elle lâche le chien, et elle s’en va.



Le drapeau de Raïssa:
(merci encore a Daaf qui fait un travail formidable)

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Re: Look up to the Skies, and see [PV - Raissa Yn Bashir]

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