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A deux doigts de Morphée [Libre]

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A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Sam 20 Sep 2014, 01:05

La matinée avait commencée à montrer le bout de son nez depuis environs 2 heures, au loin une silhouette était perceptible, cette silhouette donnait qu'elle errait, qu'elle avançait sans posséder une seule once d'âme en elle. D'autres formes variées étaient également remarquables derrière cette même ombre sans âme. Mais même en donnant l'impression d'errance, cette entité savait exactement où elle allait : L'académie Tsuki

"Être réveillé depuis 7h00 un lundi matin, c'est inhumain" C'est ce que se disait un jeune homme qui d'une main tirait un chariot remplit de peluche plus ou moins grosse derrière lui en traînant les pieds, de deux ou trois valises et de l'autre tenait un morceau de papier. Il s'était un peu trompé de chemin lors de son trajet, ce qui l'avait rallongé d'au moins une heure, il était au début irrité mais la fatigue prit très rapidement le dessus. Le soleil était caché par les nuages, du moins pour le moment, cela laissait donc un moment de répit au nouvel étudiant même si ces saletés de piaf n'arrêtaient pas de cuicuiter à tout vas et super fort en plus. Il venait justement d'arriver devant une grande porte qui elle même menait à un hall. Il s'arrêta en plein milieux de ce hall, il n'y pas grand monde, personne en fait, c'était bizarre... assez suspect même, mais le plus bizarre c'est que les fauteuils avaient l'air de lui dire "Viens Faust, nous sommes confortable et tu nous trouveras à ton goût pour dormir~" il ne fit que soupirer longuement avant de regarder le papier qu'il tenait à la main gauche.

"...Chambre...dormir...be-"

Après cette dernière syllabe plus rien, un silence, qui dura, dura, jusqu'au moment où le futur étudiant se réveilla en sursaut. Il repris un peu ses esprits même si ses paupières restaient extrêmement lourdes et qu'il risquait de se rendormir à tout instant. Il essaya de trouver un plan des lieux en cherchant dans les alentours, après plusieurs minutes de recherches "intensives" et surtout de lutte contre les 2 nuits de sommeil qu'il venait de manquer. Il en vint, au vue de son état, à décider de renoncer pour ces 4 prochaines heures et à céder à l'appel de ces fauteuils en allant s'asseoir sur l'un de ceux présents dans le hall. Faust commençait peu à peu à s'endormir tout en gardant le chariot de peluche très près de lui quand il fut interrompu par un bruit soudain. Il bondit du fauteuil, sauta en arrière et se plaça en position défensive avant de crier, un peu pris au dépourvu :

"Quiestlà !?"

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Dim 21 Sep 2014, 13:14

Il était tôt. Très tôt. Moi, je m'étais levée comme si de rien n'était. J'aime profiter de la tranquillité du matin, de ce silence si précieux. Perdue dans mes pensées, je m'habille de mon uniforme, me coiffe et me brosse les dents. Bizarrement je n'ai pas faim : il doit être vraiment trop tôt.  Mais je n'ai pas envie de regarder l'heure, enfin je l'y pense même pas. Je suis comme un pantin tout mou, qui se déplace au hasard.

Je sors du dortoir saphir. Il fait encore sombre. Quelques goutes du ciel tombent sur mes collants et mes bottines à lacets. Plongée dans mes pensées, je ne m'en rends même pas compte et marche machinalement vers le bâtiment principal. Je passe en plein milieu des fleurs et de la terre et mes semelles se retrouvent pleine de boue. Heureusement, mes chaussures sont en cuir de qualité et l'eau ne touche aucun centimètre de ma peau.

Je suis en train de me rendre compte que des choses changent au fond de moi. J'ai l'impression de m'ouvrir à de nouvelles émotions, d'être plus curieuse, de m’intéresser d'avantage à ce qui m'entoure. Mais surtout, je ressens. J'ai des sentiments. Enfin, je crois que l'on appelle ça comme ça. Je ne parle pas de sentiments amoureux, je n'en suis pas à ce point là encore. Mais je ressens des choses, alors qu'avant tout me laissait indifférente.

Je ressent la joie, la gêne, l'amusement. Ça ne fait que trois sentiments, mais je trouve que c'est déjà un grand pas. Je ne sais pas si c'est positif, si cela me fait du bien au final. Il faut que je reste seule pour me retrouver. Ou au contraire, je dois continuer sur ma voie pour m'affirmer. Je n'y comprends vraiment rien...

Je me rendis soudain compte que j'étais dans le hall d'entrée, assise sur un canapé, les chaussures posées à côté par terre. Même inconsciemment, je garde les traditions de mon pays natal, comme celle de se déchausser en entrant dans un bâtiment. Je tournai la tête à droite et vit quelqu'un sur le fauteuil d'à côté. Un garçon de mon âge, que je n'avais jamais vu. Il me fixait comme s'il attendait une réponse de ma part, mais je ne me souvenais pas l'avoir entendu me parler. Alors je me mis à le fixer avec le même air interloqué que le sien, en penchant légèrement la tête sur le côté.


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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Lun 22 Sep 2014, 14:47

A peine avait t-il crié sa phrase que ses yeux prirent une teinte bleu clair et mirent à briller. Il prit également sa peluche de dauphin qui faisait à peu près la même taille et la même largeur que lui comme si c'était une arme. Étant un peu plus réveillé à cause de l'activation de son pouvoir, Faust pu mieux analyser la situation et remarqua que l'origine de la perturbation de son sommeil était une fille, blonde aux yeux bleus, qui avait sûrement le même âge... classique quoi sauf qu'elle avait l'air de se poser autant de question sur la situation que lui.

Il remarqua également que cette inconnue avait enlevée ses bottes, d'après ses vagues souvenirs, les personnages de dessins animé faisaient aussi ça mais il n'en était pas vraiment sûr, il fallait dire qu'il n'avait jamais vraiment eu le temps d'en voir beaucoup entre l'apprentissage des nouvelles langues pendant ses voyages quand il était enfant, l'Allemagne où il devait aider sa mère, l'Australie où quand il avait un moment pour lui, il préférait la plupart du temps se balader et son job de maintenant.

En y regardant de plus près, le cerné se disait que cette fille -bien que classique- était plutôt mignonne et que sa réaction face à sa question ne faisait qu'ajouter des points à son charme sans parler de son regard innocent. Il se mit à secouer sa tête assez violemment, il ne devait pas baisser sa garde car il y avait des chances qu'elle soit un assassin venue pour lui ôter la vie, c'est bien connu plus ça a l'air innocent, plus c'est mortel et si c'était la vérité il en toucherait deux mots à sa mère qui l'avait inscrit à la mort... ou alors s'était une élève d'ici auquel cas il pourrait juste lui demander où se trouvait le dortoir « Saphir » mais il ne fallait écarter la théorie de l'assassin, toujours être méfiant est la clé de la survie.

Faust était resté debout avec sa peluche faisant office de batte de baseball pendant quelques minutes, il réfléchissait à une stratégie en cas d'attaque alors que son bon sens lui hurlait que l'inconnue n'avait visiblement aucune intention de s'en prendre à lui. Finalement il soupira, ses yeux redevinrent noirs et il reposa délicatement le dauphin dans le chariot avant de se rasseoir dans le fauteuil qu'il venait de quitter.

"...J'abandonne, si tu veux me tuer, dépêche toi... sinon tu saurais pas où se trouve le dortoir Saphir ?"

Feindre l'abandon du combat, règle numéro 2 dans le guide du parfait fourbe... mais dans le cas présent, Faust avait réellement abandonner, il voulait garder le peu de force qui lui restait pour rejoindre le dit dortoir le plus rapidement possible pour enfin pouvoir partir dans un monde où il serait en permanence en sécurité : ses rêves, enfin si il ne mourrait pas avant. Mais l'inconnue blonde n'avait pas l'air de l'attaquer ni de sortir de couteau de ses collants ou de ses bottes.

Apparemment il n'allait pas trépasser, enfin pas ce jour-ci en tout cas. Il poursuivit dans ses pensées le cas de l'élève hypothétique, il pensait à se présenter mais il n'arrivait toujours pas à enlever l'idée de l'assassin de sa tête ce qui le mena à réfléchir sur le fait de trouver un moment pour faire un plan de l 'Académie... au cas où. Il appuya sa tête sur le dossier du fauteuil et leva son regard vers le ciel, qui n'était en fait qu'un tas de planches.

"Faust Trigger... et toi ?"

Il se décida à parler, même si il alla directement à l'essentiel sous le coup de la fatigue, être froid avec la première personne qu'il rencontrait pendant son premier jour était sûrement une mauvaise idée, mais le contexte n'était pas vraiment habituel.

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Mer 24 Sep 2014, 21:49

L'inconnu se leva brusquement et saisi quelque chose dans l'énorme chariot à côté de lui, que je n'avais pas encore vu. Il se mit à brandir une grosse peluche de dauphin comme une arme, tout en me fixant. Avais-je l'air dangereuse ? Même si c'était le cas, je doute que son "arme" soit très utile. Pendant quelques minutes, nos regards s'affrontèrent. Je crus voir une lueur étrange dans ses yeux, comme s'ils brillaient. Et puis tout d'un coup, son regard "s'éteignit" et il reposa son arme de fortune en soupirant. Tout tranquillement, il se rassit et se mit à me parler.

"...J'abandonne, si tu veux me tuer, dépêche toi... sinon tu saurais pas où se trouve le dortoir Saphir ?"

Quel étrange personnage, je ne comprenais rien de ce qu'il faisait ou disait ! Et il faut dire que pour quelqu’un à l'air fatigué, il paraissait plein de ressources. Il avait l'air détendu, assis dans son fauteuil : mais j'aurai juré qu'en fait chacun de des muscles était prêt à s'activer et à le faire se lever. Il continua pourtant de me regarder, de m'analyser. Et je faisais de même : les gens comme lui étaient rares, enfin les gens comme nous. Vu que je prends toujours du temps à observer les autres avant de parler, la plupart des gens me trouvent bizarre et me fuient au bout d'un moment.

"Faust Trigger... et toi ?"

Il s'était décidé de parler, finalement. Il avait dû comprendre que je ne représentais pas un danger, sinon il aurait continué de m'observer jusqu'à ce que je parte. Peut-être que je suis capable d'être dangereuse finalement, je ne le sais pas vraiment. Je n'ai jamais essayer de "pousser" mon pouvoir pour faire ce genre de choses, comme blesser quelqu'un. Peut-être qu'en me transformant en éléphant, j'aurais pu écraser quelques peluches. Mais je doute que je puisse garder ce genre de transformations longtemps, il y a quand même une sécré différence de taille entre moi et un éléphant...

Ce "Faust" avait parlé d'un anglais parfait, sûrement sa langue natale. Son nom de famille avait des sonorités anglaises aussi, comme le mien. Mais moi, je n'avais jamais vécu en pays anglophone. Mon père avait vécu là-bas, lui. Il m'arrive de me demander ce que je serais devenue si... si j'avais pu vivre dans ce pays. Peut-être que je serais totalement différente, et que je n'aurais jamais découvert mon pouvoir.

"Luna Rainsworth... Enchantée !" lui répondis-je.

Il n'y avait pas vraiment eu de blanc entre ta phrase et la mienne, j'avais répondu relativement vite je crois. Enfin, pour moi ça l'est. J'essayais de détendre un peu mon interlocuteur, qui semblait toujours un peu tendu. Je me rendis aussi compte que j'avais été strictement immobile depuis l'épisode de la peluche, ce n'est pas normal que quelqu'un reste aussi rigide je pense. Je m’enfonçai alors un peu plus dans mon fauteuil et mit mes cheveux pâles derrière mes épaule. On voyait maintenant clairement le blason de la maison Saphir brodé sur la veste de mon uniforme.

"Que fais-tu avec ce gros chariot ?"

Il avait l'air d'être un peu méfiant envers moi mais j'essayais quand même d'engager la conversation. Après tout, c'est à lui de décider s'il souhaite me répondre ou pas. Je regardai plus précisément la masse confuse et vit qu'elle était composée de plein de petites silhouettes. En fait, ses bagages étaient remplis de peluches ! Et il y en avait un nombre incroyable dis-donc ! Moi aussi j'adore ces petites boules de poils, mais je n'ai jamais pu en posséder autant : ma mère me disait toujours que cela apportait de la poussière et que ça me rendrait malade...


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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Sam 27 Sep 2014, 19:29

"Luna Rainsworth... Enchantée !"

Elle avait répondu 5 secondes plus tard, avec une petite voix... avec ça et la description faite plus tôt, elle avait explosé au moins 8 mignomètres facile et encore. Faust était interpelé par deux choses : Elle avait un nom anglais mais elle avait un accent, il ne pouvait cependant pas vraiment déterminer lequel... mais il était sûr de l'avoir déjà entendu. Il commença à réfléchir jusqu'à ce qu'il remarque un symbole sur la veste de sa voisine, il avait déjà vu ce blason quelque part, il commença à fouiller dans ses poches et en sortit un papier chiffonné où un espèce de symbole ressemblant un peu au blason sur la veste de Luna était griffonné. Cette dernière repris la parole.

"Que fais-tu avec ce gros chariot ?"

Aie, la question qui fâche, Faust réfléchit rapidement à ce qu'il allait dire même si pour être honnête, il redoutait la venue de cette question, il planchait sur une réponse depuis le moment où il avait décidé d'emmener les peluches avec lui mais aucune ne lui avait parût assez crédible. Il était bien conscient que son visage n'était pas vraiment celui de quelqu'un qui raffolait de ce genre de choses mais il n'avait pas vraiment le choix et à dire vrai, il trouvait qu'elles c'étaient assez  encombrantes mais qu'elles étaient parfaites pour dissimuler des objets, il avait donc dû se débrouiller avec ce dont il disposait : ces peluches de tailles et formes diverses.

"...J'aime bien les peluches, regarde ! Lui c'est Grim, lui c'est Reaper et lui c'est Deadshot ! Et j'ai pas cherché de noms pour les autres..."

Il avait montré respectivement : Un ours, un tigre et le dauphin qui lui servait d'arme de fortune auparavant, peluches qu'il avait en double. Il ne savait pas vraiment quoi dire, il ne pouvait pas annoncer d'un coup « Bah c'est mes flingues pour mon job, je suis mercenaire, j'ai dû les cacher parce qu'apparemment c'est pas autorisé ici du coup j'ai dû trouver un subterfuge ! ». Il y avait mieux surtout pour un premier jour et avec une élève qui plus est... Il essayait de rebondir sur un autre sujet, histoire de ne pas laisser un trop gros blanc.

"Tu aimes les peluches ? Ah ou-"

Faust se fit interrompre par la sonnerie de son téléphone, il s'excusa auprès de sa voisine avant de jeter un œil, c'était un MMS : « Tuer Wilson Slade : Quartier branché, 23h00, 1000 livres », une photo était jointe au message, c'était un homme chauve, avec des lunettes de soleil et un smoking noir, sûrement un riche qui commençait à gêner. Le propriétaire du téléphone soupira, se gratta la tête, rangea son appareil et essaya de se rappeler ce qu'il allait dire juste avant.

"J'allais te demander si tu faisais partie de la maison Saphir vu que ton blason ressemble un peu à ce truc."

Il montra le papier qu'il tenait, où il y avait un symbole grossièrement dessiné et où il était écrit : « Je t'ai inscris à l'Académie Tsuki, ne soit pas en retard pour ton premier jour, on ne déménagera plus maintenant, tu peux te faire plein d'amis ». Le symbole ne faisait visiblement pas partie du message d'origine car il dépassait un peu sur le message écrit.

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Dim 05 Oct 2014, 11:39

Il jeta un œil vers le gros chariot puis me répondit rapidement.

"...J'aime bien les peluches, regarde ! Lui c'est Grim, lui c'est Reaper et lui c'est Deadshot ! Et j'ai pas cherché de noms pour les autres..."

Grim l'ours, Reaper le tigre et Deadshot le dauphin. C'est bizarre comme noms de peluche, surtout le dernier en fait. Pourquoi l'appeler comme ça, "Tir mortel" ? Il était mignon ce petit dauphin, je ne comprenais pas vraiment. Après tout, s'il n'avait pas pris la peine de trouver des noms à toutes les peluches, c'est qu'il n'accordait pas beaucoup d'importance à l'identité de chacune. Elles avaient toutes u nom anglophone, ce qui confirmait mes hypothèses précédentes.

"Tu aimes les peluches ? Ah ou-"

Il fut interrompu par une sonnerie de téléphone. Ce n'était sûrement pas le mien, qui était toujours sur silencieux - et il faut dire également que je ne reçois pas beaucoup de messages. Faust regarda son téléphone quelques secondes, puis le rangea en soupirant. Une attitude tout à fait banale, me semblait-il. Ce garçon était amusant à observer : je trouvais ses cheveux très intéressants. Étant donné qu'ils étaient longs, il s'agitaient au moindre mouvement de sa part.

"J'allais te demander si tu faisais partie de la maison Saphir vu que ton blason ressemble un peu à ce truc."

Il me montra un papier avec un texte écrit à la main : "Je t'ai inscrit à l'Académie Tsuki, ne soit pas en retard pour ton premier jour, on ne déménagera plus maintenant, tu peux te faire plein d'amis". Il y avait également le symbole de l'académie grossièrement dessiné. Ce n'était pas un papier officiel ça. Ce papier venait donc d'une personne relativement proche de lui, comme un tuteur, mais pas trop non plus sinon il ou elle n'aurait pas pris la peine d'écrire cette lettre et serait venu le voir directement.

Je crois que Faust commence petit à petit à se dévoiler. C'est un sacré changement d'attitude par rapport au début. Et je connais plus de choses sur lui que lui en connait sur moi. Petit à petit, en me socialisant, je commençait à apprécier le fait d'apprendre des choses sur les autres. Je deviens un peu plus curieuse je crois. C'est un peu comme si j'avais un dossier de chacun dans ma tête. Lorsque l'on est silencieux et observateur, on apprends des choses que d'autres ne verraient pas même sous leur nez.

"Oui, je suis à la maison Saphir." répondis-je innocemment.

Il allait donc faire partie de ma maison, celle dont je suis responsable. Je vais devoir jouer mon rôle. Au vu de sa fatigue, le jeune homme devait avoir très envie de trouver son dortoir. Mais pour y arriver il fallait traverser tout le jardin boueux avec son chariot, ça allait être difficile. Et il y a pas mal d'escaliers en chemin ; je me demande comment il a pu gravir les marches avant le hall avec son chariot. Je jetai un œil par la fenêtre et continuai de parler.

"Tu veux y aller maintenant ?"

La pluie tapait contre les grandes vitres du hall et faisaient un sacré boucan que je n'avais pas encore remarqué. Cette vision était plutôt jolie : j'aimais bien ces vieilles fenêtres, elles avaient du caractère. J'ai entendu parler qu'elles avaient été détruites dans une explosion par le passé : mais la reconstruction semblait avoir été fidèle au bâtiment de l'époque, on se croirait encore dans un château de la Renaissance.


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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Sam 11 Oct 2014, 08:28

Apparemment cette Luna observait et écoutait plus qu'elle ne parlait, elle répondait toujours par des phrases courtes et directes. Au moins les informations recherchées était très rapidement obtenues,  elle avait le mérite de ne pas tourner autour du pot ce qui était une qualité admirable... enfin c'était ce que Faust pensait, il réussit en un clin d'oeil à se perdre dans ses pensées jusqu'à ce que Luna prenne la parole.

"Oui, je suis à la maison Saphir."

Enfin une bonne nouvelle ! Même après l'activation de son pouvoir et donc de la tension ressentie par son corps précédemment, le nouvel étudiant sentait tout de même le sommeil le peser de plus en plus, il entendait presque un lit l'appeler au loin lui demandant de le rejoindre. Cette fille faisait donc bel et bien parti de maison Saphir, Faust essayait de voir le bon côté des choses en se disant qu'il allait bientôt pouvoir dormir et allait pouvoir être au calme pendant au moins cinq minutes. Mais en réfléchissant, il redoutait quelque chose : le fait d'être à plusieurs dans une chambre, si c'était le cas, il allait devoir trouver un moyen de cacher ses armes à feu sans parler des munitions et des couteaux de lancer cachés dans une des valises étant elles-même enfouit sous les peluches. Faust se dit que pour l'instant, il devait attendre de bien connaître l'académie dans ses moindres recoins avant de faire quoique ce soit. Il fut tiré de ses pensées par Luna qui continua de parler.

"Tu veux y aller maintenant ?"

Claire et concise, encore, le seul moyen d'être plus direct était de se lever et de se diriger vers la sortie en disant « Tu viens ou on attends la prochaine chute de Lune ? ». Le cerveau de Faust « légèrement » affecté par la fatigue commença à imaginer cette fille, qui était visiblement tout ce qu'il y avait de plus doux au monde, en dominatrice avec l'équipement complet : La tenue en cuir et le fouet, le sourire sadique, les cordes, le tazer et bien sûr les pinces électriques. Il se mit à rire discrètement puis secoua la tête en se disant que le manque de sommeil avait des effets étranges sur lui mais aussi et surtout pour éloigner toute ces pensées malsaines. Il réfléchissait de plus en plus sérieusement à l'idée de dormir directement en arrivant dans sa chambre même si cela impliquait le fait de rater des cours, pour lui mieux valait dormir dans son lit en ratant les cours qu'aller en cours et dormir sur la table.

Le petit nouveau avait eut l'idée de demander à sa voisine si elle pouvait lui faire visiter les lieux mais il ravisa son idée après sa « vision », il pouvait de toute façon très bien le faire lui-même plus tard au détriment d'un ou deux cours encore une fois... Il planifiait déjà de manquer des cours alors qu'il n'avait même pas encore participé à l'un d'eux, il savait que cela allait sûrement lui causer des problèmes mais apparemment sa paranoïa l'emportait haut la main. En parlant de paranoïa, il s'aperçut que toute ses appréhensions vis-à-vis de Luna avait disparus puisque pour l'instant, elle avait l'air normale. Et même si tout ce remue-ménage se passant dans sa tête avait l'air de prendre des heures, il ne pris pas longtemps pour répondre : dix secondes tout au plus.

"Oui... si je reste encore sans rien faire, je vais sûrement me rendormir ici..."

Depuis tout ce temps, Faust n'avait toujours pas remarqué qu'il pleuvait, il était soit perdu dans ses pensées, soit il luttait contre le sommeil en parlant à Luna. Quand enfin il remarqua le changement de météo, il se dit qu'il allait devoir porter le chariot tout le long du trajet, le problème n'était pas le poids du chariot loin de là, il était plus fort qu'il n'en avait l'air, sa morphologie le faisait passer pour quelqu'un de maigre alors qu'il était en réalité normal, sa musculature n'était pas forcément visible et le fait de porter un T-shirt à manche noir et un jeans ne permettait pas non plus de la mettre en valeur. Faust n'aimait pas vraiment mettre son corps en avant, il n'y voyait pas vraiment d'intérêt et avait même demander à ses anciens amis qui eux le faisaient, pourquoi justement ils le faisaient mais la réponse fut aussi décevante que pathétique : « Pour impressionner les filles ».

Le vrai problème était qu'il allait devoir se sécher avant pouvoir dormir car bien entendu, il n'avait pas de parapluie puisque le temps du matin ne laissait pas présager se revirement de situation. Il rangea la feuille où était gribouillé le symbole de Saphir dans sa poche et se dirigea vers son chariot avant de plonger son bras dans le tas de peluches et d'en sortir une valise où était collée une feuille sur laquelle était écrit : « Papiers ». Il ouvra la valise ce qui eut pour effet de révéler son contenu : Des feuilles blanches de format A4 étaient visibles en grande majorité ainsi qu'une enveloppe déjà ouverte, c'était la lettre officielle concernant l'admission de Faust à l'académie, il la lu pendant un instant.

"Blablabla... Admis...Blablabla... voilà... dortoir S, chambre 2M."

Il remit la lettre dans la valise et ré-enfouit cette dernière au fond de la mer de peluche. Il marqua une pause, durant laquelle il arrêta tout activité, il était resté immobile à regarder la fenêtre, certaines personnes diraient qu'il avait une absence mais en réalité, il s'était rendu compte de quelque chose : Tout allait prendre l'eau ! Les armes, les valises, les peluches, tout ! Il en déduit avec ses capacités mentales  réduites par le sommeil, que la seule solution était de courir jusqu'à être à l'abri de la moindre goutte d'eau clandestine. Mais alors qu'il était de nouveau perdu dans le flot de sa réflexion, il s'était rappelé qu'il avait oublié de poser une question, il se calma puis prit la parole.

"Au fait, combien y a t-il de personnes dans une chambre ?"

En l'espace d'un instant, il avait oublié le problème précédent car il avait trop d'informations à traiter en peu de temps, cela lui arrivait souvent ce qui entraînait chez lui des oublis plus ou moins graves. Mais il s'en souvint à la seconde où il reposa les yeux sur la fenêtre en proie à l'attaque de la pluie et finit par soupirer.

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Dim 12 Oct 2014, 14:49

"Oui... si je reste encore sans rien faire, je vais sûrement me rendormir ici..."

Faust regarda un peu autour de lui et sembla enfin remarquer qu'il pleuvait. Avec son air fatigué, ce n'était pas étonnant qu'il ne l'aie remarqué avant. Depuis combien de temps était-il ici, sachant que je l'ai sûrement réveillé ? Je dirais bien quelques heures à peine, autrement un surveillant l'aurait trouvé pendant une de ses rondes. Il rangea ensuite la lettre qu'il venait de me montrer pour en sortir une autre. Il la lut quelques secondes tout en marmonnant.

"Blablabla... Admis...Blablabla... voilà... dortoir S, chambre 2M."

Il enchaîna tout de suite en enfouissant la lettre dans le reste de ses affaires, sous une pile de peluches. Je ne put m'empêcher de penser que c'est un miracle qu'il soit arrivé jusqu'ici sans qu'aucune ne tombe puisque ce n'était pas vraiment protégé. Il prit un air contrarié, enfin c'est l'impression que j'eus. Peut-être à cause de la pluie ?

"Au fait, combien y a t-il de personnes dans une chambre ?"

Ah bon, ce n'était pas ce que j'avais imaginé. Il était déjà au courant que c'était des dortoirs au moins ! Ça me semblait moins important que la pluie extérieure, mais nous n'avons pas forcément le même sens des priorités. D'un côté, il devait vraiment avoir envie de dormir et il est normal de vouloir ce qui est nécessaire avant le reste. Je tournai la tête vers lui et commença à observer ses yeux.

Je réfléchit un peu et me dit que je ne connaissait presque pas les membres de ma maison. Je les avais croisés quelques fois, mais on ne s’était jamais vraiment parlé. Heureusement que j’avais déjà prévu quelque chose pour remédier à ça. Je n'aimais pas spécialement me socialiser et parler aux autres, mais il le fallait bien maintenant que je suis représentante. Il faut au moins que je retienne le nom et le visage de chacun. Faust, ça en fait déjà un.

"Il y a 5 personnes par chambre et elles sont non mixtes."

Après avoir dit ça, je mis mes mains à la ceinture de ma jupe pour en détacher un trousseau de clés. C'étaient des clés typiques d'époque, bien grosses et en métal. Sur le manche de chacune d'elle se trouvait le symbole de trèfle de la maison Saphir. Ces trois clés étaient en quelque sorte le "mot de passe" qui confirme que l'on fait partie de la maison Saphir. Je me demande si les autres maisons fonctionnent de la même manière car il est vrai que ce système de clés est un peu dépassé. Mais elles sont jolies et j'adore les miennes, elles ne me quittent presque plus.

"Je suppose que le concierge t'as donné tes propres clés. La plus petite est pour ta boîte aux lettres personnelle, la plus grosse pour l'entrée du dortoir et la moyenne pour celle de ta chambre."

Tout en parlant je lui avait montré les clés sur mon propre trousseau afin qu'il ne les confonde pas. J'essayais un peu de paptoter en espérant que la pluie allait bientôt s'atténuer. Et puis, j'ai l'impression qu'à peine quelques minutes de silence suffiraient à Faust pour qu'il s'endorme sur place.


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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Mar 21 Oct 2014, 02:12

Son interlocutrice se tût un moment, sûrement pour réfléchir... en même temps, il la voyait mal se taire pour "tourner sept fois sa langue dans sa bouche", Faust attendit la réponse et en même temps, il n'avait pas vraiment le choix.

"Il y a 5 personnes par chambre et elles sont non mixtes."

Tout allait bien se passer alors ! Il n'y avait que cinq personnes dans le même espace que lui, il n'y avait pas de quoi s'affoler ! Enfin c'était ce que Faust se disait avant de se rendre compte qu'il était un tout petit peu armé jusqu'au dent et qu'avec tout ces colocataires, il allait avoir du mal à cacher son arsenal dans la chambre, il devait trouver une alternative rapidement... il croisa les bras et tapota rapidement son index gauche sur son bras droit, il était un peu stressé car c'était la pire chose qu'il redoutait, ce genre de situation était ce qui définissait le mieux le mot galère pour lui : il était dans un endroit totalement inconnu où il ne contrôlait rien. Il se reprit en main, ses bras étaient toujours croisés mais son index était immobile, il vit Luna prendre un trousseau avec des clés énormes qui étaient limites moyenâgeuses, un style qu'il appréciait non pas pour le côté purement historique de la chose mais plus pour leur aspect, quand elles sont rouillées, elles donnent l'impression qu'elles peuvent ouvrir des portes maudites et qui renferme des secrets obscurs, mais celles ci n'avaient sûrement pas cette effet là déjà parce qu'elles n'étaient pas rouillées et aussi parce qu'il se trouvait dans une académie... Il remarqua après un rapide coup d'oeil qu'elles avaient chacune un trèfle sur le manche puis entendit la petite voix de leur porteuse.

"Je suppose que le concierge t'as donné tes propres clés. La plus petite est pour ta boîte aux lettres personnelle, la plus grosse pour l'entrée du dortoir et la moyenne pour celle de ta chambre."

Le... concierge ? Faust réfléchissait mais il ne se souvenait pas avoir vu de concierge en arrivant... il  se rappelait du portail... d'être arrivé dans le hall et c'est tout, il venait de se rendre compte qu'il ne se souvenait même plus ce qu'il avait fait entre les deux ! Il se rassit et ferma les yeux un instant comme si il scannait son cerveau, il manqua de s'endormir mais les ouvra subitement, se leva du fauteuil, se mit dos à la porte d'entrée et avança lentement jusqu'à arriver à hauteur de Luna pour recroiser les bras. Il se souvenait avoir entendu un cri lointain... mais si c'était le fameux concierge pourquoi il n'était pas directement venu à sa rencontre ? Plus Faust réfléchissait, plus il se demandait si il n'avait pas dormit jusqu'à arriver dans le hall... d'aussi loin dont il se souvenait, ça ne lui était pas arrivé souvent et il en connaissait bien évidemment la cause : le dernier contrat qui demandait de surveiller une personne toute une journée, la nuit inclut et trouver un moyen de le "dissuader" de continuer sa petite vie et cela prenait lui prenait un jour entier, il aimait prendre son temps pour ce genre de chose, on pourrait appeler ça "le goût du travail bien fait" même si ça ne jouait pas vraiment en sa faveur puisque arriver presque totalement endormit dans une académie n'était pas une idée des plus judicieuse.

Le petit nouveau commençait à avoir un mauvais pressentiment et il savait que ce concierge n'y était pas étranger, il se dirigea instinctivement vers son chariot pour y prendre la lettre officielle d'admission et revint à sa position initiale. Quelques secondes plus tard, un homme qui avait environs la cinquantaine arriva dans le hall en rangeant son parapluie, un balais à la main et visiblement prêt à en découdre, il avançait droit vers Faust avec un air agacé et dès qu'il fut assez près, ce dernier lui montra directement la lettre sans un mot, ni même le regarder dans les yeux, le concierge s'arrêta net pour regarder attentivement la lettre avant de repartir en parlant dans sa moustache, il devait sûrement maudire Faust pour on-ne-savait-quoi.

Apparemment le nouvel arrivant n'avait rien fait de grave pendant son somnambulisme, il n'avait sûrement fait que marcher tout droit mais même avec tout ça, il n'oubliait toujours pas le problème des colocataires, il ne pouvait pas les faire disparaître ça serait un peu malvenu et il ne pouvait pas non plus les obligés à se taire. Il avait bien sûr une solution de secours mais elle n'était pas vraiment arrangeante puisqu'elle consistait à ramener les armes chez lui sa mère, n'étant pas encore rentrée de son voyage avec ses collègues, ne saurait rien. Le concierge revint dans le fameux hall mais cette fois avec des clés en plus et le balais en moins, il donna les clés à Faust avant de repartir en silence sans oublier son parapluie, il n'avait rien dit : ni pourquoi il ne l'avait pas arrêté ou pourquoi il ne l'avait pas réveillé. L'élève au cheveux d'ébènes soupira longuement, le poids du sommeil commençait à être assez lourd et même son pouvoir ne pouvait plus rien faire à ce stade et le pire c'est qu'il ne pouvait faire qu'attendre puisque cette saleté de pluie ne semblait pas vouloir s'arrêter,  il leva le trousseau jusqu'à ce qu'il arrive en face de ses yeux et regarda chaque clés bizarrement pour tenter de se rappeler ce que Luna avait dit.

"...Petite : dortoir, Moyenne : boîte aux lettres et Grande : chambre, compris..."

Il commençait sérieusement à envisager d'utiliser son pouvoir pour rester éveillé, certes ça l'épuiserait si il le laissait activé trop longtemps mais au moins il pourrait réfléchir clairement, il ne savait même pas qu'il venait de se tromper sur toute la ligne pour la fonction de chaque clés. A défaut d'utiliser l'Overdrive, Faust préféra rester debout puisqu'il était normalement plus difficile de dormir... quoique tout était possible pour lui à ce niveau. Il se tut un instant mais ne permit cependant pas au silence d'imposer son règne trop longtemps puisqu'il bailla avant de prendre la parole.

"…. Bien.... Vu qu'on est bloqué ici pour un moment... autant communiquer, mais j'avoue que je suis pas vraiment très fort à ce jeu là... du coup je commence, ça fait combien de temps que tu habite ici ?"

Faust n'avait pas vraiment changé de posture, ses bras étaient toujours croisés qu'il était un peu plus courbé vers l'avant qu'au début, le sommeil n'avait pas d'effet que sur ses yeux mais sur son corps tout entier.

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Sam 25 Oct 2014, 12:03

A l'évocation du concierge, Faust sembla se plonger dans tes pensées. Il ferma les yeux et s'assit. Bizarre comme réaction, peut-être ne se rappelle-t-il pas son arrivée ici ? Ça expliquerait son comportement lorsqu'il m'a vue toute à l'heure. Enfin quand même, le gardien de l'académie est plutôt "pointilleux", quand il ne connaît pas un visage il vérifie toujours si ce n'est pas un nouveau ou un étranger. Ce n'est pas un homme bavard mais il prends au moins le temps de s'occuper de chacun.

Faust se leva à nouveau et reprit la lettre qu'il m'avait montrée précédemment. C'était comme s'il cherchait des éléments l'aidant à se rappeler de quelque chose. Je l'avais sûrement troublé sans le vouloir. C'est alors que le concierge entra dans le hall, avec un parapluie dans une main et un balais dans l'autre. L'homme moustachu, visiblement contrarié, lut la lettre de Faust et repartit. Au vu de son humeur, je dirai qu'il n'a pas vu le nouveau arriver tout de suite et qu'il n'est pas fier du travail accompli.

Le concierge revint et donna à Faust ses clés, dans prendre le temps de lui dire les formalités habituelles. Il avait dû entendre dire que je suis la représentante de ma Maison, et que par conséquent je pourrais très bien lui expliquer les bases à sa place. Cet homme, peu apprécié et un peu rustre, attire beaucoup ma curiosité. Il faudrait que je lui parle, un jour.

"...Petite : dortoir, Moyenne : boîte aux lettres et Grande : chambre, compris..."

Il s'était complètement trompé en essayant de mémoriser l’ordre des clés. Mais vu son état de fatigue, je pense qu'il ne l'aurait pas retenu même si je lui aurait répété plusieurs fois. Et puis, les serrures sont assez caractéristiques : il se rendra vite compte qu'il se trompe, si jamais ce sera le cas. Courageusement, Faust resta debout malgré son état. Il vacillait un peu par moment, mais tenait bien. Il était vraiment amusant à observer.

"…. Bien.... Vu qu'on est bloqué ici pour un moment... autant communiquer, mais j'avoue que je suis pas vraiment très fort à ce jeu là... du coup je commence, ça fait combien de temps que tu habite ici ?"

Faust commença à pencher dangereusement, aussi je m'approchai de quelques pas pour tenter de le rattraper si cela s'aggravait. Il paraissait avoir plus envie de faire ma connaissance que de dormir. j'en suis flattée, même si je ne comprends pas vraiment un tel comportement. A sa place, je me mettrais en boule dans ce fauteuil et en profiterai pour me reposer avant que le hall ne soit rempli de l'agitation matinale avant les cours.

Les élèves devraient commencer à affluer dans une heure environ, et les cours commençaient un peu après cette heure là. Ça nous laissait pas mal de temps pour faire connaissance, sauf s'il s'endort avant bien sûr. Puisque l'on avait le temps, je m'assit dans le fauteuil de toute à l'heure, les jambes en tailleur. Je révélai la tête vers Faust, qui vu d'ici paraissait décidément beaucoup plus grand.

"Je suis arrivée dans les premiers ici, depuis la rentrée "officielle"."

Je n'ai pas du tout regardé la date depuis que je suis ici, alors je n'ai pas d'indications temporelles très précises. Je connais très bien les différents de l'académie au moins. Mais je n'ai pas parlé à beaucoup de monde, contrairement à ce que l'on pourrait croire avec mon statut de représentante. Je suis plutôt discrète et solitaire, et je m'amuse bien assez comme ça.

Bon, il allait falloir que je continue la conversation. inutile de lui retourner la question, puisque je connais déjà la réponse. C'est un peu comme demander "Comment ça va ?" à quelqu'un de très heureux, ça ne sert qu'à faire la conversation. De quoi puis-je parler alors, qu'est-ce que j'ai vraiment envie de savoir sur lui ? Ses origines m'intriguent, ça peut faire un bon sujet de discussion. Sauf s'il a quelque chose à cacher bien sûr, mais je n'ai spa l’impression que Faust soit du genre à mentir pour le plaisir.

"La conversation n'est pas mon fort non plus. Hmmm...Raconte-moi un peu d’où tu viens."

J'étais fière de moi, j'avais réussi à faire de longues phrases et à parler d'un ton amical. En étant à l'académie, j’apprenais petit à petit ce que ça faisait de parler avec des gens. Pas de soucis pour les règles sociales générales, j'ai été suffisamment éduquée pour les connaître et savoir les respecter. Le vrai apprentissage se trouve dans l'art de la parole, celui de savoir tourner les phrases de telle ou telle façon pour dire les choses de manière différente.


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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Lun 27 Oct 2014, 21:39

Faust avait remarqué que Luna s'était un peu avancé quand il s'était courbé, peut-être qu'elle pensait qu'il allait tomber... enfin elle n'aurait pas eu tort en même temps mais bref. Elle s'assit en tailleur dans un des fauteuils avant de lever la tête pou répondre à la question du jeune homme.

"Je suis arrivée dans les premiers ici, depuis la rentrée "officielle"."

Elle était donc l'un des premiers résidents d'après ses dires, il était peut-être en train de parler à une responsable qui pouvait le savoir, mais si c'était le cas, cela impliquait de devoir surveiller son comportement et ses paroles et... il soupira en se disant que de toute façon même si il voulait faire bonne figure c'était foutu vu qu'il avait un peu dormit dans le hall, qu'il ne s'était pas présenté au concierge, toutes ces petites chose quoi.

Et... c'est tout... Faust avait déjà oublié le côté direct de Luna même si lui non plus n'aurait pas su quoi ajouté à ça. Vu que la « conversation » allait un peu droit dans le mur, l'élève aux cheveux noirs allait se relancer et quand bien même il n'avait aucune idée de ce qu'il fallait dire puisque normalement, il posait ce genre question avant d'acquiescer et de s'en aller mais là c'était impossible, dans les rares endroits où il avait des «amis» ou plutôt des connaissances, il ne leur demandait pas, il se contentait la plupart du temps d'écouter ou à fréquence modérée de réagir dans leurs débats quand cela en valait la peine. Le nouveau était prêt à re-poser une question mais la jeune femme le pris de court.

"La conversation n'est pas mon fort non plus. Hmmm... Raconte-moi un peu d'où tu viens."

Visiblement, elle n'avait pas l'air de parler beaucoup aux gens, cela expliquerait également son côté direct et le fait qu'elle ne tourne pas autour du pot. Le moment où il fallait échanger les origines était arriver, heureusement le passé de Faust pouvait se résumé assez facilement, et il se doutait que passer pour un fugitif devant les gens n'allait pas enjoliver son image,  le fait qu'il soit un mercenaire n'allait pas le faire non plus d'ailleurs... Il avait déjà préparé sa réponse pour cette question, mieux valait avoir répondre assurément plutôt que d'hésiter en répondant, il allait juste éluder une grosse partie de l'histoire pour ne garder que le «meilleur».

"Hum... je suis d'origine britannique, j'ai un peu voyagé quand j'étais gosse et je suis revenu y'a quelques temps...et... c'est tout... et toi ?"

Ouais, il se rendait compte qu'en fait c'était un peu beaucoup très très expéditif, mais dire «Je fuyais les pays où j'arrivais pour une raison que je connais même pas et ça même aujourd'hui et puis au bout d'un moment on est revenu ici, parce qu'y nous restait assez d'argent pour encore un voyage et ma mère voulait au moins que je retourne ici», n'était pas très intelligent d'autant plus qu'il était censé avoir oublié cette histoire. Il avait retourné la question machinalement, au moins ça empêchait le blanc et en même temps il allait enfin savoir d'où venait ce léger accent. Faust n'avait cependant pas attendu la réponse de Luna pour réfléchir sur son origine, en l'observant mieux enfin du mieux qu'il pouvait dans son état, elle avait apparemment un petit air d'asiatique ou alors il hallucinait, ce qui était totalement possible, elle était peut-être d'origine chinoise ou coréenne, enfin ce dont il était presque sûr c'est qu'elle avait un air d'asiatique.

Ils étaient tous deux en train de gagner un peu de temps mais apparemment cela n'était pas suffisant, le dieu George-Edouard de la pluie ne voulait pas être clément et continuait de ramener ses nuages aussi remplit que des alcooliques dans une soirée... où y'a de l'alcool...

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Mar 28 Oct 2014, 15:02

"Hum... je suis d'origine britannique, j'ai un peu voyagé quand j'étais gosse et je suis revenu y'a quelques temps...et... c'est tout... et toi ?"

Ce n'était pas très personnel comme réponse... il était quand même mystérieux, ce nouveau. Enfin je me fais peut-être des idées, sa réponse était un résumé simple. Il vient donc d'Angleterre, comme mon père. C'est stupide d'y penser, surtout que nous sommes actuellement dans ce pays justement... Je vais en rencontrer tous les jours, des anglais. Mais malgré ça, cette coïncidence m'amuse et je fis un léger sourire. C'était intéressant d'apprendre à connaître quelqu'un finalement.

Je pense que si je devais moi aussi faire un résumé de ma vie, ça pourrait-être aussi court. J'ai eu une enfance "linéaire", sans moments particulièrement mémorables. Quand j'y repense, j'ai l'impression que c'était totalement plat. Pas de joie particulière en le levant le matin parce que je me demandais ce que j'allais faire, pas de tristesse non plus lorsque les règles strictes de ma maison m’interdisaient de faire toutes sortes de choses. Je m'en fichais de tout ça, et je m'en fiche encore. Non, il est clair qu'un résumé de ma vie peut-être assez court.

Néanmoins je n'avais pas envie de dire quelque chose de trop personnel. Si l'on se dit tout d'un coup, il n'y aura plus aucun plaisir à se découvrir plus tard, dans le futur. Parce que l'on sera sans doute amenés à se revoir et je veux savourer chaque petit pas de plus dans notre connaissance. Ça me fait drôle de penser comme ça - tellement drôle qu'une partie de moi commence à avoir envie de s'isoler et de réfléchir à cette nouvelle situation.

"Mon père aussi était britannique. J'ai toujours vécu au Japon, je ne suis ici que pour l'Académie."

Et dire qu'il aurait suffit d'un cheveux pour que je ne sois jamais venue ici. Quelque part, je suis soulagée que ma famille ait insisté pour que je vienne ici. Comme à mon habitude je me suis laissée faire sans protester, j'ai suivi ce que l'on me disait de faire en supposant que c'était le meilleur pour moi.  La vie ici est bien plus mouvementée que mon ancienne qui était calme et reposante. Mais ce que j'apprécie surtout ici, c'est que j'ai l'impression d'être libre. J'apprends ce que c'est de faire des choix et je me sens vivante.

"Je ne sais pas quel effet ça te fera d'être ici. Mais pour la plupart d'entre nous, c'est bénéfique."

J'essayai encore de parler un peu. Faust devait me trouver bizarre, à le coller comme ça? Si sa se trouve, il voulait juste être tranquille. Je ne sais pas vraiment non plus pourquoi je m'obstine à rester là, peut-être parce que ça m'intéresse tout simplement.


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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Mer 29 Oct 2014, 17:28

"Mon père aussi était britannique. J'ai toujours vécu au Japon, je ne suis ici que pour l'Académie."

Ah, il avait donc eut raison mais elle n'était ni chinoise ni coréenne, elle était japonaise enfin à moitié, mais il avait eut la bonne intuition ! Elle n'était venue ici que pour l'Académie... il était en train de se dire que vu qu'il ne savait pas quand elle était arrivée alors soit elle était ici depuis assez longtemps pour maîtriser l'anglais, soit son père lui avait appris à parler anglais et que sa mère s'occupait du chinois... enfin  du japonais. Quoiqu'il en était, elle devait venir d'une famille aisée... Faust essayait de tourner ça dans tout les sens mais il ne voyait pas d'autres explications, pas que avait une importance quelconque mais bon il s'était quand même posé la question, vous savez la curiosité humaine tout ça.

Mais quelque chose chiffonnait le nouvel élève, Il s'était renseigné un minimum sur l'académie et il était écrit que les gens avaient des pouvoirs... ça voulait donc dire, entre autre, que son Overdrive était considéré comme un pouvoir là où lui n'y voyait qu'une simple réaction «automatique» du corps bien qu'il pouvait l'activer quand il voulait, mais ce qui le dérangeait c'était que si cette Luna était venue en Angleterre juste pour intégrer cette académie... cela pouvait vouloir dire que son pouvoir était dangereux et qu'elle ne le contrôlait pas ou alors ses parents voulait juste se débarrasser de leur enfant anormale ou encore qu'ils s'inquiétaient pour elle et qu'elle était ici pour mieux le contrôler.... ou ils avaient peur d'elle, il y avait tellement de possibilité mais Faust préféra ne sauter sur aucune conclusion, il ne connaissait pas ces personnes ni cette fille assez bien pour pouvoir juger... même si ça ne l'empêchait de le faire... de temps en temps...

Il apprenait des choses sur quelqu'un et ça sans entendre de blagues pourrit et sans d'autres personnes pour faire des commentaires, c'était en quelques sortes une expérience inédite et commençait même à regretter de ne pas être resté tout seul pendant son séjour en France, il ne pouvait cependant pas dire qu'il ne s'était jamais amusé au contraire mais il trouvait qu'au bout d'un moment les gens avec qui il avait créer un minimum de liens étaient... exaspérants. Il secoua la tête en se disant qu'il était de toute façon trop tard pour regretter le passé.

"Je ne sais pas quel effet ça te fera d'être ici. Mais pour la plupart d'entre nous, c'est bénéfique."

Quel effet ça lui fera ? En y réfléchissant bien, Faust ne s'était jamais vraiment soucié de l'effet qu'aurait les endroits où il allait puisque dans la majorité des cas, il n'avait pas eut le choix. Pour ces choses, il se contentait de subir, il ne voyait pas vraiment l'intérêt d'aller à contre-courant vu qu'au final ça ne lui apporterait que plus de problèmes alors autant se soumettre et rentrer dans le rang un minimum, histoire d'être un peu tranquille. Là encore, il n'a su qu'il allait dans cette académie qu'un ou deux jours à l'avance, sa mère avait engagé la procédure d'admission juste avant de partir en voyage de quelques mois et ce sans en faire part à son fils. Ce comportement avait toujours énervé Faust au plus haut point, elle prenait toujours les décisions sans le consulter même si il prenait sur lui et ne disait rien, il détestait ça. Pour lui au vu de leur situation la communication était de mise mais il fallait croire qu'elle ne le prenait pas de cette manière, au final en voulant préserver sa progéniture du malheur, elle lui faisait du tort inconsciemment... Mais même si le résultat obtenu était différent du résultat recherché, il ne pouvait pas lui en vouloir car elle devait tout gérer seul à l'époque et que cette manie a dû rester encrée dans ses habitudes, ça ne lui empêchait pas de vouloir remettre les pendules à l'heure mais lui même savait qu'il ne le ferait jamais. Pendant cette instant de réflexion le nouvel arrivant regardait devant lui avec un regard vide, puis repris ses esprits pour répondre avec une voix plus monotone.

"…Bof... je pense pas que ça changera grand chose pour moi..."

Ce qu'il se disait réellement c'est qu'il voyait mal quelqu'un lui apprendre à se servir de son Overdrive sauf si cette personne avait le même pouvoir, il se demandait également si cette académie n'était pas en fait une sorte de mise en quarantaine pour les personnes ayant des pouvoirs... avec une peu de recul il avait remarqué qu'une simple phrase l'avait déprimé à ce point, il se disait que cela faisait un moment qu'il n'avait pas fait le point sur son passé de cette manière et que le moment était peut-être un peu mal choisit pour avoir des pensées aussi négatives. Il avait l'impression d'avoir fusillé l'ambiance, il essaya donc de se rattraper en cherchant une autre question.

"...bon sang... c'est dur de communiquer en fait... euh... qu'est-ce que tu aimes faire ou ce que tu aimes tout court 'fin dans ce genre là ?"

La conversation n'était vraiment pas son domaine de prédilection, Faust ignorait même que son incapacité à parler aux gens atteignait ce niveau a vrai dire. Mais durant ses nombreuses phases d'observation, il avait apprit une ou deux bases.... mais vraiment une ou deux ce qui voulait dire qu'il avait déjà utilisé ses armes secrètes... à moins que.

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Jeu 30 Oct 2014, 20:07

Faust eut le regard vide quelques secondes. Ses pensées devaient drôlement voyager, ou bien il avait un cerveau très tortueux. Parfois je m'imagine que ma pensée était une petite lumière et que mon cerveau était fait de plein de couloirs ronds qui partent dans tous les sens. Et je suppose que ceux ayant un esprit tordu ont des couloirs arrondis et complexes, tandis que ceux bien droits ont des couloirs spacieux et rectilignes. C'est amusant de voir notre cerveau sous cet angle, si seulement les cours d'SVT étaient comme ça !

"…Bof... je pense pas que ça changera grand chose pour moi..."

Cette phrase n'était pas très joyeuse dis-donc, ça explique son regard vide durant quelques secondes. Remarque, je pensais un peu la même chose au début. Je m'en fichais complètement d'être ici, c'était juste pour faire plaisir à ma famille. Il n'y avait pas vraiment de sentiment ou de ton particulier dans ce qu'il a dit, peut-être qu'il pensait la même chose.

Mon sentiment avant de rejoindre l'académie était un peu différent quand même. Certes, j'avais laissé ma famille décider pour moi sans protester. Ça allait quand même être un changement dans ma vie, je ne m'en rendais pas compte. Mais je crois qu'au fond de moi, quelque part, j'espérais que ma vie allait changer justement. J'avais cette curiosité de voir ce qui allait m'arriver là-bas. Est-ce que ça serait comme à la maison, avec d'autres gens qui décident tout à ma place ? Est-ce que je prendrais le même plaisir à jouer de la musique ?

Car la musique était un peu comme le pivot central de mes intérêts avant. C'était la seule chose qui comptait, la seule chose qui suscitait un peu de sentiments en moi. Un sourire, un rire, une remarque cinglante : tout ça ne me touchait pas. Il n'y avait que la musique qui avait ce pouvoir. Je crois que c'est toujours le cas aujourd'hui, même si je m'ouvre un peu à d'autres choses. J'y penses toujours autant et vais en salle de musique aussi souvent que possible. D'ailleurs... et si j'y allais, tout de suite ?

"...bon sang... c'est dur de communiquer en fait... euh... qu'est-ce que tu aimes faire ou ce que tu aimes tout court 'fin dans ce genre là ?"

L'espace de quelques secondes, j'avais presque oublié la présence de l'autre élève. Il se donnait du mal pour me parler. C'est assez étonnant, d'habitude les gens laissent tomber assez vite lorsqu'ils remarquent que mon esprit s'égare. Il devait-être différent, au moins différent des autres gens que j'ai déjà rencontré. Et j'ai toujours cette envie d'aller en salle de musique... Tout naturellement, je me levai et parti en direction des escaliers. J'ai hâte de retrouver l'atmosphère de cette pièce. Elle est un peu comme cette du foyer Saphir, avec un charme ancien en plus non négligeable.

Et puis comme j'y passe beaucoup de temps, je m'y sens comme chez moi. Il arrive même que certains soirs je m'y endorme en boule dans un coin. Ce qui est fascinant, c’est que personne ne me remarque quand j'y suis. Une fois le club de musique est entré et à commencé à discuter. J'étais là, assise par terre et contre un mur. Je les ais écoutés quelques temps, puis je suis partie car leur conversation m'ennuyait un peu. Ils cherchaient des membres ou je ne sais plus trop... ce n'est pas pour moi en tout cas.

J'avais parcouru quelques mètres quand je me rappelai que j'étais en conversation toute à l'heure. Quelle mal élevée je fais, si ma mère m'avait vue faire ça... Je fis demi-tour rapidement en regardant Faust, pas tout à fait dans les yeux puisque je trouve ça perturbant mais presque. Je ne savais pas trop quoi dire ; quelque chose sortit naturellement de ma bouche avant que j'eus le temps de formuler quelque chose dans ma tête.

"Je peux te montrer, si tu veux."

Tiens, c'est bizarre que je lui ait dit ça. Mais c'est vrai que j'ai envie d'aller en salle de musique, et que j'ai envie de faire connaissance avec Faust aussi. Pourquoi pas combiner les deux en même temps ? Il fallait tout de même monter trois étages, et tracter son chariot sur cette distance allait sans doute être impossible. Et vu son état de fatigue, il risquerait de s'endormir en plein sur une marche d'escalier. Mais je commençait à me sentir comme dans une cage, avec cette pluie tapante aux vitres. Je me demandais quel bruit elle ferait au 3e étage, juste sous les toits. Ca doit être un véritable concert de gouttes là-haut !


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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Lun 03 Nov 2014, 06:10

Peu de temps après que Faust ait parlé, Luna s'était levé et s'était dirigée vers les escaliers... visiblement le nouvel élève venait magnifiquement de se faire snober mais il ne remarqua ça que quand il ne la vit plus devant ses yeux, il s'était endormit en l'espace d'une seconde et sa micro sieste avait durée exactement le même temps. Il pensait qu'elle était partit puisqu'il tombait complètement de sommeil et il la comprenait, devoir parler à quelqu'un qui écoutait à moitié était on ne peut plus énervant, il tourna la tête à droite puis à gauche avant de voir son interlocutrice quelques mètres plus loin en train de le regarder.

"Je peux te montrer, si tu veux."

Me montrer ? Me montrer quoi ? De quoi on parlait déjà ? Fut les premières questions qu'il s'était posé, son extrêmement courte sieste lui avait apparemment fait oublié la question qu'il avait posé précédemment. Il se tourna lentement Luna en essayant de replacer le contexte de sa dernière phrase, ils avaient rapidement parlés de leurs origines... le coup de blues soudain... et... il s'en était souvenu ! Tout était à nouveau en place dans sa tête. Vu qu'elle se dirigeait vers les escaliers, l'endroit où elle voulait aller était dans ce bâtiment mais pas à cet étage, ce qui impliquait de devoir traîner le chariot dans les escaliers... ou le porter en utilisant son pouvoir tout simplement.

Faust se doutait que monter quelques étages n'allait pas prendre plus de trente alors il pouvait amplement se le permettre. Et puis de toute façon, il ne pouvait pas vraiment faire autre chose puisque cette satanée pluie ne s'était toujours pas arrêtée, il pouvait cependant choisir de dormir mais il ne choisit pas cette option pour la bonne, simple et unique raison que suivre Luna lui ferait visiter les lieux et qu'il pourrait les mémoriser! Mais il se souvint soudainement que sa mémoire n'était pas vraiment en état d'être sollicitée et d'être utilisée à son potentiel maximum.

Il regarda les-dit escaliers un moment, ils étaient en bois et avaient l'air assez solide mais il se demandait si il supporterais le poids du chariot ajouter au sien puis il se rendit compte qu'il n'avait toujours pas répondu à Luna, une erreur qu'il répara rapidement.

"...Pourquoi pas..."

Ceci dit, il activa son Overdrive et sentit comme une envie de courir et de sauter partout, cela lui arrivait rarement, il se disait que c'était peut-être à cause de la fatigue mais une chose était sûre, la fatigue s'était envolée et il pouvait maintenant se mouvoir comme il le voulait. Ses muscles répondaient à la perfection et il pouvait penser à peu près clairement, il sautilla deux fois sur place pour vérifier si tout allait bien et s'étira avant de soulever le chariot et de le maintenir au-dessus de sa tête. Les yeux brillants et sans fatigue, il était prêt à suivre Luna comme ça... enfin au moins pendant trente minutes.

Hors jeu:
Désolé, pour la taille... je trouve pas autre chose à dire pour ce post

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Lun 17 Nov 2014, 19:52

Faust resta immobile quelques instants. Il s'était peut-être endormi les yeux ouverts ? Il se tourna ensuite lentement, très lentement vers moi. Je crois que je vais y aller seule vu son état, il est comme une vieille momie toute solide et qui rêve de retourner dans son tombeau. M'enfin, il est gentil quand même alors je ne regrette pas de lui avoir proposé de m'accompagner. Il marcha vers moi, nous étions près des escaliers.

"...Pourquoi pas..."

Tiens, je ne m'y attendais pas ! Ce qui vint juste après me surpris encore plus. Je relevai la tête pour le regarder et vit que son visage avait complètement changé. Je ne dirait pas que ces cernes avaient disparu, mais il y avait quelque chose d'autre dans son regard. Il avait l'air... vif. Carrément vif. D'un pas rapide il retourna au chariot. Il était tellement dynamique que je le sentais en décalage avec moi-même, qui était plutôt molle dans m'en rendre compte.

Il sautilla quelques fois, fit quelques étirements. Comme quelqu'un en pleine forme quoi. Et comme si de rien n'était, il prit le chariot sur ses épaules. Oui oui, le gros chariot plein de peluches ! J'avais les yeux écarquillés, impossible de détacher mon regard de cette scène étonnante. Faust était carrément transformé ! Enfin physiquement, il avait l'air le même. Il s'approcha à nouveau de moi, les yeux brillants comme s'il était prêt à faire un marathon.

"Mais qu'est-ce que..."

En même temps que j'avais parlé, j'étais en train de réaliser. Cette soudaine "transformation" n'étais pas due au hasard. Et si c'était ça son pouvoir ? C'était carrément intéressant ! Et en plus, il ressemble un peu au mien. Il transforme l'énergie, je transforme la matière. Bon le lien est peut-être tiré par les cheveux, mais moi je le vois très clairement. Mais je me demande pourquoi il ne l'a pas utilisé plus tôt... il y a peut-être des inconvénients ? En tout cas, tout ça m'intriguait.

Je descendis les quelques marches que j'avais monté en m'approchant de lui, pas trop lentement quand même. Peut-être suis-je lunatique de changer aussi rapidement de centre d'intérêt, ça m'est égal de toute façon : je m'amuse bien et c'est tout ce qui m'importe. Je remarquai qu'une de ses peluches, celle en forme de dauphin, était tombée par terre lorsqu'il avait soulevé le chariot. Je la pris dans mes bras et me tournai vers lui. Elle était curieusement lourde, cette peluche !

"Comment tu arrives à faire ça ?"


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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Ven 21 Nov 2014, 05:59

Apparemment Luna était étonnée, Faust se questionna d'ailleurs face à sa réaction, elle n'était pas la première à réagir comme ça mais... Il se demandait pourquoi les gens étaient aussi surpris qu'il puisse avoir un boost de force. Bien sûr, il n'était pas totalement idiot, il avait évidemment remarqué que tout le monde n'avait pas de capacités spéciales, bien qu'il ait rencontré des gens pour qui c'était le cas auparavant. Le jeune homme remarqua que son «compagnon de route» le regardais avec insistance comme si elle l'analysait du haut des quelques marches qu'elle avait gravit, ce n'était pas vraiment génant, Faust n'en avait pas grand chose à faire en réalité, elle était libre de faire ce qu'elle voulait non ?

Elle descendit les escaliers qu'elle venait tout juste de monter et s'approcha de l'élève aux cheveux noirs avant de ramasser Deadshot, la peluche dauphin, qui était tombé sans que Faust ne s'en rende compte. Son cerveau allait ordonner à sa main libre de prendre la peluche mais avant même que cet ordre n'arrive à faire bouger la-dite main, le nouvel élève s'en rendit compte : Luna avait prit Deadshot... elle portait actuellement un sniper caché dans un dauphin... l'une des questions qu'il se posait était «comment est-ce qu'elle arrivait à porter ça puisqu'un sniper avait quand même un certain poids». Il s'empêcha de montrer quelconques signes soupçonneux au sujet de cet incident puis tendit la main.

"T'encombre pas avec ça, je vais le porter."

Les fautes d'inattention était rare pour Faust, il était 99% du temps très prudent et ne laissait que très rarement les choses au hasard, il se blâmait bien évidemment pour cette erreur qui pourrait lui coûter cher, même si il était encore plus évident que son état, qui était pour ainsi dire un tout petit peu anormal, était le seul responsable. Le manque de repos l'avait affecté bien plus qu'il ne le croyait, il avait même changer de comportement puisque là où dans son état normal il aurait rejeté la proposition de Luna, il avait non seulement accepté mais en plus il avait des pensées complètement contradictoire car au début il s'était dit que les plans pour l'académie pouvaient attendre et plus tard, il se disait que ça pourrait lui être utile en sachant pertinemment que sa mémoire était quelque peu défaillante avec ou sans Overdrive. Il soupira avant que Luna ne prenne la parole.

"Comment tu arrives à faire ça ?"

Il était de nouveau temps pour lui de se remettre dans le contexte, ce qu'il fit sans trop de mal cette fois, il restait cependant étonné de voir que quelqu'un puisse demander comment il avait fait pour soulever un chariot, il ne savait pas vraiment quoi répondre à part "Bah tu prends l'objet et tu soulève" et le temps que le dernier neurone se branche pour une autonomie de trois secondes, il se rendit compte qu'elle parlait de son pouvoir. Vu comme ça, la question était bien plus pertinente mais ça n'en restait pas moins délicat pour répondre, il choisit finalement la façon dont il allait répondre.

"Honnêtement, je n'en ai aucune idée, ça s'active quand je veux que ça s'active mais personnellement je n'en sais pas vraiment plus..."

Il devait peut-être en dire plus pour meubler ou alors lui demander ce qu'était son pouvoir mais il ne le fit pas, simplement parce qu'il n'y avait pas pensé... Cette question lui rappela d'ailleurs qu'il devait faire des recherches sur son pouvoirs depuis un bon moment déjà, il s'était beaucoup interrogé sur la nature de cette capacité mais n'avait au final pas trouver assez de temps pour le faire correctement. Tout ce dont il était a peu près sûr, c'était que ses capacités physiques étaient améliorées de manière non-négligeable et qu'apparemment, ce pouvoir pourrait être donner à sa descendance, c'était ce que Faust avait apprit lors de ses courtes séances de recherches.

Il avait monté les escaliers en réfléchissant et était arrivé au croisement qui devait mener aux deux ailes du hall, il regarda à droite et à gauche avant de se rappeler qu'il ne savait pas où aller. Il se disait qu'en temps normal, il serait sûrement déjà arrivé dans son lit et qu'il aurait également coupé court à cette parodie de rencontre en allant tranquillement chercher son chemin sous la pluie. Cependant comme il avait déjà accepté, ce serait un peu mal venu de revenir sur son choix maintenant alors il se contenta d'attendre que Luna le guide à travers l'inconnu.

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Dim 07 Déc 2014, 19:11

Faust prit le dauphin que je tenais et le remit dans le chariot avec les autres. Tout ça en le portant à une main ! Il était quand même lourd cet animal en mousse, c'était fascinant à quel point tout cela paraissait naturel pour lui. Mais malgré sa force physique impressionnante, je crois que son cerveau lui était resté dans son état de fatigue précédent. Il sembla réfléchir quelques secondes à ma question, comme s'il ne savait pas quoi répondre.

"Honnêtement, je n'en ai aucune idée, ça s'active quand je veux que ça s'active mais personnellement je n'en sais pas vraiment plus..."

Il n'en savait pas plus que moi alors. Ou bien il me cachait des choses ? J'avais encore la même impression que toute à l'heure, tiens. Il faut que j'arrête de voir le mal dans tout ce qui est trouble. Peut-être que Faust était justement venu ici dans le but d'en savoir plus sur son pouvoir puisqu'il n'a pas l'air de beaucoup le connaître. C'est un peu la même chose pour moi finalement. Je m'entraîne et j'essaye de me comprendre, seuls les cours de pouvoirs me feraient vraiment progresser. Mais je crois que l'académie a du mal à trouver des professeurs ces derniers temps ! Les cours de maîtrise de pouvoirs sont rares et il y a toujours beaucoup d'élèves.

Il faudrait que je m'entraîne seule pour vraiment progresser. Enfin j'ai d'autres priorités pour l'instant, du moins je crois. Le mot "priorités" est un peu fort c'est vrai, puisque tout ce que je fais est en quelque sorte un moyen de m'amuser. Disons que j'ai d'autres "centres d'intérêts", c'est mieux. Je vis Faust monter jusqu'au premier demi-palier des escaliers. Il paraissait bien motivé d'un coup, je n'avait pas encore bougé moi. Je me mit à trottiner pour le rattraper. Quelque chose me tracassait tout de même...

"J'ai une autre question... Dans cet état, tu as beaucoup de force et tu veux toujours aller au dortoir Saphir. Pourquoi ne pas y aller en courant ?"

Il pleuvait toujours certes, mais je me disait que s'il arrivait à porter le chariot à une main, il pourrai très bien le porter en courant. Et là, nous pourrions aller à notre dortoir sans trop mouiller ses jolies peluches. C'était ce qu'il voulait au début, non ? J'avais envie d'en savoir plus sur lui mais je crois que le laisser faire un somme le mettra en meilleure condition. Si ça se trouve, il ne se rappellera même pas de moi demain. Toujours en bas de l'escalier, je l'attendis en scrutant son visage curieusement impassible.


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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Invité le Sam 20 Déc 2014, 16:34

Luna qui était toujours en bas des escaliers, n'avait pas l'air vraiment convaincue par l'explication assez maigre de Faust et cela se remarquait par l'expression de son visage. Elle trottinait, sûrement dans le but de rejoindre le nouveau Saphir mais s'arrêta peu après, toujours avec son air interrogateur. Faust s'attendait à ce qu'elle pose une nouvelle question, ce qui ne manqua pas.

"J'ai une autre question... Dans cet état, tu as beaucoup de force et tu veux toujours aller au dortoir Saphir. Pourquoi ne pas y aller en courant ?"

Une question assez pertinente bien qu'évidente dans l'état d'esprit de l'élève aux cheveux noirs. Il ne voulait juste pas faire d'effort trop important avec son niveau de fatigue et cette dernière lui avait conféré une flemmardise sans nom, sans compter les nombreuses défaillance cérébrale qu'il avait à cause de ça. Il allait répondre mais marqua un temps assez court avant de le faire.

"… Je pourrais, mais ça ne veut pas dire que j'en ai envie, même avec ce boost je suis toujours fatigué et j'ai pas envie de courir partout dans cet état... même si mon corps me hurle de le faire, mon cerveau me dit que ce serait pas vraiment bon."

Fatigué n'était peut-être pas réellement approprié mais sa condition lui était assez étrange, il était épuisé et était au top de sa forme en même temps, il avait un peu le tournis et se massa la tempe avec sa main gauche avant de se retourner pour regarder Luna qui était toujours en bas de l'escalier. Elle se posait beaucoup de question la petite, ça ne gênait pas vraiment Faust, il s'en fichait puisque ça ne risquait pas de ruiner sa « couverture » et puis de toute façon il risquait de devenir suspect si il faisait une quelconque remarque, il se taisait donc.

A travers une microseconde de lucidité, Faust avait trouvé Luna un peu... étrange, elle avait l'air de s'être rapidement désintéressée, et là elle revenait tranquillement en posant pleins de questions. Elle était curieuse et l'élève aux cheveux noirs ne pouvait pas lui en vouloir pour ça, puisque ça lui arrivait aussi... mais assez rarement. Bien qu'il ne ressentait pas vraiment le poids du chariot qu'il portait, il commençait à trouver cet objet assez gênant vu qu'il n'était pas dans une position des plus confortables. Il monta le reste des marches pour y déposer le fameux chariot et revint à l'endroit où il était précédemment pour s'asseoir et regarder Luna depuis le haut.

"Ok... assez parlé de moi, qu'est-ce que tu sais faire toi ?"

Il avait dit ça spontanément, il voulait dériver sur un autre sujet car il n'avait rien à dire sur son propre pouvoir, ce qui était un comble puisque si lui même ne savait rien à propos de son « individualité » personne ne saurait à sa place. Et apparemment la curiosité de son interlocutrice était devenue contagieuse, elle avait fait parler Faust sans même qu'il s'en rende compte mais maintenant que la question était posée, il avait juste à attendre la réponse tranquillement. Il fixait Luna avec les mêmes yeux fatigués et vif, un mélange impossible d'ordinaire mais dans ce domaine impossible n'était pas Faust.

Il s'était même surpris à imaginer le pouvoir qu'elle allait annoncer... si elle allait le dire. Peut-être la téléportation pour rester dans le classique vu qu'il n'avait même pas sentit sa présence quand elle est arrivée dans le hall et qu'elle s'était assise pas loin de lui sans qu'il le remarque. Peut-être encore la télékinésie ça expliquerais comment elle avait pu porter DeadShot aussi facilement. Ou même changer ses cheveux en chewing-gum... à l'instant où cette idée lui était passée par la tête, Faust planta son visage dans le creux de sa main gauche. Son mental était complètement instable mais avec toute cette pluie, il n'avait pas envie de sortir du bâtiment et encore moins en courant, donc il ne bougeait pas toujours en fixant Luna en attendant sa réponse.

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Re: A deux doigts de Morphée [Libre]

Message par Moon le Sam 24 Jan 2015, 22:04

"… Je pourrais, mais ça ne veut pas dire que j'en ai envie, même avec ce boost je suis toujours fatigué et j'ai pas envie de courir partout dans cet état... même si mon corps me hurle de le faire, mon cerveau me dit que ce serait pas vraiment bon."

Il se massa ensuite les tempes comme s'il venait d'être pris d'un vertige, ça confirmait ce qu'il avait dit. Tout ça en portant le chariot d'un bras. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de ce qu'il faisait, c'était fascinant. J'avais presque envie d'aller toucher ses bras pour vérifier la taille de ses muscles. Peut-être qu'ils avaient grossi sous l'effet de son pouvoir ? Il resta ainsi immobile quelques secondes avant de descendre les escaliers de de poser son chariot. Il remonta les marches et s’assit sur l'une d'elle en m'observant.

"Ok... assez parlé de moi, qu'est-ce que tu sais faire toi ?"

Il appuya sa tête sur sa main et continua de me regarder du haut de son perchoir. Il avait attisé ma curiosité, j'avais bien envie de lui faire une démonstration de mon pouvoir. Mais me transformer et gravir ces quelques marches allait peut-être être difficile. Je n'avais jamais essayé de gravir des escaliers à quatre pattes et je n'avais pas envie de me faire mal. Ce marbre au sol a l'air bien glissant ! J'avais envie de rejoindre Faust à son perchoir. Je me mis à sautiller entre les marches et m'assit à côté de lui.

"Moi, je sais faire des trucs comme ça."

D'humeur malicieuse, je me transformai en ce que j'avais l'habitude d'être. J'étais devenue un petit chat tout blanc et aux yeux bleus et dorés, les mêmes que mes yeux humains. Je me redressai et m'appuyai sur le bras de Faust en le regardant dans les yeux. Ça me permettait de vérifier la taille de sa musculature, le tout en un geste innocent car exécuté par un mignon petit chat. Je palpai un peu du bout de mes pattes et ne vit rien de suspect, il était bel et bien musclé mais mais au point de soulever un gros chariot à un bras.


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