Les joies de la maladie [PV Eleonore Mac-Agosse]

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Les joies de la maladie [PV Eleonore Mac-Agosse]

Message par Kendra le 20/12/2016, 21:59

Rappel du premier message :

Les joies de la maladie

Avant d’aller vivre à l’académie, juste après avoir découvert de quoi je souffrais, on m’avait fait suivre par un psychiatre. Ce dernier m’avait donné l’impression qu’il me donnait des phrases toutes prêtes spécialement créées pour les malades. J’avais dû supporter les séances avec lui jusqu’à ce que je change de lieu de vie et reprenne un rythme un peu moins conseillé à mon état. Bien que le fait de retourner à la civilisation après tant de temps de déprime et à des activités de mon âge soit grisant, je commençais à comprendre le rôle de ce que j’avais dû subir avec ce médecin fort peu agréable.

Depuis peu j’avais commencé un nouveau traitement dans l’espoir de réduire les métastases qui me rongeaient de l’intérieur. Malheureusement, il s’avérait plus lourd et plus contraignant, m’obligeant à passer plus de temps à l’infirmerie et à louper toujours plus de cours. Mes camarades de classe se posaient des questions. Tant et si bien que j’avais l’impression de passer un interrogatoire chaque fois que je les croisais. Je ne parle même pas du jour où je m’étais endormie sur un banc sans que personne ne s’en rende compte ! Heureusement que je m’étais réveillée avant de mourir de froid et que Okura était passé par là.
J’avais une autre preuve que mon moral baissait depuis que j’avais changé de traitement : je supportais moins les écarts des autres à mon égard. L’exemple qui me venait le premier à l’esprit était lorsque Jïnn avait sorti son téléphone pour jouer avec alors qu’il m’avait proposé une sortie destinée à me faire « profiter de la vie ». Génial le manque de respect alors que j’avais fait l’effort de me lever pour montrer un minimum de volonté ! Cela m’avait grandement fait du mal et les infirmiers avaient dus s’en rendre compte puisque j’avais reçu un rendez-vous chez la psy de l’école.

Le jour du rendez-vous, j’étais habillée chaudement malgré les températures très agréables à l’intérieur des locaux. Pour dire vrai, le produit qu’on m’injectait me donnait très froid au point que j’hésitais toujours à mettre des gants depuis quelques temps ! Pire encore, je devais chauffer mon eau quelques secondes au micro-ondes pour la boire. Bref ! Ainsi vêtue, je traversais les couloirs pour aller chez la psy. J’avais de la chance que ce rendez-vous soit avant mon prochain traitement, ce qui me laissait plus en forme que je l’avais été précédemment.
Devant la porte, je pris une grande inspiration en levant les yeux au ciel avant de toquer. J’attendis qu’on me réponde avant d’entrer et me déclarer :

- Bonjour, je m’appelle Kendra Elkosa. J’avais rendez-vous à 16H il me semble.

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Re: Les joies de la maladie [PV Eleonore Mac-Agosse]

Message par Eleonore Mac-Agosse le 17/3/2017, 13:57

hrp : désolé pour l'attente.

Bien, un rire. Nerveux certes, mais un rire qui arrive à m'arracher un sourire bien malgré moi. Foutu conditionnement qui me fais sourire malgré moi. Bon ! Tu as ta réponse ma vieille. Maintenant rebondit dans la bonne direction. Choisit bien tes mots.
La psy prit quelques secondes pour réfléchir en jetant un œil sur son carnet ou elle griffonnait le dessin d'un sourire. Elle savait que les traitements à répétitions pouvaient affaiblir le corps. Elle n'osait l'avouer à sa patiente. Ce n'était pas son rôle, c'était celui du médecin.

-Vous… Vous avez dit, en résumé : «  pas avouer ma rencontre avec Noa, car sinon devoir parler d'la maladie.  » Étonnant comme votre maladie vous frustre. Votre rencontre avec le Nain Tracassin si j'aie bien compris, découle du fait que vous preniez votre douche en journée à l'heure des cours ? Vu votre âge ; en quoi cela à rapport avec votre maladie. Vous êtes libre d'aller en cours ou non.
Surtout que vous rajoutez pour expliquer votre départ « Je ne leur ait pas parlé de mon cancer ». Donc même le dénommé Noa en sait rien. Personnellement, je prend une douche après un effort physique. Mais il m'arrive les matins ou j'aie personnellement envie de faire grâce matinée, de ne pas aller courir et donc de prendre une douche à mon réveil.

Bien! Maintenant je vais vous demandez de suivre avec un peu plus de rigueur que d'habitude.
Je vais émettre une hypothèse qui se fonde sur une intuition. Vous aimez bien ce Noa. Peu importe que cela soit de l'Amour ou non, il ne vous déplaît pas en tant que compagnon. J’entends par compagnon : Personne avec qui échanger en général. Peut-être est ce dût à votre deuxième rencontre qui démarrait sainement, ou bien, je ne sais pas quoi. Partons du postulat que cette fille qui semble proche, d'après vos dires, ait vu en votre discutions, une personne méditant sur elle…
La colère est mauvaise conseillère. Encore plus, si le fait de détourner la conversation, pour parler de sa façon de patiner, lui montre, sans raison logique, qu'elle avait raison et qu'il y a quelque chose entre vous deux, que vous essayez de lui cacher. Comprenez sa frustration et sa colère… Oui la colère fait partie des choses qu'on devra apprendre à gérer, enfin que vous devrez apprendre… Mais plus tard.
J'ouvre un deuxième postulat : Votre physique joue en partit sur votre condition physique. Une deuxième partie est géré par le mental... Et on ne nommera pas les autres pour l'instant, mais ce postulat compte de leur existence.
Vous êtes légèrement essoufflés entre guillemets. Cette personne vous énerve et vous décidez donc que s'en est trop. Piste quittée, lieu fuit pour échapper à ce stress… Prétexte ? Je ne voulais pas qu'ils me voient dans cet état ? Ne parlaient ils pas avec vous a lors que vous étiez déjà affaiblit par la maladie ? Nouvel douleur intense, mais que vous ne ressentez pas physiquement.
En vous basant sur mon postulat et l'hypothèse, je vous demande de me détailler toutes les conclusions que vous pouvez en tirer, ainsi que le cheminement pour y arriver. Vous avez le droit d'ajouter des faits ou bien des ressentis. À condition que vous ne vous basiez pas que sur eux pour conclure l'exercice.


L'exercice semblait simple, mais la nuance était là. La psychiatre n'avait pas demander les conclusions la concernant elle, mais des conclusions qu'elle peut- en tirer. Cela allait bien plus loin que cette jolie scénette. Et si elle tombait dans le piège de la facilité, il ne serait pas facile de revenir dans le sujet de la leçon sans être soit même un peu frustrée. Surtout qu'elle avait laissé cela au début comme des reproches sur Kendra et pas sur les autres, même si son ton était resté neutre tout le long.

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Re: Les joies de la maladie [PV Eleonore Mac-Agosse]

Message par Kendra le 28/3/2017, 18:19

Les joies de la maladie

Je devais bien avouer que la première partie de son « raisonnement », qui n’était qu’une pure reformulation de mes dires avec quelques commentaires, me donna l’impression d’être bête. Oui, ma maladie me frustrait à un point inimaginable et c’était certainement à cause de cela que j’évitais tous les sujets qui s’y rattachait. Je n’aimais pas mentir directement donc je préférais cacher les informations, les enterrer bien profondément dans les méandres de l’oubli. Mais j’attendis de voir le reste de ce qu’elle avait à me dire pour prendre la parole.
Au début je ne compris absolument rien à son exercice. Enfin, il était évident qu’elle me demandait de réfléchir sur ce qu’elle venait de dire et d’en faire des conclusions, mais j’avais des difficultés à savoir si elle voulait que je parle de Luxia ou de moi-même. Je dus même m’y prendre à plusieurs fois pour réussir à voir un début de réponse. Je me rendis cependant compte que j’avais besoin d’un support papier pour mener ma réflexion. Je demandai donc une feuille et un crayon avant de griffonner l’hypothèse et les deux postulats qu’elle avait nommés. Puis, traçant un trait de séparation, je me mis à nommer silencieusement les conclusions qui me vinrent ainsi en pensant les détailler par la suite. Malheureusement, j’eus la forte impression qu’elle s’était avancée sur plusieurs points et qu’elle avait eu faux et que cela m’empêchait de réfléchir. Je ne mettais pas de côté le fait que je n’arrivais pas à comprendre aussi parce qu’un blocage se formait en moi sans que ce soit volontaire, mais je ne pouvais pas le prouver. Donc, après avoir pris bien plusieurs minutes pour être certaine de ne rien avoir oublié, je lui répondis en ramenant un genou contre ma poitrine pour y poser le menton, laissant le crayon et la feuille sur la table :

- Qu’on soit bien claires sur plusieurs points : même si Luxia se sentait jalouse ou en colère envers moi, je ne l’étais pas totalement par rapport à elle. Oui, elle pouvait mieux patiner que moi et plus longtemps, mais ce n’était en aucun cas sa faute et elle n’était pas la seule à le faire. Donc je vois pas en quoi j’aurais pu lui en vouloir comme vous semblez le laisser entendre. Ensuite, oui, j’ai une certaine fierté qui me pousse à vouloir que les autres ne me voient pas affaiblie. Je veux pas qu’on me traite comme une condamnée à mort et c’est ce qui me pousse à ne rien dévoiler de mon état. Je pourrais mentir, mais j’ai horreur de ça. Et je me fiche pas mal d’être contradictoire sur ce point parce que je veux pas revivre la même situation qu’il y a peu. Je veux vivre à fond sans qu’on me prenne pour un être fragile à surprotéger ! Pour continuer sur votre postulat : je parlais avec eux, mais ils n’ont absolument rien vu à ma connaissance sauf le dernier du groupe qui m’a rien demandé et qui a décidé de le cacher aussi aux autres, de me couvrir. Je vois donc pas vraiment quoi vous dire.

J’avais sans aucun doute été sèche par moment bien que cela ne fut pas vraiment mon intention. J’étais cependant énervée de ne pas comprendre tant les sous-entendus (faussés à mes yeux) étaient toujours la première chose que je voyais. J’espérais donc avoir plus d’indices par la suite et pas trop de remises en question, même si c’était certainement ce que je méritais.

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Re: Les joies de la maladie [PV Eleonore Mac-Agosse]

Message par Eleonore Mac-Agosse le 31/3/2017, 18:28

Bon, l'exercice commençait à faire son effet. Le chaos dans sa tête était presque palpable quand elle demanda un papier et un crayon. Ce que s'empressa de lui donner la psychiatre.
Éléonore en profitait pour regarder ce qu'elle écrivait. Elle récrivait les postulats ? Pourquoi ? L'exercice avait été trop difficile à gérer sans cela ?  Peut-être, avec un peu de recul.
Un trait de séparation ?  Des choses semblant être des idées non structurés ? Non, plutôt des points de conclusions. Pas facile à lire avec un bureau de différence entre nous. Et surtout l'air de rien.
Le temps qu'elle mette ses idées en place, la psychiatre but une gorgée de sa boisson. L'attente ne la dérangeait pas. L'exercice était assez difficile.
Elle sembla prête à répondre. Elle releva ses genoux…. Quoi la position foetal. Ainsi c'était sa réponse. Cela allait, elle allait pouvoir continuer sereinement.
Écoutant les réponses de son élève, elle prit des notes à son tour. Puis elle prit la parole après que Kendra dit ne pas savoir quoi dire.
Se faisant, elle s'appuya sur le dossier de son fauteuil et croisa les bras sous sa poitrine. Cela avais pour effet de mettre encore plus mal à l'aise. Le ton ironique en plus rajoutait une dimension à l'effet de moquerie voulut.

-Ah ! Vous ne savez quoi dire ? Pourtant vos paroles sont contredit par ce que vous me dites. En langage corporelle, se reculer pour parler à une personne indique qu'on prend du recul par rapport à cette personne, ou bien que l'on prend une position confortable car cela risque d'être long ou que c'est inconfortable. Le fait de croiser les bras indique le plus souvent qu'on souhaite mettre une barrière entre soi et l'autre. Et ce ton ironique quasiment méprisant, en plus de me permettre de me moquez de vous, montre l'irrévérence que j'aie envers votre réponse.

Elle reprit une position normale et le ton professionnel. Sur son visage, le sourire ironique se transforma en ce sourire de démone.

-Bon, je vais expliquer normalement, maintenant que je vous ait montrer un exemple déplaisant du langage corporelle. J'aie bien dit EXEMPLE. Je ne doute pas qu'avant que la fin de la première phrase, vous m'aimiez encore moins qu'avant.
Mon Hypothèse et son postulat est peut-être faux, comme vous semblez le penser. J'en doute nullement. Je ne connais pas cette Luxia. Il est donc difficile d'évoluer quelqu'un, ne la connaissant pas. Je n'étais pas présente non plus. Mais le corps parle souvent de lui même. Si vous avez sentit son arrivée au début comme une agression, vous vous êtes peut être crispée involontairement ? La surprise peut aussi donner ce genre de langage. Cela influence souvent nos relations aux autres, la façon dont notre corps les perçoit.
Je vois beaucoup de personnes qui viennent pour poser une question dans le cadre informel. Je sais pour la plupart qu'ils aimeraient être ailleurs. Ils n'aiment pas ce que je représente. Je commence à avoir tellement l'habitude que même si je n'y prête pas attention, je ne peut m’empêcher de le remarquer, mais mon corps ne réagit plus à ce rejet. Un jour, un gamin, venant demander un psychanalyse, à titre personnel, arriva avec une attitude totalement détendue. Je fut surprise et il le remarqua. Car mon corps le montra contre mon gré et qu'il avait inconsciemment déduit cela. Son interprétation en fut erronée certes, mais il l'avait vu et analysé à sa façon.
Enfin, je devrais plutôt prendre un exemple qui vous parlera plus.
Pour l'exercice. Vous avez demandez une fiche pour écrire. Cela veut dire entre autre, que vous n'êtes pas sûre de ce que vous voulez ou devez répondre. Vous avez noté en premier un récapitulatif. La preuve que votre cerveau travaillait pas mal.
Maintenant, j'en vient à votre réponse orale. Votre premier réflexe fut la position foetal. Position qu'on utilise pour se protéger. Pas spécialement de l'autre… Pour cela la plupart des gens croisent les bras ou les jambes. Cette position dit, entre autre : Je suis vulnérable, protégée moi.
Pourquoi ? Je vous laisse y répondre pour vous même. Et j'ai bien dit pour pas par.

Je vous cites :
« - Je veux vivre à fond sans qu’on me prenne pour un être fragile à surprotéger ! » « ils n’ont absolument rien vu à ma connaissance sauf le dernier du groupe » .
Si une personne a vu quelque chose, les autres l'ont peut être vu inconsciemment et mal interprété. Comme je dis, je ne suis qu'une démone, pas la psychiatre à la science infuse que les gens pensent. Je ne suis pas télépathe non plus. Je sais regarder et j’interprète. J'ai été formée au profilage. Et il arrive parfois que même moi,  la spécialiste, je me trompe.
Je vais donc vous reformulez l'exercice. Vous connaissez le postulat et l'hypothèse. Vrai ou faux, cela importe peu. On est pas là pour émettre des jugements, mais pour travailler à vous faire accepter mieux votre maladie.
Cherchez ce qui fait que je puisse imaginer cette situation. Et pourquoi, je choisit cette situation plutôt qu'une autre. Et ce que je veux vous entendre dire. Pas un truc : c'est de ma faute ou autre jugement de valeur. Cela ne m’intéresse pas vu que cette interprétation, on est d'accord toutes les deux, est certainement erroné.


La psy reprit une gorgée de son breuvage, laissant la jeune femme digérer le paquet qu'elle venait de lui donner à comprendre.
Elle espérait juste que la jeune Kendra comprendrait que son attitude trahissait plus sa maladie que ses dires. Le fait qu'elle ait un secret et qu'elle ne veuille en faire par à personne donnait souvent des tons plus durs, inquisiteurs et des postures plus évocatrices d'un repli sur soi et de vouloir mettre une barrière entre les autres.
Elle lui faisait penser à Danny boon dans son fameux sketch sur la déprime.
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Re: Les joies de la maladie [PV Eleonore Mac-Agosse]

Message par Kendra le 3/6/2017, 16:32

Les joies de la maladie

Ma réponse n’était certainement pas celle que la psy attendait. Ce qui me faisait penser ça était la longue tirade qu’elle m’offrit. Je devais bien avouer que malgré mon envie d’écouter et comprendre le message qu’elle souhaitait me faire passer je n’étais peut-être pas prête à l’accueillir. Je m’efforçai tout de même à suivre les grandes lignes. Ainsi, je pus assimiler le fait que mes gestes étaient plus flagrants que mes mots et pouvaient même faire comprendre plus de choses que je le voulais par rapport à mon état. De ce fait, même si personne ne m’en avait parlé, certainement qu’ils avaient compris que j’allais au-delà de mes compétences sportives en acceptant d’aller à la patinoire. Pourtant… si cela avait réellement était le cas, pourquoi ne pas m’avoir arrêtée ? Je n’en savais rien et n’eus pas le loisir d’y réfléchir amplement puisque mon interlocutrice enchaîna comme pour conclure sa longue prise de parole :

- Je vais donc vous reformuler l'exercice. Vous connaissez le postulat et l'hypothèse. Vrai ou faux, cela importe peu. On n’est pas là pour émettre des jugements, mais pour travailler à vous faire accepter mieux votre maladie. Cherchez ce qui fait que je puisse imaginer cette situation. Et pourquoi, je choisis cette situation plutôt qu'une autre. Et ce que je veux vous entendre dire. Pas un truc : c'est de ma faute ou autre jugement de valeur. Cela ne m’intéresse pas vu que cette interprétation, on est d'accord toutes les deux, est certainement erronée.

Encore une fois, je la trouvai extrêmement énigmatique. Sincèrement, avec tout ce qu’elle m’avait dit auparavant, il m’était extrêmement difficile de m’y retrouver. Heureusement, j’avais noté le postulat et l’hypothèse, ce qui me permit de les relire, me les rappeler. Dit comme ça, j’avais l’impression que rien n’avait de sens. Pourtant, n’avait-elle pas donné la réponse plus tôt, justement avec les explications qu’elle avait données face à mes propres dires ? Je n’en savais rien… Et ne pas savoir ce qu’elle voulait entendre m’énervait beaucoup. Je ne parlais même pas du fait qu’elle me perde totalement avec ses tirades indigestes de démon ! Je m’efforçai pourtant à garder mon calme et rester pensive pour trouver la solution à son énigme.

Après plusieurs minutes de silence que je passais à tenter de reprendre tout ce qu’elle avait dit, étape par étape, regardant comme dans le vide. Finalement, je me décidai à tenter de lui répondre d’un calme olympien contrairement à plus tôt :

- Sincèrement, si vous souhaitiez réellement me faire comprendre que mes gestes sont plus parlant que mes dires, votre postulat et hypothèse n’étaient vraiment pas parlant du tout. Après tout, le fait même que vous preniez un vécu me fait réfléchir sur ce qui s’est passé, donc chercher le vrai du faux. Prendre un autre exemple comme celui avant votre conclusion était beaucoup plus parlant. Après, à savoir si c’est vraiment ce que vous vouliez me faire dire, je n’en sais strictement rien puisque je ne suis pas dans votre tête, terminai-je que levant les mains au niveau de mes épaules, les paumes tournées vers le ciel, et secouant la tête en un « non » que je voulais léger.

Je ne savais pas si j’étais convaincante, ou même si c’était ce qu’elle voulait entendre, mais j’étais persuadée d’une chose : me détacher de ma famille allait me faire le plus grand bien. Après tout leur inquiétude pour moi à tout instant, me traitant ainsi comme une petite créature fragile m’avait confronté à penser à ma maladie sans cesse. Cela m’avait peut-être habitué à avoir un langage corporel montrant mon état puisque mon esprit y était sans cesse confronté. Le fait de côtoyer des personne n’en ayant pas connaissance me confrontait à une inconnue dont je n’avais alors pas encore pris conscience. … Etait-ce un espoir que je voyais se profiler ? Celui de vivre sans penser sans cesse à mon état de santé comme avant d’avoir cette maladie ? Je n’en étais pas sûre.

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Re: Les joies de la maladie [PV Eleonore Mac-Agosse]

Message par Eleonore Mac-Agosse le 14/6/2017, 15:50

Bon la solution était là, même si c'est vrai qu'elle aurait put s'y prendre autrement.
Comment allais t'elle répondre. Elle réfléchit quelques instants en finissant sa prise de notes.

-  « Je ne suis pas dans votre tête » J'aurais tendance à dire que moi non plus, mais cela serait laissez la démone prendre un peu trop de place.
Je reconnais, après coup, que l'exemple était moins parlant qu'il semblait à première vue. Et je m'excuse si cela vous a dérouté. Mais cela à eut l'effet escompter en quelque sorte.
La frustration se ressent au travers du corps. Vous n'aimez pas votre maladie et avez peur que les autres le découvre. Pourtant cela se lit sur vous. Cela modifie inconsciemment les perceptions qu'ont les gens de vous, de ce que pour eux, vous pensez ou ressentez.
Je vous propose pour la prochaine séance un double exercice.
Le premier est de comprendre comment votre corps réagit, parle inconsciemment.


Elle posa sur la table un petit livre sur le langage corporel.

-Il n'est pas complet, mais cela explique les bases. Ce n'est pas valable pour tous le monde car dans certains pays, les façons de vivre sont différentes. Par exemple en Grèce, un mouvement de tête de haut en bas répété ne veut pas dire oui, mais non. C'est un exemple parmi tant d'autres. Mais ce livre devrait vous aider à vous comprendre et comprendre les autres… Sachant que ce n'est pas une science exacte.
Le deuxième exercice sera différent. Par exemple si vous vous sentez mal, comme à la patinoire, ne pas fuir, mais trouver des « mensonges  de complaisances ». Un peu comme dire à une personne qui vous demande : Comment vas tu ? Et répondre ; Bien, malgré le fait qu'on ait nos soucis personnels.
Il vous faudra chercher de fausses excuses pour expliquer cela. Le manque de pratique est la plus simple. Mais j'espère que vous ferez preuve d'imaginations dans votre exercice. Pas la peine de le servir à votre interlocuteur.  Mais en avoir un pool sous la main, aide à échapper à la réalité quelques instants. Si elles sont dites rapidement (mais pas trop pour ne pas paraître une réaction d'auto défense) elles pourront passer pour vrai.
Des questions ?


Éléonore trouvait que Kendra avait bien travaillé sur l'exercice. Son mouvement à la fin indiquait qu'elle en prenait conscience plus ou moins consciemment. Maintenant restait à savoir, si elle avait vraiment comprit l'exercice. Et ca, la psy en avait aucune idée, vu ce qu'il s'était passé avant.
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Re: Les joies de la maladie [PV Eleonore Mac-Agosse]

Message par Kendra le 14/6/2017, 21:34

Les joies de la maladie

Plus le temps passait, plus je me demandais si j’avais réellement répondu à sa question. En plus de cela, la séance était bientôt terminée. Je n’avais vraiment pas envie de trouver une réponse à tout cela pour seul devoir. Même noter les mauvais moments que j’avais vécus m’avait paru moins barbant. Néanmoins, je n’étais pas sotte au point de ne pas chercher. Si en tant que démon elle me posait des questions c’était dans un but bien précis, je l’avais compris. Le soulagement resta tout de même grand quand elle me répondit enfin :

- « Je ne suis pas dans votre tête » J'aurais tendance à dire que moi non plus, mais cela serait laissez la démone prendre un peu trop de place. Je reconnais, après coup, que l'exemple était moins parlant qu'il semblait à première vue. Et je m'excuse si cela vous a dérouté. Mais cela à eut l'effet escompter en quelque sorte. La frustration se ressent au travers du corps. Vous n'aimez pas votre maladie et avez peur que les autres le découvre. Pourtant cela se lit sur vous. Cela modifie inconsciemment les perceptions qu'ont les gens de vous, de ce que pour eux, vous pensez ou ressentez. Je vous propose pour la prochaine séance un double exercice. Le premier est de comprendre comment votre corps réagit, parle inconsciemment. Il n'est pas complet, mais cela explique les bases. Ce n'est pas valable pour tout le monde car dans certains pays, les façons de vivre sont différentes. Par exemple en Grèce, un mouvement de tête de haut en bas répété ne veut pas dire oui, mais non. C'est un exemple parmi tant d'autres. Mais ce livre devrait vous aider à vous comprendre et comprendre les autres… Sachant que ce n'est pas une science exacte. Le deuxième exercice sera différent. Par exemple si vous vous sentez mal, comme à la patinoire, ne pas fuir, mais trouver des « mensonges de complaisances ». Un peu comme dire à une personne qui vous demande : Comment vas-tu ? Et répondre ; Bien, malgré le fait qu'on ait nos soucis personnels. Il vous faudra chercher de fausses excuses pour expliquer cela. Le manque de pratique est la plus simple. Mais j'espère que vous ferez preuve d'imaginations dans votre exercice. Pas la peine de le servir à votre interlocuteur. Mais en avoir un pool sous la main, aide à échapper à la réalité quelques instants. Si elles sont dites rapidement (mais pas trop pour ne pas paraître une réaction d'auto-défense) elles pourront passer pour vrai. Des questions ?


Avant toute chose, je me permis de faire le point sur ce qu’elle m’avait dit. En gros, j’avais bel et bien compris ce qu’elle voulait me faire comprendre et si je n’améliorais pas ce point il était certain que je serais prisonnière de ce que je fuyais. Cela se tenait et me donna un peu plus envie de changer mes comportements. Pour cela, il m’était proposé de lire un livre que la psy avait posé sur la table tout en me mettant en garde sur le fait que le langage corporel n’était pas le même partout. Ce fait me paraissait tout aussi logique que si on ne savait pas parler chinois on ne le comprendrait pas. Puis, comme deuxième devoir il me fut demandé de tenter de changer mes comportements justement. En soit, ce n’était pas moins d’étudier la théorie et la pratique, comme pour un cours avec une leçon et un exercice. Enfin, comme ça se tenait je ne voyais pas trop ce qui m’en empêchait. Je répondis donc :

- Donc, si je vous suis bien, j’apprends mes leçons en étudiant ce livre qui m’en dira plus sur le langage corporel, tout en gardant à l’esprit que tout le monde n’utilise pas les même codes, avant de passer à la pratique. Ça se tente.

En réalité, c’était bien plus facile à dire qu’à faire. J’en avais conscience. Mais, au moins, c’était une solution pour ne pas rester dans une impasse.

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Re: Les joies de la maladie [PV Eleonore Mac-Agosse]

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