L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

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L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Darren le 6/11/2016, 21:30



ft. L'Aveugle



ft. Katherine Jackson

「L'Ombre de Moi-même.」
C’était avec un plaisir non-dissimulé que j’écoutais la neuvième symphonie de Beethoven : le quatrième mouvement, plus précisément. Quel délice que d’écouter ce ravissant morceau ! Il éveillait en moi je ne sais quelles sensations enfouies, et quelques douloureux souvenirs qui m’emplissaient alors d’une douce mélancolie, qui se dissipait à la venue des dernières notes. La délicatesse et la grâce de ces innombrables sons que j’entendais ce mêler en un seule dans cette magnifique mélodie vibrait en moi comme si je posais ma main sur quelque objet vibrant dont le nom m’échappait. Je pourrais m’éprendre à l’écouter pendant des heures durant.

J’aimais la sensation que je ressentais lorsque, plus jeune, je m’asseyais dans un coin ombragé, et loin d’être à l’abri d’un vent léger, la symphonie de Beethoven résonnait dans mes oreilles et agrémentait honorablement ma lecture que je poursuivais toujours de mes doigts courts et candides. Le récit devenait épique, et je me sentais si heureux, plongé dans ma solitude musicale et apaisante, que je désirais de ne plus jamais en sortir. Lorsque je me tenais là, dans ma bulle entrecoupée de récits et de musique, je devenais le plus insouciant et adorable des enfants : je me perdais, et j’aimais me perdre moi-même dans ce gouffre profond que je chérissais. Enfoncé dans mes abysses mentaux, personne ne viendrait jamais me chercher.

Mais ce temps était révolu, mais que je donnerais tant pour le retrouver, lui que je chérissais tant ! La neuvième symphonie ne m’avait pas quittée : je l’avais emportée avec moi, en Angleterre : c’était elle qui me permettait de m’échapper de mes souffrances qu’un enfant n’aurait jamais dû connaitre, et je lui en serais éternellement reconnaissante Et, ce jour là, du haut de mes treize ans, je me souvenais. Le souvenir de cette musique me revenait en mémoire. Lorsque je m’enfonçais les écouteurs dans mes oreilles, et que je fermais les yeux, la musique me parut différente.

Je me rappelais de cet air, je le savais inchangé : mais les notes n’aboutissaient à rien dans mon cerveau, c’était comme si elles tombaient dans le vide avant d’être jouées. D’autres images, d’autres souvenirs, bien moins bons et chaleureux que ceux que je conservais de la symphonie me revinrent en mémoire, et par malheur, et comme pétrifié devant ce phénomène, je ne sus ôter les écoutilles de mes oreilles.

Une voix, que je devinais venir d’un enfant, hurlait, me suppliait d’arrêter : cette voix ne me nommait pas, mais elle semblait me connaître si bien que c’en était déroutant. Mais cette voix m’était également familière, et mon cœur se serrait ; je détestais l’entendre. Cet écho qui se répercutait dans ma tête était tout ce que je détestais : c’était un son nasillard, aigu, et plutôt niais. Me direz-vous, c’est la voix d’un enfant ! Alors je ne pouvais espérer autre chose. Mais je la connaissais, cette voix.

C’était moi.

Moi plus jeune, lorsque des taches bleues et rouges recouvraient mon corps, après les coups, et que je subissais les baisers acharnés et les coups de ça-va-ça-vient de mon frère. C’était moi plus jeune, lorsque la dureté de la vie m’avait touchée de plein fouet, cette vérité éclatant sur mon visage poupin comme un ballon de baudruche. L’enfant que j’étais me suppliait d’arrêter cette musique, s’acharnait comme j’avais pu m’acharner contre mes bourreaux.

Tétanisé par le souvenir douloureux et sombre, je ne réussis pas à mettre fin à ce calvaire : cet enfant qui sommeillait encore en moi, attendait simplement qu’on lui redonne son enfance assassinée. Avec rage et terreur, j’arrachais enfin les écouteurs de mes oreilles, manquant de me faire mal, et je tombais de mon lit que je partageais alors avec quelques membres de la maison Rubis dont le nom m’en était bien peu utile. J’étais seul, et heureusement. Je n’aurais souhaité à personne de voir le néant profond dans lequel j’avais été plongé.

L’envie de vomir me prit à la gorge, comme si l’on m’avait enfoncé quelque chose dans le cou : une main sur la bouche, les yeux remplis de larmes, je me relevais, et, fébrile, je me dirigeais vers la porte menant au couloir, ma canne en main. La peur céda à la panique, et je me mis à arpenter vainement les longs couloirs : chaque pas me rapprochait un peu plus du gouffre dans lequel je m’apprêtais à sauter. Ma tête me faisait mal, j’avais l’impression de céder à un malaise, et rien ne pouvait m’aider. L’écran noir qui obstruait ma vue depuis toujours devenait oppressant : j’étais seul.

Je bousculais de plein fouet une jeune fille, que je devinais être de la Maison Rubis : avec empressement et terreur digne d’un forcené, je lui saisissais le bras, alors que mes os broyaient sa chair. Elle voulut reculer, mais devant mon effarement, elle fut attendrie, et presque inquiète. Je lui demandais de m’escorter aux toilettes, chose que j’étais incapable à ce jour de faire seul, et elle s’exécuta : me soutenant d’un bras, l’élève m’amena aux toilettes, et je la repoussais brusquement lorsqu’elle m’annonça d’une voix tumultueuse et rapide que nous nous tenions devant la porte des toilettes.

« N-non, pas ceux-là ! Ce sont ceux des f-… »

La demoiselle n’eut pas le temps de terminer sa phrase que je pénétrais dans les toilettes des filles.



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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Katherine Jackson le 9/11/2016, 23:15

Cela faisait bien 10 minutes que je tournais dans l'académie à la recherche d'un panneau ou d'un plan qui pourraient m'indiquer où trouver le réfectoire...en vain. Je commençais à désespérer.

 Au départ, seule la faim m'avait poussé à quitter ma chambre afin de rejoindre (du moins,  d'essayer de rejoindre) le self mais maintenant, s'était surtout la soif! Ce que j'aurais donné pour une carafe d'eau fraîche! Et chez moi, faim+soif=fatigue.
 
Bon.

Je m'assis par terre, en tailleur, en plein milieu d'un couloir, les coudes plantés sur mes cuisses et le menton enfoncé dans mes mains. Je devais me poser un instant et réfléchir: Que faire? Bien sûr, je pourrais aller manger en ville, mais mon porte monnaie n'allait pas être content. De plus, je me voyais mal marcher encore longtemps à travers la ville inconnue dans laquelle j'avais atterri.
 Soudain, mon ventre fit entendre son mécontentement par un grognement puissant.
 Je me rendis compte de la gravité de la situation lorsqu'il me fut difficile de déglutir, tant ma gorge était sèche.

...

Bon.

Je me releva, déterminée à accomplir ce qui devais l'être : trouver un endroit où je pourrais me rassasier et me désaltérer! Je regardais autour de moi, espérant une dernière fois apercevoir un bout de panneau ou de carte lorsque je vis une porte, signe de Salut: les toilettes! J'aurais du y penser plus tôt!

 Certes, l'idée pouvait sembler bizarre aux premiers abords; bien sûr, je n'allais pas manger le savon ( même si en cas d'urgence extrêmement critique...) mais j'allais tout simplement boire. Ce genre d'endroit comporte bien des éviers et des robinets logiquement?

 C'est donc souriante et en sautillant que je pénétra dans les toilettes.

 En entrant, je vis quelqu'un qui était appuyé sur l'une des nombreuses vasques, toutes alignées sur le même mur:
"-Joyeuses Pâques! " lui dis je chalereusement en passant derrière elle.

 Je préférais dire 'Joyeuses Pâques' (ou 'Joyeux Noël' selon mon humeur) plutôt que 'Bonjour' que je trouvais trop formel ou 'Coucou/Salut' qui était au contraire, trop amical lorsqu'il était dit seul.

 Afin de ne pas la déranger, je me plaça deux éviers plus loin. Ceci fait, je releva mes cheveux et me pencha tout en ouvrant le robinet afin d'étancher ma soif. A ma plus grand joie, l'eau n'avait pas ce goût étrange et dégoûtant que pouvait avoir celle des autres écoles.

 Après plusieurs gorgées que je m'étais efforcée à rendre le moins bruyantes possible, je me redressa en poussant un soupir de soulagement et referma le robinet d'un coup sec. Du revers de ma main, j'essuya ma bouche qui formait toujours un petit croissant heureux...

 ...pas comme celle de ma voisine d'ailleurs. Elle avait l'air vraiment mal, peut-être devrais-je aller lui parler? Non, pas peut être, je DOIS aller lui parler, je ne peux pas la laisser comme ça! Voir quelqu'un souffrir est LA chose que je ne peux pas supporter! (Et les gens sans humour aussi (mais ce n'est pas le sujet)).

 Je commençais à m'approcher d'elle et...attends, c'est pas 'elle', c'est 'lui'! Effectivement, de dos, avec sa petite taille et ces cheveux longs, j'avais cru voir une jeune file et puis, surtout, il n'a rien à faire ici, c'est les toilettes des filles! Aux dernières nouvelles, c'est pas encore mixte ce genre d'endroit dans les établissements scolaires. Je ne comptais pas le sermonner, il était déjà assez mal comme ça.  De plus...une canne, des lunettes de soleil...je pense que là, il avait une bonne excuse.

 Quand même, être dans une Académie comme celle là, avec tous ces escaliers ; ça ne devait pas être facile pour un aveugle.  Quoique, peut-être que son pouvoir l'aidait à distinguer des formes ou carrément, à voir très clairement le monde qui l'entoure! Ou peut être pas...quel était son pouvoir? Bah, cela n'avait pas d'importance dans l'instant!

 Je me plaça à une distance raisonnable du jeune homme et dis d'une voix assez douce (sans être maternelle non plus):
"-Hé, ça va?"
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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Darren le 14/11/2016, 17:55



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「L'Ombre de Moi-même.」
Alors que je pensais que mon accalmie allait enfin s’achever, quel ne fut pas ma surprise lorsque je j’entendis la porte s’ouvrir sur une élève faisant irruption dans les toilettes. Je posais mes lunettes sur le bord de l’évier d’un geste hésitant, de peur de le faire tomber, et je lâchais ma canne qui s’effondra avec fracas sur le sol, sans pour autant se briser. Je n’en avais que faire, ma seule préoccupation était de me calmer.

« Joyeuses Pâques ! »

Je séchais mes joues mouillées par mes larmes d’un geste de main tremblant, et m’appuyais non sans une perceptible pointe de douleur contre les vasques. Face à ma panique et mon effarement total de par la situation dans laquelle je m’étais empêtré, je n’en avais actuellement que faire de cette nouvelle venue, et tout ce que je désirais au plus profond de moi, c’était de la voir partir.

Du haut de mes 150 centimètres, je me penchais au-dessus de la large vasque, y plongeant mon regard aveugle et froid, alors que je me perdais dans la contemplation sourde de la surface brillante et polie. J’ignorais le salut de l’autre, qui se voulait pourtant jovial et amical, et je restais dans le déni total et sourd qui m’envahissait depuis maintenant longtemps.

Cette voix, empreinte de joie et de chaleur, me paraissait tout à fait exécrable et détestable : mais je ne décidais de ne point réagir. Une seule remarque de plus, un seul rapprochement, et la pauvre fille se retrouverait dans une situation bien plus délicate que celle-ci. Et si elle osait s’apitoyer sur mon sort ! Je lui ferais voir ce que moi je n’ai jamais vu.

Je l’entendais se diriger vers une vasque plus loin que la mienne, et y boire quelques gorgées d’eau goulûment : je devinais qu’elle devait être assoiffée. Était-elle venue ici seulement pour cette raison, ou bien parce qu’elle m’avait suivie ? Je ne savais que penser de cette fille aux valeurs étranges, mais ma décision de la repousser était inchangée.

Je me penchais en avant, une main sur les vasques pour ne pas tomber –faute d’équilibre–, et l’autre saisissait ma canne, ma précieuse canne. Innocemment, je me redressais et séchais les dernières larmes qui laissent encore leurs traces. Bizarrement, la panique subite et angoissante qui m’avait saisie à la gorge s’était volatilisée et avait reculé dans un coin sombre de ma tête, d’où j’espérais qu’elle ne ressortirait jamais.

Maintenant, je me retrouvais face à un cas d’éperdument bien plus concret et charitable : la peur de l’autre. Je n’avais pas peur des filles en soi, mais je savais que certaines pouvaient avoir un comportement pire que les hommes. Et ce, précisément, cette jeune élève avait une allure on ne peut plus étrange, et j’en avais peur.

« Hé, ça va ? »

Sans réfléchir, ma main tenant la canne partit, et vint s’abattre sur les cuisses de la jeune fille : le bruit du choc de ma canne sur ses jambes émit un claquement très désagréable.



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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Katherine Jackson le 4/12/2016, 22:00

*Est-ce qu'il a...peur?* Telle était la question que je me posais alors que je m'était rapprochée du jeune garçon qui pleurait il y a quelques minutes de ça. Effectivement, son visage, et même, son corps entier avait l'air crispé, lui donnant l'air d'un petit animal fragile et apeuré face à un prédateur. Pourtant, il ne me semblait pas que ma voix eut été menaçante ou froide lorsque je lui avait posé ma question. Mais peut être que ce n'était pas moi spécialement qui l'effrayais, mais les gens en général? Comme une sorte d'agoraphobie, mais en encore plus poussée!

 Je m'imaginais le calvaire que cela pouvait être que de ne pas pouvoir supporter la présence de personnes inconnues lorsqu'une sorte de brûlure, accompagnée d'un bruit sec et agressif vinrent me tirer de mes pensées: le gamin venait de me frapper les cuisses avec sa canne! À croire que malgré sa cécité, il savait atrocement bien viser! Je retint un cri et à ce moment là, tout se passa comme au ralentit pour moi: surprise de recevoir un tel coup, je fis un léger pas en arrière et alors que je levais mon pied, la douleur, fulgurante et lancinante me fis me pencher en avant. Inévitablement, je commença à perdre l'équilibre et, par réflexe, je m'agrippa à la chose la plus proche de moi...qui n'était autre que le malheureux garçon, bien trop faible pour arrêter ma chute et qui ne fit que m'accompagner contre son gré dans celle-ci.

 Alors que nos deux corps se rapprochaient dangereusement du sol, je saisis par les épaules celui qui était sûrement dans l'incompréhension la plus totale et le plaque contre moi: même s'il m'avait frappé, je ne voulais pas qu'il s'ouvre le crâne sur le carrelage dur et froid des toilettes ; certes, je risquais moi-même de me retrouver avec une bosse grosse comme un oeuf d'autruche, mais si je maîtrisais un minimum la chute, je pouvais limiter les dégâts. Je baissa donc ma tête le plus possible afin de la protéger du choc que je savais imminent.

 Plus nous tombions, plus je sentais le poids du garçon recouvrir mon corps et là, l'instant fatidique.

 Mon postérieur d'abord, puis mon dos heurtèrent le sol avec violence ; ma tête, enfin, rebondit douloureusement sur le plancher, me faisant fermer les yeux instantanément et émettre un : "Outch" suivit d'un léger gémissement plaintif. Une espèce de 'bonk' retentit dans mon crâne et commença à résonner de manière assez agassante et étourdissante: J'avais la désagréable l'impression d'avoir la gueule de bois.

 Je me tenais là, immobile, sonnée et allongée par terre, le souffle coupé par le garçon qui m'écrasait la poitrine. Mes mains étaient restées crispées sur ses frêles épaules et quand je dis crispées...je lui enfonçait carrément les doigts dedans.

 J'essayais d'ouvrir mes yeux mais à chaque fois, la lumière jaune de la pièce agressait ma rétine et le peu que je voyais, je le voyais flou.

 Impuissante, j'abandonna l'idée et il ne me restais plus qu'une envie: dormir.
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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Darren le 19/12/2016, 14:44



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「L'Ombre de Moi-même.」
La garce me saisit brutalement par les épaules, alors que je la sentais vaciller inexorablement en arrière. Je commençais à paniquer, et je me débattais faiblement en gémissant des complaintes que personne ne pourrait comprendre. Je relevais mes mains, et tentais de la repousser : elle allait me frapper ! Je sentais mon corps se perdre entre ses bras fins : j’étais terrifié à l’idée de me voir tomber avec violence sur le sol, de sentir mes os se briser, d’entendre le claquement de la porte qui se fermait, de mourir.

Mais rien de tout cela n’arriva. Je me sentais tomber, je fermais les yeux, masse gémissante et furieuse s’écrasant contre le sol. Mais je ne sentis pas le carrelage, rien qu’une masse molle mais forte. La… la fille ! Elle était tombée ! Abasourdi par ce qu’il venait de se passer, je me relevais, restant assis sur le bassin de la blessée, à califourchon. J’étais loin de savoir que cette position était obscène, voir carrément sale.

Je restais sur elle, les mains plaquées de chaque côté de son corps, et me penchait silencieusement en avant. Pourquoi n parlait-elle pas ? Avait-elle perdu conscience ? Une toute autre panique, bien moins égoïste, m’envahit, et je sus la gérer.

« Réveille-toi ! »

Sans aucune honte, je la giflais, les larmes aux yeux. Je m’en voudrais toute ma vie si, à cause de moi, elle perdait conscience. Un frisson de terreur me parcourra lorsque je m’imaginais seulement la douleur qui l’envahissait : ce mal était si puissant qu’elle en était bouchée bée.  J’avais pur pour elle, car je la comprenais. Je savais ce qu’elle était en train de vivre.

Moi, j’étais tombé sous des coups bien plus épouvantables.


Ma tête heurtait avec violence l’ossature boisée du lit, en un bruit mat et sourd, insupportable. Il résonnait à l’intérieur de mon crâne, et je n’eus pas la force d’ouvrir mes yeux aveugles, ou même de supplier Papa d’arrêter. Sonné, je ne bougeais pas, restais prostré dans cette position, comme une vulgaire poupée désarticulée.

Papa me prenait brutalement par le bras, et le serrait si fort dans sa main que j’avais peur qu’il se brise. Cette pression m’arracha un cri aigüe douloureux, alors que je commençais à gigoter dans tout les sens, cherchant à dissuader mon tortionnaire de continuer. Je pleurais, criais, tentais d’échapper à l’emprise de Papa.

« Continue de crier, petit pédé. »

Papa m’enfonçait avec violence son poing dans mon dos fragile, et je sursautais, me tordant de douleur, criant, pleurant, suppliant. Personne pour m’aider. Papa me retourna, et pendant une bonne dizaine de minutes, je réussis à tenir bon sous la pluie de coups.

C’est la première fois que je perdais conscience.


Ce souvenir flottant, mais pourtant bien ancré dans mon esprit me terrifiait si fort, que de voir quelqu’un en mal comme j’avais pu l’être me rendait terriblement nerveux et paniqué.

« Réveille-toi, réveille-toi ! »

Je la giflais à plusieurs reprises.



Dernière édition par Hideki le 22/1/2017, 13:29, édité 1 fois


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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Katherine Jackson le 24/12/2016, 15:50

<< Réveille-toi! >>

 Me réveiller? Pourquoi? J'ai pas la force là, je veux juste faire une petite sieste de rien du tout...
 Un choc sur ma joue me fit pourtant ouvrir légèrement les yeux tout en poussant un petit grognement. Il en a pas marre de me frapper lui? Ok je l'ai fait tomber mais tout de même! Je l'ai protégé par la suite, et lui ai fais éviter une chute qui aurait pu l’assommer et lui faire perdre conscience!

...

Ok, je crois voir pourquoi je dois me réveiller.

 Je reçois une autre claque, puis une troisième, ce qui me fait retrouver une bonne partie de mes esprits. Je suis pas encore tout à fait là mais je pense que j'ai eu mon quota de baffes.

 << Réveille-toi! Réveille-toi! >>

 Je grogne à nouveau puis lève difficilement mon bras droit pour l'amener vers ma tête afin de me protéger. Je lève en même temps le gauche et met le pouce en l'air pour montrer au gamin que j'ai compris. Pourtant, je reçois toujours des coups que mon avant-bras bloque avant qu'ils atteignent mon visage. Mais qu'est-ce qu'il lui prends à la fin

  Un peu agacée, je me relève assez rapidement, ignorant le mal de tête que je sentais imminent et commence à ouvrir les yeux. Comment dire que j'étais plutôt surprise en voyant le visage fin et larmoyant du jeune garçon à seulement quelques millimètres du mien. Malheureusement, je n'ai pas le réflexe de me reculer à temps et, pendant une fraction de seconde, nos lèvres se touchent dans un semi coup de boule. Gênée, je rougis un peu et éloigne mon visage du sien. Je commence à me tenir la tête, ferme les yeux et soupire.

*Je crois que j'aurais mieux fais de rester couchée aujourd'hui...vraiment.*

 Malgré tout ça, je trouve quand même le moyen de rire un peu. Eh, mieux vaut en rire qu'en pleurer!

 Je me redresse (plus lentement cette fois ci) puis recule tout de même de quelques centimètres. Je me pose et observe la réaction de celui en face de moi. J'aurai voulu dire quelque chose comme "ça va?" ou "Je suis désolée" mais vu comme il avait réagit la première fois que je lui avait parlé et où je m'était inquiétée pour lui, je préfère me taire. Pourtant, en voyant l'air paniqué du garçon et les deux trois larmes qui coulent sur ses joues je me dis que, finalement, il ne doit pas être si agressif que ça. Il s'est inquiété pour moi, il a fait en sorte que je ne m'évanouisse pas ; dans le fond, il doit être gentil. Il a juste été un peu...brusque en me repoussant tout à l'heure.

"-Et bien, je ne pensais pas avoir à dire ça un jour mais...Merci de m'avoir frappé. Enfin, j'veux dire, tu n'aurais pas été là, je serai sûrement encore sur le sol en train de comater." Je ris un peu

 Oui, je sais que j'avais dis que je me tairai mais...Le silence était beaucoup trop pesant à mon goût.
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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Darren le 22/1/2017, 13:31



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「L'Ombre de Moi-même.」
Toujours assis sur ses hanches, je sentais un léger mouvement au niveau de ses muscles, comme si elle se levait. Mes doutes furent confirmés lorsque je l'entendis grogner, plus proche, puis haleter comme si elle se redressait. Je poussais un soupir de soulagement, et songeais à l'allure que je devais avoir. Mon dieu ! Que pouvait-elle penser de moi, maintenant que j'avais perdu toute contenance, toute raison ?

Elle m'avait vu pleuré, crié, avoir peur. Si elle me recroisait un jour, j'étais fichu. Et qu'adviendrait-il si cette jeune fille était une peste ? Je préférais ne pas penser à cette accalmie. Plongé dans mes pensées et dans un mutisme extérieur profond, je gardais les yeux rivés sur la jeune fille dont je ne pouvais anticiper les mouvements - tout en essuyant mes larmes.

Un doux contact humide près de mes lèvres me fit sursauter, et ce n'est que lorsque je compris que ce qu'il venait de se passer que je me mis moi-même à paniquer. Je fis un bond en arrière, hoquetant, et m'étalais de tout mon long contre le mur, sous les vasques. Caché dans la pénombre poussiéreuse, je tentais de reprendre mes esprits. Je restais prostré là-dessous, les genoux collés contre la poitrine. Maintenant, cette garce me faisait peur ! Mon cœur avait fait un bond dans ma poitrine, et battait la chamade.

« Et bien, je ne pensais pas avoir à dire ça un jour mais...Merci de m'avoir frappé. Enfin, j'veux dire, tu n'aurais pas été là, je serai sûrement encore sur le sol en train de comater. »

Effrayé par l'idée qu'elle se rapproche, et me parle, je rétorquais d'une voix tremblante et pleine de larmes.

« Tais-toi ! »

Il suffisait qu'elle m'attrape par la jambe pour que je glisse le long du carrelage mouillé, et alors, je serais à sa merci. Bien qu'elle soit une fille, je ne doutais pas que des prédateurs se tapissaient dans l'ombre des garçons autant que dans l'ombre des filles. Je tremblais, gardant les jambes contre moi ; les araignées perchés sur les dessous des vasques étaient bien le cadet de mes soucis.



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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Katherine Jackson le 7/2/2017, 22:49

 Moi qui voulais parler afin de détendre l'ambiance, j'obtint tout l'effet inverse.

 En effet, le petit garçon qui venait de me sauver essayait cette fois de se sauver lui-même en allant se cacher sous les vasques qui se trouvent en face de moi. Mais se cacher de quoi?

<< Tais-toi! >>

...Décidemment, j'ai du mal à le cerner. D'abord il était en colère, puis compatissant, puis apeuré... Apeuré ouais, c'est le mot qui correspond le mieux à cette situation je pense.

 En ce moment-même, je revoie l'animal terrorisé que j'avais vu paraître en ce garçon, juste avant qu'il me frappe de sa canne. Sa voix tremblait, comme s'il était sur le point de pleurer, comme s'il voyait en moi l'image d'un prédateur qui allait lui apporter la mort. Je ne sais pas du tout pourquoi il me fuit ainsi. Parce que j'ai parlé? Ou est-ce parce que je lui ai asséné un coup de boule il y a de ça quelques minutes?

 En tous cas, je ne sais pas quoi faire. Il est encore plus mal que lorsqu'il était rentré dans les toilettes et rien de tout ça ne serai arrivé si je m'étais mêlée de mes affaires...ou peut être qu'au contraire, les choses auraient pu être pires si je n'étais pas allée lui parler. Peut être qu'il serait tombé sur une personne bien plus méchante, qui l'aurai traité de pervers, insulté et fait sortir d'ici avec violence? Mais peut être cela aurait été mieux pour lui? Il se serai prit un coup dur certes, mais mieux vaut un coup dur que plusieurs. Et puis, certaines personnes préfèrent être seules. Même si j'ai un peu de mal à accepter cette idée, parfois, il est préférable de laisser quelqu'un se débrouiller avec ses problèmes, car c'est ce qu'il y a de mieux pour lui. Mais après, est ce que ce garçon fait partie de ces personnes solitaires?

 Je reste là, silencieuse et immobile, face au petit être effrayé, l'observant, essayant de le comprendre, de savoir ce qui est le mieux pour lui. Rester et tenter de l'apprivoiser? Partir en espérant qu'il se calme de lui même?

 Le silence dura 5 bonnes minutes puis finalement, mon choix est fait. Je vais sortir d'ici et le laisser tranquille. Aux vues des réactions qu'il avait eu auparavant, je pense qu'effectivement, il est plutôt quelqu'un n'appréciant que sa seule compagnie. Bien sûr,  je m'inquiète tout de même un peu de savoir ce qu'il va advenir de lui mais après tout, l'académie n'est pas si grande que ça, je le recroiserai bien un jour. A ce moment là, je pourrais peut être retourner lui parler...dans de meilleures conditions.

 Sans plus attendre, je me lève et me dirige vers la porte; mais avant ça, quelque chose m'interpelle: la canne du jeune homme gisant au sol. Je la prends par le bout puis fais en sorte que le pommeau rentre en contact avec la main de son propriétaire, afin qu'il prenne conscience qu'elle se trouve bien à ses côtés. Il en aura sûrement besoin pour se redresser.

 Ceci fait, j'ouvre la porte et...est ce que je lui dit au revoir? Je ne réfléchis que très peu de temps cette fois ci et tente quad même un:


-"Salut."

 Le ton n'est pas froid, mais plutôt...triste. Enfin, je ne m'attarde pas plus et sort.

 Et pourtant, à peine la porte refermée,  je suis prise de remorts. Ai-je vraiment fais le bon choix? Peut être qu'il n'attendait qu'une âme charitable qui voudrait bien l'aider mais qu'il ne savait pas comment faire pour demander cette aide, qu'il a paniqué.  Peut-être que je vient de commettre une énorme erreur et que....

 Je ne peux même pas finir ma pensée tant je la trouve effrayante. Je me retourne subitement, voulant re rentrer dans ces toilettes et demander pardon à ce petit garçon mais je reste paralysée face à cette porte que j'avais prise autrefois pour la porte du Salut mais qui n'était qu'en fait, celle d'une descente aux enfers.
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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Darren le 22/3/2017, 18:03



ft. L'Aveugle



ft. Katherine Jackson

「L'Ombre de Moi-même.」

« Salut. »

J’étais recroquevillé sous les cabinets des filles, dans une position minable, pleurant, agonisant. Le poids entier de mon corps écrasait mes jambes, repliées sou moi : la douleur se diffusait dans mon corps, à l’étroit, mais je ne pouvais m’y soustraire. La poitrine compressée, ma respiation devint sifflante et je n’eux bientôt plus de souffle pour pleurer.

J’émergeais, lentement, sortant de ma cachette à quatre pattes et je tendais l’oreille. Elle était partie. Je poussais un ultime soupir de soulagement, avant de prendre ma canne en main. Je me tenais à présent devant le miroir, le fixant si intensément que n’importe quelle personne intègre aurait pu avoir des doutes sur ma propre cécité : pourtant, je ne me voyais pas.

C’était toujours noir, et la nuit était loin de tomber. Si seulement il faisait nuit, que le crépuscule tombait sur le monde, d’un coup, comme ça ! Je pourrais poursuivre cette garce qui m’avait humiliée et poussé dans mes retranchements ! Mais ma condition physique, et les limites de mon pouvoir m’empêchaient de mener mon dessein. Quelle triste vie. Je toussais, flattais mes cheveux de la main pour enlever toute trace de poussière venant de sous les éviers. Avec un mouchoir, j’essuyais maintenant mes joues mouillées.

« Qu'elle crève, cette salope. »

Concentré sur la tâche, je m’exécute doucement, pour ne pas prendre le risque de me sécher l’œil avec le papier. Une fois cela fini, je me penchais une seconde fois au-dessus d’une vasque et cherchais la vanne du robinet à tâtons. Lorsque je l’eus enfin trouvé, je commençais à boire parce que la joute verbale avec cette bitch m’avait asséchée la bouche.

Je me retournais vers la porte de sortie, et l’ouvrais brutalement. Je compris qu’il y avait quelqu’un derrière quand j’entendis un coup mat et sourd contre la porte, suivi d’un cri.




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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Katherine Jackson le 29/4/2017, 00:47

*BONK*

 Devant mes yeux effarés, la porte que je fixais depuis déjà un moment se rapprocha à toute vitesse et vint m'aplatir le nez sans que je ne puisse rien y faire, me sortant ainsi de ma torpeur.

 Une nouvelle douleur s'ajouta alors au palmarès de celles d'aujourd'hui et elle était sûrement la plus piquante de toutes car elle était double! Tout d'abord, le coup de porte dans le pif n'était pas spécialement agréable. Deuxièmement, l'onde de choc avait ravivé le mal de crâne obtenu grâce à la chute. Un bon mal de crâne au marteau-piqueur qui me lançait énormément.

 Ce beau mélange m'arracha un
"Ahouh!" qui partait dans les aigüs.

 *Haaan...encore?* pensai-je en même temps. Sérieusement, je n'aurais jamais imaginé qu'il été possible d'avoir autant la poisse en si peu de temps.

 Mais bon.

 Par réflexe, un peu tard certes, je reculai et baissai la tête, couvrant de mes mains mon nez que je voyais déjà totalement ratatiné sur ma figure. Face à ce choc inattendu et violent, je sentis, contre mon gré, les larmes me monter aux yeux. Ça faisait quand même beaucoup pour une matinée! Et ça faisait vachement mal!

 Afin de contenir mes émotions, je closis vivement mes paupières et quand je les rouvris, deux gouttes perlèrent sur mes joues et ce fût tout.

 Enfin, presque tout...

 D'un coup, très soudain mais très tranquille, un liquide coula le long de mes parois nasales et se mit à goutter petit à petit dans mes paumes. Je savais pertinemment ce qu'il se passait mais je jetai tout de même un rapide coup d'oeil aux creux de mes mains. Je constatai qu'un petit lac rouge s'y était formé sans me demander mon avis, comme si c'était entendu.

 Évidemment.
 Forcément!
 FORCÉVIDEMMENT!

 Pendant un instant, je restai à observer le sang se déverser doucement dans mes paumes, le regard plein de 'ras-le-bol'. Je soupirai et replacai mes mains tel un récipient sous la fontaine qu'était devenu mes naseaux.


 *Poisse, quand tu nous tient...* me disais-je alors que je pénétrai dans les toilettes pour essayer de réparer les dégâts. Je ne me souciais même plus du jeune garçon qui avait causé tout ça, à vrai dire, je l'avais un peu oublié. Mais alors que je me rinçais les mains, deux mèches de PQ placées de manière à stopper l'hémorragie, je réfléchissais sérieusement à ce qui aurait pu causer tout ce bordel. Je refaisais l'enchaînement des événements dans ma tête, appelant le gamin rencontré "le gamin", et c'est là que le déclic se fit. Je n'ai pas son prénom! Et il n'a pas le mien non plus! Comment une rencontre peut-elle bien se passer sans présentation?

 Tenant la clef de l'énigme, je ressorti à toute allure. Tellement vite que je failli me bouffer la porte et que le marteau-piqueur dans mon crâne reprit les travaux. Je me calma alors et, une fois posée, chercha du regard le petit aveugle. L'heure de l'échange des prénoms avait sonnée et il était temps pour moi de briser cette chaîne de malheur.

 L'ayant retrouvé, je me précipitai sur lui, le fis se retourner et plaça mes deux mains sur ses épaules, comme lorsqu'on annonce un truc grave. Je le fixai à travers ses lunettes et parlai d'une voix déterminée, entrecoupée de légers halètements, les mèches dans mes cavités nasales m'empêchant de bien respirer.


"- Ok, j'ai compris pourquoi ça se passait si mal entre nous: on ne s'est pas présenté, c'est ça qui fait tout foirer."

 Je me reculai un peu et pris un air solennel :

"-Alors voilà. Le nom est Katherine. Mais tu peux très bien m'appeler Kath' ou même K' si tu veux. Et toi?"

 Au fond, je redoutais grandement sa réaction. Allait-il fuir? Hurler? Me frapper de sa canne?! Ah non! Tout mais pas ça! Je lui fis quand même un immense sourire, invisible pour lui malheureusement. Mais comme si tout cela ne suffisait pas , ce simple effort d'habitude si naturel ne fit que relancer le concerto qui se déroulait dans ma boîte crânienne. J'ajoutai alors, d'une voix plus basse:

"-Entre parenthèse, je suppose qu'assez logiquement, on peut trouver une infirmerie dans le coin et je serais pas contre que tu m'indique où elle se situe (si tu le sais). Après, je pourrais m'allonger par terre et attendre que ça passe mais j'ai peur de me reprendre des baffes tu vois?"

  Je fini en émettant un petit rire, entre la gêne et le réel amusement.
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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

Message par Darren le 27/5/2017, 14:02

ft.
Katherine
« L'ombre de moi-même »
Blood & Tears
Je sursautais lorsque je sentais les mains petites et chaudes de la jeune femme se poser sur mes épaules, se refermer presque dessus. J’émettais une grimace crispée ; je détestais le contact. Je le haïssais, même. Je n’aimais pas être touché, sauf par… mais non, il n’était plus là. Je devais m’empêcher de trop penser à lui, ça ne m’apportait rien, sauf du malheur et la dépression. Peut-être viendrait-il me voir un jour ? Je le voulais tant… mon grand frère adoré…

« Ok, j'ai compris pourquoi ça se passait si mal entre nous: on ne s'est pas présenté, c'est ça qui fait tout foirer. Alors voilà. Le nom est Katherine. Mais tu peux très bien m'appeler Kath' ou même K' si tu veux. Et toi? Entre parenthèse, je suppose qu'assez logiquement, on peut trouver une infirmerie dans le coin et je serais pas contre que tu m'indique où elle se situe (si tu le sais). Après, je pourrais m'allonger par terre et attendre que ça passe mais j'ai peur de me reprendre des baffes tu vois? »

Beaucoup de paroles en l’air, pour ne pas dire grand-chose, finalement. Alors elle s’appelait Katherine, c’est ça ? Je n’en avais absolument rien à foutre. Notre relation naissante avait été écrasée, réduite en bouillis, en charpie. Je m’en foutais. Je m’en foutais d’elle, je m’en foutais de tout les autres, je m’en foutais du monde entier. Elle était disparue dans ma conscience aussi vite qu’elle avait pu s’y loger. Tant mieux, ça me rendait particulièrement enjoué. Je ne veux pas avoir une pauvre folle dans mon entourage.

« Enchanté Katherine, je m’appelle Yoon. Je ne sais pas où se trouve l’infirmerie. » Je sortais des toilettes. « Bon vent. »

J'avais pris le ton le plus doux et sympathique possible, pour lui faire croire que j'étais réellement enchanté de la connaître. Aussi, bien que je sache où se trouvait l'infirmerie, cela ne m'apportait rien personnellement de lui dire.

Yoon ? Quoi ? Mais je ne m’appelais pas Yoon ! Mais je n’avais pas eu envie de dire mon nom à cette pauvre idiote… elle ne le méritait pas de le savoir. Je prenais le risque d’être appelé « Yoon », la prochaine fois que je la verrais – s’il y a une prochaine fois –, mais au fond, je m’en foutais aussi. Je n’allais sûrement pas le faire pour chaque personne que je croise, mais pour les parasites de son genre, c’était drôle… je crois. Et puis, lorsqu’on lui parlera de moi, peut-être, elle ne saura me reconnaître.

Je disparaissais, sans lui adresser un seul autre mot.



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Re: L'Ombre de Moi-même. [Pv - Katherine Jackson]

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