Une journée catastrophique [Pv Mlle Tardi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Une journée catastrophique [Pv Mlle Tardi]

Message par Luka Morel le Dim 16 Oct 2016, 20:43

Connaissez-vous le professeur Archibald ? Luka le connaissait. Et c'était d'ailleurs la raison pour laquelle elle tenait désespérément son crayon, essayant de dessiner... le paysage. Dessin d'observation donc. Bon, le résultat n'était pas horrible, mais c'était pas de l'art non plus. Raaaaah, c'était frustrant. L'adolescente s’inquiétait pour ce professeur qu'elle n'avait pas revu depuis longtemps, et voulait lui montrer son œuvre...
Frustrée par son gribouillis, Luka posa son matériel à côté d'elle, et décida de prendre une pause.
L'adolescente se leva, fit quelques pas avec son dessin... et, à cause d'une pierre à moitié enterrée, tomba à la renverse. Le magnifique sol l'accueillit, et Luka entendit un "CRACK". En mode violent. Une immense douleur la submergea, et elle se mit à hurler tout en se redressant, le nez en sang.
L'adolescente mit ses deux mains sur son nez par réflexe. Néanmoins, comme ce n'était pas son jour, quand elle voulu se relever une fois la douleur moins forte et le choc passé, la demoiselle tomba de nouveau à cause d'un problème d'équilibre.
Fort heureusement ou malheureusement, elle atterrit sur ses fesses, mais la pierre qui l'avait fait premièrement tombée étant justement à l'endroit clef, Luka senti une vive douleur.
Cerise sur le gâteau, quelqu'un lui balança un ballon en cuir sur le côté droit de son crâne.
Pleurant comme une madeleine, Luka parvint cependant à se redresser au bout de quelques LONGUES minutes, et à se diriger lentement vers l'Académie. Au bout de quelques pas boiteux, l'adolescente se rappela que ses affaires étaient quand même toujours au pied de l'arbre où elle avait dessiné.
Luka se traina vers son matériel, se tenant son nez ensanglanté d'une main et son postérieur de l'autre.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Une journée catastrophique [Pv Mlle Tardi]

Message par Mlle Tardi le Dim 30 Oct 2016, 17:07

Ennui, n.m. : Lassitude, abattement provoqués par l'inaction et le désintérêt.

L'"ennui", c'était bien l'état dans lequel Lucie était enfermée depuis... des années, au bas mot. Victime de sa vie sans vouloir prendre d'air de martyr, elle s'était toujours comparée aux autres, sans jamais leur en faire part. Oui elle était triste, mais avait-elle droit d'être triste de sa vie monotone, autant que quelqu'un qui l'était de sa vie remplie de malheur ? La tristesse, l'aigreur, elle trouvait ces choses plus pardonnable pour une personne endeuillée que pour sa petite personne, qui n'avait rien vécu de vraiment marquant, et qui n'était jamais sortie de la norme. Peut-être était-ce la même ironie que tout le monde ; elle voulait avoir ce qu'elle n'avait pas, et savait que dans le cas contraire, elle aurait rêvé d'un long fleuve tranquille. "L'herbe est toujours plus verte ailleurs" ; les métaphores et les phrases convenue n'était pas rare pour décrire un sujet aussi populaire que l'"ennui".

À vie normale, journée normale : Mademoiselle Tardi voyait chaque jour de nouvelles choses, de son lever à son coucher, mais elle avait quand même cette impression de tourner en rond. Elle était payée à rien faire, et faisait bien son travail. Ce quotidien routinier avait le même goût que ces mauvaises années de jeunesse ; et elle s'en blâmait, elle n'était pas assez stupide pour accuser quelqu'un de ce qu'elle s'infligeait. Depuis sa tendre enfance, on lui disait qu'elle pourrait voler de ses propres ailes un jour, et elle attendait toujours ce jour, désespérément, mais elle se sentait comme un oiseau en cage, et plus les jours passaient, plus elle se disait que ce conte de fée ne serait jamais réalité ; et c'était sans doute cette désillusion le plus douloureux. Après avoir marché si longtemps dans le bon sens, chaque faux-pas la faisait regarder en arrière, et le bonheur de ses années perdues était bien trop loin pour être aperçu.

Un jour "comme les autres", Lucie attendait, dans les jardins de l'académie. Il n'était pas tard ; le matin sans doute. La musique dans les oreilles, elle attendait de voir si "quelque chose allait se passer", bien que, quelque soit cette chose, elle la rangerait sans doute dans la case "banalités". Elle  soupirait, le temps avançait de deux minutes à chaque fois qu'elle regardait son téléphone, mais elle avait l'impression d'avoir déjà passé des heures ici. Lasse, elle s'étira et jeta un oeil au grand bâtiment de l'académie en songeant y retourner. Elle sursauta en voyant ce qu'il y avait sur une des vitres de ce bâtiment, et se dépêcha de détourner le regard ; sur une jeune personne, visiblement assez mal en point. Cette personne avait le nez ensanglanté, les "larmes aux yeux" c'était le moins que l'on puisse dire, et elle ne tarda pas à recevoir un ballon dans la tête. La surveillante n'eut pas ri ; si c'était une plaisanterie, elle aurait juste pensé qu'on forçait la note, mais il s'agissait d'une élève dans ce cas ; la jeune femme restait stoïque, elle soupira quand même à l'idée de devoir combattre sa paresse, mais sa compassion avait toujours pris le dessus, et puis, dans cette situation, en être dépourvu aurait été assez malsain. Malgré ça, il serait malhonnête de dire qu'elle s'est levée d'un bond pour assister cette élève ; elle se dirigeait vers elle après s'être levée de manière nonchalante. Elle fut surprise de remarquer que la personne concernée, au lieu de continuer son chemin vers l'académie, rebroussa chemin.

"J'suis pas ta mère, mais j'te conseillerais quand même d'aller faire un tour à l'infirmerie plutôt que d'y retourner. Pourquoi t'y r'tournes d'ailleurs ?"

La surveillante ne savait pas si elle serait prise pour une élève ou non, et elle s'en fichait pas mal, elle était surtout poussée par la curiosité à cet instant, même si elle était prête à aider cette personne qui avait, pour le moins, l'air d'être dans le besoin. Elle traînait du pied, tenant son nez d'une main, et son postérieur de l'autre ; Mademoiselle Tardi se rendit à l'évidence qu'elle avait raté un épisode, sans doute, de la merveilleuse journée que cette jeune fille passait. Elle souriait quand même, par réflexe ou par gêne. Elle chercha brièvement un paquet de mouchoirs qu'elle aurait sur elle, puis lui en tendit un.

"Ça a pas l'air d'être ta journée, ça s'rait chiant d'avoir un uniforme à laver en plus."


Dernière édition par Mlle Tardi le Sam 25 Fév 2017, 04:20, édité 1 fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: Une journée catastrophique [Pv Mlle Tardi]

Message par Luka Morel le Dim 15 Jan 2017, 20:35

"J'suis pas ta mère, mais j'te conseillerais quand même d'aller faire un tour à l'infirmerie plutôt que d'y retourner. Pourquoi t'y r'tournes d'ailleurs ?"

Luka bafouilla des mots absolument incompréhensible pour le commun des mortels, qui ressemblait plus à des gémissements. Ignorant la nouvelle venue, qu'elle trouvait absolument impolie et je-m'en-foutiste, la jeune fille fini tant bien que mal par récupérer ses affaires. Grognant, gémissant comme un mourant, Luka, pourtant décidée à ignorer la peste - la douleur était la plus forte et l'emportait sur tout : la boulotte voulait tuer quelqu'un à cet instant précis, et dénigrer le monde semblait être devenu son passe-temps préféré. -, ravisa son jugement lorsque l'autre lui tendit un mouchoir. Elle, chargée comme un bœuf. Luka failli fondre en larme. Prenant son courage à deux mains, la jeune fille dit un "merci", avant de déposer ses affaires avec plus ou moins de difficultés. Elle attrapa un mouchoir d'une main tremblotante et banda son nez avec. Puis elle hocha la tête en murmurant : "Infirmerie..." puis elle se traîna vers Tsuki, tâchant son dessin. Mais elle l'ignorait pour le moment. Il fallait rejoindre l'infirmerie. Ah mais merde, voilà qu'elle oubliait ses affaires...
Luka pesta, puis revint sur ses pas.

"Tu pourrais m'aider... ?"

Luka venait d'oublier sa règle number one : JAMAIS tutoyer quelqu'un d'inconnu à Tsuki. Il pourrait être un prof. Comme Archibald. Elle grogna quand elle s'en souvint. La jeune fille essaya de faire une bonne figure, mais elle échoua lamentablement, faisant une horrible grimace à la place. On aurait presque dit qu'elle voulait tuer la personne aux mouchoirs, effet non-recherché. Malheureusement, miss boulotte avait trop mal pour s'en apercevoir...

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum