L'anémique {PV Myo'}

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L'anémique {PV Myo'}

Message par Invité le Mar 23 Aoû 2016, 22:02

Written with dis fine music baby:
Il est dix heures du soir. Ça fait une heure que je marche. Une fois que l’autocar fut arrivé dans la région des Cornwalls, impossible de trouver un taxi qui puisse m’emmener à l’Académie Tsuki. A croire qu’ici, tout est mort. Le téléphone que j’ai acheté à l’aéroport fait office de GPS et j’ai pu entrer les coordonnées de l’école. On n’arrête pas le progrès.

C’est le cas de le dire.

Nous sommes en plein mois d’août, il fait chaud mais il pleut. Ce genre de pluie fine qui vous mouille même si vous avez un parapluie. Mais ça, je n’en ai pas. Donc je marche sous la pluie. Je n’ai aucun bagage. Les seules choses que j’ai sont mes vêtements, l’enveloppe contenant… toute ma vie, et mon téléphone. Je porte un sweat gris très ample dont la capuche est rabattue sur ma tête pour me protéger de la pluie. Dans le dos, il y a écrit « Keep calm, and save the Queen », mais ça, je ne le sais pas encore, car je l’ai pris au hasard à l’aéroport sans vraiment faire attention. Les manches sont trop longues, on voit seulement mes doigts qui dépassent. Parfait. Personne ne peut voir la longue cicatrice que j’ai allant du creux du bras jusqu’au poignet. On pourrait croire que j’ai tenté de me suicider, pourtant ce n’est pas mon œuvre. Un flash-back s’impose dans ma tête et je peux encore sentir la lame s’enfoncer tout doucement dans ma peau. Je m’arrête un instant et baisse la tête.
En dessous de mon gros pull, j’ai chaud. A force de marcher, je sens les gouttes perler sur ma peau et dégouliner dans le creux de mon dos. J’entre-ouvre la fermeture éclair. J’ai juste un débardeur noir, un short en jean et des collants noirs pour ne pas attirer l’attention avec la couleur bizarre de ma peau. Au final, j’ai pris le strict minimum, il fallait que je me dépêche. Aux pieds, j’ai des baskets grises qui me couvrent les chevilles.
Mes jambes ont été épargnées, mais l’intérieur de mes cuisses est également tailladé. Je reprends ma route en essayant de ne plus penser à ces souvenirs qui me brisent la tête. Pour le moment c’est une pluie fine qui tombe, mais deux secondes après, le temps se gâte pour de vrai. Je suis épuisée. Je ne sais pas pourquoi mais depuis ma fuite, je suis vidée de mes forces… Pourtant je me force à marcher plus vite pour éviter la pluie. Je regarde l’écran de mon téléphone et m’aperçois que l’école est sensée être juste là. Dans la nuit j’ai du mal à distinguer, mais en regardant bien, je vois un portail.

Je range mon téléphone, m’en approche. Je m’empare de deux barres peintes en noir tout en avançant la tête pour voir le château. Je suis vraiment fatiguée. Je tourne lentement les yeux vers la poignée et vois à mon grand regret qu’un cadenas verrouille fermement l’entrée.

« Tout ça pour… » Pensais-je. Ce fut l’effort de trop. Mes jambes cèdent et je m’écroule sur le sol, sous la pluie. Je tremble. Du chaud, je passe aux frissons. Je sais que je fais un malaise, mais je ne peux plus bouger. Je perds connaissance.

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Re: L'anémique {PV Myo'}

Message par Invité le Jeu 25 Aoû 2016, 01:39

L'anémique.
Ft. Nina

Myo avait donc décidé de passé la soirée dehors cette fois ci, il en avait marre de passé ses soirées a rien foutre et a se ballade dans les couloirs a la recherche d'un bout de chaire a croqué. Il décida donc cette fois ci d'allé s'aventurer dans les quartiers branchés qui se trouvait au alentours de l'académie, avant d'arrivé ici il n'avait pas pu s’empêche de s'informé sur les lieux divers comme les boites de nuits et les bars branché du secteur. Il avait entendu parlé plus précisément du Batender, un bar assez cool qui se trouvait dans le centre commercial du coin et il avait l'air décidé a commencé sa soirée la bas..

Il se dirigea donc vers celui ci, en regardant son téléphone il pu constaté qu'il était seulement 22h. Il avait donc encore largement le temps de boire quelque verre avant d'aller en boite frotté quelques meufs naïfs. Le voila arriver au centre commercial, il eu un moment de doute quand il se rendit compte qu'il ne savait pas du tout ou se trouvait le bar a l’intérieur. En cherchant un peu du regard les quelques pancartes, il pu constaté une affiche lui montrant que le bar se trouvait au deuxième étage du centre commercial et que le thème de ce soir était une soirée chique. Il se regarda dans le miroir qui se trouvait près de la porte d'entré, esquissa un sourire et mit a marché en direction de l'ascenseur..

Je passe largement comme ça

Il était très bien habillé ce soir d'ailleurs, c'est sur que pour aller en boite il ne pouvait pas se permettre de s'habiller comme tout les jours. Il avait mit sa plus belle chemise blanche qui ressortait de son jean slim noir un peu retroussé en bas, accompagné d'un nœud papillon noir et d'une jolie paire de Zonotti blanche.. Il était rayonnant. Le voilà arriver devant ce fameux bar dansant, il passa les portes sans problèmes et se dirigea alors directement vers le bar pour se prendre un petit verre d'alcool. Il s’essaya donc au bar, fit signe au barman de venir le voir avant de lui faire sa commande..

« Bonsoir, un whisky-coca s'il vous plait » lui dit-il d'un air serein

Le voilà servit, il prit alors son verre a la main pour y boire quelque gorgé puis se retourna tout en restant sur son siège. Il s'adossa ensuite sur le bar et se mit a scruté toute les filles qui se trouvait la.. Que de jolies filles ce soir, une brune plutôt charmante très très bien foutue captât son attention. Mais il était pas du genre à faire la court aux filles qu'attiraient tout les regards sur eux..

Il avait passé une très belle soirée, il était dans un état déplorable sa chemise était ouverte et il avait réussi a perdre son nœud papillons! Il était donc sur le chemin du retour vers 3 heures du matin, il pleuvait à toran et il avait rien trouver de mieux que se mettre à chanter sur les routes comme un bon "borracho"

« QUUUUUUUUUUUUUAND IL ME PREND DANS SES BRAS, QU'IL ME PARLE TOUUUUUT BAS ! JE VOIS LAAAA VIEEEEE ENNNNNN ROOOOOOSEUUUUUUUUUH ! »

Il était complètement a l'ouest, la situation pouvait en devenir très drôle pour quelqu'un de l’extérieur mais il s'en foutait et continuait son spectacle car il était heureux.. Heureux et cela faisait un bon moment qu'il ne l'avait pas été ! Le voila enfin arrivé devant le grand portail de l'école, il semblait y avoir personne à part.. Une silhouette assez fine s'écroulait sur le sol. Et puis vous savez ce genre de situation qui vous foute un putain de coup d'adrénaline et qui vous retire la moindre goûte d'alcool du sang pendant quelques instant, c'était exactement ça. Sans réfléchir, il se précipita pour voir ce qui lui est arrivé..

Une jeune fille était étendue sur le sol, presque inerte, elle tremblait, elle était morte de froid et puis sa couleur, elle ne présageait rien de bon. Il la positionna sur le dos pour voir si elle respirait encore.. Elle y arrivait mais avec beaucoup de difficulté. Il ne savait pas trop quoi faire, l'alcool qui redescendais, la pluie qui ne s'arrêtait pas de tomber sur eux.. Il ne voulait pas la laisser tomber, bien qu'il aurait pu sans le moindre scrupule le faire mais ce visage tout pale et tout fade de la personne qu'il portait dans ses bras, le rendait tellement triste qu'il se jura de tout faire pour qu'elle ne lui montre plus jamais cette facette la.

Il s’efforça de réfléchir au déroulement de sa soirée, essayant tant bien que mal de se rappeler si il avait toucher un détenteur de pouvoir qui pourrait lui servir pour la sauver.. Une fille qui contrôlait le vent, inutile, un autre qui contrôlait l'eau, encore plus inutile.. Mais il y avait ce type bizarre avec le dédoublement de personnalité, le type à l'entré de la boite qui pouvait se téléportait ou il voulait, ou presque. Il savait maintenant ce qu'il avait à faire et comment le faire surtout, il avait déjà eu l'occasion de le voir à l'oeuvre, grâce à lui, ils étaient rentrés dans la boite sans même devoir faire la queue.

Il l'a serra contre lui avant de se concentrer sur l'infirmerie et c'est sans même se rendre compte que la distance qu'ils allaient parcourir était tellement longue qu'il allait en subir les frais, il se téléporta vers cette endroit.. Un gros boum retenti dans l'aile nord de l'académie, ils avaient réussi à passer mais la volonté et la force déployer étaient tellement forte qu'il en endommagea même la pièce ou ils avaient débarquer. Les murs étaient fissurés, la porte presque arraché, les fenêtres avaient explosé sous la pression et elle se trouvait au milieu de tout ça, lui était adosser à un mur un peu plus loin, les bras sur ses jambes, elles étaient brûlées aux 3ème degrés..

« Elle a intérêt d'en valoir la peine.. » murmurât-il d'un air amusé, le sourire au coin des lèvres..

Des bruits venaient de la porte, les médecins étaient encore réveiller par chance. Les voyants se diriger vers le petit bout de femme qui se trouvait allonger sur le sol, il se sentit rassurer, soulager, tellement qu'il pu sentir ses forces s'échapper de son corps progressivement.. Laissant sa tête tomber sur le côté, il perdit connaissance dans cette position, affichant toujours un sourire comblé sur le visage, comme ci il venait de faire quelques choses qu'il n'avait jamais fait auparavant...

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Re: L'anémique {PV Myo'}

Message par Invité le Jeu 25 Aoû 2016, 19:52

Love love keur keur ♥:

Il fait noir. J’ai l’impression d’avoir les yeux ouverts, mais je ne distingue rien d’autre que l’abîme de mes propres souffrances.
Je ne vois rien, mais j’arrive à sentir que l’on me tourne vers le ciel. Un court moment se passe pendant lequel je sens les gouttes de pluie tomber sur mon visage. Je sens que l’on me bouge, quelque chose… non, quelqu’un me prend dans ses bras et me soulève. Un doux parfum d’homme parvient jusqu’à mes narines et une chaleur humaine s’immisce parmi les frissons. Alex ?

Non, je délire.

Et puis d’un coup, j’ai une étrange sensation. Je tombe ? Je ne sais pas. Je n’ai jamais ressenti ça. J’ai peur, mais en même temps je me sens en sécurité. C’est un sentiment que je pensais ne jamais éprouver à nouveau. Pour la première fois depuis deux mois, je me sens bien.
J’entends un gros fracas, comme une explosion. Des fenêtres se brisent, des murs se fissurent. On dirait que tout s’effondre autour de nous. L’espace d’un instant, je n’entends plus rien, seulement les battements de mon cœur et ceux de celui qui me porte. Il me pose à terre. Ma capuche glisse et laisse entrevoir quelques mèches blondes cendrées. J’entends ses pas s’éloigner tout doucement, puis d’autres, plus nombreux et plus précipités.

« Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? » demande un homme. « C’est toi qui a fait ça ? » ajoute-t-il, mais je ne sais pas à qui il s’adresse. « Bordel, qu’est-ce que vous foutiez dehors après le couvre-feu ? » Il laisse la question en suspens quelques instants, avant de donner des directives : « Mettez-là sur le lit qui a été épargné, là-bas ! J’ai besoin d’une prise de sang pour savoir ce qu’elle a et vite ! »

Non.

« Allez, plus vite ! »

Non.

« Vas-y remonte sa manche »

Non…

« Putain, c’est quoi cette marque ? En plus elle a un drôle de teint… »

Laissez-moi…

« Pas de temps à perdre, vas-y ! »

Je sens… une douleur que je ne connais que trop. Ça me fait l’effet d’une décharge. J’ouvre les yeux et soudain je vois tout. Mes pupilles se dilatent, mon rythme cardiaque s’accélère :

« NE ME TOUCHEZ PAS !! »

Ils sont cinq et ils se jettent tous sur moi, comme pour m’immobiliser, je crie, je hurle, je me débats, je donne des coups de pieds à tout va. J’arrive à en projeter un en arrière, mais les autres restent accrochés. Ils me sanglent au lit, je ne peux pas lutter. Les larmes me montent aux yeux et j’entends l’écho de mes propres hurlements retentir dans tout le bâtiment. Ça recommence, je peux ne pas revivre ça !

« LAISSEZ-MOI !! » m’écriai-je, le visage tordu par la terreur.

« Putain d’merde on tiendra pas longtemps ! Tenez là, j’vais la calmer moi ! » Ordonne l’un des hommes. Je le vois s’emparer d’une espèce de pistolet avec une aiguille au bout.

« NON ! VOUS NE COMPREN- »

Trop tard. Il plante l’aiguille dans ma cuisse.
Je vois… je vois les hommes en blouses blanche. Je les vois me sangler dans le laboratoire, m’jinecter leur poison dans les veines puis s’emparer de leur scalpel pour vérifier que leurs petites expériences fonctionnent… Le passé se mêle au présent, je ne comprends plus ce qu’il se passe.
Je n’arrive plus à me débattre… progressivement, je me sens plus calme, relaxée, hébétée…
Plus rien n’a d’importance.

« Fiou ! Mais c’est quoi son problème ?! » S’exclame une jeune femme en blouse blanche avant de continuer « Bon, on la fait cette fichue prise de sang ? »

« J’ai faim… tellement faim » Murmurai-je tout doucement en laissant retomber ma tête sur le matelas. Je tourne mon regard et le laisse se perdre dans le vide. Mais ce n’est pas le vide que je regarde. C’est du rouge… des cheveux rouges. Droguée, je n’arrive pas à regarder autre chose…


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Re: L'anémique {PV Myo'}

Message par Invité le Ven 26 Aoû 2016, 01:44

L'anémique.
Ft. Nina la plus belle.

Des cris, des cris aiguë et violent qui me déchirent les oreilles, je voulais qu'on arrête ça, que tout le monde la laisse tranquille.. Elle se débattait de toute ses forces comme ci elle revivait une scène de torture atroce, c'était horrible, je ne voulais plus la voir comme ça et là.. C'était encore pire que tout à l'heure, tout ça me rendait triste, j'avais l'impression de revivre l'époque noir de l'attaque de l'an dernier.. Tous mes amis qui sont mort près de moi, tout ses gens qui ont risqué leur vie pour sauvez ce châteaux, je voulais que tout s'arrête maintenant.

« Laissez la tranquille ! » m'écriais-je en me relevant brusquement de mon coin. « Vous lui faites mal bande d'enfoiré, je vous interdit de la toucher ! » continuais-je en projetant violemment un des médecins en arrière.

D'autre personnes semblaient rentrer dans la pièce, ils m'attrapèrent par le col pour essayé de me maîtriser mais rien y faisait je me débattais comme pas possible pour essayer de lui venir en aide, elle avait l'air si douce et inoffensif.. Je n'aurais jamais du l'emmener ici, voilà ce que je me répété sans cesse pendant que j'essayais tant bien que mal de m'extirpé des bras des médecins.. Mes bras étaient en sang, je souffrais terriblement mais rien y faisait j'étais complètement aveuglé par la haine, je ne voyais qu'elle au milieu de toute ses personnes, qu'elle et tous les visages des morts au combat qui me tournaient autour...

Je ne connaissais d'elle que les quelques mèches blondes que j'ai pu apercevoir, que ses petits traits parfaitement dessiné, que son visage à la fois triste et angélique laissait paraître, je ne connaissais que sa peau dont la couleur m'étais complètement inconnue, je n'avais toujours pas vu ses yeux, ni entendu sa voix mais j'aurais été près à mettre ma main à couper que tous ses petits détails n'auraient pu qu'embellir l'aspect de ce petit bout de personne qu'elle était.

Tout ça étais surement ma faute, je voulais l'aider et puis.. comme à mon habitude je n'ai pas su réfléchir à toutes les conséquences qui pourrait s'en suivre, peut être qu'elle n'attendait pas vraiment qu'on la sauve ou pas de cette manière en tout cas. Elle n'avait rien demandé à personne, elle avait juste froid rien d'autre.. Elle ne voulait surement pas de tout ses gens qui lui rodaient autour pendant qu'elle dormait car oui, ils avaient réussi à l'avoir et je n'avais rien pu faire pour l'éviter.

Il m'avait remit à ma place, après les bras j'avais maintenant le visage tout en sang, rués de coups par ce que j'avais cherché désespérément à venir en aide à cette jeune fille.. Et puis je repensais à tout ce qui venait de se passer, pendant l'espace d'un instant j'avais l'impression de voir Maxime sous mes yeux, mon pauvre ami qui s'était fait broyer le cerveau par ce qu'il ne voulait pas révéler l'origine de son pouvoir à défiance.. Saloperie, cette histoire datait de presque un an et je n'arrivais toujours pas à l'effacer de ma tête.

J'avais fini par laisser tomber ma tête en arrière, collant le sommet de mon crane à la paroi qui se trouvait juste derrière moi, je respirais avec difficulté et je n'avais plus vraiment les yeux en face des trous.. Je pouvais tout juste apercevoir la petite blonde sur son lit, vêtu de cette fameuse robe de chambre, dormant si paisiblement qu'on aurait pu croire qu'elle n'avait jamais vécu cette terrible soirée. Puis je souriais, bêtement, combler de la voir dormir aussi bien.. Elle avait fini par avoir ce qu'elle demandait, qu'on la laisse tranquille, au chaud.

« Elle en vaut vraiment la peine finalement.. » murmurais-je en laissant ma tête tomber presque sur le côté, fatigué de tout ses efforts..

Je me releva finalement avec difficulté pour me diriger à son chevet, je ne voulais pas qu'elle se sente seul à son réveil, elle ne me connaissait surement pas mais je me disais qu'elle avait surement du m'apercevoir à un moment donner.. Ou peut être pas, je vous avouerais que je ne savais plus trop quoi penser à ce moment la. Puis je me dirigea avec maladresse vers la porte de sortie, j'hésitais à m'en aller, j'en avait déjà assez fait pour cette soirée, enfin ça n'étais pas vraiment cela la vraie raison.. J'avais peur qu'elle m'accuse de l'avoir embarqué dans quelques choses qu'elle n'aurait jamais souhaité, qu'elle ne remarque pas mon aide ou même pire, qu'elle se mette à m'injurier de tout les noms sans aucune réel raison..

Et puis je fis demi-tour inconsciemment, comme si mon cœur me disait que je n'en avais pas finis avec cette fille et puis après tout, je m'étais juré que la prochaine expression de son visage serait de se sentir en sécurité et si je n'étais pas la pour m'en assuré, je m'en serais voulu toute ma vie..

Retournant près d'elle, je m’essaya sur le sol, m'adossant contre son lit. J'étais positionné au milieu de celui ci, ma tête dépassait légèrement de tel sorte que je puisse placé sa main sur le haut de mes longs cheveux rouges.. Et puis je resta la immobile pendant de longues heures attendant son réveil, j'avais finit par m’assoupir dans un sale état, sa main toujours dans mes cheveux, n'arrivant toujours pas à retirer ce léger sourire comblé de mon visage..

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Re: L'anémique {PV Myo'}

Message par Invité le Sam 27 Aoû 2016, 01:50

-La découverte-





« Laissez-là tranquille ! Vous lui faites mal bande d'enfoiré, je vous interdit de la toucher !»

Quelqu’un cri. On prend ma défense, mais tout va tellement au ralenti autour de moi que je n’arrive pas à réagir. J’essaie de rester concentrée et attentive à ce qu’il se passe. Je vois beaucoup de mouvement, les gens se battent. C’est l’homme aux cheveux rouges qui lutte de toutes ses forces. Il a tellement de détermination dans les yeux que je l’admire. J’admire comment il se bat, comment il ne se laisse pas faire, comment il se donne de toutes ses forces dans ce combat… mais il finit par se faire dominer par les hommes en blanc, comme moi quelques secondes auparavant.
Lorsqu’il s’avoue vaincu et qu’il s’avachie dans un coin, toutes les forces que j’ai réunies pour rester éveillées s’épuisent, et je finis par perdre conscience. Et tout d’un coup, je ne ressens plus rien. Plus de souffrance, plus de peine… plus de haine.

« Regardez les résultats de la prise de sang… c’est incroyable, c’est comme si elle n’avait pas mangé depuis 10 jours ! » s’exclame l’un d’eux.

C’est la dernière chose que j’entends avant d’entrer dans un profond sommeil.


Six heures plus tard


J’ouvre les yeux tout doucement. Il fait jour. Un rayon de soleil caresse délicatement mes joues qui ont repris des couleurs. Un petit courant d’air apporte une fraicheur agréable. Je me sens étrangement bien et reposée.

J’ai un peu de mal à me rappeler les évènements de la veille, mais par moments, des souvenirs apparaissent comme des éclairs. Je perds connaissance sous la pluie, on me porte, on me laisse, on me force à rester immobile… je ressens tellement de terreur par rapport à cette soirée, que j’ai l’impression d’être passée à côté de la mort.

Malgré tout, je garde mon calme. Je crois que l’effet de ce qu’ils m’ont administré fait toujours effet, car je me sens un peu groggy. Malgré les frayeurs, j’ai l’étrange sentiment que l’on ne me voulait pas de mal… mais les aiguilles… pour moi, leur utilisation n’est plus concevable.

Je me souviens d’avoir été attachée à mon lit. Je me redresse pour être assise et me rends compte que l’on m’a détachée…et que ma main est posée sur la tête de quelqu’un. Surprise, j’ai un brusque mouvement de recul. Il est assis par terre et je ne sais pas depuis combien de temps. Est-ce qu’il est resté là toute la nuit ?
Ces cheveux rouges… j’ai un vague souvenir de les avoir fixé un long moment… Sans pouvoir me l’expliquer, je repose ma main droite dessus et glisse mes doigts entre ces mèches de cheveux de la couleur d’un brasier. Ils sont doux et soyeux, j’ai envie d’y laisser ma main indéfiniment. De mon lit, je me penche vers lui pour vérifier quelque chose qu’au fond, je sais déjà. Je rapproche mon visage du sien et ferme les yeux. C’est bien le même parfum. Il s’agit du garçon qui m’a portée jusqu’ici.  J’ouvre mes paupières et tourne la tête pour l’observer. J’ai un mouvement de recul à la vue de son visage, car il est plein d’hématomes et de lésions. Sous le sang séché, un doux sourire se dessine. Comment peut-on avoir l’air aussi détruit et paisible en même temps ? Mon regard glisse sur lui et le parcours, comme pour observer le moindre détail. Il est très grand et me paraît musclé. Malgré les blessures, je devine ainsi un physique plutôt avantageux. On peut deviner qu’il était habillé de façon très élégante…avant qu’il ne se batte. Je remarque même une importante brûlure au niveau de ses bras. Se serait-il battu pour moi ? Si seulement je pouvais l’aider…

Je détourne le regard un instant, cherchant une couverture. J’aperçois mes vêtements, un peu plus loin sur une chaise, ce qui me fait réaliser que je porte une veste d’hôpital. Une angoisse familière se creuse dans mon ventre. Il faut à tout prix que je me débarrasse de cette chose.

J’allais prendre appui sur le lit pour en descendre, mais une douleur que je connais bien au creux de mon bras gauche m’arrête net. Je baisse les yeux pour découvrir avec effroi qu’une perfusion est plantée dans mon bras. Sans réfléchir, je saisi de la main droite le cathéter et l’arrache d’un coup sec. Une giclée de sang vient tâcher le sol, mais je m’en fou. Ce qui importe, c’est que j’ai pu enlever cette chose hors de mon corps.
J’appuie ma main sur la plaie, et me rappelle que j’ai…certains dons. La peur me monte au ventre. Je ne veux pas soulever ma main, car je sais ce qu’il va se passer. Tout doucement, je laisse entrevoir le petit trou dans mon bras en glissant ma main sur le côté. A peine eu-je le temps de le voir qu’il se referma sans laisser de trace. La vision de ce phénomène me fait sursauter, ce qui me fait mettre ma main droite pleine de sang sur ma bouche.

Je me laisse quelques secondes pour me remettre de mes émotions et descends gracieusement de mon lit. Un petit frisson me parcours l’échine lorsque, pieds nus, je me dirige vers mes vêtements. Avant d’enlever la blouse d’hôpital, je jette un coup d’œil vers le jeune homme endormi. Il a toujours l’air inconscient. Pour autant, je me dépêche de me changer, car je ne veux pas qu’il me voit, moi et mon teint cadavérique.

Une fois rhabillée, je tourne les talons et m’empare du drap qui me servit de couverture. Je m’accroupi fasse au jeune homme et la dispose sur lui.

« C’est le seul réconfort que je peux t’apporter » Murmurai-je tout doucement.

Alors je reste là et le regarde, toujours aussi paisible. Sous les blessures, je vois des traits fins et délicats. Je reste là à le regarder encore quelques instants. Depuis ma fuite du laboratoire, c’est le contact le plus proche que j’ai eu avec un autre être humain. Un être humain… Ces mots retentissent dans ma tête.

« Mais non, idiote, tu n’es pas humaine. » Dis-je tout bas à moi-même.

Sans bruit, je me relève et me dirige vers la fenêtre pour prendre un peu l’air, car déjà je sens les larmes me monter aux yeux. Mon regard se perd dans la verdure du jardin. L’horloge affiche sept heure du matin, nous sommes samedi, par étonnant qu’il n’y ait pas un chat dehors. Mais pour l’instant, la seule choses qui me reste à l’esprit, c’est que je ne suis qu’une copie d’un être humain. Je baisse la tête, essayant de toutes mes forces de contenir mes sanglots.


Dernière édition par Nina Antonov le Dim 28 Aoû 2016, 12:34, édité 2 fois

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Re: L'anémique {PV Myo'}

Message par Invité le Dim 28 Aoû 2016, 03:49

L'anémique.
Ft. Nina la plus belle.

Après ces nombreux efforts, je me retrouvas dans le flou le plus total, je me rappelais juste mettre adosser contre un lit d’hôpital et puis plus rien. Je venais de m'assoupir complètement mort de fatigue ou d'autre chose je ne sais plus trop à vrai dire..

J'avais toutes ces douleurs atroces qui me parcouraient tout le long du corps, des brûlures qui se trouvaient à mes avants bras, à tout les hématomes que j'avais pu accumulé sur mon visage et sur le reste de mon corps, on m'avait battu, tout simplement par ce que je voulais aidé une jeune fille impuissante devant l'acharnement des infirmières et des médecins. A mon réveil, j'étais révolté contre l'état de cette grande Académie, je voulais tous les tués par ce qu'il m'avait humilié, personne n'avait jamais osé me faire cela par peur je suppose mais la n'était pas la question, je m'étais juré de me venger quitte à faire sauter l'enceinte de l'école.

J'étais tellement absorbé par mes pensés que je n'avais pas fait attention au drap qui se trouvait sur moi, tournant légèrement la tête sur le côté, je pouvais très bien reconnaître la silhouette de la jeune fille regarder par la fenêtre de cette chambre d’hôpital à moitié détruite. Le soleil se levait, quelques rayons de soleil venaient se jeter sur mes yeux bruns, les rendant encore plus claires qu'ils ne l'étaient déjà. J'étais content de la voir tenir debout, rassurer, presque fou de joie.. Je venais de sauver la vie d'une personne, en y laissant quelques plumes certes mais comme je me l'étais dit la veille, elle en valait surement la peine et puis même si cela n'étais pas le cas, j'aurais au moins passer un cap à ce niveau la, me rendant compte que j'étais finalement quelqu'un de très généreux par moment.

Je me frottais ensuite le visage, essayant tant bien que mal de retiré le sang qui s'était accrocher à ma peau.. Je voulais quand même donner une meilleur impression de moi à la jeune fille que je venais de sauver, quoi qu'elle devait surement m'avoir vu dans un premier lieu dans cette état puis qu'elle s'était réveillée avant moi. Puis c'est dans un élan de confiance que je me releva de ma position assez rapidement même trop au gout de ma tête qui se mit à tourner à une vitesse fulgurante, tellement que j'en perdis l'équilibre pour venir rattraper ma chut sur le lit qui se trouvait près de moi.. Le bruit l'avait surement alerté, je me tenais encore la tête avant de m'adresser à elle en essayant tant bien que mal de retrouver mon air confiant et intouchable.

« Tu t'es enfin décidée à te lever? » lui dis-je en secouant légèrement la tête avant de m'avancer vers elle. « Tu m'excuseras mais j'crois que j'me suis légèrement assoupie à ton chevet » continuais-je sur un ton un peu plus confiant et ironique. « J'espère que tu vas mieux en tout cas, c'est moi qui t'es amené ici après t'avoir trouver dans un sale état cette nuit, devant le portail de l'école » terminais-je en m'approchant un plus de la fenêtre pour y venir prendre l'air.

A vrai dire, j'étais venu m'adosser contre cette fenêtre pour contempler son visage qu'avait finis par reprendre quelques couleurs.. Malgré tout ça, je pouvais voir que quelques choses la tracassait, comme ci elle n'était pas convaincu de se trouver au bonne endroit. Mon inquiétude de la veille se confirma quand je vis qu'elle avait déjà enfiler ses vêtements prête à s'en aller à la moindre occasion.. Je pris tout de même le temps de contempler son visage une dernière fois, essayant tant bien que mal de me faire à l'idée que je n'étais peut être pas désiré ou encore que mes actions de la veille n'étaient pas celle que j'aurais du entreprendre..

Elle voulait peut être que je la laisse toute seul, je ne savais plus quoi penser, j'étais planter la comme un pauvre con devant elle, bavant presque devant ses traits à la limite de la perfection.. Je ne me reconnaissais plus, je n'avais jamais eu autant de mal à anticiper mes dires devant une jeune fille, pourtant je ne sais pas elle n'avait rien de spéciale au première abords mais c'était ce petit quelques choses que je ne saurais vous décrire qui l'a mettait sur un piédestal tellement confortable qu'elle aurait pu mettre à l'amande n'importe quelle mannequin qui se trouvait en concurrence avec elle.

« Je pourrais te laisser tranquille si tu veux, je voudrais pas te déranger plus que ça. Tu as surement besoin d'encore un peu de repos.. » lui dis-je sur un ton amère.

Je ne croyais pas une seul seconde à tout ce que je venais de lui dire mais j'étais près à sacrifier mon envie folle de la découvrir un peu plus, pour son bien..
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Re: L'anémique {PV Myo'}

Message par Invité le Dim 28 Aoû 2016, 14:28

Lalala ♫:

Un grincement métallique me sort brusquement de mes pensées. Je me retourne pour faire face au jeune homme aux cheveux rouges avant d’essuyer furtivement mes yeux. Je remarque qu’il a essayé d’enlever les traces de sang séché, laissant au grand jour un très beau visage malgré les hématomes. Il vient de se lever, mais semble avoir du mal à tenir sur ses jambes. Il a l’air d’avoir la tête qui tourne et doit prendre appui sur le lit pour retrouver son équilibre. Après quelques instants, il parvient à se mettre debout. Malgré sa posture fatiguée, ce que je pensais tout à l’heure s’avère vrai : il est vraiment très grand. Il doit faire au moins deux têtes de plus que moi. Je devrais avoir peur de me retrouver seule dans une pièce avec un homme bien plus grand et fort que moi, mais curieusement, je ne me sens pas en danger.
Il se tient la tête, comme pour être sûr que celle-ci ne tombe pas, et dit d’un air désinvolte :

« Tu t'es enfin décidée à te lever? Tu m'excuseras mais j'crois que j'me suis légèrement assoupie à ton chevet. J'espère que tu vas mieux en tout cas, c'est moi qui t'es amené ici après t'avoir trouver dans un sale état cette nuit, devant le portail de l'école »

Pendant qu’il parle, il s’approche tout doucement de moi. Par réflexe, je recule d’un pas, puis je me rappelle que, comme il le dit si bien, c’est tout de même lui qui m’a sauvée d’une nuit sous la pluie. Je marmonne un « Merci » d’une voix légèrement brisée par les émotions. Lorsqu’il arrive à ma hauteur, il s’appuie, dos à la fenêtre, et commence à me dévisager. Son regard pénétrant me jauge en suite de la tête aux pieds et finit sa course dans le bleu de mes yeux, sans jamais plus s’en défaire. Je n’arrive pas à traduire ce qu’il pense. Troublée, un frisson me parcours le dos, du creux des reins jusqu’aux omoplates. J’en parviens même à oublier les idées noires que je ressassais quelques secondes auparavant. Heureusement que mes bras sont couverts par mon sweat, car on pourrait très bien voir que j’en ai la chair de poule.

« Je pourrais te laisser tranquille si tu veux, je voudrais pas te déranger plus que ça. Tu as surement besoin d'encore un peu de repos.. »

Je dois vraiment avoir l’air perdu pour qu’il me dise ça, ou bien peut-être que c’est sa façon de dire qu’il a d’autres choses à faire. Mais je ne peux m’empêcher de sentir comme une once de regret dans sa voix. Je ne veux pas qu’il parte. Mais n’est-ce pas bizarre de dire ça à quelqu’un que l’on vient à peine de rencontrer ? Gênée par mes pensées et par son regard, je me décide enfin à ouvrir la bouche, évitant intentionnellement sa question :

« Est-ce que tu peux me dire où on est ? »

Me rappelant soudain de la brochure, je baisse la fermeture éclair de mon sweat pour m’emparer de la grosse enveloppe. Elle contient mon dossier et le dépliant de l’école. J’attrape la petite brochure et lève timidement mon regard vers le sien pour lui montrer la photo du château :

« Est-ce que c’est bien ici l’Académie Tsuki ? »

Je le fixe toujours et ajoute :

« On m’a dit que je pourrais m’y sentir chez moi… »

Ces derniers mots ont du mal à sortir, car ils font ressurgir des souvenirs douloureux. Je détourne le regard et baisse la tête, très gênée de me retrouver au bord des larmes devant quelqu’un d’autre que moi-même. Le visage dissimulé par mes cheveux, j’attrape mon bras gauche avec ma main droite, comme pour me cacher, et j’attends qu’il me confirme le lieu où l’on se trouve.

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Re: L'anémique {PV Myo'}

Message par Invité le Sam 03 Sep 2016, 16:48

L'anémique.
Ft. Nina la plus belle.

Je ne m'attendais pas vraiment à une réponse de sa part, concernant ma question précédente sur le fait que je devais resté ou non près d'elle. Elle semblait vouloir évité la question, changeant presque directement de sujet comme ci la réponse à cette simple question n'était qu'une évidence. Cela me faisait plaisirs, elle semblait beaucoup intimidé par ma carrure assez imposante mais ne s'était surement pas permis de porté un jugement rapide sur ma personne.. Puis elle était nouvelle, toutes les sales rumeurs qui avaient pu circuler sur moi, ne pouvait lui traversé l'esprit.

« Est-ce que tu peux me dire où on est ? »

Me lançât-elle avec une légère touche de timidité. Et sans même me laisser le temps de pouvoir lui répondre à sa question, elle m'en posa une seconde en me montrant la brochure de l'académie et une jolie photo du château que j'avais aussi reçu avant mon arrivé ici. Un léger rire nostalgique s'échappa de ma bouche, me remémorant mon arrivé ici qui datait de plus d'1ans et demi si je ne me trompe pas.

« Ouais, c'est bien l'académie sur la photo et t'es en plein dedans, on se trouve dans l'aile Sud ou Ouest j'sais plus trop, à l'infirmerie. » lui dis-je en prenant la photo quelques instant avant de lui rendre.

N'empêche, sur le coup, j'me suis remémoré mes premiers instant ici, j'avais fini par me battre avec un type qui se baladait pied nue dans l'académie, un vrai malade.. J'avais fini par l'accrocher du bout de son caleçon à un arbre, je m'étais bien marrer ce jour la n'empêche. Le deuxième jour j'avais fini en course poursuite dans toute l'académie avec un surveillant par ce que je lui avait volé son pouvoir et que je l'avais utilisé pour ridiculisé un petit saphir, bon ça c'était beaucoup moins drôle, j'ai du me cacher dans les toilettes pendant 3 jours par ce qu'il voulait vraiment me fumé ce salop.

Quelques choses me fis très vite redescendre sur terre, elle avait l'air de nouveau triste, comme la vieille.. Je n'avais pas envie de retrouver ce visage fermé et déprimé qu'elle avait pu me montrer la veille, j'avais bien l'intention de vite lui enlever cette émotion qui semblait se propager de plus en plus en elle. Je laissa ma main glisse derrière la sienne, grimaçant légèrement quand nos deux peaux rentrèrent en contact, j'avais encore mal mais je pouvais assez facilement passer au dessus de la douleur..

« Je veux pas savoir ce qui t'es arrivée avant que t'arrive ici. » empoignant un peu plus sa toute petite main. « Tu es chez toi ici, tu pourras y faire tout ce que tu veux et personne ne pourras déranger à cela.. » passant quelques doigts sous ses yeux presque mouiller pour les essuyés. « Pleure pas petite tête, c'est le début d'une nouvelle vie pour toi ici et je suis sur que t'en fera bonne usage.. » terminais-je en me détachant complètement d'elle assez lentement.

Je ne voulais pas la brusqué, on ne se connaissait que depuis quelques heures même si tout ce qui avait pu se passer entre nous ces dernières heures n'aurait fait que renfoncer un peu plus nos liens, je ne voulais pas précipité les choses, je me sentais bien avec elle et je ne savais toujours pas pourquoi d'ailleurs. Vous savez à quel point ce genre de situation un peu trop à l'eau de rose pour moi, venait très vite à me gaver.. En temps normal, je lui aurais simplement volé un bisous amical sur la joue en guise de remerciement et puis je me serais barré la queue entre les jambes sans même prendre le temps d'échanger mon nom avec le siens. Mais pas cette fois, elle avait quelques choses de spéciale qui brillait dans ses yeux bleus et je voulais à tout prit savoir ce que c'était, coûte que coûte.

Je m'adossa à nouveau contre la fenêtre, sortant mon paquet de clope pour y prendre une cigarette et le laisser posé sur le rebord de la fenêtre. Je ne savais pas si elle fumait mais j'ai toujours trouvé ça vraiment déplacé de demandé à une femme si elle fumait ou quelques chose comme ça, alors je laissa le paquet à porter de main si elle se décidait à en prendre une. J'alluma ma clope, tira quelques taffe que soufflait vers l'extérieur avant de tourner les yeux vers elle, affichant un sourire quelques peu rassurant..

« J'm'appelle Myo' et ça m'fais plaisir d'être la première personne que tu rencontre dans ta nouvelle vie. » continuant toujours d'affiché un sourire des plus tendre sur mon visage.

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Re: L'anémique {PV Myo'}

Message par Invité le Dim 04 Sep 2016, 21:02

Avant de me rendre la photo, il dit :

« Ouais, c'est bien l'académie sur la photo et t'es en plein dedans, on se trouve dans l'aile Sud ou Ouest j'sais plus trop, à l'infirmerie. »

Je suis donc arrivée à bon port. Il se passe quelques secondes durant lesquelles il semble perdu dans ses pensées. Mon regard se perd dans le décor des jardins que l’on aperçoit de la fenêtre, quand je sens sa main se glisser dans la mienne. Je lève les yeux vers lui.

« Je veux pas savoir ce qui t'es arrivée avant que t'arrive ici. »


Il me serre un peu plus.

« Tu es chez toi ici, tu pourras y faire tout ce que tu veux et personne ne pourras déranger à cela.. »

En cet instant, je me sens vraiment bien. Tout doucement, il vient essuyer les quelques larmes que j’ai laissé échapper sous mes yeux. Cet acte si doux envers moi, me donne encore plus envie de pleurer, mais je me retiens de toutes mes forces. J’ai envie de laisser tomber les barrières et de me plonger dans ses bras, comme si c’était le seul endroit qui puisse me faire oublier toute la peine que j’ai pu endurer jusqu’à hier soir.
C’est avec regret que je le laisse enlever sa main de la mienne.

« Pleure pas petite tête, c'est le début d'une nouvelle vie pour toi ici et je suis sur que t'en fera bonne usage.. »

Il sort un paquet de cigarette de sa poche et commence à fumer avant de tourner la tête vers moi pour me dire en souriant :

« J'm'appelle Myo' et ça m'fais plaisir d'être la première personne que tu rencontre dans ta nouvelle vie. »

J’ai vraiment envie de lui retourner son sourire, mais c’est plus fort que moi. C’est comme si les muscles de ma bouche étaient paralysés. Je me demande si j’arriverai à sourire un jour, à nouveau. Je dégage mon visage en poussant les mèches de cheveux blond cendré derrière mon oreille, et je le regarde dans les yeux avant de lui répondre :

« Merci de m’avoir portée ici… et défendue. Moi c’est Nina.»

Je laisse ces mots en suspend quelques secondes, puis ajoute :

« Tu sais… j’ai trouvé cette invitation dans une grosse enveloppe qui contenait des informations à mon sujet… »

Je ralentis la cadence de mon discours, car je me rends compte que je vais en dire trop, alors que je cherche juste à savoir ce que cette école a de spécial. Pas la peine de parler de ce que contient la grosse enveloppe. En soi, je n’ai pas très envie d’aborder le sujet de ma conception, ou du fait que j’ai découvert il y a à peine 24h que je suis un clone humain. Et puis, il venait lui-même de dire qu'il n'était pas forcément intéressé de savoir d'où je venais. Je recentre alors le sujet sur la brochure de l’école.

« Enfin, j’ai l’impression qu’elle n’a pas été posée là par les personnes qui m’ont envoyé cette grosse enveloppe. Ce que je veux dire, c’est que j’ai l’impression que quelqu’un a ajouté cette invitation après qu’on l’a fermée. »

Je me rends bien compte que ce que je dis n’a aucun sens, mais j’ai le sentiment que l’on ne m’a pas guidée ici par hasard. Je suis persuadée qu’il y a une raison.

« Un peu comme si elle avait été glissée là par magie… »

Myo’ va vraiment me prendre pour une folle. La magie ? Quelle idée. Enfin… j’étais moi-même loin d’être normale, alors pourquoi pas…

« Il y a quelque chose de bizarre, à propos de cette école, non ? »

J’attends sa réponse et je continue de le fixer du regard. J’étais comme hypnotisée et seule la fumée de cigarette le séparait de moi.


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Re: L'anémique {PV Myo'}

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