Vertige [PV Seirna]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Vertige [PV Seirna]

Message par Invité le Mar 12 Avr 2016, 14:18


Vertige
JJ. Weasley&Seirna Sans



Tu n'étais pas de bonne humeur. Tu étais lassée de tous ces gens qui faisaient semblant de t'apprécier. Tu étais une rubis, donc on devait obligatoirement te plaire. Ridicule, n'est ce pas? Pourtant, tel était l'avis des gens de l'académie. Tu n'aimais pas les regards que l'on te jetait ; ta tenue si atypique rendait les gens plus imbus d'eux mêmes qu'ils ne l'étaient déjà. Tu ne portais qu'une partie de l'uniforme, et tu te faisais blâmer pour ça. Les professeurs ne t'aimait pas, tu étais bien trop froide et calculatrice à leur goût. Ta froideur se ressentait dans ton regard, d'ailleurs. Ton regard de glace, tes prunelles saphirs qui liquéfiait ceux qui les regardaient. Tu aimais le pouvoir que ton regard pouvait avoir sur les gens. C'était bien la seule chose que tu aimais.

Mais revenons en à cette soirée là. Ne nous égarons pas. Tu avais été dans une salle de classe au fond de l'école. Une salle où personne ne venait. Une salle situé au premier étage. Comme à ton habitude, tu ouvrais les fenêtres, tu fermais la porte à clé. Tu jouais avec les chaises, les tables, les craies. Tu aimais cette sensation grisante. N'importe qui pouvait passer, mais il n'y avait jamais personne. Peut être qu'ils dormaient. Toi, tu ne dormais pas. Tes cernes profondes qui soulignaient ton regard bleu en étaient les preuves. Tu ne dormais pas, car dormir signifiait rêver. Mais tu ne rêvais pas. Tu cauchemardais, plutôt. Tes cauchemars n'étaient pas les meilleurs qu'ils soient, donc tu évitais de dormir.

Tu avais éteins les lumières. Tu avais posé une bougie sur le bureau. La lune faisait briller le sol dans son croissant. La lumière bleutée sur tes cheveux faisait de toi une femme luisant d'une aura presque fantomatique. Tu avais fermé tes yeux. Puis tu avais mis une musique douce. Elle chuchotait presque dans tes oreilles. Tu avais aussi pris ton sac ; tu le vida sur une table. Maquillage, feuilles de dessin, feuilles à rouler, tabac, filtres, ainsi que six pochons. Tu te roulait tranquillement une cigarette, ainsi qu'un joint. Puis tu observa les deux. Les quelques millimètres de plus sur le joint te faisais rire, sans que tu saches pourquoi.

Tu t'amusais tous les soirs comme ça. La nuit était ta liberté. En plus, plus d'uniforme. La nuit t'appartenait. Tes cheveux lâchés, tes yeux maquillés, ton corps habillé d'une simple robe noire qui t'arrivait mi-cuisse. Tes pieds chaussés de docs martens noires, tes jambes couvertes d'un collant noir qui s'était déchiré. Tu pouvais être toi même. Tes cheveux roux juraient avec ta tenue sombre ; tu t'en fichais. Tu aimais ce que tu étais. Tu passais au dessus des critiques, au dessus du léchage de cul dont tu avais le droit chaque jour de ta chienne de vie. Qui pourrait te regretter? Personne. Tu prenait la cigarette et le joint. Un dans chaque main. Tu fermais les yeux, tu les rouvris. Droite ou gauche? Droite. Surprise, c'était la cigarette qui fait rire. Tu portais ta cigarette verte à ta bouche, tu craquais une allumette et tu allumais ta jolie fleur verte.

Une bouffée et tu t'envoles. Deux et tu restes là haut. Trois fleurs et tu t'écrases.

Tu étais assise sur le bord de la fenêtre, tes jambes balançant dans le vide. Ce n'était haut que de quelques mètres, tu avais de la chance. Mais tu ne tomberais pas.

Tu avais ton sac à côté de toi. Ton sac si précieux. Il contenait tout ce dont tu avais besoin. Même des caramels. Tu avais souvent faim après avoir fumé, alors tu avais toujours des caramels avec toi. Tu avais rangé tout ce qui traînait et tout ce qui étais à toi. Tu avais simplement laissé la musique te chuchoter dans les oreilles. Tu avais fermé les yeux.
Soudain, tu entendis un bruit. Quelque chose s'était cassé dans une salle voisine.

Tu te releva rapidement. Jetant par la fenêtre ton mégot. Putain, c'était la première fois que quelqu'un s'aventurait aussi loin dans l'académie à une heure aussi tardive. Tu ne comprenais pas. Tu savais que ce n'était pas un surveillant ; un surveillant aurait eu une lampe torche ou aurait signifié sa présence. Or, aucune source de lumière n'était visible dans les couloirs. Tu tourna la clé dans la serrure, observant le fond du couloir en plissant les yeux. Tu avais refermé la fenêtre, et remis ton sac sur tes épaules. Ta source de musique étais éteinte, et bien au fond de ta poche avant de sac à dos. Ta robe étais légèrement remontée; tu la plissais avec tes mains. Tu passais une main dans tes cheveux en soupirant discrètement.

Tu ne savais pas quoi faire. Retourner dans ta salle de classe, ou aller voir qui avait cassé quelque chose ailleurs? Ton état second avait choisi la deuxième option.

Tu commençais à marcher. Pas très droit, mais tu marchais quand même. Tu t'arrêtais devant la salle de "musique". Une salle pas du tout de musique, mais c'était la salle où tous les chanteurs timides venaient chanter. Et là, tu vis du verre brisé au sol. Tu lâchais un petit rire nerveux. Qui était là? Tu releva la tête, et là, tu croisais un regard bleutée. Un regard magnifique, avec des prunelles presque aussi glacées que toi. Tu étais envoûtée par cette couleur si jolie. Tu secouais la tête ; tu divaguais un peu trop. Puis tu te racla la gorge.

- Hm, euh, c'est interdit... D'être ici la nuit. En plus t'as cassé un vase. Merde, tu vas te faire déchirer! Putain.. Bon. Aide moi à tout ramasser.

Tu te giflait intérieurement. Putain, tu devais fermer ta gueule après avoir fumé, tu le savais! Mais tu n'écoutais que ton instinct. Ce stupide instinct qui, pour t'épargner une gêne intense, t'avais ordonné de prendre les morceaux de verre à mains nues. Évidemment, tu t'entailla profondément.Tu jurais avant de tout relâcher, provoquant une casse encore plus significative des morceaux de verre.

- Putain de merde! Euh... Bon, truc bidule là, le mec aux yeux saphirs, ramasse les morceaux, j'arrive.

Tu t'étonnais toi même. Tu ne perdais jamais ton sang froid, d'habitude. Étais-ce ces yeux semblables aux tiens qui t'avais perturbée? Sûrement. Toujours est-il que tu allais en face de la salle de classe, là ou le lavabo du couloir étais présent. Tu laissais l'eau couler sur ta blessure. Tu soupirais. "Merde alors..." pensais tu. Tu réfléchissais à comment ce garçon en était arrivé là.

Et là, tu sentis une main se poser sur ton épaule.


Code by Gali.
Tu touches, tu redistribue... je te mange tout cru.

Invité
Invité

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vertige [PV Seirna]

Message par Sans le Mar 12 Avr 2016, 18:27

Ce p'tit con m'a bien fait rire. J'ai passé un bon moment .. Pas sûr que ça soit la même pour lui. M'enfin .. Je décidais de rentrer à l'académie. Mais rentrer juste dans ma chambre là, comme ça .. Ça n'm'intéressait pas. J'n'voulais pas que cette soirée se termine. Quite à ressentir le lendemain les foudres de la fatigue au réveil, qu'à cela ne tienne. Je voulais encore profiter de cette soirée.

J'n'ai pas encore eu la possibilité de faire un tour dans l'école, les salles de classes, le Gymnase, la .. La .. Salle de musique. Un piano ? Je me le jure à moi même, si il y a un Piano dans cette salle de classe, je sais où je compte passer le reste de ma soirée. Mais y'a-t-il seulement une salle de Musique ?

Parcourant les couloirs, et visitant les salles qui se présentaient à moi, j'arrive éventuellement dans les méandres de l'académie. Une sorte de zone où aucun pied n'a foulé le sol depuis bien longtemps. L'on pouvait voir quelques toiles d'araignées sur les fenêtres, et énormément de poussières sur le sol. Quand on y marchait, on sentait le sol glissant sous ses chaussures. Il est plus ou moins 4h du matin, et je me retrouve dans cet espace ou n'importe qui aurait eu peur. Quoi qu'il en soit .. Je pense qu'avec la tête que je me tape pour l'instant .. Les éventuels démons fuiront à ma vue.

Je tente d'ouvrir quelques portes, mais la plupart son fermées. Je continue mon chemin pour arriver devant une porte entre-ouverte. J'y vois des feuilles de notes au sol. L'une d'elle ressemble fortement à .. De la musique ? Y suis-je ? Enfin ? Il ne m'aura pas fallut énormément de temps pour y arriver. J'y vois une sorte de grosse masse noire. C'était un drap noir. Sous lequel était caché .. Un piano peut-être ?

J'étais déjà dans une salle de cours la nuit. J'imagine que je peux encore une fois bravé l'interdit. Et puis de toute façon, je suis assez discret. Personne ne remarquera ma présence. J'ôte le drap et y découvre sous celui-ci le fameux instrument. Je glisse mes doigts sur ces notes qui n'ont que peu servi, je l'imagine, les dernières années durant. Comment peut-on laisser à l'abandon une si jolie créature ? M'enfin, j'n'avais ôté le drap qu'à moitié. Il me fallait contempler ce bijou sous toutes ces formes.

Le problème étant qu'il fait très sombre. Et que j'ai beau essayé d'être discret, si quelque chose comme un vase placé sur un drap sur un Piano venait à tomber, je serais débusqué dans les minutes qui suivront sa casse. Et devinez ? Bingo. Un vase sur un drap, sur un Piano. Je l'ai vu tombé, j'ai tenter de le rattraper, en vain. Le bruit retentissait dans les couloirs à une vitesse impressionnante. C'était clair, concis.

Il n'aura fallut que quelques secondes pour que quelqu'un apparaissent dans l'obscurité. La lumière de la lune comme seule projecteur, je découvrais une jeune fille, peut-être du même âge que moi. Elle me fixait. Son regard croise alors le mien pour créer une sorte de Time Stop. Ses yeux Saphirs rencontraient les miens, une nouvelle fois.

Elle était habillée d'une manière bien spéciale. Elle me plaisait. Elle avait une simple robe noir, avec de grosses chaussures. Un style quelque peu sombre, mais qui avait sa touche de Sexyness. Elle était si jolie, si charmante. Je n'savais pas si il fallait que je me sente mal d'avoir cassé un vase, ou me sentir bien d'avoir rencontré une fille charmante. Avant que j'n'puisse faire mon choix, elle décidait de faire une remarque.

"Hm, euh, c'est interdit... D'être ici la nuit. En plus t'as cassé un vase. Merde, tu vas te faire déchirer! Putain.. Bon. Aide moi à tout ramasser."


Pas faux. C'est interdit. Mais après m'avoir dit ça, j'ai cru l'apercevoir rougir un petit peu. Elle avait p't'être honte d'avoir parler aussi vite ? Et aussi vulgairement ? Ses paroles n'était pas du tout approprié à son apparence jeune et mignonne. Sans me regarder à nouveau, elle prit l'initiative de ramasser les morceaux à mains nues. Mais .. C'n'est pas vraiment une bonne idée. Avant que je ne puisse l'en empêcher, elle s'était entailler. Je m'sentais mal, j'étais un p'tit peu la source de la douleur qu'elle peut ressentir. Elle continuait alors :

"Putain de merde! Euh... Bon, truc bidule là, le mec aux yeux saphirs, ramasse les morceaux, j'arrive."


Vachement vulgaire. Truc bidule est presque vexé. La seule chose qui était correct, c'était la couleur de mes yeux. Peut-être que ça l'a marqué ? Quelqu'un qui avait la même couleur d'yeux qu'elle .. Elle ne devait pas voir ça tout les jours. Quoi qu'il en soit, elle s'en allait. Mais j'vous avouerais qu'entre ramasser les morceaux d'un vase qui a été mit là, sûrement pas pour la déco', mais plutôt parce qu'on s'en foutait, et voir comment m'excuser auprès de cette fille .. Je préfèrais aller la voir.

Je décidais alors de me rendre dans les couloirs, suivre le seul chemin disponible pour enfin la voir à un Lavabo devant une salle de classe ouverte. Elle y frottait ses mains. Elle n'a m'avait pas entendu, ni vu. Elle pensait sûrement que je ramassais encore les morceaux. Quoi qu'il en soit, je décide de l'interpeller en apposant ma main délicatement sur son épaule.

"Moi c'est Sans. Désolé pour .. Le vase. Et .. Le bruit. Et .. Ta blessure. "


Sans dire un mot de plus, j'attendais sa réponse. Ma main était toujours sur son épaule, et elle continuait de mettre de l'eau sur sa blessure qui .. Au premier coup d'oeil à l'air profonde.

Référence RP:
Référence du RP du début : "Un enfant qui avait un OS" - Edwin/Sans
avatar
Sans

Fiche perso'
Infos:
Où me trouver:
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vertige [PV Seirna]

Message par Invité le Mar 12 Avr 2016, 19:09


Vertige
JJ. Weasley&Seirna Sans



Tes yeux avaient repris leur habituelle froideur. Tu lui jeta un regard las. Sans? Quel nom... Étrange. Tu ne savais pas quoi dire, ni faire. Il te présenta ses excuses. Tu lâchais un petit rire. Puis tu jeta un coup d’œil à sa main sur ton épaule, puis tu replongea ton regard dans le sien. Des prunelles pareilles étaient rares par ici. Tu pensais être la seule à avoir des yeux si clairs dans l'académie, mais apparemment non. Sa main serrait légèrement ton épaule, mais ça ne te dérangeait même pas. C'était presque réconfortant.

"J'me dégoûte toute seule, la niaiserie c'est pas pour moi putain."

Tu soupirais intérieurement, puis tu te rappellais qu'il t'avais parlé. Alors tu lâcha d'une voix doucereuse ces quelques mots.

- Moi c'est JJ. Et ne t'en fais pas, je suis toujours toute seule ici.


Tu disais la vérité... Personne n'osait s'aventurer dans les couloirs sombres aux allures fantomatiques à une heure si tardive. Il était quoi, trois heures du matin? Tu dégagea sa main de ton épaule en la lui prenant délicatement, avant de la relâcher. Tu soutenait toujours son regard. Tu détestais perdre. Tu penchais légèrement la tête sur le côté. Tu ne savais pas trop quoi dire. Puis tu vis ta robe humide. Tu avais lâché un énième soupir. Ce n'était pas ta soirée. Heureusement, ton sac, qui était également un kit de survie, contenait un t shirt aussi long que ta robe. Seul hic, il était blanc. Et tu détestais le blanc.

Tu ne t'en formalisais pas, et tu lui fit signe d'attendre. Puis tu entra dans les toilettes en face du lavabo pour enfiler le t shirt. Il luisait presque dans la nuit noire. Tu attachais tes cheveux roux en un chignon relâché au niveau de ta nuque, et tu passais un peu d'eau sur ton visage. Tu étais d'un ridicule extrême. Un t shirt et des collants, des vieilles docs noires, du maquillage barbouillé partout sur ton visage, des cheveux électriques qui refusaient de se coiffer... Sans oublier le sang qui coulait de ta main. Tu n'aimais pas le fait que le garçon sois de l'autre côté de la porte. Tu n'aimais pas le fait qu'il puisse te voir dans cet état là. Une vraie JJ n'est jamais faible. Jamais triste. Jamais distraite. Or, avec lui, tu étais les trois. Pourquoi? Tu ne le savais même pas.

Tu avais pris ta robe noire, et tu l'avais grossièrement déchirée pour en faire un bandage. Tu l'enroulait autour de ta main, faisant une sorte de double-noeud, sans grand succès. Mais ça empêchait le sang de couler.

Pour l'instant du moins.

Tu leva les yeux pour voir ton reflet. Un reflet qui t'attristais réellement. D'ahbitude, tu étais jolie, mais là, c'était tout le contraire. Tu détestais la faiblesse qui émanait de toi. Tu n'aiamais pas paraître pour une petite chose fragile. Et ce t shirt dix fois trop grand pour toi, ainsi que ce maquillage coulant, te faisais paraître faible. D'ailleurs, a qui était ce t shirt? Ah oui. Il étais à ce fameux rubis. Il te l'avais sûrement laissé "au cas où". Tu baissais les yeux, et tu te traînais presque dehors. Le garçon t'attendait toujours. Tu lui jeta un regard noir, puis tu te dirigeais vers la salle de classe. Au moins, tes prunelles froides l'avait empêché d'énoncer la moindre parole.

Tu pris une de tes feuilles de papier dessin, et tu ramassais avec celle ci les morceaux de verre. Le garçon te regardait faire, abasourdi. Puis il t'aida. Vous ne parliez pas. Vous étiez dans une sorte de bulle, qu'il ne fallait en aucun cas éclater. La magie disparaîtrait.

Quelques minutes après, tu lâcha un soupir de soulagement. Plus de risques de se faire entailler la main. Il va d'ailleurs falloir que tu ailles à l'infirmerie. Ta main saignait encore, même si le bandage absorbait le liquide. Tu t'asseyais en tailleur sur une des tables, mettant ton sac entre tes jambes. Tu voulais absolument fumer une cigarette. Tu détestais le fait d'être accro à cette merde, mais tu détestais encore plus le fait de ne pas avoir ta dose de nicotine. Tu te roulais ta cigarette, la portant à ta bouche. Puis tu vis que le garçon était encore là.

Tu lui jeta un regard en coin. Ses yeux... Etaient réellement magnifiques. Peut être plus que les tiens. Ils étaient presque fait de glace. Un sourire se dessina sur ton visage. La beauté des yeux n'était pas quelque chose que tu prenais à la légère. Puis ses cheveux blonds, plutôt longs pour un garçon, étaient aussi d'une jolie couleur. Ca donnait envie de passer sa main dedans. De...

"Stop, stop, je divague encore."

Tu te raclais la gorge, et tu lâcha.

- Ouvre la fenêtre.

Tu le toisais à présent. Tu n'aimais pas être destabilisé par ce type. Il fallait que tu reprennes un certain contrôle sur toi. C'est d'ailleurs ce que tu fis. Ce n'est pas parce que tu avais des yeux semblables aux siens que tu devais te relâcher. Il était potentiellement aussi con que tous les autres élèves de cet internat. Bien qu'il paraisse... Unique en son genre.

- J't'ai dit d'ouvrir. S'il te plaît.

Avec un minimum de politesse, ça passerais peut être mieux? Tu n'en savais trop rien, mais tu essayais. La fatigue commençait à t'emporter. C'était peut être pour ça que tu divaguais un peu. Mais tu t'en fichais. La nuit t'appartenais. Demain, tout ça n'aura été qu'un rêve. Et qui sais ce qui se passe pendant les rêves...


Code by Gali.
Tu touches, tu redistribue... je te mange tout cru.

Invité
Invité

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vertige [PV Seirna]

Message par Sans le Ven 15 Avr 2016, 00:17

- Moi c'est JJ. Et ne t'en fais pas, je suis toujours toute seule ici.


Shit. La froideur à l'état peur en ma présence, ici. J'étais un p'tit peu choqué. Après .. Ma manière de m'introduire, c'est chaud. C'était pas vraiment la manière avec laquelle je me présente d'habitude. M'enfin .. J'me présente pas souvent non plus. J'ai pas vraiment eu énormément d'expérience avec les gens en général.

Elle gardait ma main sur son épaule. Elle n'avait pas décidé de l'enlever, pas pour l'instant. Son regard se posait sur celle-ci d'ailleurs, juste avant qu'il ne se dirige vers le mien. Elle me fixait. J'étais devenu la cible de son analyse peut-être ? Pour ma part, j'étais obnubilé par la couleurs de ceux-ci. Clairs. Tout comme les miens. C'était vachement rares.

JJ. À quoi ça peut bien correspondre ? M'enfin .. j'imagine que si on l'appelle JJ, c'est parce que ça doit être un prénom assez long. Toujours toute seule ici ? 'Fin .. J'm'imagine bien. Il doit être dans les 4H du matin. Qui viendrait foutre les pieds ici. Perso', j'n'ai pas vraiment envie de dormir. J'ai aussi toujours été seul, alors .. J'peux comprendre ce que c'est.

Elle enleva délicatement sa main de son épaule avant de soupirer. J'avoue, j'ai pensé être un gros relou à ce moment là. Par contre, elle soutenait son regard face au mien. Elle voulait tenter une confrontation ? J'étais un petit peu perdu en fait réellement. Elle prit son sac, me fit signe d'attendre avant de substituer sa robe avec un T-shirt blanc qui était trop grand pour elle. Ça lui donnait un air Mignon. Un peu à la manière de ces filles qui portaient les vestes et T-shirt de leur copains. Sauf qu'ici .. Elle n'donnait pas l'air d'avoir passer une nuit chez un garçon, mais plutôt une nuit dans un champ de bataille. Un bandage fait avec sa robe, un T-shirt trop grand pour elle et des tâches sur le sol autour d'elle ainsi que sur son bras. Waw.

Elle prit l'initiative de ramasser les morceaux de verres avec une feuille de dessin prit là, avant de me lancer un regard noir. Qui s'était transformé en une nouvelle compétition. La lumière qu'émanait la lune faisait de cette scène une oeuvre. Elle projetait son ombre sur son corps, la faisant se disparaître dans la noirceur de la salle, mais ses yeux restaient brillants, me donnant l'impression de ne leur faire face qu'à eux. J'en étais envoûté. Mais ne l'était-elle pas de même ? Elle ne faisant pas que me regarder dans les yeux. Elle m'analysait presque. Avant de secouer sa tête comme pour reprendre ses esprits.

Elle cassait alors ce silence long de plusieurs minutes par une demande .. Que je pouvais presque considéré comme un ordre :

"Ouvre la fenêtre."


Comment ? Comment est-ce que l'on peut-être aussi ..

"J't'ai dit d'ouvrir. S'il te plaît."


Elle lisait peut-être dans mon esprit. Ou alors s'est-elle rendu compte elle même du manque de politesse dont elle m'a fait part ? Dans tout les cas, je décidais de ne pas bouger. J'n'en n'avais pas l'envie. Ses yeux étaient ma priorité. Son regard, si calme et froid soit-il doit cacher quelque chose.

J'attendais quelque secondes avant de tout de même m'approcher de la fenêtre pour y découvrir la vue. Aucun nuage. Rare pour cette période. Le ciel était composé de quelques rares étoiles ainsi que de sa commune lune. La situation était bizarre. J'étais dans une salle de classe, la nuit avec une fille que je viens de rencontrer. Je l'ai blessé indirectement, et la voila me demandant d'ouvrir la fenêtre. Ou plutôt de m'ordonner d'ouvrir la fenêtre. Malgré ça, j'étais plutôt bien. J'me sentais plutôt bien. J'n'avais pas vraiment envie que ça s'arrête, que le jour se lève.

Le calme régnait ici. L'on ne pouvait entendre aucun bruit. Vous savez, j'ai toujours été quelqu'un qui appréciait le calme, la solitude, la contemplation. Pas que j'avais le choix en même temps mais .. C'était l'une des rares situations qui m'apaisait. Enfin, je sentais le regard de cette fille s'abattre sur moi comme sur une proie. Mais j'n'avais pas vraiment peur. Malgré ce qu'elle démontre par ses gestes et ses manières, je sentais une aura. Elle appréciait tout autant que moi ce moment. Mais elle avait besoin d'avoir cette fenêtre ouverte pour pouvoir atteindre un autre niveau de béatitude.

J'lui ferais bien ce plaisir là. Après tout, il me semble que j'ai bien foutu sa soirée en l'air. Et si c'était pas le cas, c'était en bonne voie. J'ouvrais alors la fenêtre. Et tout en anticipant un courant d'air en y mettant un peu de pression, je remarquais que .. Rien. Pas de vent. Une simple brise sur mon visage faisait danser mes cheveux et ma veste. Ce vent sur ma peau était tel une douce caresse.

" La nuit.. Cette lune .. Cette brise. J'me sens bien ici. J'n'ai pas envie que cette nuit cesse."


Encore une fois, j'ai pensé à voix haute. Pour qui va-t-elle me prendre ? Un semblant de membre du Cercle des poètes disparus ? Mais je ne rougissais pas. C'était le contraire. Je souris. J'étais bien. J'étais tellement bien. Je tournais alors mon regard vers le sien pour remarquer son étonnement. Avant de lui tendre la main comme pour l'inviter à profiter de ce moment avec moi. Une sorte d'excuse pour ce début de soirée sanglant.

J'enlevais alors ma veste, comme pour la soutenir dans son accoutrement. J'étais en T-Shirt blanc moi aussi. A ma taille certes, mais ça permettrait peut-être à ces deux êtres à l'attitude sombre de briller à la lumière de l'astre, le temps d'une nuit.
avatar
Sans

Fiche perso'
Infos:
Où me trouver:
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vertige [PV Seirna]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum