Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

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Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Yasushi le 23/1/2016, 16:29

Après mon cours particulier chez Tyron, mon demi-frère et professeur de biologie, j'étais allé rendre visite aux orphelins dont je m'occupais quand les cours m'en laissait le temps. Comme d'habitude, ils m'avaient accueillit avec beaucoup de chaleur, ce qui faisait toujours plaisir. C'était cette chaleur qui me faisait oublier ce que j'étais, ce que j'étais capable de faire et le fait qu'on voulait me voir mort. Je leur fit un bon repas chaud et leur donnai un peu de l'argent gagné grâce à mon job à mi-temps pour qu'ils puissent vivre sans avoir à voler et ne pas aller constamment chez Berth. Elle était notre bienfaitrice mais, la pauvre, n'avait malheureusement pas à penser qu'à la situation d'une quinzaine de gamins parmi tant d'autres...
Pendant le repas, les enfants me posèrent des questions sur l'Académie, la vie là-bas, la raison pour laquelle ils me voyaient moins souvent qu'avant et beaucoup d'autres questions. Avec beaucoup de patience, je leur répondis honnêtement en espérant qu'ils se montreraient compréhensifs. Certains ne le furent pas, mais je fus aimablement aidé par les autres pour reformuler mes propos pour qu'ils voient les choses sous un autre angle. C'est alors que je leur fis une promesse : une fois que j'aurais finis d'étudier, en plus du métier que je choisirais, j'ouvrirais un refuge pour les orphelins qui vivaient dans la rue pour leur offrir un toit, de la nourriture et, s'ils le souhaitaient, de l'éducation. C'était un rêve qui s'était formé peu de temps après que Tyron m'ait expliqué ce que pouvait m'apporter le fait d'étudier. Et comme j'aimais les enfants, en plus de savoir ce qu'on vivait dans la rue, j'avais eu cette idée qui était devenu un projet, un rêve d'avenir. J'avais aussi peur que la plupart de ces gosses deviennent comme La Brute. Ce n'était pas bon pour eux puisqu'ils s'attireraient toujours plus d'ennuis à cause de ce genre de comportement trop égoïste et brutal. J'étais mal placé pour parler de brutalité, mais j'avais dans l'idée que a mienne était bien différente de la sienne.

En parlant de ce garçon plutôt fort, lorsque j'eus quitté mes mômes, il me prit en embuscade en compagnie d'un groupe de garçon que je ne connaissais pas. Ils étaient tous plutôt bien armé contrairement à moi qui n'avait que mes poings et mon pouvoir pour me défendre. Seul contre une vingtaine. A chaque nouvelle embuscade, ils étaient toujours plus nombreux et toujours mieux préparés. Ce n'était pas pour me rassurer... Pourtant, je ne leur montrai pas ma peur, bien que celle-ci soit belle et bien présente. Je ne voulais pas mourir! Comme d'habitude, tout commença par une joute verbale entre La Brute et moi. Et, toujours comme d'habitude, ce fut moi qui la gagna. Fou de rage, le garçon joufflu ordonna l'assaut et tous se jetèrent sur moi pour me tabasser à mort. Je ne sais pas comment je parvins à m'en sortir, ou même à survivre. Tout ce que je savais c'est que tout cela m'avait mis dans une rage folle. Heureusement, ils étaient partis et personne ne se trouvait autour de moi. Cela valait mieux. J'étais dans cet état que je redoutais tant : j'étais capable de tuer n'importe qui. Avec le peu de lucidité qu'il me restait, je me mis en marche vers mon refuge, chez Berth. Je ne croisai personne. Certainement que l'heure tardive y était pour quelque chose, bien que c'était certainement celle des travailleurs qui aimaient se retrouver dans les bars et auberges pour boire un coup. Voire même des sorties en boîte de nuit pour les jeunes. Toutes ces personnes que je ne connaissais pas, heureusement qu'ils ne croisèrent pas ma route. Si le contraire avait été vrai, certainement leur aurais-je fait la peau, même si, au fond de moi, ce n'était pas ce que je souhaitais.

Lorsque je fus arrivé dans l'auberge de Berth, cette dernière m'accueillit avec un grand sourire et beaucoup de chaleur... jusqu'à ce qu'elle croise mon regard. Ce dernier était vide de sentiment, froid, absent. Le silence de cette brave femme fit que le silence tomba sur la salle pourtant bien remplie. Beaucoup des clients présents étaient des habitués. Ils me connaissaient donc assez bien pour comprendre un peu ce qui était en train de se passer et pour savoir qu'il valait mieux se taire le temps que je sois enfermé à la cave. Les autres, des inconnus, suivirent le mouvement, surtout par curiosité. Tous les regards étaient posés sur moi qui ne pipais mot. J'attendis quelques minutes qui parurent extrêmement longues aux clients et ma bienfaitrice tant la peur que je ne m'en prenne à quelqu'un était grande, puis je me mis à marcher lentement vers la cave. Mes pas résonnaient telle une menace. Mon état n'avait échappé à personne, mais quand le patient est capable de tuer sans distinction, on n'a pas vraiment envie de l'approcher. C'était le cas avec moi.

Une fois au fond de la cave, j'entendis la porte se fermer et qu'on tourna la clé. Là, je laissai éclater toute ma rage, toute ma colère et mon sentiment d'impuissance contre le mur, le boxant sans aucune protection. Ce mur, déjà sali de mon propre sang, était fait en béton, un matériau assez dur pour arracher la peau de mes jointures et, si je frappais assez fort, me casser les mains. Mais je ne ressentais rien. Je ne ménageai donc pas ma force, et frappai comme sur le visage de mon pire ennemi. Puis, lassé de ce mouvement répétitif, je m'en pris aux cartons pleins de bouteilles en les jetant à terre à coups de pieds et les piétinant. Pendant plusieurs heures, je ne fis que me défouler en criant ma rage alors que je portais des coups. Puis, pendant un moment, je m'arrêtai, debout, comme pour me reposer un peu... avant de recommencer. Pendant toute la nuit et une bonne partie de la journée du lendemain, je continuai ce petit manège. Personne ne vint me voir, trop apeuré d'arriver alors que j'étais toujours tel un fauve enragé. J'avais presque oublié qui j'étais. J'avais occulté ma vie et les personnes qui m'étaient chères. Du coup, je ne pensais pas au fait que ma petite-amie était certainement inquiète que je ne sois toujours pas rentré à l'Académie. J'étais dans un tel état de rage que j'en étais devenu fou. Folie dont je n'avais pas conscience. Folie qui donnait une couleur mauve foncé à mes boules de lumières. Folie... que je regretterait très certainement, bien que je n'étais pas près de me calmer.


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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Invité le 25/1/2016, 22:08

La dernière fois que j’avais vu Yasushi, il s’en allait pour prendre son cours particulier chez le professeur Hatami. Je savais très bien qu’il s’arrêtait voir les orphelins en rentrant, et pour cela, il fallait qu’il traverse la ville. Je savais que je ne pouvais pas l’en empêcher, bien que l’idée de le savoir traqué par une meute dirigée par un petit gros armé d’un couteau – et ça, ce n’était que ce j’avais eu l’occasion de voir – ne me plaise pas du tout. Il fallait bien que quelqu’un s’occupe de ces petits, non ? J’avais fait un pacte avec moi-même : il ne fallait s’inquiéter que s’il était introuvable le matin.
Il était introuvable. Plus les heures passaient, plus je tentais de repousser la durée du pacte. J’étais incapable de penser à autre chose. Il était peut-être juste occupé ? Ou à l’infirmerie ? Ce serait étrange, mais il fallait que je vérifie. Mais il n’y était pas. Il n’était nulle part. J’avais continué à chercher entre chaque cours, veillant à regarder dans le plus de salles possibles. Mais toujours rien. A partir de combien de temps devais-je commencer à être tétanisée ? Sincèrement, je ne savais pas comment je faisais pour tenir debout tant je tremblais.
Où pouvait-il bien être ? Il fallait que je le retrouve. Dans n’importe quel état, tant qu’il était… en vie. S’il avait été voir les orphelins, il était peut-être… « Mort » me revenait sans cesse en tête. Mais en luttant en peu contre mon inconscient, j’en étais arrivée à la conclusion qu’il était peut-être à l’auberge. Après avoir cherché le numéro de l’établissement, appuyé sur les touches de mon téléphone et collé le téléphone à l’oreille, mon cœur se mit à battre à pleine allure. Quand la pauvre aubergiste décrocha, je ne lui laissai même pas le temps de parler.

- Bonjour ! Vous vous souvenez peut-être de moi, euh… Je suis la copine de Yasushi, c’est moi qui vous l’a ramené une fois alors qu’il… s’était fait poignarder. Enfin, il… Il n’est pas rentré à l’académie ce soir, alors je me demandais si vous avez des nouvelles ?
N’importe quoi, s’il vous plaît, il faut juste qu’il soit en vie.
- Oh… Oui, je me souviens. Désolée ma jolie, mais je crains que tu ne puisses pas lui parler…
Une boule se forma dans ma gorge. L’espace d’un instant, j’avais oublié que j’étais dans le couloir de l’académie.
- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je vous en prie, je suis vraiment inquiète…
Si Yasushi m’avait écouté, il aurait tout de suite senti que ça n’allait pas. Du moins, c’était l’idée que je me faisais de son attention envers moi.
- Bon… Je suppose que je peux te mettre au courant… Il est ici, ma jolie, ne t’en fais pas. Mais tu ferais mieux d’att…
- Merci, la coupai-je, merci beaucoup ! J’arrive le plus vite possible !

Sans même porter attention à la politesse, j’avais raccroché, bien décidée à me rendre à l’auberge. Je n’étais plus vraiment sûre du chemin à emprunter, mais j’y arriverais ! Mais pas seule. Non, il fallait que je trouve quelqu’un pour m’accompagner. Quelqu’un qui pourrait m’aider si besoin, et qui connaissait Yasushi. Le professeur Hatami.
En me retenant de courir, je me lançai à la recherche de la salle du professeur. Je marchais aussi vite que je pouvais. Je n’avais qu’une seule idée en tête, qu’une seule envie, mais je n’oubliais pas la promesse que j’avais faite à mon petit-ami. J’irai le chercher, mais pas seule. Tout ce que je voulais, c’était m’assurer qu’il allait bien. Et dans le pire des cas, essayer de l’aider. Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais j’étais prête à faire face à toutes les situations. Pour lui.
Enfin arrivée devant la salle où seul l’adulte que je désirais tant voir était présent, je frappai un petit coup et entrai. Je tentai de prendre un air déterminé et suppliant à la fois, tentant de le convaincre sans lui faire trop pitié.
- Mr. Hatami ! J’ai une requête. Yasushi est à l’auberge, dans la ville, et… J’aurais besoin que vous m’accompagniez, j’ai promis de ne pas sortir seule. Il a besoin d’aide, avouai-je en baissant les yeux, et je crois que vous pourriez être plus utile que moi. Vous… voulez bien m’accompagner ? S’il vous plaît ?

Les yeux fermés, la tête baissée et la main me grattant la tête, j’espérais qu’il accepte. Il ne pouvait pas refuser… Hein ?

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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Invité le 29/1/2016, 23:09

Tyron réfléchissait. Je ne dis pas ça parce que c’était quelque chose de rare, mais plutôt parce que le sujet de ses pensées n’était autre que son frère. Sourcils froncés il repensait à la veille alors qu’il déambulait dans le couloir pour se rendre au local réservé aux enseignants en temps de pause. Yasushi ne s’était pas pointé à son cours de biologie le matin même. Et, bien qu’il l’ait un peu cherché, Tyron n’avait pas non plus réussit à mettre la main sur lui. Un peu plus et il allait directement demander à Yumi, sa copine, si elle l’avait vu. En fait, c’était un plan qui se concrétisait de plus en plus dans sa tête au fil des secondes. Alors qu’il actionnait la cafetière et s’évertuait à trouver, mentalement un trou à son horaire le lui permettant, il s’approcha de la table pour continuer son travail de correction. Avant même qu’il ne s’assoit, il entendit de léger coups résonner contre l’encadrement de la porte. Curieux, le grand blond tourna la tête avant d’y découvrir, très surpris, l’adolescente qu’il avait pensé rejoindre. Il allait lui proposer un large sourire quand, d’un coup, il vit la panique dans les yeux de la jeune fille. Sa gorgée de café passa mal, très mal, quand il eut l’impression qu’il était arrivé quelque chose à son élève. Alors que son teint palissait, voyant les mauvaise nouvelles débouler, il ouvrit la bouche comme pour faire mine de dire quelque chose quand d’un coup Yumiko-Deuxième-du-Nom déballa l’intégrale de son sac :

- Mr. Hatami ! J’ai une requête. Yasushi est à l’auberge, dans la ville, et… J’aurais besoin que vous m’accompagniez, j’ai promis de ne pas sortir seule.

Alors que la demoiselle baissait temporairement les yeux, avant de les relevés avec ardeur, Tyron lui, était complètement abasourdis. À l’auberge ? Pour en avoir eu une vague rafale, il savait qu’il n’arrivait jamais rien de bon à son frère quand il devait se retrouver là-bas. Étais-ce pour cela qu’il ne s’était pas pointé ce matin ? Et dire que le prof avait une bonne nouvelle à lui annoncer. Il fallait croire que tout ce qui pouvait s’apparenter au positif devrait attendre plus tard…

- Et je crois que vous pourriez être plus utile que moi. Vous… voulez bien m’accompagner ? S’il vous plaît ?

Le timbre de voix de la ravissante demoiselle était incertain, un peu craintif aussi. Croyait-elle réellement qu’il y avait une infime chance qu’il refuse ? Il jeta un coup d’œil à l’horloge. Il serait fort probablement en retard pour donner son cours. Il aurait des problèmes. Il fronça les sourcils. Et puis merde ! Il passa devant son portable et pianota un léger message qu’il envoya à la totalité de ses étudiants avant d’enfiler son manteau et d’attraper ses clés. En à peine quelques secondes, il se tenait devant elle, prêt à fermer la porte.

- Prête ? Lui demanda-t-il.

Après qu’elle lui ait répond, il prit les devants et fonça vers le stationnement où il déverrouilla les portières avant de mettre le système en marche et de s’éloigner du bâtiment en direction de la ville. Quand ils furent à une certaine distance il se permit enfin de poser la question qui tournait sans cesse dans sa tête.

- Tu sais ce qu’il a fait au moins ? Où le seul au courant c’est encore lui ?

Il écouta sa réponse, de plus en plus inquiet. Sans doute la crainte dans la voix de la fille y était pour quelque chose. Alors qu’il se stationnait devant la taverne, il sorti du véhicule et accéléra un peu le pas pour rattraper Yumi, pressée. La taverne était presque vide. Seule Berth y était et, à son regard, Tyron compris qu’il valait mieux rester sur ses gardes. La brave femme les prévint pourtant, qu’il valait mieux ne pas descendre. Et, alors que Tyron pensait qu’il valait sans doutes mieux l’écoutée, il vit la jeune fille se diriger vers l’escalier. Étirant le bras il lui attrapa le sien pour la retenir et la regarder dans les yeux, comme pour la raisonnée.

- Attend..!

Alors qu’elle se retournait, Tyron pût enfin voir ses traits. Il resta silencieux. Sous le choc. Cette lueur dans ses yeux. Elle était tellement déterminée, tellement… Pareille que celle qu’il avait déjà vu dans les yeux de quelqu’un d’autre. Dans les yeux de Miko pour être plus précis. Il fût soudain persuadé que peu importe ce qu’il pourrait dire elle ne changerait pas d’avis. Elle était fort probablement aussi entêtée que sa sœur. Alors, décidé, l’enseignant fronça les sourcils et dit :

- Laisse-moi au moins passer devant.

Ce n’était même pas une option. C’était un ordre. D’un seul mouvement, il la relâcha, laissa son manteau tomber sur une chaise et prit les devants pour se retrouver face à la porte de la cave. D’une inspiration il tourna la clé et ouvrit la porte. Devant eux, Yasushi se tenait bien droit, de dos. L’instinct de Tyron prit le dessus. Il sentait la chair de poule lui monter tant l’agressivité qu’il dégageait était importante. Pourtant, il ne bougeait pas. Le professeur tendit le bras, comme pour faire une barrière protectrice entre son frère et la jeune fille.

- N’avance pas. Il n’est pas celui que tu cherches. Mentionna-t-il simplement alors que tout les muscles de son corps se tendaient.

Ce n’était pas Yasushi. Il n’en avait que l’apparence.

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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Yasushi le 29/1/2016, 23:53

La notion du temps m'échappait tellement que je ne me rendis pas compte qu'il s'était passé pratiquement une journée entière. Mes périodes de "repos" devenaient de plus en plus longues, mais je n'étais pas pour autant redevenu moi-même. Cet endroit ne m'évoquait rien malgré sa familiarité. Je ne pensais à personne et à rien de ma vie de lycéen ou d'orphelin des rues. Rien qui puisse rappeler que j'avais été un garçon fort sympathique derrière ses airs bourrus et sa méfiance instinctive. Je ne ressentais rien et n'avais envie de rien. Mes blessures ne me faisaient pas si mal que ça. Pourtant, en temps normal, je n'aurais pas pu bouger le petit doigt. Après tout, certainement des côtes au moins fêlées, des ecchymoses partout, des jointures qui saignaient abondamment, une arcade sourcilière ouverte, un oeil au beurre noir, la lèvre inférieure fendue et peut-être une foulure à la cheville, c'était certainement le minimum que je devais avoir.
J'étais sous l'emprise totale de mon esprit assassin. Ma raison était endormie, enfouie bien trop profondément pour que je reprenne conscience de moi-même.

J'étais dans une de mes périodes de calme quand j'entendis la clé de la porte tourner. J'étais dos aux nouveaux arrivants. Ils étaient deux. L'une d'elles trépignait alors que l'autre était plus prudente. Puis, après quelques pas dans mon "antre", ils stoppèrent net.

- N’avance pas. Il n’est pas celui que tu cherches.

Un homme. Tout comme le lieu, sa voix me parut familière, tout comme sa personne quand je me retournai avec une lenteur excessive. Mais je ne le reconnu pas. Je n'étais même pas capable de mettre un nom sur son visage. Il en fut de même pour la jeune fille qui se trouvait derrière lui. Pourquoi était-ils là?
Peu importe... pensai-je. Ils doivent mourir.
Sans prononcer le moindre mot, ou même donner un avertissement, je créai une boule de lumière violette de la taille d'un ballon de foot et la lançai sans préambule sur les deux personnes qui me faisaient face. Leur sort m'était totalement égale. Ils n'étaient pas les bienvenus ici et ils devaient payer de leur vie le fait d'avoir foulé ce sol.


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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Invité le 31/1/2016, 01:09

Le professeur tapa un message sur son téléphone avant de mettre son manteau. Il acceptait ? Vraiment ? Elle avait douté qu’il accepte de couper sa journée de la sorte, d’autant qu’il devait avoir des obligations, mais en y réfléchissant bien… C’était stupide de douter. Evidemment qu’il essaierait de sauver l’adolescent, après tout ce qu’il avait fait pour l’aider lui et ses petits.

- Prête ?
- Prête ! répondis-je d’un ton sûr.

Après avoir foncé en direction de la voiture du professeur, nous montâmes et l’homme mis le contact en route. D’accord. Monter dans la voiture d’un professeur était étrange et pouvait prêter à confusion, mais là… C’était un cas d’urgence. Rien d’autre n’importait plus que de chercher Yasushi, et de le ramener à l’académie. Ou au moins, de le voir. Il était en vie. Vu ce qu’avait dit l’aubergiste, il était sûrement mal en point… Comme la première fois, peut-être ? Avec un bras infecté ? De moi-même, je n’imaginais pas qu’il pouvait y avoir pire, mais j’avais appris, depuis mon arrivée, qu’entre l’infection et la mort, il y avait tout un panel de souffrances qu’il valait mieux ignorer.
La voix de Mr Hatami brisa le fil de mes pensées.

- Tu sais ce qu’il a fait au moins ? Où le seul au courant c’est encore lui ?

Encore et toujours, hein ? Un téléphone. Voilà ce que je lui achèterai pour son anniversaire. Un portable, pour qu’il puisse enfin prévenir quand il arriverait quelque chose. Ou au moins un bipper, quelque chose pour ne pas s’inquiéter tout le temps.

- Tout ce que je sais, c’est qu’il a dû aller voir les enfants. Mais pour le reste, je… J’ai peur de ce qui a pu lui arriver.

Plus on s’approchait de l’auberge, plus j’avais envie de pleurer. Dans le fond, c’était ridicule, puisque je me rapprochais de la vérité. Mais s’il était au bord de la mort, qu’étais-je supposée faire ? Rien. Je ne pouvais rien faire. Je détestais autant ma force que mon âge et mon impuissance.
Quand il arrêta enfin le véhicule, je me dépêchai de sortir pour m’engouffrer dans l’auberge. Je ne faisais pas attention aux passants. Je ne faisais pas attention aux clients de l’auberge. Je ne fis pas attention aux recommandations de l’aubergiste. J’avançais. La seule chose qui aurait pu m’arrêter, ç’aurait été de voir Yasushi devant moi. Une main attrapa mon bras et stoppa ma course.

- Attend..!

Je me retournai et lui lançai le regard le plus déterminé que je me connaissais. Je n’aurais pas dû, c’était certain, mais la seule chose que j’avais en tête n’était pas de faire preuve de tact. Je devais le voir. L’enseignant fronça les sourcils avant de dire :

- Laisse-moi au moins passer devant.

Avant même que je n’aie pu m’exécuter, il me lâcha le bras, laissa son manteau et avança jusqu’à la porte de la cave. Je pouvais sentir son stress. Nous étions donc aussi tendus l’un que l’autre.
Et il ouvrit la porte sur un Yasushi de dos, droit. Avec des mains en sang. Pouvait-on même encore appeler ça des mains ? L’atmosphère était… électrique. S’il était de dos, que découvrirait-on quand il se retournerait ? Certainement rien de bon. Et une impression d’agressivité extrême se dégageait du plus jeune des deux blonds. D’ailleurs, le plus âgé des deux tendit le bras pour me barrer toute esquisse de mouvement.

- N’avance pas. Il n’est pas celui que tu cherches.

D’accord. Je n’avancerai pas. Je ne devais pas. Il fallait que je me retienne. Avec difficulté, je stoppai toute envie d’avancer. Puis, alors que l’adolescent se retourna, mon cœur se stoppa. Ce que je vis en premier, c’était son visage. Il s’était fait battre par l’espèce d’enflure qui se battait au couteau, hein ? Pourtant, il semblait ne ressentir aucune douleur… Comment était-ce possible ? Il aurait dû se rouler par terre, non ?
La pièce, qui était pourtant sombre, s’éclaira d’un coup. Une magnifique boule de lumière violette, vraiment grosse, était née dans la main de Yasushi. Pourquoi faisait-il une boule de lumière ? Il nous… visait ?
Mes yeux s’ouvrirent en grand. Non. Ce n’était pas possible… si ? Il nous visait. Sa boule, ce violet, si proche du noir, il était là pour nous… tuer. Ma respiration s’accéléra. Je ne parvenais pas à bouger. J’étais tétanisée. Il ne pouvait pas vouloir nous tuer. Pas nous. Ce n’est pas lui, me répétai-je. Mais je n’arrivais pas à esquisser le moindre mouvement. Cette boule allait nous tuer s’il la lançait. Toutes mes pensées se heurtaient les unes aux autres sans parvenir à ralentir. Il voulait nous tuer. Ce n’était pas lui. Il voulait nous tuer.
Je sentis une main me pousser, me faisant éviter de justesse la boule meurtrière. Je me laissai tomber au sol, impuissante. Il avait voulu nous tuer.

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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Invité le 5/2/2016, 23:22

Son souffle était rauque. Il sentait les battements de son cœur percuter ses tempes Il sentait son sang couler dans ses veines, aussi chaud que le feu. Les couleurs dansaient devant ses yeux, sa vue se précisait petit à petit alors que ses pupilles se rétractaient. Elle devenait de plus en plus nette jusqu’à sembler irréaliste. Ses ongles sur le sol semblaient prêts à pourfendre le sol. Ils étaient douloureux. Comme dans un état second, Tyron fit filer son regard de la jeune fille sur le sol jusqu’à la silhouette menaçante de ce qu’aurait dû être son frère. Tout c’était passé très vite. Il avait dû mal à s’en souvenir correctement. Yasushi avait fait apparaître une boule lumineuse. Elle avait une couleur foncée, elle semblait presque noire. Puis d’un coup il le leur avait lancé. L’enseignant avait à peine eut le temps de ressentir le danger, de pousser le corps figé de Yumi et de se servir du contre poids pour se propulser hors du champ de tir, de l’autre côté.

L’adrénaline embrasait tout son système, le faisant vibrer d’énergie. Alors que la douleur fulgurante s’en prenait à son corps en commençant par ses ongles, l’homme finit par s’apercevoir de ce qui lui arrivait. Il était en mutation. Ses yeux bleus, dont les pupilles étaient désormais réduite au point de ressembler à celles des chats détaillaient la scène. Le cœur battant il croisa le regard de son frère. Alors qu’il retenait fermement la bête qui grondait sous sa cage thoracique, il essaya de l’y renfermer. Du moins, jusqu’à ce que cette lueur dans les yeux de l’adolescent lui fit dresser tous les poils du corps. Il était en danger. Et Yumi aussi. S’il ne faisait rien, ils étaient morts tous les deux. Avant de prendre de trop grandes mesures, il essaya de raisonner l’adolescent.

- Yasushi ! Qu’est-ce qui te prend crétin ? C’est moi ! Tyron ! Tu te souviens ? Ton imbécile de frère ?!

Il savait que ça ne fonctionnerait pas. Pourtant, il se devait d’essayer. Au moins, il devait capter son attention pour éviter à la jeune fille d’être encore plus en danger. Il était à bonne distance d’elle. Il ne pourrait pas la faire bouger de nouveau si Yasushi reprenait l’assaut sur elle. Heureusement, les yeux colériques de son cadet s’attardèrent sur l’enseignant.

- Je veux seulement t’aider…

Aucune. Il n’avait aucune chance de le convaincre. Alors que son souffle recommençait à se faire court, terrassé petit à petit par la Bête, Tyron vit son frère reproduire de nouveau cette chose qu’il semblait être le seul à savoir manier. Écarquillant les yeux, il se jeta sur le côté. Une douleur au flanc droit le fit hurler, grimaçant sous la souffrance. Alors qu’il essayait de reprendre son souffle, il risqua un coup d’œil. Son chemisier avait brûlé et, là où le projectile l’avait atteint, sa peau était rouge, très rouge. Refoulant les grincements provoqués par la douleur, il essaya de se relever tant bien que mal alors qu’un horrible pincement lui enserrait la taille. Yasushi le toisait toujours, de marbre. Il semblait prêt à remettre ça. Peu désireux de revivre ce contact abominable, Tyron se laissa tomber lourdement sur ses genoux. Alors qu’en un frisson, il laissa la mutation commencer. Trois secondes s’écoulèrent. Ses os changèrent de position sans lui arracher une seule grimace, le poil roux se rependit sur son corps comme un voile, puis finalement, il ne lui resta que le visage. Dans la quatrième seconde, la dernière il lança, haut et fort dans la pièce :

- Yumi !

Il n’avait, bien qu’on ait pût y croire, rien à lui demander. Il ne comptait pas sur elle pour la suite de son plan. Elle n’allait probablement pas savoir non plus pourquoi il avait dit son nom, mais l’effet fût le bon. Dans l’incompréhension globale, Yasushi jeta un coup d’œil à la fille. Pas longtemps. Une seconde peut-être. Mais ce fût suffisant pour Tyron. Presque simultanément, un tigre s’abattit sur l’adolescent pour le renverser abruptement. Le clouant au sol, ses deux lourdes pattes maintenant ses épaules, il approcha son museau du visage de Yasushi. Son souffle s’abattait sur sa peau alors qu’un grondement sonore résonnait dans la pièce. Ses yeux bleus, bestiaux, toisaient ceux de son cadet. C’était terminé. Tyron en avait marre de ce petit jeu.

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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Yasushi le 6/2/2016, 14:50

Ma boule rata ses cibles. L'assassin en moi en maugréa de mécontentement mais resta patient, prêt à attendre le bon moment pour recommencer. L'homme et la fille étaient maintenant séparés et ils semblaient tous deux choqués. Mais la fille semblait tout de même être une proie bien plus facile que l'autre. Après tout, assise sur les fesse au sol, elle me regardait comme si je venais de faire le geste le plus incroyable et abominable qui soit. Oui, c'était décidé, j'allais m'occuper d'elle en premier. Enfin, jusqu'à ce que l'homme s'adresse à moi :

- Yasushi ! Qu’est-ce qui te prend crétin ? C’est moi ! Tyron ! Tu te souviens ? Ton imbécile de frère ?!

Mais qu'est-ce qu'il racontait celui-là? Je n'avais pas de frère. J'étais fils unique et le seul autre homme de ma famille était mon abruti de père qui s'était fait arrêté. Quel crétin, d'ailleurs! J'allais lui montrer, moi, comment on faisait pour échapper à la justice après avoir fait un meurtre... ou deux!

- Je veux seulement t’aider…

M'aider? Il devait juste rester tranquille pour ça!
Impassible, je créai une nouvelle boule de lumière mauve foncée et la lançai sans préambule sur ce fauteur de trouble. Ce dernier ne pu l'éviter totalement et, malgré une réaction de ma raison, je fus content de l'entendre hurler de douleur. Je n'en souris pas, me satisfaisant de garder mes émotions pour moi-même. J'étais même prêt à lui faire savourer une nouvelle fois cette sensation quand il tomba à genoux. Surpris sans le montrer, je l'observai. J'étais déçu.
Je croyais qu'il serait plus solide que ça... pensai-je sans le quitter du regard.
Je pus alors le voir se métamorphoser. C'était assez impressionnant, mais je restai de marbre. J'avais presque oublié la fille quand il l'appela, certainement en profitant de ses derniers instants en tant qu'humain :

- Yumi !

Une fois de plus, ma conscience se manifesta et elle me fit tourner la tête vers la jeune femme. L'assassin en moi repris très vite le contrôle, mais il était déjà trop tard : un tigre se jetai sur moi et me plaqua violemment au sol. Ma tête cogna lourdement ce dernier et je sentis une douleur fulgurante au niveau de mes côtes, ce qui m'arracha un cri. En rouvrant les yeux, j'étais toujours sans émotion apparente. Mais la boule que j'avais créée dans ma main droite montrait ces derniers. Elle était, certes, encore mauve foncée, mais on pouvait aussi distinguer des tâches verte pour la peur, rouge pour la colère et du noir pour la rage. Ces trois émotions que ma conscience ressentait. Sur mon visage, des tics faisaient leur apparition de temps à autres, montrant le combat acharné qui se passait dans ma tête. Le choc m'avait donné la force de remonter, de revenir, de faire face à mon double si dangereux. Mais il était encore trop puissant. J'avais besoin d'aide. J'avais besoin de la seule émotion qu'un assassin ne ressent pas. J'avais besoin de ressentir l'amour.


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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Invité le 9/2/2016, 00:26

J’étais comme inconsciente, les yeux pourtant ouverts. Le regard dans le vide, les joues baignées de larmes, j’étais totalement incapable de bouger. Cette boule aurait pu nous tuer. Me tuer moi, surtout.
Ce n’était pas lui, hein ? La personne devant nous, l’âme qui avait dicté à cette main de créer cette boule, à ce bras de la lancer sur nous… ce n’était pas Yasushi ? Ce n’était pas lui qui avait failli nous tuer ? Juste… son corps ? Peut-être que c’était bien le cas. Peut-être que ce n’était vraiment pas lui. Il n’aurait jamais fait ça, je le savais, mais… Mais il fallait admettre que ce qui venait de se passer venait justement d’arriver, pour de vrai. Mais ce ne pouvait pas être lui. Ce ne devait pas être lui. Si j’étais venue seule… Je me serais fait tuer.

- Yasushi ! Qu’est-ce qui te prend crétin ? C’est moi ! Tyron ! Tu te souviens ? Ton imbécile de frère ?!

Il n’avait pas réagi. D’ailleurs, il n’avait pas non plus réagi en me voyant. Si je n’avais pas évité la mort de justesse, si je n’avais pas eu à tenter de démêler le vrai du faux, l’hypothèse et l’antithèse, je me serais sentie vexée. Mais il ne m’avait pas reconnue. Il avait failli tuer les deux personnes les plus proches de lui.

- Je veux seulement t’aider…

Moi aussi, je veux t’aider… L’aider. Un souvenir fit son chemin dans ma tête endolorie. Il m’avait prévenue. Il m’avait déjà fait comprendre que je risquais beaucoup en restant avec lui. D’une certaine façon, je savais à quoi m’attendre. J’avais voulu rester avec lui. J’avais signé en toute connaissance de cause. J’avais juré de l’aider. J’étais prête à l’aider, de toute façon, peu importe le risque. Mais là… Je n’avais pas imaginé risquer ça. Je n’avais jamais imaginé qu’il pourrait ne pas me reconnaître. Je…

- Yumi !

Comme prise d’un retour de conscience, je tournai la tête vers le professeur, qui s’était transformé en… chat ? Et qui se jeta sur Yasushi, dont la tête cogna violemment le sol.
Il avait failli nous tuer. Il fallait le calmer. Nous étions en danger. Mais… J’avais envie de hurler. D’accord, il avait lancé une arme sur nous, mais je n’étais pas prête à le voir comme ça. Il fallait que je fasse quelque chose. Il le fallait.
Après que le professeur ait bien bloqué Yasushi au sol, je me levai, tremblante. Je pleurais toujours silencieusement, mais j’avais maintenant récupéré un semblant de force qui me permettait de « tenir debout ».
Je m’approchai, regardant toujours devant moi, les yeux plus ou moins dans le vague. Je ne savais pas, dans le fond, si j’agissais par instinct ou si mes sentiments me contrôlaient. Mais j’avançais. Puis, arrivée à sa gauche, je m’agenouillai à côté de lui, au niveau de son épaule.

- Ecoute-moi bien, Yasushi, commençai-je en regardant le mur en face de moi. Je ne sais pas ce qui se passe. Je n’ai aucune idée de ce qui t’a amené ici, à te vider de toute ton énergie et de ton sang.

Partout. Il y avait du sang partout. Probablement sur mes vêtements, maintenant que j’avais traîné au sol.

- Je ne sais pas pourquoi tu es comme ça, ni pourquoi tu as voulu nous… tuer, finis-je difficilement.

Un sanglot perla dans ma voix alors que je posai mes mains sur ses joues. Il fallait qu’il comprenne, une bonne fois pour toutes, que nous étions là pour son bien.

- Je ne sais rien. Mais je compte rester. Tu as failli nous tuer, bon sang ! Et on t’aime quand même ! On est venus te sauver ! Tu nous as visés avec ta boule remplie de haine, et…

Je posai ma tête sur son front, mes pleurs redoublant. C’était à moi de lui faire comprendre, de le faire revenir à la réalité. Il fallait qu’il revienne parmi nous.

- J’ai bien vu la couleur qu’elle avait. Mais je suis restée. J’aurais pu m’enfuir, mais je suis restée. Alors tu as intérêt à reprendre tes esprits et à revenir avec nous. Tu as voulu nous tuer, d’accord, je peux te pardonner, mais par contre, si tu… si tu espères ne pas revenir, je… C’est moi qui vais… Tu ne sais même pas quelle force je mettrais dans mes coups.

Je le serrai doucement dans mes bras. J’avais besoin de lui. C’était fou, parce que, oui, la plupart des gens auraient préféré abandonner. Mais je n’étais pas comme ça. Et même si j’avais voulu, j’avais trop besoin de lui pour partir.

- Tu as intérêt à reprendre tes esprits. Reviens, parce que je… Je ne partirai pas sans toi. J’ai besoin de toi, alors… Reviens. S’il te plaît.

Puis, je lui chuchotai tout bas, d’une voix presque implorante : Je t’aime, tu comprends ?

Il n’avait qu’à me tuer, si ça lui chantait. Il n’avait qu’à me lancer une de ses orbes s’il le voulait. Je n’en avais plus rien à faire. Mon devoir, c’était essayer de l’aider de toutes mes forces. C’était ce que j’avais fait. J’avais besoin de lui, de son regard, sa voix. J'étais terrorisée, en pleurs et tremblante de la tête aux pieds, mais... Je… voulais qu’il redevienne lui-même. Par-dessus tout. Et ce même si je devais risquer d’y passer.

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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Invité le 10/2/2016, 20:25

Helloooow !
Je passe un tour !

Pourquoi ?
Parce que ma rep ne servirait à rien.
Je suis un tigre enfin.
Je ne peux même pas parler.
Alors je ne vais pas en plus interrompre ce moment si romantique ♥

C'est au tour de Yasushi ♪
Bisous Xx

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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Yasushi le 10/2/2016, 20:26

Alors qu'un combat acharné se déroulait dans ma tête, je fixai un point droit devant moi. Je ne vis pas, n'entendis pas et sentis à peine Yumi s'approcher de moi. Sa voix, cependant, réussit à passer les obstacles, bien que j'eus beaucoup de difficultés à la comprendre puisque je l'entendais faiblement :

- Ecoute-moi bien, Yasushi. Je ne sais pas ce qui se passe. Je n’ai aucune idée de ce qui t’a amené ici, à te vider de toute ton énergie et de ton sang.

Intérieurement, ma conscience devenait plus forte à chaque fois que ses mots m'atteignaient. Extérieurement, bien que je semblais toujours impassible, les tics se firent plus nombreux et ma boule se vit se rayer de lumière dorée comme si les couleurs sombres se craquelaient.

- Je ne sais pas pourquoi tu es comme ça, ni pourquoi tu as voulu nous… tuer. Je ne sais rien. Mais je compte rester. Tu as failli nous tuer, bon sang ! Et on t’aime quand même ! On est venus te sauver ! Tu nous as visés avec ta boule remplie de haine, et…

Elle posa sa tête sur mon front alors que j'avais fermé les yeux. Le combat que je menais était sur un point d'égalité, un peu comme si ma raison était poussé par l'amour que je ressentais pour cette voix si douce et la douleur que je ressentais dans ses propos comme dans son intonation. Quant à ma boule, elle se craquelait toujours plus, laissant passer toujours plus de rayons de lumière dorée.

- J’ai bien vu la couleur qu’elle avait. Mais je suis restée. J’aurais pu m’enfuir, mais je suis restée. Alors tu as intérêt à reprendre tes esprits et à revenir avec nous. Tu as voulu nous tuer, d’accord, je peux te pardonner, mais par contre, si tu… si tu espères ne pas revenir, je… C’est moi qui vais… Tu ne sais même pas quelle force je mettrais dans mes coups. - Tu as intérêt à reprendre tes esprits. Reviens, parce que je… Je ne partirai pas sans toi. J’ai besoin de toi, alors… Reviens. S’il te plaît.

Le combat était presque terminé à l'avantage de ma raison. De nombreux rayons de lumière dorée éclairaient la pièce d'une façon éblouissante mais bien plus faible que ce qui allait suivre.

Je t’aime, tu comprends ?

A ce moment-là, je fronçais les sourcils de douleur et ma boule de lumière devint totalement dorée, comme un soleil avant de disparaître pendant que je poussai un cri aussi faible que rauque. Je restai ensuite immobile pendant quelques instants histoire de me remettre. Puis, remarquant la chaleur qui m'entourait et les gouttes qui tombaient sur mon visage, j'ouvris doucement les yeux. La première chose que je vis fut ma petite-amie qui pleurait. Depuis quand était-elle là? Lui avais-je fait du mal? Était-elle seule? Et, d'ailleurs, où étions-nous?

- Yumi... parvins-je à articuler avec difficultés. Qu'est-ce... qu'est-ce qui s'est passé? Où sommes-nous?

Petit à petit, ma vision redevint claire, quoi qu'elle restait légèrement floutée. C'est alors que j'aperçus le tigre qui se tenait au-dessus de moi, m'empêchant de bouger. Je pâlis et me mis à paniquer provoquant des douleurs violentes à la poitrine. Du coup, au lieu de hurler comme j'en avais l'intention, je me mis à grimacer en fermant les yeux.

- Bordel...! parvins-je à jurer faiblement entre mes dents.


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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Invité le 20/2/2016, 01:05

La lumière que sa boule projetait dans la pièce devenait de plus en plus dorée au fil de mes mots. J’étais en train de réussir ? J’allais réussir à le faire revenir ? Et plus la boule devenait dorée, plus je me sentais soulagée, aussi bien parce qu’il allait redevenir lui-même que parce qu’il ne risquerait plus de nous tuer. Pour le moment, c’était plutôt de savoir que ma vie n’était plus en danger qui me rassurait, mais… Les deux étaient reliés, dans le fond.
Une sorte d’éclair doré éclaira la pièce subitement avant de disparaître. Mais devant le cri qu’il poussait, mon cœur se resserra d’un coup. Je ne supportais pas de le voir souffrir, et là, c’était clairement ce qu’il venait de se passer. Cependant, je le fixais, toujours en pleurs, attendant de savoir si Yasushi était vraiment Yasushi, ou s’il était encore sa version sauvage.

- Yumi... Qu'est-ce... qu'est-ce qui s'est passé? Où sommes-nous?

Il m’avait reconnu ? Il était de retour ? Un énorme poids se retira de mes épaules et mon visage s’éclaira un peu. Le visage de Yasushi, lui, pâlit encore plus que ce qu’il n’était déjà lorsqu’il remarqua que le professeur Hatami s’était transformé en tigre. Et qu’il le bloquait. Ce qui le fit paniquer et, immanquablement, souffrir de ses multiples blessures physiques.

- Bordel...! jura-t-il faiblement

Je posai mes deux mains sur ses joues, me relevant sur les genoux, et, le visage au-dessus du sien, le forçai à me regarder. Il fallait qu’il arrête de paniquer, bon sang, c’était insupportable de le voir souffrir comme ça !

- Doucement, doucement. Ça va aller, je t’en supplie, arrête de bouger.

C’était le moment de lui dire tout ce qu’il s’était passé, non ? Tant qu’il était cloué au sol, il ne pourrait pas se faire du mal. Mais d’un autre côté, je ne savais pas s’il ne s’énerverait pas de nouveau… On pouvait peut-être omettre des choses, au moins temporairement ? Sûrement.

- On est dans la cave de l’auberge, tu y es allé sans prévenir personne, pendant longtemps, et j’ai voulu venir te chercher. Tu étais… violent et dangereux, tu as failli nous jeter une de tes boules dessus, mais on t’a finalement calmé.

Tremblante, je déposai un baiser sur ses lèvres pour essayer de le calmer définitivement. Calme-toi vraiment, qu’on puisse te sortir de là, une bonne fois pour toutes.

- Reste un peu allongé, dis-je en posant ma tête sur son front à nouveau, on va s’occuper de toi, d’accord ? Je t’interdis de bouger, et j’y mettrais tous les moyens dont j’aurai besoin. N’essaie juste pas de bouger, tu vas te blesser encore plus, sinon. Et je n’y tiens pas vraiment.

Je venais de m’utiliser comme argument, oui, mais pour lui, c’était ce que je connaissais de plus efficace. Les enfants arrivaient à la même place dans le classement des arguments les plus efficaces, mais là, il ne valait mieux pas que je m’y risque.
Je n’osais plus bouger, n’étant pas sûre du réel état de mon petit-ami. Je préférais assurer mes arrières en restant près de lui, pour le soutenir et pour le tenir au calme, pendant que le professeur faisait ce qu’il avait à faire. De toute façon, je ne pouvais rien faire d’autre, et il était plus apte que moi à juger de la situation. Moi, j’étais juste une adolescente inconsciente qui avait failli se faire transpercer par une boule de lumière.

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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Invité le 6/6/2016, 18:16

La fatigue l’étreignait de plus en plus, mais sans se laisser déconcentrer, l’animal courait toujours un peu plus vite vers sa destination. Vêtu de sa fourrure noire, jamais eut-on vu un chat plus décidé que ça. Sa respiration saccadée lui brûlait les poumons et pourtant jamais il ne ralentissait le pas. Ses pattes lui démangeaient alors qu’il ralentissait sa course devant un long bâtiment à appartements. Se glissant agilement par une fenêtre, il atterrit bientôt sur le carrelage de la cuisine. Passant sous la table, il croisa en chemin un chat gris perle couché sur une chaise, qui le regardait avec lassitude alors que, dessous, un tout petit chaton avait arrêté d’embêter son vieux pour regarder le nouvel arrivant, hébété. Sans leur accorder le moindre intérêt, le voyageur fila vers la chambre pour y disparaître quelques minutes.

Quand il en ressorti, se fût sous forme humaine. Reconnaissant Tyron, bien humanoïde et vêtu, le chaton détala, effrayé par ce qu’il venait de voir alors que, déjà, le maître des lieux reprenait la porte pour s’en aller. Sautant dans le premier bus, il se mordillait nerveusement la lèvre alors que les minutes s’égrainaient. Il avait voulu passer un accord avec Berth, la gérante de l’établissement dans lequel se trouvaient Yasushi et Yumi, mais sous forme animale, le dialogue n’était pas très primé. Alors, prenant son mal en patience, il avait dû rentrer chez lui par ses propres moyens et revenir pour emmener lui-même son petit frère à l’hôpital. Malgré toutes les protestations qu’il risquait d’entendre, il ne lui laisserait pas le choix. Son état était beaucoup trop critique.

Il arriva finalement à l’auberge où il entra, pressé. Il arriva près du groupe alors que la tavernière lui lança un regard interrogateur et à la limite terrifié. Personne n’eut le temps de lui dire quoi que ce soit et, déjà, il lançait au garçon :

- Je descends au sous-sol chercher mes clés. Ensuite on file à l’hosto. Et je ne veux aucune discussion sur le sujet.

Puis, il descendit pour s’exécuter avant de remonter rejoindre le petit groupe hébété.

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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

Message par Yasushi le 6/6/2016, 21:59

Mes yeux fermés, je sentis les deux mains de Yumi se poser sur mes joues livides. J'ouvris les yeux pour les poser sur l'être que j'aimais le plus au monde et je l'écoutai me parler même si parfois j'avais un peu de mal à suivre le flot de paroles qui me bercèrent :

- Doucement, doucement. Ça va aller, je t’en supplie, arrête de bouger. On est dans la cave de l’auberge, tu y es allé sans prévenir personne, pendant longtemps, et j’ai voulu venir te chercher. Tu étais… violent et dangereux, tu as failli nous jeter une de tes boules dessus, mais on t’a finalement calmé.

Elle approcha ensuite sa tête et déposa ses lèvres sur les miennes avant de murmurer :

- Calme-toi vraiment, qu’on puisse te sortir de là, une bonne fois pour toutes.

Son visage se déplaça à nouveau afin que nos fronts se touchent avant que sa voix ne me parvienne encore une fois, quoi que légèrement différente :

- Reste un peu allongé, on va s’occuper de toi, d’accord ? Je t’interdis de bouger, et j’y mettrais tous les moyens dont j’aurai besoin. N’essaie juste pas de bouger, tu vas te blesser encore plus, sinon. Et je n’y tiens pas vraiment.

Sans que je m'en aperçoive, le grand félin s'était retiré. Ce ne fut que lorsqu'on m'aida à sortir de la cave pour me porter jusque dans la salle principale, miraculeusement vide. Berth était visiblement choquée avec mon état vraisemblablement critique à première vue. Les dialogues qui se passèrent par la suite m'échappèrent totalement, jusqu'à ce que quelqu'un entre. Ceci retenant mon attention, je pus voir mon frère passer le pas de la porte d'un pas rapide. En passant près de nous, il sembla s'adresser à moi :

- Je descends au sous-sol chercher mes clés. Ensuite on file à l’hosto. Et je ne veux aucune discussion sur le sujet.

L'idée de me retrouver là-bas ne me plaisait pas du tout. C'était pire que l'infirmerie. Mais j'étais loin d'être en état de protester. Après tout, ce que je désirais ardemment c'était de me retrouver dans un lit et de pioncer. Ce qui me tenait éveillé était cette sensation d'insécurité persistante malgré que je sois dans un lieu familier. Peut-être que la rencontre avec un tigre à l'allure énervée m'avait rendu un peu plus craintif que je ne l'étais réellement. Je ne fis pas du tout le lien avec Tyron, mon esprit étant bien trop embrumé pour cela.


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Re: Quand la colère n'est plus maîtrisée [Pv Mr. Hatami & Yumi J.]

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