Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

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Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

Message par Narok le Jeu 14 Jan 2016, 01:21

Aujourd’hui j’avais rendez-vous avec … personne enfaite. Mais j’avais prévu … rien non plus. Je me tournais les pouces et me faisais royalement chier. Je ne savais pas trop quoi faire de ma carcasse depuis mon réveil et je redoutais que cela ne dure jusqu’au soir. Le seul avantage c’est qu’il avait neigé la veille et qu’aujourd’hui il faisait beau et froid, mon temps favori la neige en prime. Je grignotais des barres de céréales tout en regardant par la fenêtre la neige qui reflétait le soleil comme de l’acier poli. Après tout un petit tour dehors me ferais du bien.

J’enfilais donc mon fidèle manteau en cuir et mes rangers, et remplis les poches de mon manteau avec des barres de céréales, des sandwichs et des bouteilles d’eau. Puis sans me poser plus de question je sortie.

Le soleil approcherais bientôt de son zénith et l’heure du repas viendrais avec, d’où mon encas stocker dans mes poches. Et je partie ainsi en vers le nord à la sortie du portail. Pour tout dire je ne faisais que vagabonder jusqu’à ce que je tombe sur la forêt. Une fois à l’intérieur je m’amusais à survire les traces d’animaux, et à écouter le bruit des branches qui craquent sous le poids de la neige, et les crissements particulier de la neige qui se tasse sous le poids d’un animal.

J’aimais beaucoup la neige elle rendait le monde plus serein et silencieux, plus calme et plus beaux. Pour une fois j’appréciais ma balade et sans m’en rendre compte je me retrouvais à l’orée de la forêt. Pour une note moins joyeuse je me retrouvais face à ça qui semblais être le cimetière de la ville. Je me reprochai et pris place sur un muret que le temps a maltraité.

Ce lieu me rappela mon père qui était maintenant mort depuis longtemps. J’aimais bien prendre le temps de penser à lui à l’occasion. Me laisser envahir par la mélancolie de l’époque où je vivais encore en France. Et je restais la dans le silence blanc qu’offrait la neige. Assis sur mon perchoir les jambes ballent dans le vide.
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Re: Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

Message par Zakary le Sam 16 Jan 2016, 18:01

HRP:
Désolé pour le temps d'attente, je t'avais dit que je répondrais hier mais je me suis surestimé en pensant être moins occupé ^^'

Si tu veux en savoir plus sur le début de ce RP, celui-ci fait suite à celui là => http://www.academie-tsuki.com/t2401p30-une-rousse-sauvage-apparait-pv-misanazakary (où d'ailleurs je dois écrire la réponse xD)

Grosso modo Zakary a le pouvoir de prendre le contrôle physique d'une personne. Hors lorsqu'il va utiliser son pouvoir sur Misana, il va avoir des flash-back concernant l'histoire de Misana. En gros son pouvoir commence à évoluer (future évolution incoming toussa toussa tu vois). Donc voilà c'est à peu près tout, après je t'invite à lire entièrement le RP si t'es motivé (GL & HF).

Bisous ++.

Dimanche. Septième et dernier jour de la semaine, beaucoup le considère comme un jour de repos. Pourtant c’est ce jour-là que je sortis brusquement de mon paisible sommeil. Le corps moite collant à mes draps beige, le cœur qui battait la chamade et la peur au ventre, j’observai hâtivement à droite puis à gauche pour me rendre compte finalement que je venais encore de faire un cauchemar. Ayant saisi que tout ce que je venais de vivre n’était que le fruit de mon imagination, je me frottai alors gentiment le visage à l’aide des paumes de mes mains.

C’était encore ce même cauchemar, calme-toi Zakary…

Même si j’essayai de me persuader que tout ceci n’était qu’une fiction, je savais qu’au fond de moi ce mauvais rêve avait été réel. En effet depuis que j’avais utilisé mon pouvoir de possession sur Misana et que j’avais entrevu quelques-uns de ses souvenirs, ces derniers me hantaient. La peur, l’angoisse, la faim, le désespoir, l’impuissance, tous ces sentiments prenaient le dessus et me terrorisaient à chaque fois. C’était comme si je vivais véritablement cette sombre partie de la jolie rubis, comme si ses souvenirs m’appartenaient. Pourquoi avait-il fallu que mon don se manifeste ainsi ? Contre ma volonté, cela avait été la première fois que j’avais perçu des souvenirs d’une personne. D’habitude je ne faisais que prendre le contrôle du corps de l’individu sur lequel j’exerçais mon pouvoir et en aucun cas j’arrivai à accéder à sa mémoire. Cette évolution me provoqua un mélange de frissons et de fascination, l’étendu de cette nouvelle face cachée de mon don me bouleversait. Bien maîtrisé, mon pouvoir pouvait se révéler être terriblement redoutable. Lire en les autres sans aucune barrière, le rêve pour toutes les personnes un minimum curieuses, mais était-ce vraiment ce que je souhaitais ? D’une part je regrettai amèrement d’avoir utilisé mon pouvoir sur Misana, découvrir son funeste passé de la sorte me tourmentait. J’aurai clairement préféré l’apprendre d’elle-même, qu’elle m’en parle tout simplement. Mais d’un autre côté j’avais pu en apprendre plus celle qui s’était emparée de mes pensées, celle dont désormais je désirai tout connaître. L’amour était vraiment un sentiment à la fois effrayant et incroyable…

Le soleil éclairant l’intérieur de ma chambre, j’examinai le contenu de celle-ci durant quelques secondes avant de me rendre compte que tous mes colocataires avaient déjà levés les voiles. Je me jetai alors sur mon IPod vert posé sur la table de chevet à côté de mon lit et y regardai l’heure. Onze heures et dix-sept minutes. Bien que je n’étais pas quelqu’un du matin, découvrir qu’il était déjà cette heure-ci m’attristai un peu. Ma matinée m’avait échappé, dommage. Je repoussai donc la grosse couverture qui me tenait chaud en ces nuits d’hiver et me dirigeai vers la salle de bain avec l’idée de prendre une bonne douche bien chaude pour purger mon corps de cette transpiration. La douche prise, j’enfilai ensuite machinalement un jean slim noir accompagné d’un pull rouge en maille torsadée. Me rapprochant de l’une des fenêtres de la pièce, j’eus la surprise de découvrir un paysage blanc sans aucune impureté. Il avait neigé ! Instantanément la joie se rependît sur mon visage, voir ce décor enneigé me rendait heureux, j’aimais la neige. Je chaussai alors rapidement mes grosses Timberlands, des chaussures qui avaient l’allure de celles que porterait un bûcheron, et attrapai mon parka noir sans oublier de prendre mon fidèle iPod et ses écouteurs, avant de me précipiter vers la sortie. Bien que je croisai quelques personnes en chemin, les couloirs étaient calmes. Étais-je franchement le seul à être enflammé par la neige ? Au vue des visages somnolents que je rencontrai, on aurait dit que c’était bien le cas…

Arrivé après quelques minutes de marche devant la porte massive du hall d’entrée, je la poussai d’un grand coup et redécouvris de nouveau l’extérieur de l’Académie recouverte d’un épais manteau blanc. Sans plus attendre je m’aventurai donc dans cette grande étendue immaculée. Avançant dans la neige mes pas étaient mêlés à ce traditionnel bruit… CRITCH, CRITCH, CRITCH,… qui amplifia davantage mon euphorie. Je me dirigeai alors vers l’imposant portail métallique qui marquait la fin de l’Académie et me retournai pour admirer le bâtiment. Le château ressemblait fortement à celui de Poudlard tiré de la saga Harry Potter. À mon arrivée je le trouvais déjà très similaire mais imprégné de cette poudre blanche, la ressemblance était vraiment frappante. Je sortis alors mon IPod et mes écouteurs de l’une des poches de mon blouson, fixai correctement les deux extrémités des écouteurs à chacune de mes oreilles, branchai l’embout à l’IPod et lançai la musique que j’avais actuellement en tête.


(RIP Alan Rickman, Richard Griffiths & Richard Harris ♥)

Ah là c’était bien Poudlard ! Entrainé par cette douce musique je restai fixe tout en contemplant la bâtisse. Étant fan de cette saga j’avais toujours rêvé d’aller à ce célèbre institut de magie qu’était Poudlard, et cette fois-ci on aurait bien dit que j’y étais. Cependant bien que j’étais émerveillé par cette vue, mon ventre me fit comprendre qu’il attendait autre chose de ma part. C’est vrai que j’avais loupé le petit-déjeuner ce matin et qu’on approchait grandement de l’heure du déjeuner. Je vérifiai alors que j’avais dans mon blouson mon portefeuille et une fois que j’étais sûr de cela je m’orientai vers la ville avec l’intention de combler mon estomac.

Puisqu’on était dimanche, la majorité des magasins étaient fermés. Les ruelles qui avaient l’habitude d’être parcourues par une multitude de personnes étaient bien vides. Néanmoins heureusement pour moi, je savais que les fast-foods étaient ouverts tous les jours, peu importe les circonstances. Je pénétrai alors dans une petite échoppe que j’avais l’habitude de fréquenter. L’intérieur était vide, pas un chat, seul le propriétaire, un gentil petit enrobé à la peau mate, était posté derrière son comptoir les yeux rivés sur la télévision accroché au mur qui diffusait un match de foot. Cependant en m’apercevant l’homme décrocha de son activité et me salua tout en souriant.

« Ah Zakary, ça faisait un moment que je t’avais pas vu. Comme d’habitude ça sera un grec pain normal salade tomates oignions ketchup avec un oasis tropical ? »

« Ouais c’est bien ça. » lui répondis-je tout en lui rendant son sourire.

J’avais la dalle et je comptais bien y remédier de manière radicale. Je m’installai à l’une des tables et attendis sagement que mon repas soit prêt. La télévision toujours en marche, je jetai alors un coup d’œil à celle-ci. Manchester vs Liverpool, c’était donc un combat entre deux équipes de football anglaises. Contrairement à la majorité des garçons de mon âge, je n’étais pas un mordu de football. Les seuls fois où je suivais attentivement le foot c’était lors des coupes du monde et encore c’était simplement dû à l’engouement crée par cet événement et les joyeuses fêtes qui en découlaient lors des victoires. Je me demandai d’ailleurs si les anglais étaient aussi festifs que les français lorsque leurs équipes fétiches gagnaient un match.

« Et voilà, bon appétit ! » dit le propriétaire en me déposant une canette de soda et un plateau composé d’un kebab submergé par une montagne de frite.

« Merci. » lui répliquais-je en lui adressant un léger mouvement de tête.

Aussitôt déposé, aussitôt disparu. Une dizaine de minutes aura suffi pour venir à bout de ce colossal repas. Honnêtement heureusement que ma morphologie me permettait de m’empiffrer sans prendre un seul gramme sinon mon physique plutôt svelte en prendrait sûrement un coup. L’estomac rassasié, je payai l’homme en espèces et quittai le restaurant tout en saluant l’homme qui s’était replongé dans son match de foot. Une fois dehors je remontai un peu la fermeture éclair de mon manteau à cause du froid et rebouchai mes oreilles par mes écouteurs tout en remettant en marche mon IPod.


Comme par hasard je tombai sur "Libérée, délivrée" la chanson phare de la Reine des Neiges chantée par Anaïs Delva. Chaque personne avait dans son baladeur une chanson dont il avait un peu honte d’avouer qu’il aimait et pour moi c’était cette chanson. Libérée délivrée, j’appréciais réellement cette chanson aussi bien pour sa mélodie que ses paroles. J’avais l’impression que ses mots me désignaient, racontaient mon passé au moment où j’avais quitté cet infernal orphelinat pour rejoindre l’Académie. "Libéré, délivré", c’était ce que j’étais actuellement.

Connaissant les paroles par cœur, je me mis donc à chanter à haute voix tout en arpentant les ruelles toujours aussi vides. Plus la musique s’écoulait et plus je me mettais à agiter mes bras en rythme, voir je commençai limite à danser. Je marchai, marchai et sans m’en rendre compte j’arrivai devant ce qui semblait être le cimetière de la ville. Bizarrement un homme habillé d’une veste en cuir et d'une paire de rangers était assis sur le muret entourant ce triste lieu de repos éternel. Brun ténébreux, les cheveux raides, il était là tranquillement en train de grignoter une sorte de barre de céréales. Je l’examinai durant quelques secondes avant de me souvenir que je l’avais croisé une fois dans les couloirs de l’Académie. Je m’approchai alors de ce garçon tout en abaissant le volume de la musique et une fois assez proche de lui je lui adressai la parole.

« Tiens, je ne m’attendais pas à croiser un étudiant de l’Académie ici. Comment vas-tu ? » lui demandais-je en abordant un petit sourire.

Bien que je ne le connaissais pas et que je fus surpris lorsque je découvris que ses yeux avaient une teinte rouge sang, il m’avait l’air amical. Cependant en repensant à ma question, mon "Comment vas-tu ?" était peut-être trop intime. Généralement on ne posait pas ce genre de question à quelqu’un qu’on ne connaissait pas. De plus s’il était ici, c’était peut-être parce qu’il venait rendre hommage à un être cher disparu. Je me rendis compte alors que ma question était un peu déplacé mais tant pis je l’avais posé, je ne pouvais plus faire marche arrière. Par la suite je rentrai mes mains gelées dans les deux poches latérales de mon blouson tout en attendant sa réponse…


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Re: Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

Message par Narok le Dim 17 Jan 2016, 11:09

les rp précédents:
http://www.academie-tsuki.com/t2339-recontre-et-entrainement-plus-pousse-termine qui est suivt par ceci http://www.academie-tsuki.com/t2365-et-si-on-s-achetait-un-sens-de-l-orientation-lucy-et-narok pareil hein sit tu à le courage seulement XD prend que le dernier si jamais ta la flemme des deux.

Je me rappelais quand mon père me portait sur ces épaules quand il allait se promener sur ses coteaux. Et ma mère qui nous rejoignait avec un piquenique. Nous prenions alors tous les trois le temps de manger un repas simple en famille. Toujours confortablement accueillit par la pente et la douce terre des coteaux. Le corps chauffer par le soleil en plein sud, droit devant nous, les reflets de l’astre propager par la rivière qui coulait doucement et sereinement en contre-bas et le vieux clocher du village qui chantais pour nous souhaiter bon appétit. Tous ces souvenirs ne me rendaient pas vraiment triste, j’étais plutôt heureux d’avoir eu cette enfance. Bien que tout cela me manquait.

Je fus soudain tirer de mes agréables souvenirs par le bruit de la neige qui se tasse. Des pas venaient vers moi et surement portaient-ils quelqu’un. Je ne me retournai pas pensant que l’arrivant serait un proche de l’un des résidents définitifs du lieu. Et pourtant venant à ma hauteur les pas s’arrêtèrent. Surpris je me tournais vers la personne à l’instant où elle prit la parole.

« Tiens, je ne m’attendais pas à croiser un étudiant de l’Académie ici. Comment vas-tu ? »


Ah ? Un autre élève peut être ? Bien que je n’eus aucune information sur son appartenance à l’académie, la réaction de surprise peu marqué quand nos regard se croisèrent m’indiquât qu’il devait en faire partie. Il était assez mince mais sans être maigre ni musclé, et je le soupçonnais d’être presque aussi grand que moi. Par ailleurs son âge était assez difficile à deviner à cause de son visage qui donnait l’impression qu’il était jeune. Quand on regardait l’ensemble avec son slim noir son pull rouge avec des torsades dans les mailles et ses cheveux dérangés, on aurait dit un fils de bonne famille à qui sa grand-mère aurait forcé le port de ce pull. Que pour ma part je n’aurais pas vraiment porté sauf sous contrainte, et la raison aurait dut valoir le coût. Me rendant compte que je le regardais de la tête au pied je me repris l’air de rien et pris la parole.

« Tu sais quand il neige, moi ça va toujours bien. (Je me tournais sur mon séant pour lui montrer mes traces de pas et jetât un coup d’œil au sienne) Je me baladais dans la forêt enneigé et je suis tombé sur le cimetière. Je profitais du silence de la neige pour me rappeler de mon père, et réfléchir à mes dernières mésaventures. Et toi ? La forme ? Pas trop froid ? »

Je me sentais obliger de lui rendre la politesse même si j’aurais préféré parler d’autre chose. Et je me rendis compte que j’avais mentionné mes déboires avec Lucy alors que je n’en avais pas l’intention. Je le regardais un peu surpris et soupçonneux. Puis me repris pour ne pas paraitre impoli ou juste fou. Il n’avait peut-être rien à voir avec ma langue trop bavarde. Je finis ma barre et rangea le papier dans ma poche pour en sortir deux autres et tendis l’une à … .

« Je m’appelle Narok et toi ? »

J’avais l’impression de le soudoyer d’une barre aux céréales pour avoir son nom. J’en souris intérieurement, mon visage à son habitude, de marbre.
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Re: Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

Message par Zakary le Mer 20 Jan 2016, 19:25

Face à face, vert contre rouge, un combat de regards avait débuté. Cependant le regard du jeune homme assis sur le muret entourant le cimetière était bien plus insistant que le mien. En effet ses yeux rouges comme le sang me dévisageant de haut en bas avec un air vide de toute expression, il me faisait de plus en plus penser à un psychopathe fantasmant sur sa future victime. C’est alors qu’un léger sentiment d’anxiété commença à m’envahir, ma présence le gênait-il tant que ça ? Avais-je fait quelque chose qui ne fallait pas ? Immobile les pieds ancrés dans la neige, je ne perdais pourtant pas espoir d’obtenir une réponse de sa part et mon attente fût finalement récompensée lorsque celui-ci s’exprima.

« Tu sais quand il neige, moi ça va toujours bien. Je me baladais dans la forêt enneigé et je suis tombé sur le cimetière. Je profitais du silence de la neige pour me rappeler de mon père, et réfléchir à mes dernières mésaventures. Et toi ? La forme ? Pas trop froid ? »

Ne relevant aucune hésitation dans ses paroles, sa voix était fluide mais aussi étonnamment chaleureuse, ce qui d’un côté me rassura sur ses possibles intentions. Au final ce n’était qu’un étudiant un peu méfiant, normal quand on y repense vu la façon dont je l’avais abordé soudainement alors que c’était la première fois que je lui adressais la parole. Il m’avait confessé son ravissement pour la neige et j’étais heureux de l’entendre. Abordant alors un sourire, ça me faisait plaisir que je ne sois pas le seul à apprécier ce temps hivernal qui avait surgit sans prévenir. Néanmoins mon sourire se dissipa peu à peu lorsque je pris conscience qu’il était assis ici à se remémorer son père. Vu que derrière lui siégeait le cimetière, il y avait de forte chance que son paternel réside dans l’une de ces tombes. Je songeai alors à mes parents. Que savais-je réellement d’eux ? Absolument rien… mise à part que sans eux je ne serais pas ici aujourd'hui. Longtemps j’avais souhaité connaître la vérité, savoir qui ils étaient, pourquoi m’avaient-ils abandonné dans cet orphelinat catholique et en fin de compte quel était donc le but de ma naissance ? Me donner la vie pour ensuite se débarrasser de moi, y’avait-il un sens à ça ? Avaient-ils pressenti le don qui sommeillait en moi ? Était-ce pour cette raison qu’ils s’étaient séparés de moi ? Ou bien était-ce pour toutes autres raisons comme par exemple l’argent qu’ils avaient succombé à l’abandon ? Je n’en sais rien mais dans tous les cas j’avais fini par oublier ses questions, les sœurs qui géraient l’orphelinat avaient su gardé pour elles les réponses sans me dévoiler la moindre chose à leur sujet. Elles avaient été fermes et faisaient toujours mine d’ignorer mes demandes concernant mes parents. Même si actuellement ils ne représentaient plus rien pour moi, j’en voulais sincèrement aux sœurs de ne m’avoir rien raconté les concernant. D’ailleurs maintenant que j’y pense, vu que mon pouvoir avait évolué peut-être pourrais-je m’en servir pour en apprendre plus sur mon passé. C’était une possibilité mais est-ce que l’utilisation de mon don de cette manière était vraiment une bonne chose ? De plus actuellement je n’ai absolument aucun contrôle sur celui-ci et je ne sais pas réellement comment il fonctionne. Entrevoir les souvenirs des personnes, la seule et dernière fois que j’ai pu le réaliser était sur Misana et j’en gardais quelques séquelles dont ces fréquents cauchemars qui perturbaient mes nuits. Mon pouvoir me fascinait par les possibilités qu’il m’offrait mais il m’effrayait tout autant. Cependant réfléchissant à ce potentiel, je fus tout à coup tiré de mes pensées lorsque j’entendis à nouveau le garçon assis sur son bout de muret m’adresser la parole.

« Je m’appelle Narok et toi ? »

Le bras tendu dans ma direction me proposant une barre de céréales, j’avais complètement oublié sa présence et donc par la même occasion de répondre aux éventuelles questions qu’il aurait pu me poser. C’est pourquoi pour me faire pardonner j’acceptai avec plaisir son cadeau bien qu’au fond de moi je n’avais vraiment pas faim.

« Moi c’est Zakary, mais appelle moi Zak’ c’est plus court. » lui répondis-je en souriant.

La barre de céréales en main, je m’installai alors à côté de lui sur une parcelle du muret en pierre grisâtre qui avait réussi à échapper miraculeusement à la neige. Assis côte à côté le visage toujours aussi inexpressif, ce garçon répondant au nom de Narok semblait un peu plus grand que moi. Je le regardai alors déballer méticuleusement sa barre de céréales et naturellement je l’imitai tout en le questionnant pour éviter qu’un silence prenne place entre nous.

« Au fait, ça fait longtemps que tu es à l’Académie ? »

Question classique mais c’est la seule qui me venait à présent en tête. La barre de céréales extirpée de son emballage, je rangeai sa décente protection dans l’une des poches de mon blouson puis croquai à pleines dents dans le biscuit. Mmh... fruits rouges, pas de bol...


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Re: Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

Message par Narok le Mer 20 Jan 2016, 20:49

J’avais l’impression de l’avoir tiré d’un rêve. Et pas forcément un bon. J’avais vue fureté sur son visage de la mélancolie, de l’angoisse, et d’autre petite chose que je ne reconnus pas. Il prit finalement la barre que je lui tendais et me répondis.

« Moi c’est Zakary, mais appelle moi Zak’ c’est plus court. »


Hmm… Zak alors… je ne me rappelais pas avoir entendu parler de lui. Bonne chose peut être. Ou l’inverse, mais bon à quoi bon se monter la tête. Il prenait ensuite place à mon côté sur un espace qui était exempt de neige. Il n’avait pas l’aire bien méchant voie même assez gentil puisqu’il m’avait souri en disant son nom. Je ne dis donc rien et le laissa s’installer à côté de moi. Mais je pris note qu’il n’avait pas répondu à mes autre première questions, peut-être n’allais-t-il pas si bien. Après tout quand il était perdu dans ces pensées je n’ai vue d’émotion très joyeuse dans ces expressions. Voyant qu’il avait fini son installation j’ouvris ma barre de céréale et commença à l’entamer tout en retroussant l’emballage.

« Au fait, ça fait longtemps que tu es à l’Académie ? »

Je grignotai un peu plus ma barre avant de répondre, tentant de mettre un temps sur mes souvenir. N’y parvenant pas je choisis une autre solution.

« Eh bien Zak', Je suis arrivé juste au début de l’hiver. Mais à part des camarades de classe peu chaleureux je n’ai pas vraiment rencontré d’autres élèves. Et depuis quelques jours, disons que je me suis mis en retrait à cause d’un événement … qui me perturbe pas mal. »

Je lui jetai un œil et vis qu’il entama la barre que je lui avais proposée… avec peu d’envie. Il avait peut-être déjà mangé ou bien il n’aimait pas vraiment les barres de céréales. Il avait dû se sentir obliger, je lui faisais possiblement un peu peur, ou bien à moindre mesure je l’intimidais. Sa arrivais assez souvent avec les gens qui ne me connaissaient pas. Pourtant ce n’est qu’une impression, je ne suis pas si méchant. Bien que mes implications dans la vie malheureuse qu’ait connue Lucy… puissent en dire le contraire… peut être. Peut-être que Misana que j’avais croisé avait parlé de l’état dans lequel j’avais ramené Lucy à l’infirmerie. Ou bien que ma tête de ses derniers jours n’ait suffi. Je ne savais plus très bien quoi penser ces dernier temps.

« Tu sais si tu n’en veux pas ne te force pas, ça fera le repas d’un renard ou d’un lapin chanceux. Ou bien d’un renard qui auras mangé un lapin aux céréales, qui sait ? »

Je reportai mon regard sur le paysage blanc et calme, pur… .

« Et toi ? Tu as eu l’occasion de mettre à profit ton séjour à l’académie ? Pour ton pouvoir je veux dire. A moins que tu ne sois venue pour autre chose ? Tu n’aies pas obligé de répondre si tu ne veux pas. Dans tous les cas je ne juge pas les gens au contraire, j’aime bien aider. »


Je finissais de grignoter ma barre de céréale et en profita pour sortir deux bouteille d’eau d’une de mes poches cacher dans l’intérieure de mon manteau. Je plaçais entre nous les deux objets au cas où il aurait soif, ne l’obligeant pas cette fois à prendre la bouteille faute de me laisser comme un rond de flan la bouteille à la main.
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Re: Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

Message par Zakary le Dim 31 Jan 2016, 01:58

HRP:

Coucou ! Désolé d'avoir mis autant du temps à répondre, je ne m'attendais pas à être aussi occupé ces derniers jours :/

Le goût sucré de fraise mêlé à celui de framboise et de myrtille, je regrettai amèrement d’avoir engouffré sans réfléchir un aussi gros morceau de barre aux céréales dans ma bouche. En effet je n’étais pas quelqu’un de très friand d’aliments sucrés, j’avais toujours préféré le salé.  
Néanmoins je ne pouvais pas me permettre de d’abandonner, Narok me l’avait offerte si gentiment que ça aurait été mal élevé de ma part de ne pas la terminer. C’est pourquoi les yeux rivés sur la barre de céréales comme si une bataille venait de s’engager entre elle et moi, j’engageai les hostilités en croquant à nouveau dedans mais cette fois-ci avec un peu moins d’entrain. Ce goût déplaisant refaisant surface, je luttai intérieurement pour ne pas grimacer quand j’entendis tout à coup Narok répondre calmement à la question que je lui avais posée précédemment.  

« Eh bien Zak', Je suis arrivé juste au début de l’hiver… »

Avalant avec difficulté le désagréable morceau de nourriture, je concentrai alors mon regard sur Narok. Il était arrivé assez récemment, ça expliquait peut-être pourquoi je ne l’avais pas croisé auparavant.

« Mais à part des camarades de classe peu chaleureux je n’ai pas vraiment rencontré d’autres élèves. »

Les débuts en tant que nouvel élève étaient souvent difficiles. Nouvel endroit, nouvel atmosphère, quasiment chaque élève était passé par cette étape. Cependant en me remémorant mes débuts, je me souvenus d’avoir rapidement fait la connaissance d’élèves tout aussi sympa que les autres : Alastor, Raclaw, Kihou, Lynkie, Tori, Louise, Senketsu, Misana, peut-être un jour devrais-je lui présenté ces personnes qui pimentaient mon quotidien ? En tout cas une chose était sûre, il était hors de question que je lui propose une rencontre avec Fuanteina ou Kô. D’un côté une psychopathe reptilienne aux envies de meurtres et de l’autre un garçon insolant imbu de lui-même, ce n’était clairement pas les bonnes personnes avec lesquelles un individu de son genre pourrait s’entendre. Enfin je dis ça mais je ne connaissais pas grand chose du garçon qui était assis à côté de moi. Bien qu’il semble amical et bienveillant, peut-être avait-il une face cachée bien plus sombre ? Plissant alors légèrement les yeux, je portai désormais un regard plus méfiant envers le brun ténébreux qui avait l’air absorbé par le paysage blanc qui s’offrait à nous.

« Et depuis quelques jours, disons que je me suis mis en retrait à cause d’un événement … qui me perturbe pas mal. »

À ces mots mon regard sceptique se transforma en un regard rempli de compassion. Une personne mal intentionnée n’aurait franchement pas pu sortir cette phrase avec une intonation inspirant une telle sincérité. Je me demandai alors quel était cet événement ? Est-ce cela avait un quelconque rapport avec un élève, un proche ou bien ça ne concernait que sa simple personne ? Pensif, je réfléchissais à ce qui avait bien pu le troubler quand soudain Narok fit une remarque qui laissa apparaître sur mon visage un véritable sourire.

« Tu sais si tu n’en veux pas ne te force pas, ça fera le repas d’un renard ou d’un lapin chanceux. Ou bien d’un renard qui aura mangé un lapin aux céréales, qui sait ? »

Apparemment mon écœurement provoqué par la barre de céréales n’était pas passé inaperçu. Sa petite touche d’humour avait permis de détendre l’atmosphère et c’était agréable. J’avais l’impression maintenant d’être en compagnie d’un ami plutôt que d’une récente connaissance. Je fixai alors ce qui restait de ma barre de céréales durant quelques secondes et finalement décidai de l’avaler d’un seul coup sans broncher. Enfin je dis sans broncher mais il fallut tout de même que je tape deux trois fois sur mon torse à l’aide de mon poing droit et que j’émisse un bruit de déglutition des plus élégants suivi d’un petit soupir trahissant mon insatisfaction pour que je sois totalement débarrassé de cette barre de céréales. Néanmoins bien que l'aliment me faisant défaut ait disparu, la désagréable saveur sucrée persistait au sein de mon palais. Je me mis donc à agiter ma langue à l’intérieur de ma bouche en espérant faire disparaitre cette saveur incommodante quand Narok reprit à nouveau la parole.

« Et toi ? Tu as eu l’occasion de mettre à profit ton séjour à l’académie ? Pour ton pouvoir je veux dire. A moins que tu ne sois venue pour autre chose ? Tu n’aies pas obligé de répondre si tu ne veux pas. Dans tous les cas je ne juge pas les gens au contraire, j’aime bien aider. »

Moi ? Repensant aux derniers événements qu’avait entraînés mon pouvoir, ce n’était pas vraiment quelque chose dont je pouvais me vanter. Revivre quasiment chaque soir le passé douloureux que j’avais entrevu en cette fille, ce n’était pas quelque chose que j’appréciais. Surtout que ce n’était pas n’importe quelle fille, c’était celle qui m'avait contre son gré touché en plein cœur. Déjà que les lourds sentiments que je ressentais lors de ces cauchemars semblaient réels, apprendre que Misana avait vécu ça dans le passé me mettait hors de moi. Si je croisais l’un de ces hommes cagoulés qui avaient agi de cette façon avec elle, je crois bien qu’il aurait passé un sale quart d’heure…

Revenant à Narok, bien qu’il semble bienveillant je ne pouvais pas me permettre de tout lui raconter. En effet déjà que je ne l’avais pas dit à Misana elle-même vu que Senketsu était là, je me voyais mal lui raconter en détails ce qu’il s’était passé. De plus ce n’était pas mon genre de parler dans le dos des gens, surtout quand ces propos étaient aussi sombres et pesants. Cependant en y songeant, rien ne m’empêchait de lui dire sans lui préciser que ça concernait Misana. Je levai alors les yeux en l’air tout en commençant à lui répondre.

« Mmmh… dernièrement j’ai pu découvrir une nouvelle facette de mon pouvoir que j’ignorais totalement et qui depuis m’effraie pas mal. J’en fais des cauchemars quasiment chaque soir et ça commence à devenir vraiment pénible. Sinon à part ça je me plais bien à l’Académie, j’ai l’impression d’être enfin chez moi, d’être avec des gens qui m’acceptent pour ce que je suis et pas pour ce qu’ils voudraient que je sois. »

Ma phrase terminée, je descendis mon regard sur Narok et ajoutai.

« Et toi ? Tu te plais bien à l’Académie mis à part cet évènement qui t’a perturbé ? D’ailleurs si ce n’est pas trop indiscret je pourrais savoir ce qui te perturbe tant ? »

Ce mystérieux événement avait attisé ma curiosité, je voulais désormais en savoir plus. Mais allait-il vouloir m’en dévoiler davantage ? Je descendis alors à nouveau mon regard quand j’aperçus tout à coup que deux bouteilles d’eau étaient apparues comme par enchantement entre nous. Étant les deux seules personnes présentes à cet endroit, j’en conclus rapidement qu’elles appartenaient à Narok et donc avant qu’il puisse répondre à mes questions, j’en rajoutai une toute nouvelle au lot.

« Woooh de l’eau ! Je peux t’en emprunter un peu s’il te plait ? » le suppliai-je en joignant les mains comme si je m’apprêtais à réciter une prière.

Les yeux pétillants, je voyais en ces bouteilles d’eau une chance unique pour venir à bout de ce goût fraise-framboise-myrtille qui m'irritait la gorge.


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Re: Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

Message par Narok le Dim 31 Jan 2016, 12:25

Je ne sais pas bien quelles étaient les raisons, mais à la fin de mes questions j’apercevais quelques émotions passer sur son visages. Je ne le connaissais que depuis trop peu de temps pour bien les reconnaitre. Cependant il ne me semblait que l’ensemble soit extrêmement positif, il me semblait voir de la colère mais aussi peut l’éclat dans ses yeux de quelqu’un d’épris ? Sa situation semblais compliqué mais similaire à la mienne. Ma conclusion était qu’il en voulait à quelqu’un et que cela tournais autour d’une personne dont il aurait voulue être plus proche. Conclusion quand même assez hasardeuse. Mon interlocuteur leva son regard vers le ciel.

« Mmmh… dernièrement j’ai pu découvrir une nouvelle facette de mon pouvoir que j’ignorais totalement et qui depuis m’effraie pas mal. J’en fais des cauchemars quasiment chaque soir et ça commence à devenir vraiment pénible. Sinon à part ça je me plais bien à l’Académie, j’ai l’impression d’être enfin chez moi, d’être avec des gens qui m’acceptent pour ce que je suis et pas pour ce qu’ils voudraient que je sois. »


Hmm… . Alors peut être était-il en colère contre lui d’avoir utilisé son pouvoir sur cette personne ? C’était la réponse la plus logique, bien que sans connaitre son pouvoir je ne pourrai avancer dans mes conclusions. Finalement son problème différait sur les actes et les émotions, mais concernait quand même une personne à qui il semblait tenir. Je lui étais reconnaissant de me montrer de la confiance, suffisamment pour me dévoiler une partie de l’histoire. Je commençais à l’apprécier, il me ressemblait dans sa façon de penser je croie. Et la tournure que prenait l’atmosphère était celle qui réunit deux amis pour discuter de leur problème respectif, sûr de trouver une oreille attentive en leur compagnon. En tout cas c’était mon impression.

Il se plaisait bien à l’académie… . Dans le fond moi aussi, même si mes inquiétude concernant cet établissement se révélaient de plus en plus fondé au fur et à mesure que j’écoutais les bruits de couloir. Notamment l’attaque et cette mystérieuse « Agence ».  Il redescendit son regard vers moi pendant que je réfléchissais à ce qu’il venait de dire. Je le regarda alors du coin de l’œil mon visage presque tourné dans sa direction, fixant l’orée de la forêt couverte de neige, si apaisante.

« Et toi ? Tu te plais bien à l’Académie mis à part cet évènement qui t’a perturbé ? D’ailleurs si ce n’est pas trop indiscret je pourrais savoir ce qui te perturbe tant ? »
« Woooh de l’eau ! Je peux t’en emprunter un peu s’il te plait ? »


Son attitude changea du tout au tout quand il aperçu les bouteilles d’eau entre nous. Je fus assez surpris de ce revirement au vue du sérieux que la conversation avait pris. Mais en y repensant, il venait de détendre l’atmosphère, et c’était aussi une bonne chose. Je lui fis signe de la tête en souriant devant sa position suppliante et les paillettes qu’il avait dans les yeux. Surement voulait-il oublier définitivement le gout des barres qui était visiblement bien loin de ce qu’il appréciait. Je savais que le gout de ses barres était persistant. Je détournais le regard cette fois sur le sol devant nous. Je remonta mes genoux en prenant appuie de mes pieds sur deux des pierres que composait le muret qui nous servait de siège. Plaçant mes coudes sur mes genoux et joignant mes mains je réfléchis rapidement à ce qu’il m’appartenait de révéler ou nous. Après tout elle n’avait à ma connaissance divulguer son passé aussi profondément qu’a moi seul. Je commença par le plus simple.

« L’académie est je trouve, une grande chance pour nous tous. Et comme tu l’as dit, personne n’attend rien de nous donc nous pouvons évoluer sans stress et avec peu de contrainte. Tant bien pour nos pouvoirs que personnellement. »

« Cependant je ne m’y fait pas. Comment ont-ils su pour nous tous ? Pour ma part il est possible que j’aie été découvert pendant mon séjour à l’hôpital quand j’étais jeune. Mais certain vienne sans vraiment savoir qu’ils ont une capacité peu commune. Et j’ai entendue des rumeurs concernant une attaque qu’y aurait eue lieu il y a quelques temps. Tout ceci fait que je ne me sens pas très sûr ici. J’ai un peu l’impression que tous avons été amenés naïvement dans une partie d’échec et que seul eux connaisse les règles et les enjeux. »

« Le fait est que… j’ai découvert un lien particulier qui m’unis à une autre élève que je n’avais jamais vue avant. Et en voulant l’aider dans la maitrise et l’appréhension de son pouvoir et des… autres problèmes qu’elle a qui y sont lié… . J’ai découvert dans son passé des éléments qui m’ont permis de connaitre l’origine de son pouvoir. Elle a eu un passé très dure et triste et … j’en suis l’origine directe, bien que je n’y ai jamais pris part volontairement. »


« Je connais toute la rancœur et la rage qu’elle a envers les responsables et j’ai peur qu’elle ne me compte parmi eux maintenant. Alors je l’évite pour ne pas lui infliger la vue de ma personne. Mais je me fais l’impression d’un lâche parce que je me suis promis de l’aider. »


Je restai silencieux quelques seconde ne sachant quoi dire d’autre. Et me décida à lui poser la question en tournant la tête vers lui le regardant par-dessus mon épaule.

« Zak ? Je peux te demander quel est ton pouvoir ? Si tu veux je peux te servir de cobaye, si ce n’a pas trop dangereux pour nous. Le reste ne me dérangera pas je pense. Comme ça tu ne risqueras plus d’impaire avec à l’avenir. »

Ah la sale bête!!:
Pas de soucie! je me demandais si tu ne voulais pas stopper pour absence c'est tout. Mais je suis content d'avoir l'occasion de Rp avec toi! Même si tu doit mettre du temps entre tes réponses c'est pas grave j’attendrais ^^ Et aufaite tu utilise une couleur spéciale? J'arrive pas à la retrouver dans les choix.
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Re: Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

Message par Zakary le Dim 07 Fév 2016, 22:22

HRP:
Hey ! Je te remercie d'abord pour ta compréhension à propos du temps que je mets à te répondre (surtout qu'encore une fois j'ai pris mon temps pour te répondre :x).

La couleur que j'utilise pour parler n'est pas défini automatiquement sur le forum, il faudra que tu changes le code de couleur par #00CD66.

Enfin on sait jamais si tu ne connais pas Death Note, L c'est lui :


Voilà j'espère que ma réponse te plaira et à bientôt :)

Jetant un petit regard en coin aux deux bouteilles d’eau, j’étais en train de fantasmer sur le plaisir qu’elles pourraient me procurer. Ces simples boissons avaient réussi à conquérir toutes mes pensées comme si elles m’avaient hypnotisé. Attendant alors le top départ tel un coureur des jeux olympiques aux starting-blocks, c’est avec un plaisir immense que je perçus le hochement de tête de Narok m’autorisant à me servir.

« Merci ! » lui témoignai-je en saisissant la bouteille qui était la plus proche de moi.

Le plastique froid au contact de ma main, je ne perdis pas une seconde pour dévisser le bouchon et porter le goulot à mes lèvres. Ingurgitant quelques gorgées qui revigorèrent ma gorge par leurs douces fraîcheurs, j’écoutai d’une oreille attentive ce que Narok me racontait.

« L’académie est je trouve, une grande chance pour nous tous. Et comme tu l’as dit, personne n’attend rien de nous donc nous pouvons évoluer sans stress et avec peu de contrainte. Tant bien pour nos pouvoirs que personnellement. »

À l’entendre partager son avis qui ressemblait fortement au mien, je me mis à sourire tout en éloignant la bouteille de mon visage. J’étais satisfait de connaître un élève qui avait ce même jugement sur l’Académie. Comme il avait dit cet établissement était une chance pour nous, nous qui sommes différents par nos dons plus incroyables les uns que les autres. Mais ce qu’il ajouta par la suite me laissa perplexe.

« Cependant je ne m’y fait pas. Comment ont-ils su pour nous tous ? Pour ma part il est possible que j’aie été découvert pendant mon séjour à l’hôpital quand j’étais jeune. Mais certain vienne sans vraiment savoir qu’ils ont une capacité peu commune. Et j’ai entendue des rumeurs concernant une attaque qu’y aurait eue lieu il y a quelques temps. Tout ceci fait que je ne me sens pas très sûr ici. J’ai un peu l’impression que tous avons été amenés naïvement dans une partie d’échec et que seul eux connaisse les règles et les enjeux. »

Ce n’était pas la première fois qu’on m’informait de ces possibles rumeurs dont je savais qu’au fond de moi elles n’en étaient pas. À mon arrivée à l’Académie je me souvenais très clairement que Raclaw, un élève aux yeux flamboyant au vrai sens du terme, m’avait averti d’être prudent et qu’il s’était confronté plusieurs fois à ces étranges événements qui rodaient au sein de cet établissement. La réflexion de Narok tenait parfaitement la route et j’avouai que je m’étais plusieurs fois posé la même question. Et si cet établissement n’était qu’en vérité qu’une cage pour nous garder sous contrôle, un moyen pour nous isoler et nous observer sans risque ? C’était possible même si intérieurement je refusai d’y croire. Je préférai m’imaginer l’Académie comme un lieu sûr, un endroit crée justement pas pour nous y enfermer mais pour nous protéger des dangers de l’extérieur. De plus j’avais entièrement conscience que ces dangers étaient bien réels puisque j’y avais goûté. Avec un frisson que je me remémorai alors cette sombre soirée au Quartier Sud, une soirée sanglante que j’aurais préféré oubliée. Comment ces hommes avait-ils pu être autant corrompus par l’argent et le pouvoir pour mener de tels actes? N’avaient-ils vraiment aucun brin de conscience dans leur esprit ? Pour moi ces monstres ne méritaient clairement de ne pas de vivre, ils avaient peut-être l’apparence d’être humain mais c’était seulement ce qu’ils avaient en rapport avec nous.

Refocalisant mon esprit sur Narok, je repensais à ce qu’il avait mentionné à propos de sa jeunesse. Pour quelles raisons avait-il séjourné dans un hôpital ? Était-ce juste pour une simple blessure ou bien avait-il de graves problèmes de santé ? Posant alors sans réserve mon regard sur lui, il ne présentait aucun signe apparent qui aurait pu m’indiquer qu’il contractait une sévère maladie. Mais têtu comme je suis je ne pus m’empêcher d’envisager qu’il avait un cancer ou une autre de ces maladies incurables. Me faire à cette idée m’attrista, je ne me rendais souvent pas compte de la chance que j’avais d’être en bonne santé.

Recroquevillé sur lui-même il me faisait penser à L, un célèbre détective d’un manga nommé "Death Note". Cette similitude me redonna le sourire. Comme L, prenait-il toujours cette position lorsqu’il réfléchissait ?

Par la suite il reprit la parole en abordant le sujet qu’il le perturbait.

« Le fait est que… j’ai découvert un lien particulier qui m’unis à une autre élève que je n’avais jamais vue avant. »

Un lien particulier ? Était-il amoureux ? Sa situation me fît directement penser à Misana, la jeune fille aux cheveux rouges qui avait sans le savoir conquis mon cœur. Narok était-il dans la même situation que moi ? Cachait-il ses sentiments à cette mystérieuse élève ou bien les partageait-il ? Reprenant quelques gorgées d'eau, je me demandai si je connaissais cette fille à qui il avait l'air de tenir.

« Et en voulant l’aider dans la maîtrise et l’appréhension de son pouvoir et des… autres problèmes qu’elle a qui y sont lié… . J’ai découvert dans son passé des éléments qui m’ont permis de connaitre l’origine de son pouvoir. Elle a eu un passé très dure et triste. »

Instantanément je ne pus m'empêcher d''expulser ce que j'avais dans la bouche. C’était quoi cette quasi ressemblance avec ce que j’avais vécu ces derniers jours ? Heureusement qu'au moment où je recrachai l'eau présente dans ma bouche j'avais le regard tourné vers l'avant et non vers Narok sinon il aurait sûrement fini trempé jusqu'au os. Le garçon à côté de moi avait-il le même pouvoir que le mien ? Était-il capable de prendre possession d’une personne ?

«  Et … j’en suis l’origine directe, bien que je n’y ai jamais pris part volontairement. Je connais toute la rancœur et la rage qu’elle a envers les responsables et j’ai peur qu’elle ne me compte parmi eux maintenant. Alors je l’évite pour ne pas lui infliger la vue de ma personne. Mais je me fais l’impression d’un lâche parce que je me suis promis de l’aider. »

Mmh déception… non apparemment je m’étais emballé trop vite. L’origine directe ? J’avais du mal à comprendre ce qu’il exprimait. Il était à l’origine du passé compliqué de cette inconnue sans le vouloir ? Dans tous les cas j’étais sûr d’une chose : ce n’était pas la fuyant qu’il résoudra ses problèmes.

Alors que j’étais en train de songer à ce qu'il venait de me révéler, sa voix me sortit de ma méditation.

« Zak ? Je peux te demander quel est ton pouvoir ? Si tu veux je peux te servir de cobaye, si ce n’a pas trop dangereux pour nous. Le reste ne me dérangera pas je pense. Comme ça tu ne risqueras plus d’impaire avec à l’avenir. »

Mon pouvoir ? Comment savait-il que j’avais besoin d’un "cobaye" pour l’utiliser ? Ce garçon me cachait-il quelque chose ? Sceptique, je lui lançai un regard rempli de méfiance. Soit il me connaissait bien avant notre rencontre, soit il était capable de déterminer concrètement les pouvoirs qui sommeillaient en ceux qui en étaient dotés. D’ailleurs cette capacité, c’est de cette manière que je m'imaginais que l’Académie repérait des gens comme nous. Ils avaient sûrement dans leurs rangs des personnes munies de ce don pour leur facilité la tâche, sans quoi je ne serais sûrement pas ici aujourd’hui.

« Comment sais-tu que j’ai besoin d’une personne pour utiliser mon pouvoir alors que je n’ai rien dit à ce propos ? J’aurais très bien pu maîtriser quelque chose qui nécessitait aucune autre personne tel le vent ou le sang par exemple, mais pourtant tu n’as pas hésité à te proposer comme cobaye. Ne me cacherais-tu pas quelque chose par hasard ? » le questionnai-je en lui lançant un regard accusateur.

Le vent et le sang, je me demandai pourquoi j’avais pensé à ces deux choses. Peut-être parce que Misana et cette soirée sanglante au Quartier Sud trottaient encore dans ma tête…


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Re: Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

Message par Narok le Lun 08 Fév 2016, 09:15

Depuis ma proposition… il me regardait avec une expression des plus suspicieuses. Je sentais… , je voyais même, que ma proposition l’avais mis en alerte.

« Comment sais-tu que j’ai besoin d’une personne pour utiliser mon pouvoir alors que je n’ai rien dit à ce propos ? J’aurais très bien pu maîtriser quelque chose qui nécessitait aucune autre personne tel le vent ou le sang par exemple, mais pourtant tu n’as pas hésité à te proposer comme cobaye. Ne me cacherais-tu pas quelque chose par hasard ? »

Cette fois c’était mon tour d’être surpris. Il avait dans ses exemples, inclue le sang pour un raison que j’ignorais. Mais sans autre preuve, il ne pouvait pas savoir que mon pouvoir y était lié. Je le mis donc sur le compte d’un élément le concernant qui l’avait poussé à penser à du sang. Ou cela pouvait être tout simplement mes yeux… Ou il avait rencontré Lucy il y a peu ? Trop de possibilité et trop de parano. Je ne détournai pas mon regard du sien. Toujours le voyant seulement d’un œil qui regardait par-dessus mon épaule, du bout de mon champ de vision. Juste assez pour le voir nettement, ou peut s’en fallait.

Sans bougé donc je lui exposais mes pensé pour le rassurer.

« Et bien je n’en savais rien… . Et je précise que ce n’était pas un piège. En vérité, après que je t’ai posé la question pour ton séjour à l’académie tu m’as semblé préoccupé pour faire court. Et j’ai aussi vue dans tes yeux… une petite lueur, que je crois avoir reconnu comme étant un sentiment… d’affection, pour quelqu’un. Ensuite tu m’as parlé de ton pouvoir qui te posait problème. Conclusion, ton pouvoir t’a posé des problèmes quand à cette nouvelle facettes, et que cela concerne quelqu’un dont tu… veux te sentir plus proches. C’est tout ce que j’avais en tête, pure conjecture. »

Je détourna le regard, la position devenant inconfortable. Mais je continua ma plaidoirie.

« Concernant ton pouvoir, qu’il ait besoin d’une cible ou que tu soumette une chose à ta volonté, cela n’importait pas. Tu peux très bien avoir fait une bévue même si tu pouvoir concerne le vent, avoir blessé quelqu’un par quelque moyen que ce soit. Et je me suis porté volontaire pour te permettre d’avancer… parce que j’ai envie d’aider et que si je suis blessé, cela me permettra peut-être de me sentir moins coupable pour ce dont je viens de te parler. D’expier en quelques sortes. En définitif, Non je ne te cache rien. »

« Je peux te montrer mon pouvoir si cela te rassure. »

Je n’avais pas vraiment envie d’avoir à utiliser mon pouvoir pour le mettre en confiance. Mais bon si il me le demandait je le ferais, après tout si je lui sers de cobaye j’apprendrai le sien. Cela ne me blessais pas trop qu’il se soit montré sur ces gardes quand j’ai exposé ma première proposition. Pourtant je me sentais un peu mit à l’écart. Je rapprocha un peu plus mes genoux, les  enserrant de mes bras. Je sentis alors une petite miette de céréale sous l’ongle me mon pouce. J’entrepris de le délogé à l’aide de mes dents. Tenant le coude de la main que je grignotais avec l’autre. La position était plutôt inconfortable, mais j’avais sentimentalement un peu froid, alors je tentais de me réchauffer comme je pouvais.

Mon aveu comme quoi cela ne me dérageais pas d’être blesser était spontané, et bien que j’e n’en avais pas conscience… c’était aussi vraie. Cette cachoterie interne s’était révéler à moi au moment où je l’avais dit. Et ça me faisait me sentir encore plus mal. Non seulement j’étais lâche d’éviter Lucy mais en plus je voulais racheter ma faute en aidant quelqu’un d’autre. Je ne savais pas quoi faire et j’avais potentiellement, non… j’ai besoin de conseils. D’un point de vue extérieur concernant mon problème, Un juge pour lever ma sentence ou fixé les charges d’accusations. Je la trouverais peut être en Zakary.

Raison de plus pour aider le jeune homme que je veinais de rencontrer. Même si il était assez gentil, qu’il se sente redevable l’inciterait surement plus à me guider dans mon floue sentimentale. Même si le simple fait de l’aider m’aidera surement à me sentir mieux. Plus j’y réfléchissais moins je savais quoi en penser… Il me faut savoir le prochain choix de Zakary.
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Re: Quand la neige assourdi le monde. Pv Zakary

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