Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

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Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Mar 22 Déc 2015, 22:13

C’était mercredi après-midi.
Comme souvent, Tyron devait donner des cours privés à Yasushi, l’un de ces étudiants afin de l’aider à améliorer l’ensemble de ses notes. L’adolescent ayant grandi dans la rue avait de graves problèmes d’alphabétisation auquel le diamant s’évertuait de remédier. Alors qu’il l’attendait, l’homme préparait le repas du soir auquel son invité était convié. Ça sentait bon et l’homme-chat avait faim. Vivement que le tout soit prêt et que le garçon n’arrive. Le prof, bizarrement, aimait bien les pâtes alimentaires. Ce qui n’était pas le cas de tous les aliments. Principalement carnivore, Tyron devait, la plus part du temps, se forcer pour manger tout type de légumes. Quoi que ces temps-ci, il rechignait moins à en manger des cuits. C’était un des changements de comportement bizarres qui faisait de lui le Tyron que tout le monde connaissait. L’assiette de ce soir se composait donc de pâtes mélangées à des légumes cuits nappé d’une petite sauce, le tout accompagnant un bon morceau de steak.

Il venait de mettre le tout au four pour garder la nourriture bien chaude quand la sonnette de la porte lui fit grincer les dents. Il devait vraiment mettre cette affiche qu’il avait imaginée indiquant que celle-ci était défectueuse. Il se voyait mal expliquer à tous ces visiteurs que, grâce à son ouïe, il pouvait entendre toquer peut-importe sa position dans l’appartement et que, le bruit flagrant de la sonnerie lui donnait des maux de tête…

Peu désireux de l’entendre à nouveau, il se dirigea vers la porte et l’ouvrit. Dehors, il faisait gris, mais sans pleuvoir. Malgré tout, le jeune professeur sentait déjà l’humidité se frayer un chemin par la porte grande ouverte. L’homme invita donc courtoisement son visiteur à entrer
Lorsque la porte fût refermée, il entama enfin la conversation.
- Salut, tu vas bien ? Le repas est près, tu peux poser tes choses sur la table, nous allons manger avant d’entreprendre l’étude si tu le veux bien : je suis affamé !

Rigola-t-il. Puis, allant préparer les assiettes, il proposa à l’adolescent de manger devant la télévision.  

Lorsqu’ils prirent place dans le salon, Tyron ouvrit le téléviseur qui diffusa aussitôt les nouvelles avec un son peu élevé. Paré à changer de chaîne, armé de la télécommande, son pouce se figea à mi-course quand la voix de Yasushi lui demanda d’attendre. L’air interrogateur, Tyron jeta un regard à l’écran. Le commentateur parlait de l’arrestation d’un homme dont les images passaient en boucle. Cependant, le volume devait être bien trop bas pour que l’adolescent ai pût entendre quoi que ce soit.

- Qu’est-ce qu’il y a ? demanda enfin le professeur.

Devant la mine très intéressé de son élève pour le bulletin d’information, l’enseignant décida d’augmenter le volume pour que son interlocuteur puisse le percevoir lui aussi.
Ensuite, il se tût et écouta ce que le présentateur avait à raconter, les sourcils froncés, quand soudain, une information lui fit écarquiller grand les yeux. Elle avait été dite pas le criminel en personne. Et Tyron n’y comprenait plus rien. Échappant sa fourchette dans son assiette, Tyron était complètement abasourdis. Il entendait encore cette phrase tourner en boucle dans sa tête. Non, c'était impossible. Plus il y réfléchissait, plus il tremblait. Il lui était impossible de dire qu'il ne lui ressemblait pas. Il avait eu cette pensée de lui même le premier jour qu'il l'eut rencontrer.
Il ravala sa salive, attendant la réaction du jeune homme à ses côtés.

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Jeu 24 Déc 2015, 01:15

Mercredi après-midi. C'était le jour de mon cours particulier avec mon prof de bio : Tyron Hatami. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'était pas sa matière qu'il m'enseigner, mais les bases de l'éducation. Quand je l'avais rencontré, je ne savais ni lire, ni écrire et encore moins compter. La cause de cette ignorance était ma fugue qui m'avait conduit à vivre dans la rue, loin de toute forme d'éducation.

Comme d'habitude, avant de me diriger vers l'appartement du professeur, j'allai voir les orphelin dont je m'occupais pour vérifier s'ils allaient bien, qu'ils restaient sur la même ligne de conduite que lorsque j'étais là et s'ils ne manquaient de rien. Quand je fus rassuré, je me dirigeai vers le quartier branché et le logis de Tyron.
Quand je fus devant chez lui, je sonnai à la porte. Il ne fallut pas longtemps à mon sosie pour m'ouvrir. Il m'invita à entrer et, après avoir fermé la porte derrière moi, il me salua :

- Salut, tu vas bien ? Le repas est près, tu peux poser tes choses sur la table, nous allons manger avant d’entreprendre l’étude si tu le veux bien : je suis affamé !

- Salut Tyron. J'ai hâte de goûter ça : ça sent super bon et je meurs de faim!

Par la suite, il me proposa de manger devant la télévision, ce que j'acceptai avec joie. Je posai donc mon cartable sur la table de la salle à manger et entrai dans le salon auquel je m'étais enfin habitué. Du moins, assez pour ne pas faire des crises de panique.
Lorsque nous fûmes installés, Tyron alluma la télévision qui était sur les informations. Ces dernières semblaient parler du jugement d'un meurtrier. Malheureusement, je n'arrivais pas à entendre ce qui était dit, mais lorsque je vis le visage de mon père, je ne pus m'empêcher d'être plus qu'intéressé.

- Qu’est-ce qu’il y a ? me demanda Tyron, à côté de moi.

Trop occupé à essayer de comprendre, je ne lui répondis pas. Je ne parvins même pas à le remercier quand il augmenta le volume. Je fus alors heureux de savoir que mon témoignage avait servit à l'inculper pour le meurtre de ma mère et le condamner à aller en prison pour un grand nombre d'années. Puis, pour une raison que je ne compris pas, on le laissa parler devant la caméra. Ce qu'il dit nous choqua tous deux :

- Je souhaite rassurer mes fils, Yasushi Lelphe et Tyron Hatami. Je viendrais les retrouver dès que je serais sortis de prison...

Sans plus attendre, je pris la télécommande et éteignit le téléviseur. Il était hors de question que je l'entende dire plus de choses. Déjà que mon professeur était assez choqué pour lâcher sa fourchette qui était allé tinter dans son assiette. Ce fut seulement quand le silence s'installa dans la pièce que je parvins à réaliser. Mon frère. Tyron Hatami était mon frère? Réellement? Doucement, je me tournai la tête vers lui et l'observai. Il ne semblait pas dans son assiette. Il était vrai que nous nous ressemblions énormément...
Acceptant cette idée avec une facilité assez déconcertante, debout sur mes deux jambes, je fermai les poings et baissai la tête honteusement :

- Je suis sincèrement désolé que tu ais un père tel que lui... Tu ne mérites pas ça. Tu ne mérite pas d'être le fils d'un tel monstre.

Ma voix étaient rauque et basse, comme un grognement sourd. J'étais en colère contre mon paternel, cet homme, cet assassin, ce monstre. Comment pouvait-on pointer du doigt ses fils de la sorte, détruire leur vie sans aucun remord? Et déjà avant cela...
Chassant avec difficultés mes mauvais souvenirs et ma phobie, je risquai un regard vers le membre nouvellement revendiqué de ma famille. Il allait falloir que je le mette en garde... mais comment?


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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Jeu 24 Déc 2015, 02:15

Tyron n’avait toujours pas sillé. Perdu très loin dans ses pensées, ses yeux étaient devenus deux grandes perles bleutées écarquillées par la surprise. Rien ne parvenait à ses sens. Ni les mots du jeune garçon à ses côtés, ni ses gestes. Il ne remarqua même pas qu’il continuait d’observer un écran fermé. Que venait-il d’entendre ? Alors même que les phrases se retournaient sans cesse dans sa tête, il ne s’en souvenait déjà plus, sonné par la nouvelle. Un type à la télé. Un criminel. Qui ressemblait à Yasushi. Qui disait… qu’il souhaitait rassurer ses fils. Dont Yasushi Lelphe. C’était pile le nom de l’adolescent à ses côtés. Et, aux vues de son intérêt pour le bulletin de nouvelles, c’était fort probablement de lui-même dont il était question. Son père donc. Le meurtrier de sa mère. Donc un criminel. Tout cela avait du sens, seulement… « Mes fils… » Se rappelait Tyron, petit à petit. Yasushi avait un frère ? Il fronça les sourcils, hébété quand la fin de la phrase lui revint en mémoire comme un coup de massue en pleine tête.

« Et Tyron Hatami. »

Il sentit ses mains se mettre à trembler férocement. S’il ne l’avait pas déjà fait, il en aurait laissé tomber sa fourchette. Comment ? Comment étais-ce possible ? Il ne connaissait pas l’identité de cet homme. Comment pouvait-il claironner comme ça, à la télévision que lui connaissait le professeur ? Et affirmer qu’il était son père qui plus est ? Profondément sonné par l’incompréhension, il papillonna enfin des paupières et s’aperçu qu’il avait retenu son souffle durant tout ce temps. Une seule chose remonta son esprit :
N’importe quoi.
C’est histoire rocambolesque n’était qu’un ramassis de n’importe quoi. Il fronça les sourcils et vit celui qui –selon les dires de ce personnage horrible- était supposément son frère, se tenir debout bien droit, poings serrés pour s’excuser de ce qu’ils venaient d’entendre. Les sourcils du professeur ne furent que d’avantage froncés. Il croyait à cette histoire ? D’accord, ils avaient un petit air de ressemblance… ou peut-être un gros… Mais cela ne voulait rien dire, non ? Non… Il refusait. Refusait d’avoir ignoré l’existence d’un père jusqu’à ce jour pour finalement entendre qu’il s’agissait d’un malade psychotique qui avait assassiné sa femme de sang-froid.

Ce fût d’une voix sèche et autoritaire qu’il répondit à Yasushi :

- J’ignore d’où il connait mon nom. Mais sache une chose, Yasushi, ce type-là n’est pas mon père.

Il se leva et alla déposer son assiette sur le comptoir puisqu’il ne ressentait même plus la faim. Les mains toujours tremblantes à cause de son trop-plein d’émotions, il se mordit la lèvre.

- Je ne suis le fils d’aucun homme.

Il regarda Yasushi dans les yeux, une lueur de défi brillant dans les sien. Il était en colère. En colère contre toutes ses informations qui affluaient dans son esprit. Contre cette perspective d’avoir encore de la famille en ce monde et de toujours l’avoir ignoré. En colère contre se sang pourri qui coulait peut-être réellement dans ses veines. Sans quitter son regard il ajouta, la voix brulante comme la braise ;

- Je suis l’enfant d’une pute. Je n’ai jamais eu de père et n’en aurais jamais. Je me fiche de ce que cet enfoiré peut bien dire. C’est clair ?

Il y avait, dans ses yeux, quelque chose de changé. Quelque chose de furieux. Quelque chose de bestial. Comme si l’animal en lui était en train de prendre le contrôle. Et cet animal était en colère.

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Ven 25 Déc 2015, 00:22

Je n'eus pas à attendre longtemps avant que Tyron réagisse. Malheureusement, sa réaction fut d'une sécheresse et d'une autorité blessantes :

- J’ignore d’où il connait mon nom. Mais sache une chose, Yasushi, ce type-là n’est pas mon père.

Il se leva et emporta son assiette en cuisine. Je ne comprenais pas pourquoi il me parlait de cette façon. À cause de cela, je sentis la colère que je refoulais depuis un certain temps mencer d'exploser. Je continuai pourtant de l'écouter :

- Je ne suis le fils d’aucun homme. Je suis l’enfant d’une pute. Je n’ai jamais eu de père et n’en aurais jamais. Je me fiche de ce que cet enfoiré peut bien dire. C’est clair ?

La fureur qui semblait l'habiter me fit pratiquement perdre les pédales. Du coup, les sourcils froncés, je tentai de contenir l'instinct qu'on m'avait inculqué et que je ne voulais utiliser à aucun prix. Je ne pus cependant pas lui répondre autrement que sur un ton venimeux :

- Nous en reparlerons lorsque tu seras calmé. De mon côté je vais calmer mes nerfs dans mon refuge.

Je pris un morceau de papier dans mon sac et y écrivit l'adresse de l'auberge de Berth, ma protectrice. Je la posai ensuite en claquant ma main sur le comptoir et je concluai :

- Je t'attendrai là-bas. Surtout, prends tout ton temps. Il est préférable que je sois seul un moment.

Sur ces mots, je sortis et m'en allais en direction de ma deuxiement maison. Courant pour éviter de donner l'occasion a mes ennemis de me tendre un piège, je laissai mon instinct me guider. Il fallait que j'atteigne la cave en urgence. Du coup, quand j'arrivai à destination, malgré les paroles inquiètes de ma protectrice qui n'insista pas car elle me connaissait assez bien pour savoir qu'il ne le fallait pas, je me dirigeai vers la cave et, là, je laissai mon sac à terre avant de taper le mur déjà sali par mon propre sang. Lorsqu'une bonne heure fut passée, et que je vis que je ne me calmais pas, je me mis un énorme poing dans le front. Un coup tellement fort que j'en saignais. Mais, au moins, je m'étais assez calmé pour pouvoir remonter. En me voyant, Berth vint vers moi, visiblement très inquiète. Sans réellement l'écouter, je la laisser me mener au bar et me soigner, me mettant une compressé tenue par une bande sur ma blessure. Elle me bandz également mes mains ensanglantées au niveau des jointures. Puis, un verre d'eau devant moi, J'attendis mon professeur. J'avais prévenu mon hôte qui s'occupa de ses rares clients.


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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Jeu 07 Jan 2016, 00:26

Quand le garçon eut quitté l’appartement, la gorge de Tyron se serra. Il se senti coupable. Il était toujours furieux, certes, mais ce n’était pas la faute de l’étudiant. Il sera les poings. Et dire que cette soirée devait être agréable. Il força son appui sur le comptoir, furieux. Ses dents se serraient alors que tous ses traits se voyaient déformés par la rage qui grandissait inexorablement en lui. Puis d’un coup, comme si on balayait son âme, toute cette fureur s’envola ne laissant en lui qu’un immense vide. Ses yeux devinrent vitreux et les muscles de ses mains se relâchèrent. Et si toute cette histoire était vraie ? Et si cet homme était son père ? Il avait mal. Comme si quelque chose s’était brisé en lui. Il ne s’était jamais vraiment arrêté au fait qu’il n’avait pas de père. Il n’avait jamais pris le temps de se demander si c’était quelque chose qui lui avait manqué. Pourtant apprendre qu’un homme se revendiquait être son géniteur le bouleversait bien plus qu’il n’aurait pu l’imaginer. C’était un assassin. Un meurtrier. C’était loin d’être le genre de paternel qu’il aurait souhaité. Mais on ne choisis pas ce genre de choses.

Il ne pouvait pas choisir l’identité de son père, pas plus qu’il n’avait pût sauver sa mère de la maladie. Tyron ignorait s’il voulait connaître la réelle identité de son père. Et probablement que s’il n’aurait été cas que de cet inconnu à la télévision, il aurait préféré passer à autre chose sans chercher à savoir. Seulement, cet homme avait un fils. Yasushi. Et si… si toute cette histoire était la vérité, cela signifiait qu’ils seraient… frères. Du moins, demi-frères. Il ne pouvait pas faire comme si tout ça n’était jamais arriver. Il prit une inspiration et se dirigea vers la porte. Enfilant son manteau, il sorti à l’extérieur.

Après une quinzaine de minutes de voiture, il se gara dans le stationnement devant un long bâtiment. Il prit une inspiration. Il n’avait pas beaucoup réfléchis avant d’atterrir là, mais il s’avait que s’il le faisait, il se dégonflerait. Il sorti du véhicule et entra dans le pénitencier de la ville où, selon la télévision, il retrouverait son père.

À l’accueil, la dame derrière le comptoir essaya de le dissuader de faire une visite puisqu’il ne restait que dix minutes avant la fin des heures de visite. Voyant ces paroles comme une opportunité, Tyron faillit faire demi-tour sans broncher, mais à la dernière seconde, il se surprit à lui dire :

- Dix minutes ce sera amplement suffisant.  
- Mais, monsieur, le temps qu’ils…
- S’il vous plait. Demanda le jeune homme avec un ton si sérieux que la femme acquiesça.
- D’accord qui voulez-vous voir ?
- Monsieur Lelph.
- Monsieur Mike Lelph ?  
- O-oui…

Il avait eu du mal à dire qu’il s’agissait bien de lui. C’était la première fois qu’il entendait son prénom.

- Votre nom ? Demanda la demoiselle.
- Tyron Hatami.

La femme marqua un temps d’arrêt. Elle le regarda quelques secondes puis, sans rien ajouter, elle lui fit signe d’entrer. Il la remercia et suivit ses instructions.

Il s’asseye sur la chaise très inconfortable, derrière la vie, puis attendit. Après quelques minutes, un homme arriva face à lui, sourire aux lèvres. Tyron resta impassible.

- À qui ai-je l’honneur ? demanda gaiement l’homme derrière la vitre.
- À vous de me le dire, avança Tyron, vous aviez l’air de bien le savoir lorsque je vous ai vu à la télévision. Moi en revanche, je ne vous connais pas du tout.

À cet instant, l’homme face au professeur perdit son sourire si éclatant.

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Jeu 07 Jan 2016, 09:16

Yasushi n'avait aucune idée de ce qu'il se passait alors qu'il s'énervait contre le mur, dans l'auberge de sa protectrice. Certainement valait-il mieux qu'il en soit ainsi à ce moment-là...

Le père de Yasushi attendait que le temps passe, allongé dans sa cellule. Il était en train d'imaginer des plans pour ramener le fils qu'il connaissait le mieux sous sa coupe et débloquer l'esprit qu'il lui avait inculqué. Il fallait que le jeune homme prenne sa relève : il commençait à se faire trop vieux pour enchaîner les contrats. De plus, il était certainement trop tard pour son autre fils. Il avait certainement environ 25 ans et l'éducation, à cet âge-là, se révélait bien plus compliqué. Il avait donc abandonné l'idée de faire de lui un tueur. Le seul plan qui lui restait le concernant était... il hésitait en réalité. Soit il allait le tuer pour éviter qu'il ne se retourne contre lui, soit il allait tenter de le rallier à sa cause pour faciliter l'ascension de son chouchou.

Il commençait à se faire tard, les visites allait bientôt se terminer. Pourtant, un gardien vint le chercher en prétendant qu'un visiteur l'attendait. Sans poser de question, l'homme se leva et suivit son geôlier qui l'avait enchaîné.  Quand ils furent arrivés à destination, il fut conduit devant un grand homme blond qui lui rappelait Yasushi et sa propre image dans le miroir quelques années plus tôt. Après avoir marqué un temps d'arrêt, il mit le compte de cette ressemblance sur le fait qu'il devaient être sosies et il s'assit sur la chaise métallique.


- À qui ai-je l’honneur ? Demanda-t-il gaiment alors qu'il l'observait.

Quelle ne fut pas sa surprise quand le jeune homme derrière la vitre prétendit que seul lui pouvait le dire. Tant et si bien qu'il en perdit le sourire pendant un instant. L'observant avec plus d'attention, il conclut que cet homme n'était définitivement pas Yasushi. Et puisqu'il faisait la référence avec la télévision, ce sosie ne pouvait être qu'une seule personne : Tyron Hatami, son premier fils. Souriant à nouveau, il s'accouda à la table et dit sur un ton léger et doucereux :


- Tiens donc! Si seulement je m'étais attendu à ça. Je suis bien content de pouvoir enfin mettre un visage sur le nom de mon fils aîné. Tyron Hatami... Ta mère m'avait prévenu qu'elle allait te garder et m'avait même demandé de vous prendre tous les deux. Comment elle va, au fait?

Il évita de dire à son interlocuteur qu'il les avait jeté comme des moins que rien. A cette époque, il était jeune marié et sa femme avait commencé à avoir des soupçons quant à ses sorties nocturnes. Il avait donc dû y mettre fin. Non pas qu'il le regretta, mais il aurait voulu avoir plus d'enfant pour se créer sa petite élite. Désormais, il ne pouvait compter que sur Yasushi.


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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Jeu 07 Jan 2016, 17:03

Ce ne fût qu’une question de temps, pour avaler la nouvelle sans doutes, avant que son sourire si énervant ne refasse surface. Après l’avoir étudié quelques secondes avec ces yeux bleus qui semblait prêts à lui faire fondre la peau pour voir ce qu’il y avait dessous, il s’appuya finalement sur la table l’air satisfait.

- Tiens donc! Si seulement je m'étais attendu à ça. Je suis bien content de pouvoir enfin mettre un visage sur le nom de mon fils aîné.

Le professeur sera des dents afin de s’empêcher de dire quoi que ce soit. Cela valait sans doute mieux… L’homme qui, aux premiers abords semblait avoir une couverture plutôt charismatique continuait de faire couler les mots de sa bouche comme d’un lavabo défectueux.

- Tyron Hatami... Disait-il comme s’il s’agissait-là d’un messie, Ta mère m'avait prévenu qu'elle allait te garder et m'avait même demandé de vous prendre tous les deux. Comment elle va, au fait?

Le professeur fût certain d’entendre l’une de ses dents se rompre tellement la pression de ses mâchoires était grande. Il  le connaissait à cause de sa mère, d’accord. Il pouvait encaisser la nouvelle. De toute façon il voulait qu’il l’ait appris comment ? Après la visite d’un ange ? Sa génitrice était loin d’être une sainte. Tyron s’avança.

- Si tu veux parler de Aiko Hatami, elle est morte depuis maintenant quatorze ans. C’est un peu tard pour s’inquiéter de sa santé. Du moins, à mon avis.


Il aborda du regard celui de son prétendu père. Il était bleu. Comme le sien. De la même couleur que celle de son reflet. Il retint une grimace de dégout.

- Alors c’est vrai ? Dit-il finalement, C’est toi mon géniteur ? (il émit un petit rire) Et moi qui me croyait seul. La bonne blague. À regarder ta tête on doit être des dizaines.

Le jeune homme haussa les épaules.

- Je savais que mon père était fort probablement un salopard -qu’est-ont d’autre quand on se paie une pute ? Mais je dois avouer qu’un tueur… j’avais jamais pensé à ça.

Il renvoya son regard azur sur celui qui lui ressemblait tant de l’autre côté de la vitre. Il n’était pas laid. Mais la pourriture qui recouvrait son âme, toute cette malveillance qu’il pouvait ressentir émanant de lui, venait tout gâcher. Et son sang coulait dans ses veines. Rien que d’y penser il avait envie de lui gerber à la figure…

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Jeu 07 Jan 2016, 19:35

Pour son plus grand plaisir, Mike voyait que son fils était tendu, peut-être un peu désorienté et surtout très contrarié. Il aimait voir ces éléments sur le visage de ses interlocuteurs, comme si c'était e plus beau spectacle que la vie lui donnait de voir. Et cela à la place du couché de soleil tant apprécié par d'autres. Patiemment, il attendit la réponse à sa question bien qu'il se fichait éperdument de ce qui allait être dit. Tout ce qui l'intéressait était la façon dont allait parler le jeune homme. Ce dernier la lui donna sans changer d'expression :

- Si tu veux parler de Aiko Hatami, elle est morte depuis maintenant quatorze ans. C’est un peu tard pour s’inquiéter de sa santé. Du moins, à mon avis.

- Comme c'est dommage... se contenta de répondre le prisonnier.

Il n'en pensait cependant pas un traitre mot et était bien content que cette femme ne fasse dorénavant plus partie de sa vie. Il avait failli, à cause d'elle, ne plus avoir la possibilité d'avoir son assassin en herbe. Alors, c'est tout en se félicitant de son coup de maître qu'il tint le regard de Tyron. Ce dernier ajouta après quelques instants de silence :


- Alors c’est vrai ? C’est toi mon géniteur ? Et moi qui me croyait seul. La bonne blague. À regarder ta tête on doit être des dizaines.

Le jeune professeur haussa les épaules et continua :

- Je savais que mon père était fort probablement un salopard -qu’est-ont d’autre quand on se paie une pute ? Mais je dois avouer qu’un tueur… j’avais jamais pensé à ça.

Mike Lelphe éclata d'un rire puissant en entendant la tirade de son fils. Était-ce une plainte? Des regrets? En tous les cas, cela amusait beaucoup l'homme du mauvais côté de la vitre. Tant et si bien qu'il ne pu se calmer que lorsqu'un gardien vint le chercher en annonçant la fin de l'entrevue. Toujours en riant, il se leva et, avant de s'en aller, il fit :

- Tyron, je ne suis un assassin que parce que ton frère, qui n'a pas toute sa tête, a témoigné contre moi. Mais qu'est-ce qui te garanti que tout cela n'a pas été inventé par l'esprit malade de Yasushi?

Sur ces mots, il partit sans se retourner. Et, bien que Tyron ne put le voir, il sourit d'un air plus que satisfait. Il avait bon espoir d'avoir semé le trouble dans l'esprit de son aîné et que cela entraînerait de la zizanie entre les deux frères. Avec un peu de chance, il aurait les deux choses qu'il souhaitait le plus au monde : la mort de ce fils non désiré et le premier meurtre de son second.


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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Jeu 07 Jan 2016, 21:23

Toujours impassible, Tyron avait regardé son géniteur se tordre de rire avant de lui envoyer une réplique qui, selon son regard, s’espérait choquante. Pourtant, le jeune homme ne broncha toujours pas. Et il ne le fit pas plus, lorsque le gardien vint chercher ce psychotique aguerrit. Lorsqu’il disparut, l’enseignant se leva, le visage toujours neutre et quitta le bâtiment en remerciant la dame de l’accueil sans pour autant lui accorder le moindre regard. Il sentait bien celui de celle-ci l’observer avec intérêt. Elle avait reconnu son nom. Elle voulait savoir. Malheureusement pour elle, Tyron n’avait pas l’intention de dire quoi que ce soit.

Il prit place dans son véhicule, toujours en silence et regagna le cœur de la ville où il s’arrêta devant une auberge. Il coupa le moteur. C’était le fameux refuge de Yasu… De son frère. Il prit plusieurs minutes à l’observé. La tête entièrement vide de toutes pensées. Finalement, quand le froid qui s’insinuait dans la voiture s’en prit à lui, il revint vers la réalité. Faisant pianoter ses doigts sur le volant, il se décida enfin à sortir. Il passa la porte de l’auberge où les odeurs de nourriture se mélangeait à celles des clients aux fragrances diverses. Celle qui capta son attention fût celle du sang. Pensant d’abord à une bagarre récente, il changea d’avis quand il comprit qu’elle émanait d’un adolescent assis au bar, les poings bandés. Il s’avança jusqu’à sa hauteur et s’asseye à ses côtés, le regard obstinément fixé de l’autre côté du bar tout comme son homologue.

- Tu ne devineras jamais d’où j’arrive.  

Se décida-t-il enfin à dire, brisant le silence qui s’était éterniser depuis le départ de son père. Bien qu’il ne regardait pas l’étudiant à ses côtés, il s’avait que toute son attention était braquée sur lui. Il continua, les yeux toujours perdu quelque part dans le vide devant lui :
- Je suis désolé pour tout à l’heure. C’est toi qui avait raison. J’ai un père. Un salopard psychologiquement atteint, mais j’ai un père.

Alors que la dame qui tenait l’auberge passait devant, Tyron capta poliment son attention et lui demanda un verre. Lorsqu’il fût servi et qu’elle s’éloigna de nouveau, non sans jeter un regard vers Yasushi, le professeur prit une copieuse gorgée.

- Et il me hait.

Conclut-il enfin.

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Ven 08 Jan 2016, 00:17

Je ne voyais pas le temps passer. Il en était certainement mieux ainsi... De toute façon, j'étais bien trop occupé à essayer d'apaiser ma colère que je ne faisais pas attention à ce qu'il se passait autour de moi. De temps à autre, quand les rares clients présents à l'auberge la lâchaient un peu, Berth venait pour me glisser quelques paroles déconcertantes, essayait de savoir ce qu'il s'était passé sans trop insister devant mon silence. Depuis que j'avais péter un plomb en cassant des tables quand on avait rayé mon père de la liste des suspects et qu'on l'avait su par le bulletin d'informations télévisé, elle avait banni le téléviseur de sa boutique. Du coup, elle n'avait pas vu ou entendu ce que mon père avait dit lors de son arrestation. Tant mieux!

Mon regard était toujours fixé sur ce qu'il y avait de l'autre côté du comptoir quand une personne vint me rejoindre. Je ne lui adressai pas un regard. Je n'avais pas envie de savoir qui il s'agissait. Si c'était Tyron et que je le découvrais avant de savoir ce qu'il avait à me dire, je n'étais pas certain de parvenir à rester calme. Du coup, je restai là à attendre de savoir le fin mot de l'histoire.

- Tu ne devineras jamais d’où j’arrive.

Je ne le savais pas et n'étais pas certain de vouloir connaître la réponse. Alors, je laissai le silence répondre pour moi. Pourtant, j'étais curieux de savoir ce qu'il pensait de la situation désormais. Partagé comme je l'étais, je ne bronchai pas et n'émis aucun son qui puisse permettre de dire que j'écoutais. Quoi que mon silence pouvait être interprété différemment.

- Je suis désolé pour tout à l’heure. C’est toi qui avait raison. J’ai un père. Un salopard psychologiquement atteint, mais j’ai un père.

Pour la première fois depuis son arrivée, je me permis de lui jeter un regard. J'étais curieux de savoir s'il arborait une tête compatible avec le ton qu'il me servait. C'était le cas : il était plutôt triste et le fait qu'il demande de l'alcool à Berth me conforta dans l'idée qu'il n'appréciait que très peu la nouvelle qu'il avait un père alias un "salopard psychologiquement atteint". Mais il semblait que je ne sois pas totalement dans le juste : après avoir bu une gorgée de sa boisson, il ajouta d'une voix morne :

- Et il me hait.

Indéniablement, je reportai mon regard sur son objectif initial et je lui répondis d'une voix rauque :

- Tu sais, ce n'est pas plus mal. Je préfère qu'il te haïsse plutôt qu'il te fasse devenir comme moi...

Je fis une pause. Une pause sensée m'aider à mettre de l'ordre dans mes idées. Mais je ne parvins pas à lui exprimer les explications que je lui devais. Au lieu de cela, ce furent des excuses qui franchirent le seuil de mes lèvres :

- Je suis désolé pour ma réaction de tout à l'heure... c'était plus fort que moi, j'allais perdre le peu de contrôle que j'avais sur ma colère. Je préfère être ici dans ces moments-là...


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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Ven 08 Jan 2016, 01:29

Après quelques secondes de silence et la sensation des yeux de son frère qui passaient brièvement sur lui, il l’entendit enfin prendre la parole :

- Tu sais, ce n'est pas plus mal. Je préfère qu'il te haïsse plutôt qu'il te fasse devenir comme moi...

Le professeur fronça les sourcils et lui jeta un léger coup d’œil. Comment ça « comme lui » ?  N’ajoutant rien, il prit une nouvelle gorgée alors que le plus jeune entamait des excuses inutiles.

- Je suis désolé pour ma réaction de tout à l'heure... c'était plus fort que moi, j'allais perdre le peu de contrôle que j'avais sur ma colère. Je préfère être ici dans ces moments-là...

Tyron le considéra quelques instants. Puis, il haussa les épaules en prenant une inspiration.

- Ne t’en fais pas pour ça… Marmonna-t-il alors que son regard retournait voleter autour de lui.

Il essayait de faire abstraction des bruits environnants et y parvenait plus ou moins bien quand il ajouta :

- Peut-être que tu as raison. Peut-être est-ce mieux qu’il m’haïsse… Sauf qu’il y avait un truc dans son regard. Il me déteste. Il veut que je disparaisse. Il jubile à l'idée de me voir mort c’est aussi simple que ça. Tout son corps me le hurlait. Mais… alors...

Son visage fût rompu par l’incompréhension et par la douleur.

- Pourquoi a-t-il fait ça ? Pourquoi a-t-il mentionné mon nom s’il ne souhaitait pas me voir débarquer dans sa misérable vie ? S’il n’aurait rien dit, personne n’aurait rien sus.

Son regard, lourd, se posa sur Yasushi.

- C’est toi qu’il veut. Moi je ne l’intéresse pas. Alors pourquoi me mêle-t-il à toute cette histoire ?

Sa question était presque une supplication, ses yeux semblaient espérer que son nouveau frère ait la réponse. Mais il savait très bien que ce n’était probablement pas après de lui qu’il la trouverait. Il soupira renvoya son regard vers le bar.
Un cauchemar.
Il était tombé dans un cauchemar.

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Ven 08 Jan 2016, 02:02

Après avoir écouté mes excuses que je regrettais déjà, il me marmonna que je n'avais pas à m'en faire pour ma réaction. Cela ne me soulagea pas pour autant. Puis, il ajouta :

- Peut-être que tu as raison. Peut-être est-ce mieux qu’il me haïsse… Sauf qu’il y avait un truc dans son regard. Il me déteste. Il veut que je disparaisse. Il jubile à l'idée de me voir mort c’est aussi simple que ça. Tout son corps me le hurlait. Mais… alors... Pourquoi a-t-il fait ça ? Pourquoi a-t-il mentionné mon nom s’il ne souhaitait pas me voir débarquer dans sa misérable vie ? S’il n’aurait rien dit, personne n’aurait rien su.

Je ne répondis pas tout de suite, méditant sur la réponse la plus appropriée à lui donner. Je sentis cependant un regard, certainement le sien, se poser sur moi, ce qui me tendit et m'empêcha de chercher plus loin une phrase convenable.

- C’est toi qu’il veut. Moi je ne l’intéresse pas. Alors pourquoi me mêle-t-il à toute cette histoire ?

Poussant un soupire, je baissai la tête en pensant que j'aurais préféré ne jamais être de ce monde. L'image de Yumi s'imposa alors à moi et j'eus soudainement envie de pleurer en pensant que cette idée ait pu me traverser, ne serait-ce qu'une seconde, l'esprit. Puis, cessant toute réflexion, je me mis à parler instinctivement à voix basse :

- Ce n'est pas pour rien que je sais trouver sans réfléchir l'artère fémorale ou les autres points sensibles du corps humain...

J'attendis quelques secondes pour le laisser imprimer mes paroles. Puis, sans le laisser en placer une, j'enchaînai :

- J'imagine qu'il a prévu de nous monter l'un contre l'autre en espérant que je mette en pratique ce qu'il m'a appris. Que je devienne un monstre...

Par peur qu'il réagisse excessivement, j'ajoutai vivement :

- T'inquiètes, ce n'est pas ce que je veux. C'est bien pour ça que je préfère être ici quand je suis énervé.

Bon... je m'enfonçai un peu plus à chaque parole. Cela ne faisait aucun doute. Alors, je ne dis plus rien, attendant qu'il me dise le fond de sa pensée. L'idée qu'il m'en mette une me traversa l'esprit. Maintenant que nous étions officiellement frères, il pouvait se le permettre, non?


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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Ven 08 Jan 2016, 02:29

Lorsque son frère se décida enfin à prendre la parole, les brumes qui enroulaient le cerveau de Tyron semblèrent se dissipées peu à peu. Comme s’il se réveillait enfin après une longue période de transe ou tous sentiments s’apparentant à des aspects positifs avaient été chassés. Pourtant, les propos de Yasushi n’avaient rien de gaie…

- Ce n'est pas pour rien que je sais trouver sans réfléchir l'artère fémorale ou les autres points sensibles du corps humain...

L’homme arqua un sourcil en posant les yeux sur le garçon qui, lui, ne souhaitait clairement pas détacher les siens de leur contemplation du vide. Était-il tout bonnement en train de lui révéler qu’il était un garçon conditionner pour le meurtre ? On assassin fou ? Avant même que l’enseignant n’ai pût dire quoi que ce soit, Lelph Junior le devança :

- J'imagine qu'il a prévu de nous monter l'un contre l'autre en espérant que je mette en pratique ce qu'il m'a appris. Que je devienne un monstre...

Un sourire étira les lèvres de l’homme. Sourire qui resta invisible aux yeux de l’adolescent qui regardait toujours obstinément dans toutes les directions sauf la sienne. Aussitôt qu’il eut prononcé ses mots, Yasushi s’empressa d’en rajouter probablement par crainte de la réaction de son frère aîné.

- T'inquiètes, ce n'est pas ce que je veux. C'est bien pour ça que je préfère être ici quand je suis énervé.

L’adulte hocha la tête doucement. S’il avait mal prit ses paroles, il aurait visiblement eu bien du mal à s’en sortir indemne… Il se laissa aller à un petit gloussement qui surprit sans doute son interlocuteur. Laissant ses doigts enlacer son verre, il les passa distraitement sur les rebords alors que ses yeux ne quittaient pas la boisson.

- Bien sûr que ce n’est pas ce que tu veux. Ce n’est pas parce qu’on sait exactement comment tuer quelqu’un que l’on a envie de le faire.

Il se pencha vers celui qui était apparemment son frère avec un ton de confidence :

- La preuve : je sais le faire aussi.

Il se redressa, le visage souriant et ajouta :

- Et puis, tu n’as rien contre moi. Jusqu’à tout à l’heure je n’étais que ton prof de bio et un bon ami. Disons simplement que maintenant… On a juste un petit truc en plus.

Il prit une inspiration suivie d’une gorgée.

- Que ce soit clair, je n’ai pas du tout l’intention que ce cinglé parvienne à ses fins. J’imagine que tu partages mon avis ?

Il renvoya ses yeux bleutés sur le garçon à ses côtés attendant sa réponse. Un « petit quelque chose en plus »… Il sourit. Un frère. Pourquoi pas ?

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Ven 08 Jan 2016, 02:49

Entendre mon frère nouvellement revendiqué rire doucement me surpris tellement que j'en levai les yeux vers lui. C'était bien la première fois que je le regardais réellement depuis son arrivée, depuis notre petit différent chez lui. Ainsi, je pus le voir jouer avec son verre de façon distraite alors qu'il me répondit :

- Bien sûr que ce n’est pas ce que tu veux. Ce n’est pas parce qu’on sait exactement comment tuer quelqu’un que l’on a envie de le faire.

Alors que je ressentais un immense soulagement mêlé à une crainte sourde, je le vis se pencher vers moi pour ensuite me murmurer sur un ton de confidence :

- La preuve : je sais le faire aussi.

Cette fois, la surprise me fit lever les sourcils et me rendit totalement muet. Lui aussi savait tuer? Comment cela? Je ne comprenais pas et, je devais bien l'avouer, je n'étais pas certain de vouloir savoir. Quant à lui, il se redressa avant d'ajouter :

- Et puis, tu n’as rien contre moi. Jusqu’à tout à l’heure je n’étais que ton prof de bio et un bon ami. Disons simplement que maintenant… On a juste un petit truc en plus.

Il bu une gorgée de sa boisson, me laissant un instant pour réfléchir. Il était vrai que je n'avais absolument rien contre lui. Au contraire, je voyais dans le fait qu'il soit mon frère une possibilité de voir mon avenir d'une façon différente. J'allais pouvoir avoir un modèle à suivre. Cette fois, j'allais pouvoir me reposer pleinement sur quelqu'un. Quelque part, je sentais que ça me soulageait plus qu'autre chose.

- Que ce soit clair, je n’ai pas du tout l’intention que ce cinglé parvienne à ses fins. J’imagine que tu partages mon avis ?

Ce fut alors à mon tour de rire. Ce fut un rire qui venait du coeur dans lequel j'y mettait mon soulagement et ma joie d'avoir un membre fiable de ma famille. Puis, je lui répondis sur un ton qui le faisait ressentir aussi :

- C'est clair! Hors de question que je devienne comme lui.

Je laissai ensuite un instant passer. Je savais que ce que je voulais faire était idiot. Je n'avais pas à le remercier. Pourtant, c'était grâce à lui que je sentais beaucoup de choses changer en moi. C'était grâce à lui que je voyais enfin mon avenir sous un angle différent. Puis, le sourire aux lèvres, malicieusement, je le regardai et lui fit :

- Je compte sur toi pour être mon modèle, maintenant.

J'agrémentai cette annonce d'un clin d'oeil complice auquel j'attendis de voir la réaction qu'il aurait.


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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Ven 08 Jan 2016, 03:38

Lorsque le garçon rit à son tour, le sourire de Tyron devint serein. Un petit frère en plus. L’homme se souvenait avoir vu bon nombre de films où une telle relation était mise de l’avant. Et chaque fois, ou presque, elle semblait agréable. Tout du moins, profitable pour le plus âgé.  Cependant, il avait bien remarqué le visage emplis de question qu’avait eu son demi-frère lorsqu’il avait parlé de ses aptitudes de meurtrier potentiel. En fouillant sa mémoire, il se rappela que seule Yumiko savait en quoi consistait réellement le pouvoir de l’enseignant.

- C'est clair! Claironnait Yasushi, Hors de question que je devienne comme lui.

Ce fût une phrase que Tyron prit plaisir à entendre. Comandant un nouveau verre à la dame qui s’afférait derrière le comptoir, il hochait la tête pour confirmer son accord avec le garçon. Quand elle le lui servit, le professeur prit une gargé alors que, à ses côtés, Yasushi s’exclamait à la même seconde :

- Je compte sur toi pour être mon modèle, maintenant.

Pris de court, Tyron recracha vivement sa gorgé, passant près de s’étouffer avec. Se tenant la gorge d’une main, l’autre s’agrippant à son verre posé sur le comptoir il chercha son souffle avant de se redresser péniblement. Sa gaffe avait attirer l’attention du peu de clients qu’il y avait aux alentours ainsi que celui de la gentille dame de la taverne.

- Je... Je suis désolé bégaya Hatami, je vais tout nettoyer, promis…

Il demanda à la tavernière de quoi essuyer sa faute et se retourna ensuite vers le sourire malicieux de son frère.

- Ton quoi ? Demanda-t-il un sourcil froncé, dubitatif.

Devant la mine rieuse de son interlocuteur, il secoua lentement la tête alors que celle que tous appelaient ‘Berth’ revenait pour lui offrir un chiffon. Tyron s’évertua à tout essuyer dès qu’elle s’en fût tout en s’expliquant :

- Je ne peux pas être ton modèle… Je… Je suis bien trop bizarre pour ça…

Essaya-t-il de se justifier, sans grande réussite…

- Et puis, dit-il, je t’ai dit que je savais comment tuer des gens… Tu vois bien que je ne suis pas mieux que personne dans cette fichue famille…

Il essayait de ne pas croiser le regard de son frère. Pour une raison qu’il n’avait jamais sus identifié, il avait toujours eu du mal à parler de son pouvoir à quelqu’un… Sans doute étais-ce les vestiges de sa vie de cobaye.

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Ven 08 Jan 2016, 17:01

Si je ne m'étais pas inquiété qu'il ne s'étouffe et de la raison pour laquelle il recracha expressément sa boisson, j'aurais bien rit de la scène. Non mais pourquoi réagissait-il de la sorte? Était-ce si choquant que cela que je veuilles le prendre pour exemple? Certes, il avait un autre point de vue que le mien, mais tout de même! Je trouvais quand même exagéré qu'il manque de s'étouffer à cause de cette volonté de ma part.

Attendant avec une patience plus ou moins limitée une explication, je le regardai s'excuser et demander à Berth un chiffon pour nettoyer l'alcool gaspillé. Vu comme elle était amusée par la situation, je compris qu'elle n'avait rien suivit de la conversation. Tant mieux! Je ne voulais pas lui donner plus d'inquiétudes. J'étais une source de problèmes bien suffisante pour lui en rajouter plus encore.

- Ton quoi ?

Après qu'il eut nettoyé, il se tourna vers moi et le sourire que j'avais tenté de garder malgré tout, et je répondis à sa question :

- Mon modèle, patate, lui répondis-je sur le ton de la plaisanterie, comme si je ne me posais pas mille et une questions. Tu sais, une personne qui donne l'exemple...

Ce à quoi il expliqua avec un air si désolé que j'en eu mal :

- Je ne peux pas être ton modèle… Je… Je suis bien trop bizarre pour ça… Et puis, je t’ai dit que je savais comment tuer des gens… Tu vois bien que je ne suis pas mieux que personne dans cette fichue famille…

Sans détourner les yeux, je fermai mes poings dont les jointures saignèrent à nouveau. Il était idiot ou sa confiance en lui était pire que la mienne? J'avais un peu de mal à freiner la colère qui commençait à monter, mais je pus tout de même lui dire le fond de ma pensée avec un certain calme :

- Tu sais comment tuer, mais tu ne l'as pas fait, que je saches. Arrêtes moi si je me trompe, mais tu sais contrôler ta colère, contrairement à moi. Si je te veux comme modèle c'est pour pouvoir sortir du gouffre dans lequel je suis. Et puis merde! T'as pas ton mot à dire : peu importe ce que tu penses, je te prendrais comme modèle quand même.


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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Dim 10 Jan 2016, 20:15

Le professeur aurait pût jurer voir la fureur sortir du corps de son frère. Pourquoi réagissait-il si mal ? N’avait-il pas le droit de réagir comme il l’entendait vis-à-vis du rôle qu’il souhaitait lui attribuer ? Un peu sous le choc, il continuait de regarder fixement son cadet sans broncher et surtout sans prononcer le moindre mot de peur que la situation ne s’envenime d’avantage. Quand il senti l’odeur du fer lui frotter le nez, il jeta un coup d’œil furtif aux jointures exagérément closes de Yasushi d’où le sang s’écoulait de nouveau. Il fronça les sourcils.

- Tu sais comment tuer, mais tu ne l'as pas fait, que je sache. Arrêtes-moi si je me trompe, mais tu sais contrôler ta colère, contrairement à moi. Si je te veux comme modèle c'est pour pouvoir sortir du gouffre dans lequel je suis. Et puis merde! T'as pas ton mot à dire : peu importe ce que tu penses, je te prendrais comme modèle quand même.

Le prof croisa les bras.

- Si tu sous-entends par «  contrôler ma colère » que je ne suis pas du genre à serrer les poings comme un imbécile jusqu’à en rouvrir mes blessures à cause d’une simple frustration alors je te dirais que tu as raison. Patate.

Après lui avoir renvoyé ce qui pouvait être baptisé une « insulte sympathique », l’enseignant dénoua ses bras et finalisa d’essuyer son dégât.

- Fait de moi ton modèle si tu le souhaite, je m’en fiche. De toute façon ce n’est pas à moi de décider ça. Mais, pour l’amour du ciel, arrête de serrer les poings comme ça. Ça chlingue le sang. Je déteste cette odeur.

Un peu renfrogner, Tyron averti la tavernière qu’il en avait terminé avec le chiffon. Cependant, quand elle vit les jointures ensanglantées du garçon elle sembla paniquer.

- Ça va, la prévint Tyron les yeux fixés sur son frère, faut pas s’en faire comme ça pour lui… il est juste un peu con.

Bien que sa réplique pût paraître désagréable, son sourire narquois et ses yeux rieurs lui faisaient perdre toute crédibilité. Visiblement, il se fichait de sa gueule. Le pire dans tout ça, c’était que Tyron ne savait même pas pourquoi il agissait ainsi. Il n’avait qu’une irrépréhensible envie de l’embêter.  

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Lun 11 Jan 2016, 23:52

Croisant les bras, Tyron me répondit sur un ton ironique sans plus attendre :

- Si tu sous-entends par « contrôler ma colère » que je ne suis pas du genre à serrer les poings comme un imbécile jusqu’à en rouvrir mes blessures à cause d’une simple frustration alors je te dirais que tu as raison. Patate.

Reprenant un air sérieux, s'évertuant à essuyer son alcool perdu, il continua :

- Fait de moi ton modèle si tu le souhaite, je m’en fiche. De toute façon ce n’est pas à moi de décider ça. Mais, pour l’amour du ciel, arrête de serrer les poings comme ça. Ça chlingue le sang. Je déteste cette odeur.

Fronçant les sourcils, je ne pris pas vraiment bien sa remarque. J'avais même une envie folle de le traîner vers la cave pour l'y enfermer pendant quelques minutes, histoire qu'il comprenne que ça, c'était rien par rapport à ce qui se trouvait en bas. Même Berth avait du mal à descendre là-bas depuis qu'un des murs était devenu un de mes punching-ball.
La pause dans notre conversation permis à mon frère de rendre le torchon à l'aubergiste qui sembla remarquer mes jointures ensanglantées et mon air énervé. Cela ne la rassura pas, ce que je comprenais vu dans quel état j'étais arrivé plus tôt. Elle me savait instable et le fait que je sois ainsi n'était pas le mieux. Pourtant, Tyron dû mettre son inquiétude sur le seul fait que j'avais serré les poings un peu trop fort et il lui dit sur un ton qu'il voulu certainement rassurant :

- Ça va, faut pas s’en faire comme ça pour lui… il est juste un peu con.

Les yeux de Berth passa plusieurs fois entre nous et elle glissa à l'oreille du professeur, à voix basse mais assez fort pour que je l'entende (bien que ce ne fut certainement pas sa volonté) :

- Je vous prie de ne pas trop me l'énerver, s'il vous plaît. Sinon, c'est vous qui le conduirez à la cave pour qu'il ailles se défouler.

La pauvre, je savais que je ne lui avais pas mener la vie facile, mais je ne pensais pas que cela avait été à ce point. Ou peut-être que si... Sinon, aurais-je voulu à ce point venir en aide aux autres orphelins? Je ne savais plus trop comment j'en étais venu à faire ça. L'instinct? Un acte réfléchis? Je n'en avais aucune idée...
Oubliant ma fureur, je m'enfermai dans une réflexion inutile, ce qui me permit de me calmer un peu. Je ne voulais pas que ma protectrice ait encore des problèmes par ma faute... mais, je ne voulais pas non plus montrer mon mauvais côté à mon frère. Certainement pas maintenant, et le mieux serait jamais.
Sortant doucement de mes pensées, je dis à Tyron après m'être assuré que l'aubergiste était partie :

- Ris tant que tu peux, ceci n'est que du pipi de chat devant ce que j'ai pu lui faire voire. Ceci dit, je me demandais pourquoi tu sais les méthodes pour tuer un homme.


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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Invité le Jeu 14 Jan 2016, 23:02

Suite à ce que lui avait dit la tavernière juste avant son départ, Tyron eut un regard septique vis-à-vis du jeune homme près de lui. La cave. Que foutait-il dans cette cave ? Il s’y défoulait probablement. Et aux vues de ses jointures, probablement d’une façon très peu intelligente. Alors que son frère revenait peu à peu de ses réflexions profondes dont son professeur n’imaginait même pas l’existence, il lui posa la question suivante à la suite d’un commentaire qui laissa son interlocuteur plus ou moins perplexe :

- Ris tant que tu peux, ceci n'est que du pipi de chat devant ce que j'ai pu lui faire voire. Ceci dit, je me demandais pourquoi tu sais les méthodes pour tuer un homme.

Son expression, compte tenu du contexte, était plutôt adaptée bien qu’il ne le sache pas. Hatami prit le temps de réfléchir, n’ayant pas peur d’étirer les secondes d’attente de son cadet. D’ailleurs, selon tous les longs métrages qu’il avait vus, celui-ci n’avait pas son mot à dire sur le comportement de son aîné. Tout le moins, celui-ci pouvait se permettre de s’en contre foutre. Quand enfin il décida de ce qui était le mieux de répondre, il prit la parole.

- Je te le dirai seulement si tu me dis ce que tu peux bien ficher dans cette cave sous nos pieds.

Il s’apprêtait à le laisser répondre lorsqu’il précisa :

- Et je ne veux pas que tu me le montre. Je veux que tu me le dises.

Pourquoi cela semblait-il si important ? Et bien, outre le fait qu’il n’avait pas du tout envie de se lever, Tyron voulait être bien certain que s’il avait vu juste sur ce qu’il y faisait, Yasushi se rende bien compte d’à quel point tout cela était stupide. Sans rien ajouter, il continua de l’observer, attendant sa réponse avec une patience redoutable.

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Re: Le retour d'un paternel morbide - Feat Yasushi

Message par Yasushi le Jeu 14 Jan 2016, 23:36

Patiemment, j'attendis une réponse. Il n'avait pas l'air pressé de me répondre, ce qui me dérangeait peu compte tenu que je n'avais rien à faire. Je ne fus cependant pas très content de voir la situation se retourner contre moi :

- Je te le dirai seulement si tu me dis ce que tu peux bien ficher dans cette cave sous nos pieds. Et je ne veux pas que tu me le montre. Je veux que tu me le dises, ajouta-t-il sans me laisser le temps d'en placer une.

Comme c'était dommage que je ne puisse pas le faire descendre... Mais je me devais de m'en accommoder. Je devais alors construire une réponse viable, et juste. Je ne savais pas trop je que j'y faisais. Cela variait tellement... Plusieurs fois, je fis mine de prendre la parole sans le faire, refermant la bouche pour replonger dans ma réflexion. Je ne savais pas ce qui était bon à dire ou non. Il avait beau être mon frère, un membre de ma famille, je n'étais pas fier de ce qui se passait sous nos pieds quand j'étais dans tous mes états. Finalement, après un long moment que je ne vis pas passer, je lui répondis :

- Je ne sais pas exactement, mis à part me défouler... je ne le fais jamais de la même façon et je n'y parviens pas toujours... comme aujourd'hui. Souvent je tape dans un mur à m'en exploser les jointures, mais parfois je peux casser ce qui se trouve autour de moi, je...

Sans continuer, je me tus un instant, histoire de reprendre contenance, être certain de garder toute ma raison en m'entendant dire cela. Quand je fus certain d'être prêt, je fis en le regardant droit dans les yeux :

- Constamment, on ferme la porte à clé pour éviter que je n'ailles tuer des gens. J'ai demandé à Berth de le faire après qu'elle m'ait empêché de faire... mon premier meurtre. C'était il y a dix ans. Un double est planqué à la cave, mais quand je suis dans cet état-là, je ne pense pas à la chercher. Et quand j'ai un minimum de lucidité et que je n'arrive pas à me défouler complètement, à me calmer, je m'assomme un bon coup.

Je fermai les yeux et refis face au bar. J'étais tellement peu fier de moi que je ne savais pas trop comment réagir.

- Si je suis parti de chez toi c'est parce que je ne savais pas si j'allais pouvoir me retenir de casser des objets ou de taper contre quelque chose. J'avais même peur de m'en prendre à toi. Je n'arrive pas à me contrôler. C'est... c'est à cause de ça que ma mère a voulu divorcer de mon père, entre autres. C'est pour ça qu'elle est morte...

Baissant la tête, je me mis à rêver que je m'enterrais vivant. Mais pourquoi lui avais-je dis tout ça? Pourquoi ne parvenais-je pas à me taire?! Non... me taire n'aurait servit à rien et ce n'était pas ce que je voulais. Ce que je désirais c'était de pouvoir garder mon sang-froid et avoir un certain self-control.


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