Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

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Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

Message par Invité le 30/11/2015, 21:44

J'étais heureuse, enfin comme d'habitude je supposais. J'avais décidé de prendre l'après-midi de libre pour me prélasser sous un arbre avec un livre, au lieu de m'enfermer à la bibliothèque pour travailler. Je ne voulais surtout pas qu'on commence à me traiter de rat de bibliothèque.  Il ne faisait pas super beau, mais il n'allait probablement pas pleuvoir, enfin j'espérais.
J'avais pas eu une mâtinée magnifique, rythmée par diverses chutes et autres coins pris par inadvertance. Bref, j'étais déjà bien contusionnée et j'avais du me panser mes genoux ensanglantés par une chute sur le gravier. Les quelques amis que je m'étais fait s'inquiétaient  pour moi, ce qui me gênait un peu.

Je fredonnais un peu, en paix avec moi même. Les jardins étaient magnifiques, et je savourai la vision avec plaisir. J'essayais de faire attention à où je mettais mes pieds, histoire de ne pas chuter pour la dixième fois de la journée. En même temps je cherchais un emplacement pour m'installer en paix et m'atteler à cette lecture pour le cours de littérature.

Pourtant, je dus ne pas être prudente, car je me pris les pieds dans une dalle au détour d'une intersection et je chutais lourdement au sol, entraînant apparemment quelqu'un avec moi puisque je n'eu pas trop mal, à l'exception de mon genoux déjà blessé.

-Ouch ! Oh non non non ! Je suis désolée, vraiment désolée ! Oh misère, mais quelle maladroite ! Je ne vous ai pas fait mal?

J'avais dit cette dernière phrase en me passant la main sur mon visage probablement cramoisi, vu que je lui étais littéralement tombée dessus. C'était bon, j'étais morte de honte. J'avais beau être maladroite, je m'en voulais vraiment d'avoir blessé quelqu'un en prime.

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Re: Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

Message par Nicholai le 1/12/2015, 21:53

Par cette belle journée je m’étais promis d’aller faire un tour dehors. Le temps était comme je les aimais pour admirer la nature. De toute façon, comparer un même endroit chaque jour était pour moi un moyen de m’émerveiller. L’éclairage n’était pas le même rendant les couleurs plus ou moins pâles, intenses. Si j’avais su peindre, j’aurais peint ce que je voyais du banc où je m’asseyais souvent. Le paysage se déclinait en de multitudes versions alliant bonheur, tristesse, mélancolie. Une ribambelle d’émotion qui me laissait parfois silencieux en le miroitant. Ce paysage était absolument magnifique par sa richesse, son immensité aussi : une colline, des rivières, quelques noisetiers au loin et divers arbustes dont je ne connaissais pas le nom. J’allais oublier l’arbre qui me plaisait par-dessus tout : un magnifique saule pleureur qu’un élève m’avait montré un jour. J’avais l’impression que des larmes coulaient de cet arbre comme si la nature avait elle aussi ses propres malheurs et faiblesses. Pour cette idée, je l’avais toujours eu mais cela n’étayait que ma thèse. J’avais souvent vu la nature abordé le même comportement que moi : la colère avec l’orage, la tristesse avec l’hiver. Mais si cela se trouvait c’est elle qui m’influençait et cela était plus plausible.
Je marchais donc dans l’allée qui se trouvait dans les jardins écoutant les oiseaux chantés. C’était une douce mélodie qui égayait ma vie, ce doux film qui berçait mes espoirs et qui me permettait d’échapper à mes craintes. Cette académie me paraissait différente quand le temps était synonyme de bonheur : je ne voyais pas tout sous le même angle. L’environnement était le catalyseur voire la cause de mes émotions. Je n’étais pas lunatique pour autant fort heureusement mais j’aimais vivre enfin je ne le faisais pas exprès au rythme de la nature. Un peu comme les loups garou avec le cycle de la lune.

Et soudain une chute sous l’effet d’une cause qui m’était inconnue. La conséquence je l’avais remarqué c’était d’être allongé là par terre au milieu du chant bucolique des oiseaux. Je regardais de partout, un peu sonné, d’où venait la cause de ce moment plutôt causasse.

« -Ouch ! Oh non non non ! Je suis désolée, vraiment désolée ! Oh misère, mais quelle maladroite ! Je ne vous ai pas fait mal? »

L’origine était humaine, c’était déjà ça pensais-je. La voix était plutôt féminine. Je me mis à me retourner un peu perturbé et vis la personne passé sa main sur son visage couleur pivoine voire rubis. Enfin j’espérais que mon esprit ne me jouait pas des tours. Je lui fis la voix plutôt assurée tout en restant un peu timide :

« Ne vous inquiétez pas pour moi, je vais bien. Et vous comment allez-vous ? »
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Re: Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

Message par Invité le 2/12/2015, 09:48

-Ne vous inquiétez pas pour moi, je vais bien. Et vous comment allez-vous ?

Bon apparemment je n'avais pas trop fait de dégâts cette fois. Je me rappelai de la dernière fois que j'avais entraîné quelqu'un dans une chute. Il avait fini à l'infirmerie avec une fracture du coude. Enfin, c'était peut-être parce qu'on était tombé dans les escaliers, probablement. Pour ma part, j'avais rarement eu de grosses blessures suite à une chute. Le pire des pires avait été un traumatisme crânien en me prenant un coin de table dans la tête en chutant à cause de mon don.

Me relevant assez rapidement (c'était juste embarrassant d'être sur quelqu'un) je constatai qu'il s'agissait d'un adolescent de mon âge, assez grand et fin, aux cheveux blancs et aux yeux étonnamment fuschia. Était-ce des lentilles? Tout sur lui criait élégance, même la manière dont il était avachi par terre. La chance. J'arrivais jamais à tomber de manière élégante. C'est plutôt en général le style sac à patate ou grosse daube par terre, si possible devant une foule de gens pour se moquer d'elle. A l'internat, on m'avait surnommé miss catastrophe à cause de ça, et on m'évitait toujours dans des endroits à risque, tels les escaliers ou les pavés lorsqu'ils étaient inégaux. Je poussai un soupir en sentant mon coude, mes genoux et mes mains me signaler que je n'étais pas sortie indemne, encore une fois. Mais bon, ce jeune homme avait super gentil jusqu'à présent, ce n'était pas la peine de l'inquiéter en plus. Au mieux, il était un émeraude bon samaritain comme moi. Au pire, c'était un rubis prêt à tout pour me manipuler derrière. Pas que je n'aimais pas les rubis, c'était juste que beaucoup étaient chiants pour ça.

Enfin, je lui fis mon plus beau sourire paisible (faux bien entendu car j'avais juste mal et que je sentais que je saignais de nouveau de genoux), en espérant qu'il ne voit pas la supercherie (ce qui était rare).

-Tout va bien, vraiment. J'ai vraiment l'habitude de chuter, ne vous inquiétez pas, héhéhé. Enfin, vous êtes sûr que tout va bien?

J'étais sincère. Je m'en voulais déjà de l'avoir fait tomber, je m'en voudrai encore plus si je découvrais que j'avais envoyer un beau mec à l'infirmerie. Comme j'avais bougé mes mains en signe de dénégation tout en parlant, j'avais pu constater que non seulement ma paire de gants était foutue, mais en plus que ma paume des mains me faisait vraiment mal.

J'avais envie de retirer mes gants pour inspecter un peu les dégâts (j'avais toujours du désinfectant et des pansements dans mon sac), mais hors de question de les retirer devant quelqu'un. C'était peut-être maladif, mais depuis le temps, j'étais devenue incapable de toucher quoi que ce soit sans gants, excepté lorsque je me douchais, mais même là j'étais prudente. La peur d'une vision restait plus forte que tout. En plus mes mains étaient toutes abîmées à cause du port de gants perpétuel, et je ne voulais pas être prise en pitié par qui que ce soit.

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Re: Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

Message par Nicholai le 3/12/2015, 23:28

Je regardais la protagoniste aux cheveux violets. On faisait la paire dans le genre excentricité. Mais je devais bien avouer que cette couleur lui allait à ravir. Elle avait la peau vraiment pâle et à la regarder j’avais l’impression qu’elle était plus ou moins déboussolée voire bouleversée. Ma vision commençait à revenir à la normale et je ne pus m’empêcher de rougir en voyant la belle princesse qui se tenait devant moi. Un visage agréable (quoique il est vrai qu’il était plutôt magnifique), des jolies rondeurs se dessinaient sur ces traits qui faisaient d’elle une jolie jeune femme. Je remarquais qu’elle s’était mise à me regarder avec ses beaux yeux bleu quoique vert. J’optais donc pour le terme turquoise ne sachant pas trop me décider. Ce regard était plutôt troublant il faut l’avouer. Je n’avais pas l’habitude que les princesses des contes de fées se mettent à me regarder. J’avais l’impression d’être Cendrillon au masculin. Pour en revenir à la princesse de mes rêves : bein oui la fille qui se tenait en face de moi était vraiment l’archétype de la fille dont n’importe quel garçon tombait amoureux. Pas que pour ses formes je tiens à préciser mais elle avait ce quelque chose en plus dans les yeux qui me rendait fou. Je ne l’avais jamais vu à l’académie, j’en étais certain. Les filles ici étaient toutes aussi jolies les unes que les autres exceptées certaines que j’avais pu rencontrer dont celle qui se tenait devant moi qui dégageait ce petit quelque chose en plus. Une sorte d’aura positive si on pouvait appeler cela ainsi. Les fleurs se faisaient donc légion dans cette académie. Les filles russes lorsque j’étais allé au lycée pendant une année se ressemblaient toutes : blondes aux yeux bleus. Certes, elles étaient toutes resplendissantes de mille feux mais aucune ne se démarquait… Par démarquer j’entendais aussi bien physiquement que mentalement. En réalité, je ne m’étais jamais demandé à quoi ressemblait le portrait de la fille idéale : physiquement je m’en fichais au plus haut point car l’essentiel était invisible à nos yeux mais moralement je ne savais pas trop ce que je recherchais. Pour dire la vérité, chercher un archétype était pour moi synonyme de refus de la vie. Je ne voulais pas m’enfermer dans une recherche qui de toute façon n’aurait mené à rien. C’étaient les instants qui nous amenaient au bonheur plus ou moins rapidement. Les critères n’avaient jamais eu rien de bon et avaient poussés les hommes à l’eugénisme, à des choses terrifiantes que j’avais préféré oublié. L’histoire était gardienne de la mémoire…
Pour en revenir aux amis de Panurge, au lieu de divaguer en pensant à la reine des rêves, je devais me reconcentrer et faire disparaître la couleur empourprant mon visage. Je sentais une chaleur insoutenable en moi. Je n’avais vu l'Etna qu’en déplacement avec mon père mais la chaleur qui s’émanait du cratère n’était rien par rapport à ce qui se passait dans ma tête. J’étais en parfaite ébullition et plus son regard se posait sur moi plus je bouillonnais. J’étais vraiment timide pensais-je machinalement sans réfléchir plus.


« -Tout va bien, vraiment. J'ai vraiment l'habitude de chuter, ne vous inquiétez pas, héhéhé. Enfin, vous êtes sûr que tout va bien? »

Je l’écoutais attentivement. Pour ma part tout allait bien… Pour elle tout était moins sûr… Je voyais bien dans le ton de sa voix que la chute avait dû la chambouler voire la blesser. Je comprenais aisément qu’elle s’en veuille de la situation mais à ce point, j’en étais sûr elle n’allait pas bien. Je me remémorais le choc : il avait été plutôt violent et instantané. Je ne savais pas comment elle était tombée mais je supputais que pour qu’elle me fasse trébucher de la sorte, elle avait dû tomber d’une manière fort peu agréable pour elle. Je n’avais pas l’habitude de me retrouver à terre ainsi. Je ne lui en voulais pas bien au contraire ce geste m’avait permis de rencontrer quelqu’un de nouveau. Les rencontres étaient devenues mon petit bonheur dans cette académie : un peu comme un bonbon que vous donniez à un enfant ou bien comme sa réaction le matin au pied du sapin de Noël. Pour ma part, je n’avais jamais ce bonheur. Mon père avait été trop sévère sur ce point-là. Mère l’avait été moins mais comme dans toute meute c’était les mâles qui au final l’emportaient…

En fait son gant avait répondu à ma question : il était complètement éventré, foutu. Je me disais que je lui en achèterais une nouvelle paire une fois en ville. Je soupçonnais que ce geste lui ferait plaisir. Mais pour l’instant, il fallait que je la rassure et que je répare le préjudice qu’elle avait subi. Je pris donc la parole pour essayer de changer l’atmosphère qui était à la couleur rouge :

« Tout va bien » lui fis je avec un grand sourire.

Puis je me mis à continuer : « Par contre, tu sembles avoir un gant déchiré je suis désolé… Viens on va s’asseoir sur un banc, on pourra faire connaissance même si il faut bien avouer que ce n’était pas bien parti au départ. » Cette fois-ci je me mis à rougir encore plus en prononçant ces mots. De plus, le tutoiement.... O orage, o désespoir, j'espérais ne pas l'avoir brusqué. Je me rendais compte qu’ils avaient pu la blesser. Je continuais à lui sourire pour éviter de lui montrer que j’étais atteint par la fragilité de mes propos.
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Re: Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

Message par Invité le 4/12/2015, 11:16

Il était plutôt mignon quand il rougissait, enfin là c'était tout de même extrême. Je n'avais jamais vu quelqu'un rougir de manière aussi visible, et cela m'amusa fortement. J'étais habituée à avoir ce genre d'effet sur les garçons, d'où ma popularité à l'école internationale. Malgré ma maladresse et ma bizarrerie de porter tout le temps des gants, j'avais eu mon lot de petits copains tout au long de ma scolarité jusqu'à mon diplôme. Le physique faisait tout en ce bas monde et j'avais pris l'habitude de considérer le mien comme un atout plutôt que comme une faiblesse, même si je ne le mettais pas trop en valeur. Je n'en avais pas besoin de toute manière. Est-ce que j'étais narcissique ? Pas vraiment, c'était juste que j'avais l'habitude de me faire reluquer et/ou complimenter, donc cela venait naturellement. Est-ce que j'en profitai? Pas de tout, c'était même plutôt l'inverse. Mais revenons à nos moutons, puisque monsieur le beau gosse s'était enfin décidé à parler.

-Tout va bien. Par contre, tu sembles avoir un gant déchiré je suis désolé… Viens on va s’asseoir sur un banc, on pourra faire connaissance même si il faut bien avouer que ce n’était pas bien parti au départ.

S'il souriait au début, je le vis réaliser qu'il m'avait tutoyé et il rougit encore plus. Awww c'était juste adorable. Enfin j'aimais de toute façon ce qui était adorable, bien que ce n'était pas mon genre niveau petits copains. Je sortait plus avec des intellectuels ou des sportifs, mais eux étaient plus normal que moi. J'aurai pu prendre des beaux mecs, mais je savais qu'ils étaient comme moi, à juste rechercher la compagnie que de se donner vraiment à leur compagnon. Je n'avais jamais vraiment aimé quelqu'un, à l'exception de mon père que je respectais plus que tout. C'était le seul qui savait pour mon don, à l'exception des profs de l'académie et de certains camarades chez les émeraudes. De toute façon, même si les accidents étaient tolérés, j'avais l'interdiction de l'utiliser hors des cours.

Puis, je me rendis compte de la portée de ses paroles, et je me remis à rougir, bien que légèrement. Etait-il en train de me draguer ? Enfin, c'était flatteur, mais je décidais de rester sur mes gardes. Il ne fallait jamais se fier aux apparences après tout. J'acquiesçais pour montrer que j'acceptais sa demande et je me dirigeai vers le banc le plus proche, pour m'asseoir de la manière la plus élégante possible, histoire de ne pas passer pour un éléphant à côté de cette manifestation d'élégance ayant le don de me rendre juste complètement jalouse. Je sortis de mon sac à main une trousse de soins que j'ouvris à côté de moi. Je mis à la tâche sans regarder mon compatriote, russe d'après son accent, qui s'était assis à côté de moi entre temps. Je commençais par changer les pansements de mes genoux, puis retirai ma veste pour observer mes coudes, apparement pas ensanglantés. Tant mieux. Puis vint le pire, mes mains. Je me mordis la lèvre. J'allais aller au delà de mes habitudes, mais c'était exceptionnel.

-Si jamais, je m'appelle Louise, de la maison émeraude. Désolée de l’introduction juste exécrable, mais je te demanderai juste de garder ce que tu vas voir pour toi, d'accord?

Sans attendre sa réponse, je retirai mes gants d'un coup sec en m'aidant de mes dents, et eus les larmes aux yeux. Oh que c'était juste douloureux ! Mais je me forçais au calme et me mis à désinfecter mes blessures. Ce n'était pas bien grave, mais mes mains étaient vraiment super abîmées. Il fallait vraiment que je consulte un psy pour me retirer cette manie de vivre avec des gants. Heureusement, j'avais une seconde paire dans mon sac. Je finis mon travail rapidement et mis ma nouvelle paire. Puis je me rendis compte qu'il m'avait parlé pendant que je me soignais et je me redressais pour lui faire face avec un sourire léger.

-Tu disais ? Désolée, j'étais trop concentrée et je n'ai pas du tout écouté.

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Re: Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

Message par Nicholai le 4/12/2015, 22:32

Je m’asseyais à côté d’elle la regardant. J’adorais ses cheveux. Je continuais de la regarder perturbé encore par la chute et par sa beauté. Quoique j’avais pu penser jusque-là, la chute avait fait quelques dommages… Je commençais à ressentir une brulure sur les côtes, quelque chose de terriblement fort, un peu comme si on m’enlevait une à une les côtes. Il y avait deux points positifs tout de même : la présence de la jeune fille et le fait que je ne sentais pas de sang coulé contre ma peau. Je savais pertinemment que j’avais enduré pire jeune comme un certain combat de boxe contre mon cousin où tous les coups avaient été permis. Ce jour-là j’avais cru mourir plusieurs fois : mon souffle s’était accélérer, les battements de cœur s’étaient faits très irréguliers et j’avais sombré dans le noir. Un Aleïev n’abandonne jamais voilà ce que l’on m’avait dit à mon chevet à mon réveil. J’avais été considéré depuis ce jour comme un jeune homme au tempérament doux et peureux. Le seul qui avait abandonné une fois mais pour moi la vision était tout autre : un combat comportait toujours deux protagonistes au moins et il y avait toujours un vainqueur…. Cependant, la gloire ne m’avait jamais attiré, ni l’argent d’ailleurs. Je n’avais jamais été un jeune homme matérialiste cependant la beauté des femmes était quelque chose que j’appréciais. Loin de moi l’idée d’un collectionneur, j’appréciais leur beauté comme on appréciait un paysage. Quant à ce que je voyais là, c’était un des plus beaux paysages que j’avais vu. Pourtant j’en avais vu des splendides notamment en Islande où feu et glace se rencontraient pour donner un mariage alchimique magnifique. Mais plus je regardais cette fille, plus je me disais que cette fille n’était pas faite pour moi…. J’en étais malheureux mais elle dégageait quelque chose de magique que je n’avais pas chez moi, quelque chose d’exceptionnel que je n’avais pas. Un peu comme si un humain rencontrait une déesse… Je n’étais pas un demi-dieu et je n’avais pas la force d’Hercule. Quand je la regardais, je me sentais vraiment bête en réalité.
Elle commença à retirer de nombreux pansements à ces genoux. Je découvrais avec effroi toutes ses blessures. Elle avait faire toutes les guerres de la vie… Je ne cessais de me remémorer les paroles d’une chanson… Ça en devenait désagréable. Elle se mit à regarder ses coudes… Un sentiment de culpabilité m’envahit. Et si je n’avais pas été là…. Je voulais me trouver autre part en ce moment, loin d’ici à vrai dire… Je me mis à me souvenir des moments où j’avais été dans des situations similaires : un peu comme si le film de ma vie repassait en boucle. Je me souvenais de certains moments dans l’académie, d’autre du manoir….  Au final rester assis sur un banc cinq minutes avec elle commençait à me faire comprendre le sens du mot vie. Je l’avais hait, détesté jusqu’à alors mais cette couleur violette me rendait espoir. Pourtant ce n’était pas la couleur habituelle mais plus rien ne me surprenait à vrai dire. Je voulais l’aider si j’avais pu. Une idée germa dans mon esprit : l’infirmerie. Il suffisait que je l’attrape et l’emmène dans ce lieu. Par contre ce n’était pas une mince affaire… Pas qu’elle me paraissait lourde ou quoique ce soit de ce genre mais il fallait déjà que je lui fasse comprendre qu’elle en avait besoin puis que je joue au chevalier servant. J’adorais l’histoire mais là dans ce contexte ci c’était plus chevaleresque qu’autre chose. Il ne restait plus qu’à la convaincre….

-Si jamais, je m'appelle Louise, de la maison émeraude. Désolée de l’introduction juste exécrable, mais je te demanderai juste de garder ce que tu vas voir pour toi, d'accord?

Je me mis à la regarder avec un grand sourire. Il était évident que je n’allais rien répéter. Surtout qu’il n’y avait rien de marrant dans l’histoire. Et bon je tenais toujours mes paroles. J’allais la rassurer quand elle enleva ses gants. Ses mains étaient dans un état… J’avais pitié d’elle. Je n’aimais pas que les autres souffrent… Ni les bêtes d’ailleurs… La souffrance était un des maux de notre chère Terre et je la haïssais tout simplement. Je me rappelais de ma mère… Une larme coula sur ma joue.

-Tu disais ? Désolée, j'étais trop concentrée et je n'ai pas du tout écouté.

Pleurent mes longs sanglots…. Je me mis à la regarder surpris. Je pensais pourtant qu’elle m’avait écouté. C’était elle pourtant qui s’était assise la première.  Je pris donc la parole :

« Enchantée Louise. Je suis émeraude également. Ne t’inquiète pas si tu n’avais pas chuté, nous ne serions jamais rencontrés. Je garde cela pour moi ça sera notre petit secret. Je disais donc que nous pourrions faire connaissance. » en rougissant de plus bel.

Je ne savais plus quoi dire. J’étais quelque peu figé. Je me levais et cueilli une fleur rouge et lui offrit :

« Tiens. C’est pour me faire pardonner de tout à l’heure »
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Re: Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

Message par Invité le 5/12/2015, 13:16

-Enchantée Louise. Je suis émeraude également. Ne t’inquiète pas si tu n’avais pas chuté, nous ne serions jamais rencontrés. Je garde cela pour moi ça sera notre petit secret. Je disais donc que nous pourrions faire connaissance.

Tomate. Il ressemblait vraiment à une tomate. Je n'avais jamais vu un gars rougir autant. Était-il vraiment un émeraude? Tous ceux que j'avais rencontré jusqu'à présent étaient sociables, charmeurs, voire parfois tempéramentaux. Mais des super timides ? Pas encore. Peut-être que je l'intimidais. Cela était rare, mais parfois ça arrivait. Je me demandais pourquoi, car j'étais ultra sociable et souriante, la mère Térésa des émeraudes. Mais il fallait croire que soit c'était un timide, soit il était juste un dragueur pro se cachant une façade. Mais j'allais le percer à jour, foi de Louise Hewley !

-Tiens. C’est pour me faire pardonner de tout à l’heure.

Ah. Une rose rouge. Symbole de l'amour passionné. On pouvait aussi l'interpréter comme courage et respect. J'avais choisi la seconde option, car je n'étais pas vraiment une romantique, et je ne croyais pas aux coup de foudre. Mais j'avais horreur des roses, trop banal. Pourquoi fallait-il toujours offrir des roses pour tout ? Surtout que beaucoup ignoraient leur symbolique, ce qui pouvait créer des soucis d'interprétation. Mais passons. je gardais un sourire aimable, pour la forme, et décidai de jouer la fille facile, pour tromper l'ennui.

-Oh que c'est gentil ! Une rose rouge en plus ! Si je ne m'y connaissais pas mieux j'aurai pensé à une déclaration cher Nicholai. Mais ce ne doit pas être ton intention, n'est-ce pas? Dis-moi, aurais-tu une fleur préférée?

Je le regardai droit dans les yeux, le confrontant directement. J'allais le tester.

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Re: Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

Message par Nicholai le 8/12/2015, 18:23

-Oh que c'est gentil ! Une rose rouge en plus ! Si je ne m'y connaissais pas mieux j'aurai pensé à une déclaration cher Nicholai. Mais ce ne doit pas être ton intention, n'est-ce pas? Dis-moi, aurais-tu une fleur préférée?

Je me mis à rougir en entendant sa « provocation ». Enfin je la comprenais comme cela. Je ne la connaissais pas et elle commençait déjà à insinuer certaines choses… Je n’aimais pas ça mais il fallait bien avouer que tout cela était de ma faute. J’avais cru bien faire en lui offrant cette rose mais elle m’avait fait comprendre que ma gentillesse pouvait être mal interprétée. J’allais devoir faire mine de ne pas l’avoir entendu pour éviter toute focalisation sur un sujet qui ne m’enchantait guère. En y repensant bien, c’était la première fois qu’une fille plaisantait suite à mes fleurs… A croire que mon côté fleur bleu et insouciant ne plaisait pas à tout le monde. Quelque chose me choquait profondément : je n’aimais pas dire ça… Mais j’avais l’impression que Louise était une fille facile ou alors jouait avec moi. Quel que soit la vérité cela ne m’enchantait guère. En effet, si j’avais dû avoir une relation amoureuse avec toutes les filles à qui j’avais offert des fleurs, j’aurais fait un beau Don Juan. Je détestais ce personnage… A y réfléchir un peu plus : il est vrai que la rose n’était pas la fleur adéquate à offrir à une inconnue surtout quand votre but n’était pas de la séduire mais juste de lui faire plaisir. Pour en revenir à cette sensation qu’elle dégageait, elle m’avait pourtant dit qu’elle était émeraude… Or, d’après ce que j’avais remarqué seules les rubis étaient des filles plutôt facile. L’académie pouvait-elle se tromper dans l’affectation des élèves ? Jusqu’à présent, j’avais toujours divinisé le système de répartition des élèves : me retrouvant toujours avec des personnes au caractère similaire sans être complètement des clones mais là je comprenais que quelque chose clochait.

Pour en revenir à sa question, je ne savais quoi répondre. J’aimais toutes les fleurs : elles formaient un arc en ciel des plus magnifiques dans les champs et en cueillir une seule n’avait pour moi pas grande signification comme elle avait prétendu. Certes, je comprenais aisément que certaines choses aient une signification mais là j’étais sûr de ne pas l’avoir fait exprès ni même d’avoir laissé parler mon subconscient. Après je me rappelais d’une fleur qui poussait en Russie et que j’adorais cueillir pour ma mère étant jeune. C’était une fleur sauvage qui poussait un peu partout d’un bleu tirant légèrement sur le foncé. Je ne me rappelais plus de son nom malheureusement. J’aimais beaucoup le lotus car il pouvait voyager sur l’eau. Sa différence était vraiment appréciable à mes yeux. C’était une des rares fleurs que je n’avais jamais ramassé de peur de l’arracher à son étendue d’eau. Je trouvais cette fleur uniquement belle dans son environnement naturel.

« J'admire toute les fleurs. Elles sont un peu comme le symbole de la beauté.Après,j’aime beaucoup la fleur de lotus. Elle représente quelque chose de sacré à mes yeux. Un peu comme fleur divine… Je ne sais pas trop comment te l’expliquer. Et toi ? »
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Re: Maladresse quand tu nous tiens [Terminé]

Message par Invité le 9/12/2015, 10:22

Je le vis me regarder et je sentis quelque chose de malsain en lui, comme s'il me jaugeait. Je n'aimais pas ce genre de regard, il me rappelait ceux de certains gars de l'internat que j'avais évité comme la peste. C'était le type de regard de ceux jugeant une fille comme facile, un morceau de viande à se mettre sous la dent. Bien que dans son cas, c'était plutôt le dégoût qui ressortait. Il fallait croire qu'il devait être trop sensible et qu'il n'avait pas apprécié la taquinerie, mais passons. Je me sentais franchement mal à l'aise et je n'avais pas envie de rester plus longtemps ici. Sa compagnie ne me semblait plus aussi agréable, comme si le parfum des fleurs devenait pestilentiel ou que le miroir se brisait pour laisser place à la réalité. Le charme avait été rompu et ne restait que la désillusion et le mépris. J'entendis sa réponse et j'eus envie d'éclater de rire.

J'admire toute les fleurs. Elles sont un peu comme le symbole de la beauté.Après,j’aime beaucoup la fleur de lotus. Elle représente quelque chose de sacré à mes yeux. Un peu comme fleur divine… Je ne sais pas trop comment te l’expliquer. Et toi ?

Le lotus, symbole de pureté, de perfection et de spiritualité. Une fleur qui ne lui allait pas vraiment je trouvais. Il y avait une noirceur chez lui, difficilement visible pour ceux n'y ayant pas été soumis, mais j'avais l'habitude la voir, ne serait-ce que par mes visions. J'avais été suffisamment à la place des victimes de meurtre pour savoir ce qu'était la noirceur, et la sienne était bien présente. Je me décidais de lui répondre tout de même, ne serait-ce que par politesse.

-Pour ma part, c'est le jasmin, la fleur féminine par excellence. Et je voyais plutôt le tournesol pour toi.

Je me levais au passage et sentis une douleur aiguë à ma cheville. Génial, j'avais du me la tordre en chutant. Je lui fis une révérence légère avec un sourire simple, regardant ma montre et voyant qu'il était assez tard.

-Cela a été un plaisir de discuter Nicholai, mais j'ai mon travail qui m'attend. Nous nous reverrons peut-être une prochaine fois !

Je lui fis un signe de main et m'en allais, réussissant bien à cacher le fait que je boitais. Direction l'infirmerie pour aller me soigner !

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