Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

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Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Mar 24 Nov 2015, 22:07

Rappel du premier message :

Le temps était venteux à l’extérieur.
Le matin même, Hatami avait déjà flairé l’odeur de la tempête qui ne manquerait pas de les arrosés à son passage. Il avait été plus que soulagé de regagner la chaleur de son domicile avant le début des intempéries. Un vendredi soir bien ennuyeux pour les fêtards, mais le professeur, lui, comptait savourer sa soirée à l’abri des gouttes d’eau au chaud dans de grosses couvertures devant un bon film dans son salon à déguster un savoureux pop-corn. Alors qu’il verrouillait la porte derrière lui, il déballa ces courses alors que son corps tremblait toujours. Il était de nature plutôt frileuse, disons-le. Car malgré le vent, une humidité un tantinet plus élevé et une fraîcheur d’automne, rien n’annonçait – sauf peut-être la météo ?- l’énorme tempête qui viendrait pour les humains. Il avait bien essayé de partager sa connaissance des conditions qui allaient frapper la soirée, mais devant l’air remplis de questionnements de la première personne à qui il en avait parlé, il avait abandonné le projet. Gardant tout ça pour lui, il avait traversé sa journée qui lui avait semblé duré une éternité. Ensuite il était passé se cherché un film en location à la boutique du coin et une boîte de sachets de pop-corn.

Le film qu’il avait choisi, il avait bien faillit aller le visionner en salle de cinéma, mais un peu gêner de tomber sur qui que ce soit, il avait patiemment attendue sa sortie en DVD. Ayant fait mine d’être grandement concentré sur quelque chose d’autre, il avait tout de même vu le léger sourire de la caissière lorsqu’elle avait pris le produit pour l’enregistré. Le prix et la date de retour entonnée, il pût finalement quitter le vidéoclub direction son domicile.
Alors qu’il finissait de déballer ces achats et locations, il fila droit vers la salle de bain pour prendre une douche chaude. Passant à sa chambre pour se changer, il enfila un chandail propre et blanc ainsi qu’un jogging gris. En sifflotant, il retourna dans la cuisine, mit son pop-corn au micro-onde, et alla installer son film. Quand le four bipa, il alla s’emparer du sachet et manqua se brûler les doigts avec la vapeur pas inattention. Le tout finalement dans un bol, il alla bondir dans son canapé, réveillant son chat qui gronda sa désapprobation et s’emmitoufla dans sa couverture avant de faire les sélections du menu et de commencer son visionnement.

Dehors, le ciel avait eu le temps de s’assombrir. Dorénavant, même les humains pouvaient prédire la tempête qui venait. Bien au chaud au cœur de son domicile, Tyron était captivé par son film, au point qu’il n’entendait même pas son ronronnement lors des séquences qui lui plaisaient. La pluie avait commencé à battre ces fenêtres depuis une bonne dizaine de minutes quand soudain, quelqu’un frappa à sa porte.
Il sursauta, arrêta son film, aux aguets. Quand le bruit recommença et qu’il eut la certitude qu’il n’avait pas rêvé, il courut jusqu’à la porte qu’il ouvrit sur une adolescente détrempée. Il la reconnu dans l’immédiat. Ces grand yeux bleus, ces longs cheveux or plaqué sur sa tête… aucun doutes possibles.

« Miko ?! Mais qu’est-ce que tu fais là ?! » Hurla-t-il pour porter sa voix au-dessus de la tourmente. Fronçant les sourcils, il n’attendit pas plus longtemps pour la tirée à l’intérieur et clore la porte férocement.
Le cœur battant, il se retourna. Il n’avait pas halluciné. Reprenant son calme, il la regarda de la tête aux pieds, incrédule
.
- Qu’est-ce que tu fais dehors par ce temps ? Tu devrais être à l’Académie au chaud, non ?  

L’observant un peu plus il nota un détail qui, jusqu’alors, lui était resté invisible.

- Qu’est-ce que tu tiens ? » Questionna-t-il.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Dim 29 Nov 2015, 19:34

Le cœur de Tyron s’était tordu lors qu’elle l’était détachée de lui en soufflant quelques mots japonais qu’il ne comprit même pas. Il s’était battu contre lui-même pour ne pas la retenir. Pour ne pas la serré dans ces bras et lui dire que, lui aussi, il était fou amoureux d’elle. Pour ne pas l’embrasser passionnément comme son corps le réclamait.
Ces doigts se crispèrent sur la couverture alors que son cœur s’égrainait un peu plus à chaque battement. Il avait si mal. C’était tellement pire que toutes les douleurs physiques qu’il avait éprouvés jusqu’ici. Il pouvait entendre ces sanglots étouffés aussi nettement que si elle avait été assise près de lui. Il ferma les yeux, essayant de bannir toute idée de réconfort. Il ne devait en rien empirer cette histoire. Alors qu’il ne s’en serait jamais cru capable, il fût emporté par le sommeil. C’est seulement environ une heure plus tard qu’il fût réveillé par le bruit d’une porte qu’on ferme. Croyant à un rêve, il réalisa bientôt que la lumière de la salle d’eau était allumée. Se levant péniblement alors que la réalité revenait doucement s’infiltrée dans ces souvenirs, il s’approcha. Lorsqu’il repéra les vêtements qu’il avait prêtés à Yumiko, il figea. « Oh non… » Marmonna-t-il avant de filer vers la chambre à très grande vitesse. Elle avait disparue. Il était paniqué à l’idée de tout ce qu’il pourrait arriver à la jeune fille seule dans les rues à trois heures du matin. La gorge sèche, il fila droit vers l’extérieur.
Pieds nus, sans manteau. Il atterrit dans la rue, sous cette immense pluie et regarda tout autour de lui, terrorisé à l’idée d’un malheur proche. Où avait-elle bien pût allée ?!
- L’Académie… se répondit-il avant de filer en sa direction oubliant froid et eau qu’il l’affligeait.
- MIKO !! Hurlait-il, la voix éraillée par la peur.

Plus vite pensait-il, il n’allait pas assez vite ! Sans même prendre le temps de réfléchir à quelconque spectateur, il fit un bond dans les airs et disparus. À la place où il aurait dû atterrir, un guépard lancé dans une course effrénée toucha le sol. Alourdis par la pluie qui mouillait la moindre parcelle de son corps, la bête continua d’accélérer sans même y porter attention.

« Je te retrouverai » lui promit-il dans le silence des animaux.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Dim 29 Nov 2015, 22:45



Pendant combien de temps avais marché sous la pluie? Etais-je loin de chez Tyron? Sans réponse à cette question, je marchais sans réellement regarder où j'allais. Je ne m'en rendais pas compte, mais mes pas étaient mécaniquement dirigés vers le seul chez moi qu'il me restait et que j'appréciais encore. Bien que personne ne m'y attendais à ce moment-là, je n'avais nul part d'autre où aller...
Ah... si, il reste ma prison... pensais-je en passant devant une bande d'adolescents à moitié saouls qui m'interpelèrent.

- Oooh! Regardez-moi ce canon les gars! Dis, ma jolie, ça te dirait de passer le reste de la nuit en notre compagnie?

Je ne l'entendis pas et ne le vis pas vraiment alors qu'il s'était placé juste devant moi, appuyé contre le mur pour me barrer la route. Je ne vis en lui qu'un obstacle qui me gênait pour atteindre mon but. Je tentai donc de le contourner. Il me laissa faire et se retourna quand je lui fis dos :

- Mais c'est qu'elle m'ignore en plus, ajouta-t-il sous les rires de ses amis.

Je sentis qu'il me prit par le bras pour me plaquer contre un mur de pierre froide et mouillée. Mon état d'hébétude m'empêcha d'avoir peur. Une peur qui aurait été créée par l'absence de compréhension. Non, je ne ressentais toujours rien. C'était à peine si je comprenais ce qu'ils me disaient. Je voulais juste rentrer dans le seul foyer qui me semblait chaleureux. Mais quand je fis mine de partir, je fus à nouveau plaquée contre le mur :

- Tout doux ma belle. On ne veut pas te faire de mal, on veut simplement s'amuser un peu avec toi...
- Ouais! Faut juste que tu ne cris pas. Quoi que vu son état elle ne feras certainement pas grand chose!

C'est quand des mains commencèrent à me peloter que je me mis à hurler. On me mis une main sur la bouche et tenta de m'immobiliser alors qu'une terreur sans nom, mêlée à ma détresse due au rejet de Tyron, m'empêchait de respirer.
Quelqu'un! Je vous en supplie... Que quelqu'un vienne m'aider!! suppliai-je mentalement alors que je ne pouvais pratiquement plus bouger, les larmes mêlées aux gouttes de pluies qui m'avaient trempée.


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Lun 30 Nov 2015, 19:26

L’averse battait son plein. Le silence pesant était troublé par le bruit des gouttes d’eau qui percutaient violemment le sol alors que, quelques fois, on pouvait entendre le ciel tonner. Les rues étaient désertes et ce, bien que ce fût la fermeture des bars. Le seul mouvement visible était une longue silhouette fine et élancée qui traversait chaque rue avec une vitesse d’environ 55 kilomètres par heure. C’était un animal qui n’avait nullement sa place dans une petite ville d’Angleterre comme celle-ci. Pourtant, il était bien là. Sa robe couleur sable parsemée de taches noires était complètement imbibée de pluie. Mais sa détermination était telle qu’il ne sentait même pas ni le froid, ni l’eau alourdir ces pas. Il avait une mission. Il devait retrouver une jeune demoiselle.

Alors que le guépard ralentis à une intersection il avait le souffle très court. Regardant dans tous les sens, ces oreilles cherchaient le moindre signe de vie sans réel succès. Commençant à paniquer, la bête passa une langue râpeuse sur ces lèvres. Le goût de la pluie était salé et amer. Comme la sensation qui lui serrait la gorge et le cœur à cet instant même. Elle avait fugué par sa faute. Il serait le seul responsable s’il lui arrivait malheur. Un feulement faible s’échappa de sa gorge extériorisant son désespoir. Où était-elle bon sens ? Elle n’avait pas pût parcourir une si grande distance, non ?

Prêt à faire demi-tour, il entendit quelque chose dans une rue adjacente. Détalant de nouveau vers cette seule piste. Alors qu’il se rapprochait, les bruits s’intensifiaient. Il avait déjà identifié six rires masculins différents quand il tomba fasse à eux. Des gloussements loin d’être sobres. Ce qu’il vit, du bout de la rue suffit à achever toute sa bonne humeur. Alors qu’un grondement aussi farouche que le permettait l’animal qu’il incarnait s’échappait de sa gorge, ces yeux devenaient de feux et sa vision s’assombrissait. Devant lui, les six types qui, jusqu’alors s’amusaient à balader leurs mais sur le corps frêle et tremblant de Yumiko, se retournèrent. Leurs regards valurent sans doute bien cher, mais le félin devant eux était bien trop en colère pour s’en apercevoir. Baissant la tête en position de chasse, son feulement s’intensifia. À cet instant la survie des jeunes imbéciles ne lui effleura même pas l’esprit. Puis, sans que personne ne semble paré à bouger, le fauve s’élança dans une accélération extraordinaire.
Trois secondes, trois foulées, 21 mètres, 110 Kilomètre/heure.
Et le voilà qui bondissait déjà sur le jeune homme qui lui avait semblé le plus entreprenant. Sauf qu’au milieu de son chemin, à commencer par ces pattes avant, sa fourrure changea de couleur pour atteindre une teinte orange foncée strié de lignes noires. Son corps devint plus robuste et ces muscles beaucoup plus saillants. On pût entendre le bruit de la percussion que provoquèrent ces pattes avant sur la poitrine. La vitesse du guépard combiné à la puissance du tigre. Et tout cela directement sous les yeux de la jeune fille. Il n’était pas inutile de se demander si le jeune homme survivrait à cette fracassante rencontre. Le souffle coupé, le jeune homme étendu au sol sous les lourdes pattes de la bête. Les yeux grands ouverts, on pouvait réellement croire à sa mort. Jusqu’à ce qu’un léger hoquet de douleur ne l’échappe de sa gorge.
Comprenant qu’il n’était pas trépassé, le tigre lui feula de tout son soûl au visage. Et quand enfin, il finit de se défouler, il se retourna pour jeter un regard noir aux cinq autres types. Bizarrement, il n’en restait que quatre. Alors qu’il leur envoya un menaçant grondement, il s’approcha de Miko et planta son regard bleu acier dans le sien. Il se doutait qu’elle identifierait la bête devant elle à son professeur de biologie. Et ce, bien qu’il ne se souvint pas si il lui avait déjà dit qu’il pouvait se métamorphoser en autre chose qu’un simple chat noir.
Puis, aussi bestial que l’animal qu’il était, il quitta son regard et fit quelques pas pour s’éloigner du groupe d’homme. Quand il remarqua qu’elle ne suivait pas, il se retourna vers la jeune fille et l’interpella l’un petit feulement doux. Puis, il attendit patiemment qu’elle réagisse.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Lun 30 Nov 2015, 20:33



Morte de peur, je ne voyais ni le temps passer, ni ce qu'il se passait autour de moi. Seules les mains intruses s'amusant à mes dépends avec mon corps attirait mon attention. Mon esprit était plein de brouillard. Ma conscience flanchait par intermittences. Je ne savais pas quoi faire et ne pouvais, de toute façon, pas bouger ou crier à l'aide.

Soudain, les rires et les mains stoppèrent net et furent remplacés par des cris de terreur et des rugissements et grognements que je ne reconnaissais pas. Devant moi, une scène effrayante se jouait, mais mon esprit décida qu'il était temps pour lui de se fermer alors que je tombais au sol. La pluie ne me dérangeait pas, les sons me paraissaient lointains, atténués par ma bulle. L'espace et le temps m'échappaient. Je n'enregistrais pas ce qui se déroulait devant moi : j'étais redevenue le robot qui avait marché jusque là. Pourtant, je ne bougeai pas.

Puis, quand je m'aperçus que quelque chose, ou quelqu'un, s'était approché de moi, je fis un léger effort pour porter mon attention sur lui. Deux yeux bleus magnifiques étaient plantés dans les miens. Ils appartenaient à un animal qui, d'après les livres que j'avais lus récemment, se nommait tigre. J'eus cependant des difficultés à comprendre ce qu'il se passait et pourquoi ce tigre, qui commençait à partir, était là. Je ne tentai pas de le suivre. Je ne me sentais à peine la force de me lever ou d'esquisser le moindre geste. J'avais froid, je me sentais sale et la douleur présente dans mon cœur était toujours aussi insupportable.
Je crus que l'animal allait poursuivre sa route quand j'entendis un feulement plus imposant que ceux d'un chat lambda. En tournant doucement la tête, les deux mêmes yeux s'imposèrent à mon regard. Le tigre. Je fronçai légèrement les sourcils alors qu'une idée absurde et pourtant réelle s'imposa à moi : et si c'était Tyron? Cela me paraissait tellement improbable que je l'observai sans faire mine de bouger. Lui non plus ne bougea pas, comme s'il m'attendait. Comment cela pouvait-il être possible?

Lentement, je tendis une main vers le grand félin. Pourtant, je n'osais pas le toucher. Je restai ainsi sans oser bouger avant de ramener ma main vers moi. Apparemment, il était décidé à ne pas partir sans moi. Péniblement, je me remis debout. Mes jambes tremblaient et je me sentais faible. Je suivis cependant le tigre qui ouvrit le chemin. Où voulait-il donc me mener?


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Lun 30 Nov 2015, 21:32

Ces yeux avaient eu l’air de le reconnaître quelques instants, pourtant, il y avait toujours cette lueur incertaine dans son regard. Tyron ne se découragea pas. Il ne la laisserait pas là toute seule. Au cours de leur échange silencieux, les cinq garçons restant essayaient de s’éloigner d’eux le plus discrètement possible. Celui que le tigre avait percuté, par contre, semblait vraiment souffrant. Il devait avoir une côte fracturé ou un truc dans le genre. L’homme s’en fichait. Tout ce qui comptait maintenant, c’était cette jeune blonde qui se relevait péniblement, toutes détrempée. Il ne bougea pas jusqu’à ce qu’elle arrive, tremblante à ces côtés. Ouvrant la marche, il en profita pour passer tout près d’elle. Son flan frôlant ces jambes alors que les doigts de la jeune fille glissaient sur son poil trempé d’eau. Il voulait la ramener au sec le plus rapidement possible. Elle serait gravement malade si ce n’était pas fait dans les plus brefs délais.

Le chemin se passa dans un éternel silence alors que la jeune fille semblait perdue dans ces pensées. La pluie avait été réduite à un mince filet de bruine.
Tyron, les yeux braqués sur le chemin se calmait peu à peu. Maintenant que la panique avait été chassée, il se rendait bien compte que ce qu’avait fait la jeune demoiselle était insensé et complètement stupide. Compte tenu de tout ce qui aurait pût lui arrivé, elle avait eu bien de la chance que le jeune professeur se soit réveillé assez tôt pour empêcher ces imbéciles de commettre bien pire.

Quand ils arrivèrent enfin devant la porte de l’appartement de Tyron, celui-ci s’asseye et regarde son amie, du moins il espérait qu’elle le soit encore, attendant patiemment qu’elle ouvre la porte pour eux deux. Lorsqu’elle comprit et tourna la poignée, le tigre se releva et entra sans rien demander de plus. À leur entré dans le logement, le chaton noir fonça vers eux, tout content avant de s’arrêter nettement en tombant nez à nez avec le tigre. Soudain effrayée, la petite boule noire feula en bondissant vers l’arrière, tous poils gonflés avant de détaler pour aller se cacher. Continuant sa route, le fauve se retint difficilement de s’ébrouer évitant ainsi de salir toute sa demeure. Il termina son chemin dans la chambre, laissant la jeune saphir derrière lui.

Puis, il se métamorphosa et s’habilla d’un jeans ainsi que d’un t-shirt noir. Quand il ressortit finalement de la pièce sa peau ainsi que ces cheveux ruisselaient toujours. Il s’approcha du comptoir de la cuisine d’où se tenait toujours la pile de serviettes de bain. Lorsqu’il en prit une et se la passa sur le visage, chassant l’eau salé, il croisa enfin le regard de Yumiko. Il la regardait de haut en bas, sourcils froncés. Maintenant qu’il était revenu au calme, l’homme qu’il était se rendait bien compte qu’il n’appréciait guère la petite fuite de l’adolescente. Il en était même plutôt offensé. Préférant passer son chemin plutôt que de dire quoi que ce soit qui risquait d’être déplacé, il se dirigea vers le canapé tout en continuant de se sécher les cheveux avant de s’y asseoir et d’ouvrir la télévision. Les yeux rivés sur l’écran, mâchoire serrée, il était de très mauvaise humeur.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Lun 30 Nov 2015, 22:16


La route fut longue, bien plus que lors de l'allée. Certainement était-ce dû à mon état changeant. J'avais envie de pleurer mais je ravalais mes larmes pour les concentrer en une boule de plus en plus énorme dans ma gorge. Je tremblais de peur et de froid mais je ne voulais rien faire pour changer les choses. Je me concentrais aussi pour rester lucide. Ce dernier état me faisait prendre de plus en plus conscience que le tigre était bel et bien Tyron et que celui-ci me ramenait chez lui. J'avais peur, mais je ne ralentis pas le rythme de ma marche déjà lente. Qu'allait-il me dire? Certainement allait-il me gronder... Allait-il me punir comme le faisait mon père? J'espérais que non, bien que je saches que je ne mérite pas grand chose d'autre.

Quand nous fûmes devant la porte d'entrée, le jeune homme toujours sous sa forme animale s'assit et attendit. Je ne mis pas très longtemps à comprendre ce qu'il voulait. J'ouvris donc la porte d'une main tremblante et le laissai entrer. Je le suivis quand il y eut quelques mètres entre nous et refermai la porte. Face à elle, je ne vis pas ce qui se passa dans mon dos et je m'en moquai. Ce ne fus que lorsque je le sus loin par ses bruits de pattes que je me retournai. J'attendis qu'il revienne sous sa forme humaine, silencieuse, immobile. J'avais le même comportement qu'au Japon, quand je savais que les cris et les coups allaient pleuvoir. Pourtant, même quand il revint habillé d'un jean et d'un T-shirt noir, il ne m'adressa pas un mot. Seul son regard et son ignorance me percèrent comme un poignard. Puis, quand il fut dans le salon, je m'adossai au mur et me recroquevillai sur moi-même, enlaçant mes genoux dans lesquels était caché mon visage. Je restai ainsi plusieurs minutes en marmonnant sans cesse la même chose :

"Gomen nasai..."

Voyant le temps passer sans que rien ne se passe, je me levai doucement, sans bruit. J'ôtai mes chaussure, les rangeai dans un coin, enlevai aussi mes chaussettes, et je parti en quête de quoi écrire. Je voulais m'expliquer, mais ouvrir la bouche impliquerait beaucoup de choses, mais rien de ce que je voulais. Consciente de cela, je cherchai des feuilles et un crayon. Heureusement pour moi, je n'eus pas à aller bien loin pour cela puisqu'il y en avait sur la table de la salle à manger. Doucement, tremblante, je les pris et commençai à écrire :

Tyron,

Je suis sincèrement désolée. Je me doute que tu ne dois pas comprendre la raison de mon comportement... Je souhaite te l'expliquer. Bien entendu, cela aurait certainement été mieux à l'oral, en face de toi, mais mon état émotionnel ne me le permet pas. Pour être franche, j'ai des difficultés à ne pas replonger dans le même état que tout à l'heure... Je ne me souviens même pas de ce que j'ai fait pendant ce laps de temps, bien que je me doute que je sois partie sans prévenir sous la pluie.
Voilà, quand je n'arrive pas à supporter émotionnellement une situation, je... je dirais que je m'enferme dans une sorte de bulle qui me "protège" du monde réel. C'est une technique que j'ai inconsciemment mise en place pour ne pas parler, ne pas pleurer... ne faire aucun bruit lorsque tout me blesse. Quand c'est ainsi, j'agis un peu comme un... un robot, je crois. Je me souviens que parfois, j'entendais mon père me gronder et commencer à me punir puis, un instant d'après, être à nouveau dans ma cage, les bras pleins d'ecchymoses et le visage douloureux.
Je suis sincèrement désolée... certaines habitudes ne partent pas et je ne contrôle pas cet état... je ne suis même pas certaine du moment exacte où il m'a prise.
Tyron... rien de ce que je dirais ne pourra me pardonner de mon geste et la seule chose que je puisse faire, mis à part te laisser ce petit mot d'explications, est de me faire toute petite en attendant de rentrer à l'Académie.


Yumiko



J'avais hésité à lui dire que, peut-être, ma façon d'être ne me permettait pas d'être ailleurs que dans une cage. Bien que ce soit le dernier endroit dans lequel j'avais envie d'aller, j'avais l'impression que ma place n'était ailleurs d'autre. Ce monde était trop étrange, je sentais mon retard et mon comportement complètement à côté de la plaque me peser terriblement.

Lentement, toujours en silence, comme si je n'étais qu'un courant d'air, je posai le stylo et reparti m'adosser au mur de l'entrée, à côté de la porte. Loulou vint m'y retrouver en miaulant doucement. Mais je ne lui répondis pas. Je tremblais et faisait tout pour rester dans un état d'éveil qui ne ferait pas de moi un robot. Je me faisais peur autant que j'avais peur de retourner dans un monde loin de tout. Je doutais qu'un jour on comprenne mes sentiments.


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Lun 30 Nov 2015, 23:38

Trente minutes s’étaient écoulées et elle n’avait  toujours pas bougé. Enfin si, elle s’était levé, avait cherché quelques secondes avant de gribouiller quelque chose sur un calepin du comptoir. Puis, elle s’était rassise dans la même position, silencieuse. Tyron avait fini par soupirer. Puis il se leva lui-même et se dirigea vers l’adolescente.

« Lèves toi et va te changer. Tu vas tomber gravement malade si tu restes comme ça. » lui dit-il sans trop lui laisser le choix toujours un peu frustré. Avant qu’elle ne s’exécute, il soupira à nouveau puis lui tendis une serviette pour qu’elle puisse se séchée. Puis les yeux plantés dans les siens il lui demanda ;
« Pourquoi tu as fait ça ? »
Ces yeux trahissaient toute la frustration, la crainte et l’incertitude qu’il avait éprouvé au cours des dernières heures. Il avait bien vu le mémo qu’elle avait laissé sur le comptoir, mais il s’était refusé de le lire. Il avait besoin de l’entendre de vive voix.

Ces yeux ne fléchissaient pas une seule seconde. Il avait besoin de savoir.
Et elle, elle ne voulait pas parler. Tout le moins, elle avait du mal à le faire. Tyron fronça les sourcils.
- Et s’il te plait… murmura-t-il, ne me parle pas de passé. Ce que je veux savoir ces pourquoi ce soir tu as fait ça.
Il secoua la tête tant son incompréhension était grande.

- Tu sais ce que tu as risqué en faisant ça ? Est-ce que tu t’imagines… Est-ce que tu sais ce qu’ils t’auraient fait si je n’étais pas arrivé à ce moment là ?

Sa voix avait flanchée sur la dernière phrase à l’idée de tout ce qui aurait pût être commis sur le corps de la jeune fille. Il se mordit la lèvre inférieur blessé et furieux. Puis, les poings serrés, il secoua la tête une nouvelle fois.

- Est-ce que tu as pensé deux secondes à comment j’aurais pût me sentir s’il te serait arrivé quoi que ce soit alors que tu étais sous ma protection ?

Devant son mutisme, il ravala péniblement sa salive.

- Non… disait-il, non tu n’y a pas pensé. Et tu t’en fiches, visiblement.

Puis, d’un gente brusque, il délogea sa main, qui jusqu’alors agrippait le comptoir assez fortement pour que ces jointures soient blanches. Ensuite, il tourna les talons pour s’éloigner.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Mar 01 Déc 2015, 00:10

Murée dans mon mutisme, j'entendis le jeune professeur se lever du canapé pour se diriger vers moi. Je me crispai, certaine que ce qui allait suivre ne me plairait pas.

« Lèves toi et va te changer. Tu vas tomber gravement malade si tu restes comme ça. »

Autant ses mots étaient gentils, autant je voyais à son ton qu'il m'en voulait. Quoi de plus normal? Péniblement, je me levai alors qu'il me tendait une serviette qu'il était allé chercher en soupirant. Sans un mot, je la pris et commençai à me diriger vers la salle d'eau quand il me posa une question.

« Pourquoi tu as fait ça ? »

Sa voix me cloua sur place et je ne parvins pas à prononcer le moindre mot. C'était comme s'ils étaient bloqués par cette boule créée par ma tristesse et ma culpabilité. Je le vis alors froncer les sourcils pour ensuite continuer sans attendre que je parvienne à dire quoi que ce soit :

- Et s’il te plait… ne me parle pas de passé. Ce que je veux savoir ces pourquoi ce soir tu as fait ça. Tu sais ce que tu as risqué en faisant ça ? Est-ce que tu t’imagines… Est-ce que tu sais ce qu’ils t’auraient fait si je n’étais pas arrivé à ce moment là ?

Non, je ne le savais pas, mais mon corps l'avait su et avait voulu l'empêcher. C'était en partie pour cela que je jugeais mon ignorance trop importante pour rester malgré ma réticence à retourner en prison. Je baissai les yeux alors qu'il ajoutait :

- Est-ce que tu as pensé deux secondes à comment j’aurais pût me sentir s’il te serait arrivé quoi que ce soit alors que tu étais sous ma protection ?

Je ne répondis pas, loin de m'imaginer ses véritables sentiments et que sa fonction de professeur et mon âge lui donnaient des responsabilités assez importantes pour l'inquiéter. Mes connaissances n'allaient pas aussi loin. Mon silence finis par lui faire dire :

- Non… non tu n’y a pas pensé. Et tu t’en fiches, visiblement.

- Qu'en sais-tu? parvins-je à murmurer faiblement.

Je sentais ma bulle menacer de m'envelopper à nouveau. Je voulais disparaître loin. Mais, d'un autre côté, je voulais qu'il me comprenne. Et le fait qu'il pense que je me moquais de lui me mettais en colère. C'était bref, mais cela me fit littéralement exploser comme je ne l'avais jamais fait :

- Mis à part ce que je t'ai raconté, ou ce que tu as vu, que sais-tu de moi? Que sais-tu de ce que je pense?! Tu veux savoir ce qu'il s'est passé? C'est assez simple! Vois-tu, le fait que tu rejettes mon amour m'a été assez insupportable pour que je fasse appel à une technique qui me permet de taire instinctivement mes sentiments pour rester aussi silencieuse qu'une carpe. Quand je suis dans cet état je n'ai conscience de quasiment rien. Je ne me souviens de presque rien de ce qui s'est passé entre le temps où j'ai pleuré dans ta chambre et celui où t'es venu me chercher dehors!

Je détournai le regard et repris plus calmement, tremblante, serrant la serviette dans une main :

- Et... comment veux-tu que j'ai conscience à ce qui peut se passer dehors quand j'ai passé quinze années de ma vie loin du monde?

Sur ces mots, je parti en direction de la salle de bain, concentrée sur chacun de mes gestes. Quand je fus arrivée à destination, je fermai la porte à clé avant de me changer. Puis, seulement à ce moment-là, je me laissai aller, certaine que le simple fait d'avoir tourné la clé de la porte m'empêcherait de m'enfuir à nouveau. De plus, je n'étais pas certaine de pouvoir faire à nouveau face au jeune homme en gardant toute ma tête.

- Il ne m'aime pas... fis-je dans un murmure, la voix cassée, avant de me couper du monde extérieur, assise contre la porte.

Quand je sortie de ma torpeur émotionnelle, je me levai doucement. J'avais encore froid, mais je m'en fichais. Je sortis donc de la salle de bain sans trop savoir quoi faire. Certainement que Tyron m'avait prévu un truc, de toutes façons.


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Mar 01 Déc 2015, 13:51

Lorsqu’elle s’était soudain retournée pour s’énerver contre lui, Tyron avait figé. Les lèvres tremblantes de colère il aurait pût en rajouter jusqu’à l’aurore. Mais, misant sur lui, il garda sa bouche close tout en serrant les poings. Il devait se calmer si non cela n’aurait plus aucun sens.

- Qu'en sais-tu ?
Disait-elle, Mis à part ce que je t'ai raconté, ou ce que tu as vu, que sais-tu de moi? Que sais-tu de ce que je pense ?!

L’homme ne broncha pas du regard, il avait trop de fierté, trop de douleurs aussi, pour abaisser les yeux vers le sol et avouer qu’il n’en savait rien. Elle avait raison. Il ne connaissait strictement rien d’elle. Que c’était-il imaginer ? Que parce qu’il connaissait son passé ils l’a connaissait de fonds en combles ? Était-il vraiment si stupide ? Alors que la douleur se rependait dans tout son corps, elle enchaîna, sans répit :

- Tu veux savoir ce qu'il s'est passé? C'est assez simple! Vois-tu, le fait que tu rejettes mon amour m'a été assez insupportable pour que je fasse appel à une technique qui me permet de taire instinctivement mes sentiments pour rester aussi silencieuse qu'une carpe. Quand je suis dans cet état je n'ai conscience de quasiment rien. Je ne me souviens de presque rien de ce qui s'est passé entre le temps où j'ai pleuré dans ta chambre et celui où t'es venu me chercher dehors!

Toujours sans bouger, il s’efforçait à ne rien laisser paraître. Ce qui réussit plutôt bien. Toujours muré dans son silence, il attendait péniblement que la tempête ne passe. Puis, quand elle lui tourna enfin le dos pour prendre la direction de la salle d’eau et qu’elle ferma la porte, faisant virevolter ces boucles bondes encore humides, Tyron permit à la faille qui poussait toujours plus de fendre son bouclier. S’appuyant lourdement sur le comptoir, il y posa sa tête, les yeux fermés et les tympans bouillonnants. Il avait une horrible sensation de brûlure qui lui dévorait le cœur. Le feu semblait lui monter jusqu’à la gorge, puis à ces yeux, qui lui piquèrent plus qu’ils ne l’avaient jamais fait. Son souffle était court quand il senti une goute salée couler sur ces lèvres. Il n’y passa même pas la langue pour la chassée. Puis quelques une suivirent la première. Il demeurait silencieux. Elle ne devait pas savoir. Elle devait continuer de croire qu’il ne ressentait rien pour elle. Tout le monde devait y croire.
Il s’accorda quelques secondes pour terrer toutes les larmes qui auraient pût suivre à celles-ci, puis il se redressa, se passa un peu d’eau sur les yeux et se moucha. Puis il était de nouveau d’attaque. Avec une grande inspiration, il s’approcha de son réfrigérateur et sortie quelques ingrédients. Il alluma le four et plaça le tout à l’intérieur.

Miko, quant à elle, passa beaucoup de temps dans l’autre pièce. Quand elle ressortie, Tyron n’y croyait plus. Son regard se posa sur elle lors qu’il releva sa tête de braqué sur le four. Il était mal à l’aise, bien plus que ce à quoi il se serait attendu. Il détourna les yeux vers la cuisinière.

- Je… je fais des biscuits… tu en veux ?

Demanda-t-il, la voix faible. L’oxygène avait du mal à atteindre sa destination. Sa trajectoire était pénible, mais doucement, Tyron réussit tout de même à placer une seconde phrase, balayant son orgueil.

- Je ne veux pas faire la guerre avec toit Miko… (il releva les yeux vers elle, au prix d’un effort considérable) Tu veux bien t’asseoir ?

Il essayait de chasser tout trace d’imploration de dans son regard, c’était une tâche ardue. Mais qu’elle ne s’assise ou non, il était bien décider à continuer. Bien qu’il aurait apprécié lui livrer ce genre de choses avec un peu plus de proximité.

- Tu sais… quand je te dis que nous deux s’est impossible, ce n’est pas contre toi … Tu le sais ça ? Je suis ton professeur Miko, ce genre de chose est… déplacé. C’est courir volontairement au-devant de gros ennuis.

Il soupira pour essayer d’enrayer la douleur de ces paroles.

- Je n’ai nullement envie de te briser le cœur, j’espère que tu n’en doutes pas. S’il existait une solution miracle, je te l’offrirais, mais… je n’en connais aucune. Je t’aime beaucoup Miko et je n’ai pas du tout envie de perdre ton amitié.

« Pas en plus… » Pensa-t-il douloureusement.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Mar 01 Déc 2015, 17:18

Quand je le remarquai dans la cuisine, je baissai la tête en tenant le bas du maillot gris qu'il m'avait prêté. Quand il m'adressa la parole, bien que sa voix soit douce, brisée, presque un murmure, je sursautai et serrai plus encore ma prise :

- Je… je fais des biscuits… tu en veux ?

Surprise, je levai doucement les yeux vers lui. Est-ce que sa colère était passé? Je n'avais pas faim mais je ne voulais pas paraître impolie après ce qui s'était passé. Malheureusement, ne sachant pas comment répondre, je fus obligée de rester silencieuse. Heureusement, il reprit avec un peu plus d'aplomb :

- Je ne veux pas faire la guerre avec toit Miko… Tu veux bien t’asseoir ?

Légèrement rassurée, je m'approchai à petit pas et m'assis sur un des tabourets du comptoir. Moi non plus, je ne voulais pas faire la guerre avec lui. Cela n'avait jamais été mon intention, tout comme le fait de l'inquiéter, de l'attrister ou le mettre en colère. Si seulement j'étais capable de lui dire...

- Tu sais… reprit-il quand je fus installée, quand je te dis que nous deux s’est impossible, ce n’est pas contre toi … Tu le sais ça ? Je suis ton professeur Miko, ce genre de chose est… déplacé. C’est courir volontairement au-devant de gros ennuis.

Je ne comprenais pas le pourquoi du comment mais je ne dis rien. Les larmes menaçaient d'envahir mon visage une nouvelle fois. J'avais réussis à annihiler ma colère en me laissant choir dans ma bulle, mais la peine persistait malicieusement.
Il soupira et conclue :

- Je n’ai nullement envie de te briser le cœur, j’espère que tu n’en doutes pas. S’il existait une solution miracle, je te l’offrirais, mais… je n’en connais aucune. Je t’aime beaucoup Miko et je n’ai pas du tout envie de perdre ton amitié.

Cette déclaration me soulagea tellement que j'en tremblai et que les barrière retenant mes larmes lâchèrent. Je mis mes mains devant mon visage et tentai de rester aussi calme que possible. Et, pour ne pas l'inquiéter plus ou laisser des malentendus s'installer entre nous, je parlai d'une voix tremblante, empreinte de sanglots contrôlés :

- Désolée... Je... je ne voulais pas réagir comme ça, mais j'ai encore mal. J'avais tellement peur d'avoir encore perdu une personne que je chérie que je suis soulagée de savoir que tu ne me déteste pas...

Je laissai passer un instant pour essuyer mes yeux et pour reprendre une voix plus calme. Puis, je repris :

- Je ne voulais pas réagir comme ça, tout à l'heure... je t'avoue que c'est bien la première fois que je me mets en colère. Je ne suis pas sûre, mais entre la peur de te perdre -même en tant qu'ami, la peur de ta colère, la peur de mon retour imminent au Japon... en plus de ma tristesse, j'ai perdu mon self-control. C'est bien la première fois que ma technique me prend autant depuis que je suis à l'Académie...

Après avoir autant parlé, je me tus. Je n'étais pas certaine qu'il me comprenne. Beaucoup de choses m'échappaient dans mon comportement. Cela aussi m'effrayait. Était-ce possible d'avoir peur d'autant de choses à la fois? Il allait falloir que je me renseigne.
Plongeant une main dans le tee-shirt, je pris un de mes pendentifs et le tins dans ma main droite pour l'observer. C'était une bille en nacre blanc. Cette dernière était liée à mon pouvoir, me donnant plus de facilités pour guérir les personnes que je touchais. Un "cadeau" de ma grand-mère lorsque je l'avais vue, juste avant qu'elle ne meurt. Les domestiques n'avaient pas arrêté de jaser en me ramenant à ma cellule. Apparemment, cette personne qui appartenait à ma famille, et qui avait été si gentille avec moi, avait possédé le même pouvoir que moi et était devenue complètement folle. Alors pourquoi l'avais-je trouvée... normale?
Même sans cela, il te sera possible d'user de ton pouvoir. Mais sois certaine de l'avoir lorsque tu atteindras le maximum de ton pouvoir : il t'aidera à ne pas perdre la tête... m'avait-elle dit. Du coup, je le gardais toujours avec moi. Et, aujourd'hui, j'hésitai. Pourtant, après quelques minutes, j'ôtai mon collier, le mis dans ma paume, et le tendis à Tyron :

- Tyron, j'aimerais que, pour un temps, tu prenne soin de ce bijou. Il est très important pour moi et le sera encore plus plus tard. En attendant, j'aimerais qu'il soit en ta possession.


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Mer 09 Déc 2015, 21:34

Suite à ces paroles, le professeur vit la jeune saphir éclater en sanglots. Le malaise lui serra la gorge d’un coup. Il ne voulait tellement pas qu’elle souffre… Et surtout pas à cause de lui. Il passa sa langue sur ces lèvres et ravala douloureusement sa salive. Pourquoi fallait-il que tout cela arrive ? Alors que de grosses perles d’eau roulaient sur les joues si pâles de la demoiselle, Tyron retenait son souffle. Lors qu’enfin elle parla, il senti sa respiration devenir difficile.

- Désolée... Je... je ne voulais pas réagir comme ça, mais j'ai encore mal. J'avais tellement peur d'avoir encore perdu une personne que je chérie que je suis soulagée de savoir que tu ne me déteste pas...


La détester ? Comment pouvait-il la détester ? Les sourcils de l’enseignant s’arquèrent alors que tout son corps semblait trembler. Il se sentait faible. Inutile. Impuissant. Vaincu. Il secoua légèrement la tête avec lenteur, de peur que son cou ne se rompe. Il voulait lui dire que jamais il ne pourrait la détester, qu’au contraire il était fou d’elle, mais les mots restèrent obstinément coincés dans sa gorge. C’était sans doute mieux ainsi d’ailleurs…

- Je ne voulais pas réagir comme ça, tout à l'heure... je t'avoue que c'est bien la première fois que je me mets en colère. Je ne suis pas sûre, mais entre la peur de te perdre -même en tant qu'ami, la peur de ta colère, la peur de mon retour imminent au Japon... en plus de ma tristesse, j'ai perdu mon self-control. C'est bien la première fois que ma technique me prend autant depuis que je suis à l'Académie...

Le diamant écouta ces mots dans un silence religieux ne sachant pas du tout quoi répondre. Il lui faisait … peur ? Cette idée le désarçonna. C’était comme être percuter par un rhinocéros à la charge. Ou par un tigre voyageant à 110 km/heures, pourquoi pas ? Alors que sa mâchoire se serrait, un mouvement capta son attention. Aussi vif qu’un chat, ces yeux se relevèrent pour voir ce mouvement. Sitôt qu’il l’identifia, pourtant, ces pupilles se rabattirent sur le comptoir alors que l’homme sentait la gêne s’emparer de lui. C’était la main dans le chandail qu’il avait aperçu Miko. Respirant de façon saccadée, il se sentait complètement stupide. Surtout lorsqu’elle en ressorti un pendentif. Il croyait quoi ? Qu’elle farfouillait sous son haut pour le plaisir. Les joues du jeune homme menacèrent de changer de couleur alors que des images très loin d’être appropriées s’insinuaient dans son esprit. Nerveux qu’elle ne s’en aperçoive, il garda son regard braqué sur le carrelage de la surface sur laquelle il était accoudée.

- Tyron, j'aimerais que, pour un temps, tu prennes soin de ce bijou. Il est très important pour moi et le sera encore plus tard. En attendant, j'aimerais qu'il soit en ta possession.

Interpellé par sa voix, Tyron releva un regard fuyant vers elle. Puis, timidement, il tendit la main pour saisir le collier tout en s’assurant que ces doigts n’entrent pas en contact avec la peau satinée de son interlocutrice. Quand il s’en fût emparé, il observa l’objet. C’était un très joli pendentif. Cependant, ce ne fût pas ce qui retint le plus son attention. Il releva ces yeux océaniques sur la jeune blonde.

- Pourquoi…? Dit-il enfin, Je veux bien, mais… pourquoi ?
»

L’incompréhension peignait son regard. S’il était si important, pourquoi le lui donnait-elle ?

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Jeu 10 Déc 2015, 18:47

Je ne savais pas pourquoi, je trouvais que Tyron agissait bizarrement. Pour quelqu'un qui aurait pu me faire une leçon de morale aussi longue que le tour de la Terre, il semblait timide, mal à l'aise... C'est dans ce même état d'esprit qu'il prit mon collier par le pendentif. Il avait l'air de faire attention à ne pas me toucher. Avait-il peur de me toucher? Avait-il peur que je le guérisse d'une quelconque maladie? Je n'en avais aucune idée. Du coup, je ne dis rien, attendant sa réponse. Pendant un instant, il observa l'objet de ma demande avant de me demander :

- Pourquoi…? Je veux bien, mais… pourquoi ?

Pourquoi? Pour dire vrai, je n'en étais pas bien sûre moi-même. J'avais l'impression que je devais le faire, que je devais créer un lien par le biais d'un objet entre lui et moi. Mais, d'un autre côté, il y avait une autre raison : si, vraiment, je devais devenir folle après une guérison appartenant à la dernière évolution de mon pouvoir, alors je préférais qu'un adulte en qui j'avais totalement confiance puisse me venir en aide. Enfin, tout cela n'était qu'une supposition après tout ce que j'avais entendu autour de moi pendant quinze ans. C'est donc les yeux rivés sur mes mains jointes sur le comptoir que je lui répondis avec franchise :

- Je ne suis certaine de rien... Je suppose que je veux créer un lien avec toi, te montrer que je te fais confiance. Mais, d'un autre côté, je souhaite que s'il m'arrive quelque chose tu sois là pour m'aider. Tu es le seul adulte à qui je confierais ma vie. C'est ce que je ressens.

Je n'étais pas certaine d'être claire sur mes propos. Moi-même j'avais du mal à m'y retrouver. Légèrement mal à l'aise, je portai une main dans mes cheveux en regardant sur ma gauche. Puis, j'ajoutai en murmurant :

- Disons que c'est quelque chose que je fais par pur instinct...


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Ven 11 Déc 2015, 16:28

Lors que la jeune fille avait répond, elle ne l’avait même pas regardé dans les yeux. Bien qu’il l’eu noté, Tyron n’était pas sûr d’en être déranger. C’était peut-être mieux ainsi pour son imagination visiblement débordante.

- Je ne suis certaine de rien... Je suppose que je veux créer un lien avec toi, te montrer que je te fais confiance. Mais, d'un autre côté, je souhaite que s'il m'arrive quelque chose tu sois là pour m'aider. Tu es le seul adulte à qui je confierais ma vie. C'est ce que je ressens.

Le professeur se mordit la lèvre. D’un coup, tous ces sens semblaient s’éteindre. Ne laissant en lui que le raisonnement d’un vide immense. Il pouvait sentir les battements de son propre cœur, lents, forts. Il ne s’avait pas quoi répondre à cela. Bien sûr, il savait ce qu’il avait envie de lui dire. Il souhaitait lui faire part de croire en son instinct, que jamais il ne se retournerait contre elle. Qu’elle était déjà importante pour lui… Mais il garda le silence. Conscient que ce qu’il avait envie de dire et ce qu’il devait dire ne faisait nullement qu’un. Elle fit dévier son regard vers la gauche alors que l’une de ces mains attrapa ces cheveux, par gêne sans doute. Lui, il baissa les yeux sur le collier en réprimant toute forme d’émotion.

- Disons que c'est quelque chose que je fais par pur instinct...

Conclu-t-elle avant que le silence ne s’installe doucement tel un foil qui glisse vers le sol avec la gravité. Il devait dire quelque chose, il le savait. D’une voix faible, mais audible, il prit la parole :

- D’accord… Alors je le garderai.

Puis, avec courage il releva les yeux vers elle alors que son fin visage regardait toujours le vide. Elle était si jolie, si gentille… Essayant de faire attraction du peu de pensées qu’il avait, il regarda les biscuits. Ils étaient prêts. Alors que Tyron les sortaient du four, il comprit qu’il n’avait pas faim. Pas du tout. Il laissa la plaque sur le four qu’il éteignit puis regarda à nouveau la jeune fille.

- Je n’ai pas très faim, avoua-t-il, je suis d’avantage fatigué. Je vais aller dormir le soleil se lève bientôt déjà… Tu peux faire ce que tu veux, fais comme chez toi.

Précise-t-il à l’intention de la jeune fille. Il n’avait pas l’intention de l’empêcher de manger ou de rester éveillée. Mais en ce qui le concernait, il ne pouvait en endurer plus. En tant que chat, il avait besoin de beaucoup plus d’heures de sommeil que la moyenne et ces transformations en animal de gros gabarit avant le don de l’épuiser. Il n’en fit pas part à la jeune fille, n’y pensant pas. Il espérait seulement qu’elle n’y verrait aucune offense.
Puis, doucement, il prit la direction du salon. « Bonne nuit, Miko » Murmura-t-il pour qu’elle l’entende avant de s’allonger. Ces paupières étaient déjà lourdes et le bourdonnement du silence raisonnait de plus en plus fort. Il perdit rapidement connaissance de ce qui l’entourait.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Ven 11 Déc 2015, 22:24

Doucement, le silence s’installa. Ce n’était pas comme si j’attendais une quelconque réponse de sa part. Que pouvait-il donc bien répondre à ce que je venais de lui révéler ? Moi-même je n’étais pas certaine que mes mots voulaient dire quelque chose… Pourtant, d’une voix étrangement faible qui me fit tourner les yeux vers lui, il me parla :

- D’accord… Alors je le garderais.

C’est alors que nos regards se croisèrent. Il avait vraiment des yeux magnifiques. Le bleu dont ils étaient habillés me laissait sans voix. Comme je voulais m’y perdre pour toujours. Mais je savais bien que ce n’était pas possible, notamment parce qu’il ne voulait pas que nous ayons une relation. Je devais bien avouer que je ne comprenais pas si cela venais réellement d’un manque de sentiments pour moi, ou si c’était les « gros ennuis » qui en étaient la cause. N’étant pas certaine, je détournai à nouveau le regard, ne voulant pas paraître impolie. Je l’entendis donc, mais ne le vis pas, bouger derrière le comptoir. Quand il s’arrêta, sa voix parvint à nouveau à mes oreilles :

- Je n’ai pas très faim. Je suis d’avantage fatigué Je vais aller dormir le soleil se lève bientôt déjà… Tu peux faire ce que tu veux, fais comme chez toi. Bonne nuit, Miko.

Discrètement, je le regardai prendre la direction du salon et s’allonger. Un chat. Etait-ce l’animal qui dépeignait sur l’homme, ou bien était-ce un heureux hasard qu’il ait l’allure des félins ? Cela aussi était une question à laquelle il m’était totalement impossible de répondre. Je n’aimais pas vraiment ce genre de question… Malheureusement, j’en avais beaucoup. Etait-ce la même chose pour tout le monde, ou était-ce une des nombreuses conséquences de mon enfermement ? Et voilà que je recommençais sans même y penser !
Désespérée par mes propres pensées, je laissai mon regard dériver vers les gâteaux après gâteaux en s’attardant par de nombreux détails qui m’entouraient. Moi non plus, je n’avais pas faim. Mais, contrairement à mon hôte, je n’avais pas réellement sommeil. Rester ainsi ne me dérangeait pas. Malgré mes pensées vagabondes et mes questions envahissantes, j’avais bien trop l’habitude de rester assise sans rien faire pour chercher une quelconque activité. Contrairement à beaucoup des jeunes de mon âge, je restai donc là à écouter le silence rompu par quelques bruits légers : la respiration de Tyron qui dormait, les chats qui se déplaçaient non loin de là sans me prêter la moindre attention, la trotteuse d’une horloge… Je n’avais pas peur. Par la lucarne de ma cage, j’avais eu affaire à bien plus de sons que ceux-là. Ainsi, je m’assoupis sans m’en rendre compte sur mon tabouret, la tête dans mes bras. Un sommeil réparateur… enfin !


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Dim 13 Déc 2015, 17:29

Ce fût une envie pressante d’aller aux toilettes qui le réveilla. Encore engourdis pas le sommeil, les yeux mi-clos, il se dirigea vers la salle de bain sans remarquer quoi que ce soit d’anormal. C’est seulement lorsqu’il eut fini sa petite affaire et qu’il sorti de la salle de bain qu’il la vit. Il fût d’abord assez surpris, puis, doucement, les souvenirs lui revinrent. Elle s’était endormie directement sur le tabouret. Le visage posé entre ces bras croisés sur le comptoir, elle semblait vraiment bien. Elle devait dormir depuis un petit moment déjà. Le professeur eu un petit sourire. Elle était vraiment mignonne. Cependant, il ne pouvait pas la laissée là. Son état physique lors de son réveil serait affreux. Elle serait courbaturée de partout. Il avait pensé à la réveillée pour lui dire d’aller s’allonger dans le lit, mais quelque chose l’en retint. Et si elle ne retrouvait pas le sommeil ? En plus d’avoir mal partout elle serait crevée. Cela laisserait très certainement place à toutes sortes d’histoires sordides. Surtout si cela se savait qu’elle avait passé la nuit chez lui…

Il était peut-être un peu parano, mais toujours était-il qu’un professeur amoureux de son élève se devait de l’être pour se protéger. Moins de doutes il y aurait, mieux ce serait. Les muscles toujours endormis, il s’approcha de la jeune fille et fit doucement pivoter son tabouret, faisant gaffe à ce qu’elle ne tombe pas. Puis, essayant de rester doux, ce qui ne fût pas évident vu la force moindre dont il faisait preuve, il la souleva. Une main derrière ces genoux et l’autre derrière ses omoplates. Il lui sembla l’entendre marmonner quelque chose d’inaudible lors du trajet jusqu’à la chambre. Cela fût sans doute issu de son rêve. Quand il la déposa finalement sur le lit, il remonta les couvertes jusqu’à son cou. Elle semblait toujours emprisonnée par le sommeil, aussi le professeur se permit de rester un peu pour la regardé. Elle était si jolie, si intelligente… et tellement inaccessible… Il soupira, puis, sans réfléchir, il se pencha et donna un léger baiser sur son front. Il se redressa, se leva et quitta ensuite silencieusement la pièce.

De retour dans le salon, il s’allongea, et bien qu’il ait divagué dans ces pensées quelques instants, il ne tarda pas à s’endormir de nouveau.

***

Quand son réveil sonna, Tyron l’entendit depuis le salon. Ronchonnant, il se leva en se frottant les yeux. Il hésita à aller l’éteindre. Bien que le bruit lui soit totalement insupportable, il se souvenait très bien de la jeune demoiselle étendue sur le matelas. Il se leva et, comme il arrivait au niveau de la cuisine, la sonnerie s’arrêta. Sans doute interrompue par la jeune blonde. L’homme s’étira et s’approcha de la cafetière pour la démarrée. Il sursauta presque quand le chat noir de la jeune fille vint ronronner à ces pieds. « Oh… salut… » Marmonna-t-il, endormi. Il glissa rapidement deux rôties dans le grille-pain alors qu’il entendait des bruites de pas s’approcher de la salle à manger. Sans même regarder, le professeur se fit un grand verre de lait.

- Bon matin, lui dit-il, tu veux manger quelque chose ?

Il concluait sa phrase tout en s’appuyant sur le comptoir afin de goûter à son lait.

- J’ai du Nutella. Ajouta-t-il, le regard tout aussi brillant que son sourire. L’homme ne savait pas trop pourquoi, mais il était de très bonne humeur.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Lun 14 Déc 2015, 10:30

Si mon sommeil était peuplé de rêves, le lendemain matin je ne m'en souvins plus. Mais ce ne fut pas cela que je retins en éteignant d'un geste lourd le réveil qui hurlait à côté de moi. Etais-je dans le lit quand je m'étais endormie? Avais-je rêvé tout ce qui avait suivi mon endormissement dans la chambre avec mon chaton? Le fait que ce dernier ne soit pas là ne voulait rien dire et j'avais l'impression qu'il ne fallait pas que je me fis aux apparences. Portant ma main à mon cou, je me souvins que j'avais donné mon pendentif à Tyron. En vérifiant, je conclue que je n'avais pas rêvé.
Ce doit être Tyron qui m'a ramenée ici, conclus-je en m'étirant silencieusement.

Lentement, je me levai. Puis, d'un pas maladroit, je me mis à marcher en direction de la cuisine. Mon hôte y était déjà, en train de s'affairer doucement, mon chaton à ses pieds. Je ne sais pas comment il fit, mais sans se retourner, il devina que j'étais là et me salua en conséquence :

- Bon matin, tu veux manger quelque chose ? J’ai du Nutella.

Ne pouvant le réprimer, je lui répondit en baillant sur ma première syllabe :

- Ohayo...

Je m'approchai lentement, encore toute ensommeillée et je me réinstallai sur mon tabouret. Le temps que je me réveille, je réfléchis à sa proposition de manger quelque chose, et à ce qu'était le "Nutella". Finalement, je lui répondis :

- Désolée, je ne sais pas vraiment quoi manger. Et c'est quoi le Nutella?

Certainement que mon ignorance allait le surprendre, mais je n'en étais pas consciente. Je me contentai d'essayer de me réveiller en me frottant le visage avec ma main droite. J'avais un peu froid et je regrettais d'avoir quitté les couvertures.


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Lun 14 Déc 2015, 13:45

Il sourit lorsqu’elle bailla. Oui, il serait bien resté couché lui aussi. Mais il savait très bien que s’il ne se levait pas maintenant, il ne le ferait pas plus tard non plus. C’était comme ça : tous les jours il devait se battre contre sa nature féline et s’empêcher de roupiller pendant 16 heures. Habituellement, il était seul avec Colonel et le savoir en train de ronfler lui donnait envie de faire pareil, mais ce matin, avec Yumiko et son chat, il était très motivé. Elle lui parla japonais. Elle disait bonjour, sans doutes, mais ça Tyron n’était pas en mesure de l’affirmer. Ensuite, elle s’asseye, tout engourdie par le sommeil. Finalement, après quelques secondes, elle releva la tête pour répondre :

- Désolée, je ne sais pas vraiment quoi manger. Et c'est quoi le Nutella?

Tyron réprima de peu un ronronnement d’amusement. Quoi de plus bizarre que d’entendre ronronner quelqu’un ? Elle était déjà au courant qu’il pouvait le faire et cela était déjà bien suffisant. Laissant de coter le chat, le jeune professeur se concentra sur l’homme et offrit un radieux sourire à la jeune fille. Il n’était pas plus surpris que cela qu’elle ignore ce que c’était. Comment des parents aussi abominables auraient pût laisser leur fille mettre la main sur quelque chose d’aussi merveilleux que du Nutella ? « Attend » dit-il, puis il attrapa le pot dans l’armoire avant de plonger une cuillère dedans et de lui tendre.

« Goûtes-moi ça ! Lui dit-il les yeux pétillants, ça va sur des rôties et c’est le truc le plus délicieux que j’ai mangé depuis ma sortie du labo. J’ai eu peur au début, parce que le chocolat est nocif pour les chats, mais j’aime tellement le sucre. T’as as idée. Alors, si je tombe malade, tant pis. Jamais je n’arrêterais d’en manger. »

Puis, à ces mots, il enfonça la cuillère qu’il s’était fait tout en parlant, dans la bouche. Oui, Tyron était un homme-chat chocoolique. Et alors ? Tout en chantonnant, il continua de s’affairer sur son déjeuner.
« Alors ? demanda-t-il d’un haussement de sourcils, Rôties ? Œufs ? Bacon ? »

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Lun 14 Déc 2015, 17:56

Le sourire de Tyron était magnifique à mes yeux encore éblouis par la lumière du jour. Je ne pus lui rendre que faiblement alors qu'il me demandait d'attendre. Je ne vis pas ce qu'il fit, mais quand il me tendit une cuillère avec une sorte de pâte épaisse couleur chocolat, je la pris avec confiance, bien que je n'y goûtais pas tout de suite.

« Goûtes-moi ça ! ça va sur des rôties et c’est le truc le plus délicieux que j’ai mangé depuis ma sortie du labo. J’ai eu peur au début, parce que le chocolat est nocif pour les chats, mais j’aime tellement le sucre. T’as as idée. Alors, si je tombe malade, tant pis. Jamais je n’arrêterais d’en manger. »

Je lui souris, heureuse qu'il me parle de lui. Si je pouvais encore passer des moments avec lui, même s'il ne m'aimait pas, cela ne me dérangeait pas. J'étais si bien à ses côtés qu'être simplement là, à discuter, ça m'allait.
Quand il prit lui aussi une cuillerée de cette pâte pour la mettre dans sa bouche, je l'imitais avec plus de lenteur. Lentement, dégustant, je suçais la cuillère. Je devais avouer que je n'aurais pas goûté seule, mais je savais désormais que je serais passée à côté de quelque chose de super. Faisant un effort pour ne pas parler japonais, je déclarai quand j'eus fini :

- C'est délicieux !

Tyron s'affairait en cuisine pour préparer le petit déjeuner. Occupée à le regarder faire, quand il me demanda ce que je voulais manger, je ne répondis pas tout de suite. Le pire était que je ne savais vraiment pas. Ce fut le goût du "Nutella" qui me décida :

- Des toasts avec du Nutella s'il te plaît. Tu vas prendre quoi, toi?


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Mar 15 Déc 2015, 21:51

- C'est délicieux !
S’exclama la jeune fille après avoir goûté à la mixture. Le sourire de son interlocuteur ne fit que s’agrandir encore plus. Il était bien content qu’elle aime le Nutella elle aussi. Ils allaient assurément bien s’entendre sur tous les points si elle en raffolait comme lui. Et puis… Jamais il ne l’avouerait, mais il aimait bien cumuler des points communs avec l’étudiante. Alors qu’il répondait à sa demande en mettant deux autre toasts dans le grille-pain, il saisit les premières et les couvrit de la saveur chocolaté qu’il aimait tant, puis les tendant vers la jeune fille, il se retourna, la cuillère toujours en bouche, pour se servir une tasse de café. Il pensa en offrit à la jeune fille, mais constata rapidement que la cuillère le gênait pour parler… Il la retira et lui demanda si elle avait déjà goûter au café. Suite à sa réponse, il entreprit la discussion tout en répondant à chaque question avec une patience exemplaire. Ils mangèrent tout en discutant, un peu plus et on aurait pût croire que la nuit qu’ils venaient de passer n’était qu’une horrible blague de l’imaginaire collectif, mais il restait cependant un détail, un tout petit détail, mais d’une grand importance. Il s’agissait de ce collier qui, perdu dans le canapé, serait retrouvé plus tard par le professeur lorsque celui-ci rentrerait chez lui.

Après avoir mangé, il fût temps pour l’adolescente de rentrer à l’académie. Tyron, bon gentleman, la raccompagna après avoir récupérer les vêtements qu’il lui avait prêté la veille. Maintenant secs, les effets personnels de Yumiko purent être récupérer et le trajet pour l’école débuté. Tout au long du voyage, la discussion perdura, parfois interrompue par des éclats de rire. Tyron, quant à lui était heureux. Le bienêtre qu’il éprouvait aux côtés de la jeune fille était peut-être problématique, mais il n’en restait pas moins qu’il était là. Et qu’il lui faisait du bien. Finalement, ils arrivèrent devant les grilles de l’établissement. Tyron se gara, puisqu’il avait quelques trucs à régler pour ses plans de cours et également son lot de correction à accomplir.
« Nous y sommes. »
Déclara-t-il alors qu’il descendait du véhicule. Il attendit que la Saphir sorte à son tour, verrouilla les portes et marcha à ces côtés jusqu’à l’intérieur. En chemin, il avait eu l’occasion de lui raconter la raison de sa présence à l’école.
Finalement, quand la porte de la salle des enseignants fût visible, tous deux surent qu’il était l’heure des aux revoir. L’enseignant cacha du mieux qu’il pût sa déception. Et il avait honte d’avouer qu’il y arrivait en se disant qu’il la reverrait…
Sans laisser paraître la moindre émotion, il lui offrit un large sourire, fidèle à son habitude, et lui souhaita de passer une très belle journée. Le professeur, lui, savait que grâce à elle, cette journée serait splendide.

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