Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

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Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Mar 24 Nov 2015, 22:07

Le temps était venteux à l’extérieur.
Le matin même, Hatami avait déjà flairé l’odeur de la tempête qui ne manquerait pas de les arrosés à son passage. Il avait été plus que soulagé de regagner la chaleur de son domicile avant le début des intempéries. Un vendredi soir bien ennuyeux pour les fêtards, mais le professeur, lui, comptait savourer sa soirée à l’abri des gouttes d’eau au chaud dans de grosses couvertures devant un bon film dans son salon à déguster un savoureux pop-corn. Alors qu’il verrouillait la porte derrière lui, il déballa ces courses alors que son corps tremblait toujours. Il était de nature plutôt frileuse, disons-le. Car malgré le vent, une humidité un tantinet plus élevé et une fraîcheur d’automne, rien n’annonçait – sauf peut-être la météo ?- l’énorme tempête qui viendrait pour les humains. Il avait bien essayé de partager sa connaissance des conditions qui allaient frapper la soirée, mais devant l’air remplis de questionnements de la première personne à qui il en avait parlé, il avait abandonné le projet. Gardant tout ça pour lui, il avait traversé sa journée qui lui avait semblé duré une éternité. Ensuite il était passé se cherché un film en location à la boutique du coin et une boîte de sachets de pop-corn.

Le film qu’il avait choisi, il avait bien faillit aller le visionner en salle de cinéma, mais un peu gêner de tomber sur qui que ce soit, il avait patiemment attendue sa sortie en DVD. Ayant fait mine d’être grandement concentré sur quelque chose d’autre, il avait tout de même vu le léger sourire de la caissière lorsqu’elle avait pris le produit pour l’enregistré. Le prix et la date de retour entonnée, il pût finalement quitter le vidéoclub direction son domicile.
Alors qu’il finissait de déballer ces achats et locations, il fila droit vers la salle de bain pour prendre une douche chaude. Passant à sa chambre pour se changer, il enfila un chandail propre et blanc ainsi qu’un jogging gris. En sifflotant, il retourna dans la cuisine, mit son pop-corn au micro-onde, et alla installer son film. Quand le four bipa, il alla s’emparer du sachet et manqua se brûler les doigts avec la vapeur pas inattention. Le tout finalement dans un bol, il alla bondir dans son canapé, réveillant son chat qui gronda sa désapprobation et s’emmitoufla dans sa couverture avant de faire les sélections du menu et de commencer son visionnement.

Dehors, le ciel avait eu le temps de s’assombrir. Dorénavant, même les humains pouvaient prédire la tempête qui venait. Bien au chaud au cœur de son domicile, Tyron était captivé par son film, au point qu’il n’entendait même pas son ronronnement lors des séquences qui lui plaisaient. La pluie avait commencé à battre ces fenêtres depuis une bonne dizaine de minutes quand soudain, quelqu’un frappa à sa porte.
Il sursauta, arrêta son film, aux aguets. Quand le bruit recommença et qu’il eut la certitude qu’il n’avait pas rêvé, il courut jusqu’à la porte qu’il ouvrit sur une adolescente détrempée. Il la reconnu dans l’immédiat. Ces grand yeux bleus, ces longs cheveux or plaqué sur sa tête… aucun doutes possibles.

« Miko ?! Mais qu’est-ce que tu fais là ?! » Hurla-t-il pour porter sa voix au-dessus de la tourmente. Fronçant les sourcils, il n’attendit pas plus longtemps pour la tirée à l’intérieur et clore la porte férocement.
Le cœur battant, il se retourna. Il n’avait pas halluciné. Reprenant son calme, il la regarda de la tête aux pieds, incrédule
.
- Qu’est-ce que tu fais dehors par ce temps ? Tu devrais être à l’Académie au chaud, non ?  

L’observant un peu plus il nota un détail qui, jusqu’alors, lui était resté invisible.

- Qu’est-ce que tu tiens ? » Questionna-t-il.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Mar 24 Nov 2015, 23:20



Ce vendredi soir-là, j'avais fini les cours plus tôt que d'habitude. J'avais donc décidé d'essayer de profiter de ce moment de liberté et du temps qu'il me restait pour aller me promener en ville. Je voulais essayer de vaincre ma peur de la foule, de me convaincre que j'avais le droit de me promener comme tout autre être humain. Je ne voulais pas avoir de regrets, même si le plus grands que j'allais certainement avoir serait de ne pas résister à mes parents. Mais passons!
Le temps me sembla sombre, mais je mis naïvement cela sur le compte de la nuit qui tombait. Même le fait que la ville soit pratiquement déserte ne m'avait pas alertée. J'avais donc continué mon chemin jusqu'à un parc pour enfants désert. Je m'assis sur une des balançoires et attendis un peu. Je n'étais jamais allé dans un tel endroit et je voulais profiter du calme environnant pour m'imprégner de cet endroit.
Après un moment, je me levai prête à partir. Pourtant, je ne m'en allais pas : un bruit dans les buissons avait attiré mon attention. J'attendis un peu, jusqu'à ce qu'il revienne. Je me dirigeai vers lui et m'accroupis vers les buissons. Ce que je vis m'attrista : un petit chat noir semblait bien mal en point. Je n'osai pas le toucher, mais l'idée de le laisser ainsi me faisait trop de la peine pour que je puisse l'abandonner. De plus, la pluie commença à tomber de plus en plus. N'y tenant plus, je le pris délicatement dans les bras et tentai de le protéger le plus possible de la pluie en l'emmitouflant dans mon gilet. Il miaulait faiblement. Il fallait que je l'aide, mais je ne pouvais pas rentrer à l'Académie, les animaux étant interdit en son enceinte. Je m'étais donc dirigée vers le seul autre refuge que je connaissais : chez Tyron. En chemin, des questions vinrent me hanter : et s'il s'agissait de lui? Après tout il m'avait dit qu'il pouvait se transformer en chat noir! Etait-il chez lui? Et ce n'était pas le cas, qu'allais-je bien pouvoir faire? La pluie se faisait de plus en plus forte, me trempant comme je ne l'avais jamais été, sauf sous ma douche, sauf que là j'avais mes vêtements.

Quelques longues minutes passèrent avant que je n'arrive devant la porte de mon professeur. J'hésitai un peu, puis je me décidai vite en sentant la petite boule de poils serrée contre ma poitrine. Ainsi, je frappai doucement à la porte. J'attendis un peu, espérant, priant, qu'il soit là. Comme la réponse ne venait pas, je toquai à nouveau, légèrement plus fort. Je n'eus pas à patienter longtemps avant de voir la porte s'ouvrir sur l'homme blond en jogging qui occupait la majeure partie de mes pensées depuis que je l'avais rencontré. Le hurlement qu'il prononça me cloua cependant sur place, m'empêchant de réagir :

« Miko ?! Mais qu’est-ce que tu fais là ?! »

Quelques secondes à peine passèrent avant que je ne me retrouve à l'intérieur, tremblant de froid et un peu de peur à cause de sa réaction. Je ne savais pas comment l'interpréter et c'était certainement ce qui me tétanisait. Je lui fis tout de même face en l'écoutant me demander :

- Qu’est-ce que tu fais dehors par ce temps ? Tu devrais être à l’Académie au chaud, non ?

Je ne pus lui répondre, encore légèrement perturbée par son accueil. Heureusement, il dû noter que je portais quelque chose dans mes bras puisqu'il enchaîna :

- Qu’est-ce que tu tiens ?

Silencieuse, j'ôtai la protection pour montrer le chaton noir pelotonné dans mes bras, contre ma poitrine. Il tremblait comme une feuille, un peu comme moi, et semblait bien mal en point. Doucement, je répondis enfin à voix haute :

- Je... je l'ai trouvé dans un parc alors que je me promenais. Il était très mal quand je l'ai découvert et je ne peux pas l'emmener à l'Académie. Du coup.... Du coup j'ai pensé que tu pouvais m'aider. Je ne sais pas vers qui me tourner autre que toi...

Ce que je venais de dire n'était ni plus ni moins qu'un appel à l'aide déguisé en explications. Je ne savais réellement pas quoi faire et je ne voulais pas abandonner ce petit être si fragile. Il avait encore moins vécu que moi et il était certainement très proche de la mort. Je n'avais pas encore essayé de voir si je pouvais le soigner. Je n'y avais pas pensé, songeant en premier lieu que je devais lui trouver un refuge, un foyer, dans lequel il pourrait se reposer.


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Mar 24 Nov 2015, 23:45

L’idée qu’elle ait pensé à lui parce qu’il avait admis être à moitié chat lui avait traversé l’esprit, il fallait l’avouer. Mais bien trop d’informations catastrophiques s’empilaient dans son esprit. D’abord, il fallait les mettre au sec tous les deux. De l’eau partout sur le corps. Quoi de plus désagréable ? Tyron devait bien être le seul homme au monde à se sécher les cheveux après la douche pour être sec le plus rapidement possible : alors être détrempé de la tête aux pieds ? Hors de question.

- Je reviens, lui indiqua-t-il avant de se diriger rapidement vers la salle de bain.

Lorsqu’il en revint, il était armé d’une pile de serviettes de douche. Il en passa une sur les épaules de la jeune fille et posa sa main sur son front, visiblement préoccupé.

- Tu es sous cette horrible pluie depuis longtemps ? lui demanda-t-il avant de finalement jeter un regard sur le chat.

Noir.

Inutile de dire qu’il fût persuadé qu’elle ait pensé qu’il pourrait s’agir de lui. Il lui jeta un bref regard interrogateur, mais ne perdit pas plus de temps pour les questions inutiles. Après lui en avoir demandé la permission et lui avoir ordonné de retirer ces souliers et ces chaussettes, il prit délicatement le chat dans une serviette pour le mettre au chaud. Sergent-colonel, réveillé par tant de raffut s’était, quant à lui, approché, curieux de voir les nouveaux arrivants. Le chat était dans un mauvais état. Demandant à la jeune fille de surveiller le chat quelques instants, il fit un aller-retour à sa chambre pour récupérer un chandail gris et un caleçon noir. Lorsqu’il revint, il lui tendit et lui indiqua une direction tout en s’expliquant :

- Va enfiler ça, la salle de bain est juste là, tu seras au sec. Je te trouverais quelque chose de plus chaud quand le chat sera un peu mieux d’accord ?

Il lui posa la question en plantant son regard bleu au fond de celui de la jeune fille.
C’est seulement lorsqu’elle eut acquiescé et qu’elle fût en route pour la salle d’eau qu’il réalisa quelles pièces de vêtement il venait de lui donner. Le rouge ne tarda d’ailleurs pas à lui assaillir les joues alors qu’il s’efforçait sur sa tâche qui était de sécher le pauvre chat. Il fût tellement préoccuper qu’il ne pensa même pas à déloger Sergent de sur le comptoir une seule seconde.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Mer 25 Nov 2015, 09:09



Le temps me parut long avant qu'il ne parle. Pendant ce temps, j'eus peur qu'il ne refuse de m'aider. Pourtant, je savais que Tyron était une gentille personne, une de ces personnes qui viennent en aide aux personnes qui sont dans le besoin.

- Je reviens.

Je le vis partir d'un bon pas dans une autre pièce. Le fait qu'il ne refuse pas me soulagea. Tenant le chaton sur mon bras gauche, je me mis à le caresser doucement de la droite pour le rassurer. Tyron revint avant que je ne puisse prononcer un mot, une pile de serviettes éponge dans les bras. Il en prit une dans le tas et me la passa sur mes épaules avant de poser une de ses grandes mains chaudes sur mon front. Il avait l'air très inquiet.

- Tu es sous cette horrible pluie depuis longtemps ?

- Je ne crois pas... lui répondis-je, peu sûre de moi.

Son regard se porta sur le petit être silencieux et immobile contre moi. Peut-être essayait-il de juger son état? Puis, il prit une autre serviette avant de me demander la permission de prendre le chaton et m'ordonner gentiment d'ôter mes chaussures et chaussettes. Ce que je fis, juste après qu'il eut récupéré mon protégé. Mes pieds étaient gelés, comme le reste de mon corps, mais je ne lui en fis pas part. Il me demanda, quand j'eus terminé, de gardé un oeil sur le chaton et il repartit. J'en profitai pour le caresser doucement et lui murmurer :

- Ne t'en fais pas, neko, nous allons t'aider à aller mieux. Je te le promets...

Tyron revint peu de temps après cela et me donna quelques vêtements en me montrant la direction dans laquelle il était allé pour prendre des serviettes :

- Va enfiler ça, tu seras au sec. Je te trouverais quelque chose de plus chaud quand le chat sera un peu mieux d’accord ?

J'acquiesçai et parti dans la direction qu'il m'avait montrée. J'entrai dans la salle de bain et commençai à ôter mes vêtements, décidant de garder mes sous-vêtements. En prenant le chandail gris, je le mis sur mon nez pour respirer l'odeur du jeune homme et fermai les yeux en pensant qu'il était vraiment magnifique, ses yeux aussi, et qu'en plus il sentait bon. Je me sentis rougir, secouai la tête en me demandant ce qu'il m'arrivais, puis enfilai le maillot. Je pris ensuite le bas noir et, me rendant compte que ce devait être un caleçon, je devins cramoisie. Je l'enfilai tout de même, peu envieuse de rester en petite culotte. En me regardant dans la glace, je me rendis compte que ça faisait pas si mal et je me sentis plus à l'aise.
On n'a qu'à dire que c'est un short, pensais-je en souriant.
Mes pensées revinrent sur le chaton. Je sortis donc de la salle d'eau après avoir étendus mes vêtements détrempés, et rejoignis Tyron. Je m'accroupis devant mon petit protégé et je demandai :

- Comment il va?

Je n'attendis pas ma réponse pour toucher la tête du petit être et user un peu de mon pouvoir.

J'étais dans le monde noir. Heureuse que guérir les animaux était la même chose que les humains, je me mis à chercher un quelconque mal que je serais capable de guérir puisqu'il s'agissait de blessures légères. Je vis beaucoup de maux, des formes et couleurs diverses, mais que je ne pouvais pas annihiler. Je cherchai un peu plus longtemps, convaincue qu'il ne pouvait pas être ainsi pour rien. Puis je la vis, une maladie pas trop grave mais assez embêtante. Comme d'habitude, je tendis la main vers la forme colorés, fis en sorte que ma main cache entièrement la forme, et la fermai. Je pris le temps de vérifier qu'elle était complètement détruite avant de sortir de ce monde trop colorée à mon goût.

Quelques secondes s'étaient passées. Je me sentais patraque et avais envie de dormir. Mais je ne fis pas mine de bouger, trop anxieuse de dire que j'avais utilisé mon pouvoir. J'attendis donc que Tyron réponde à ma question.


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Jeu 26 Nov 2015, 03:31

Quand il entendit la porte de la salle d’eau s’ouvrir, la nervosité était à son comble chez le jeune professeur. Il se refusa à lever la tête, faisant mine d’être concentré sur sa tâche. Le chaton était presque sec, mais il semblait toujours en état second, sans doute transit par le froid. Alors qu’il pouvait entendre jusqu’à ces pas légers sur le sol s’approcher de lui, Hatami continua d’éviter tout contact entre son regard et la jeune fille. Il changea la serviette dans laquelle était emballée la petite bête avec précaution. Il sursauta presque quand il vit les doigts fins de l’étudiante entrer dans son champ de vision alors que sa voix douce lui demandais des nouvelles de son protéger. Il s’apprêtait à lui répondre quand, tout à coup, l’atmosphère devint soudainement étrange. Les yeux fixé sur les doigts pâles de Yumiko, Tyron entra comme en état second. Il eut l’impression que tout disparu. Tout excepté la main de l’autre dont les conteurs devenaient flous, comme si il regardait un mouvement enregistré au ralenti. Cela ne dura que quelques secondes, mais quand ça s’arrêta soudainement, l’homme eu l’impression que, sous ces paumes, le petit animal respirait un peu plus paisiblement. Ayant bien du mal à réprimer un frisson, celui-ci se répandit au travers de tout son corps, comme pour le ramener entièrement dans la réalité. Du coin de l’œil, il pût même constater que son chat, jusqu’alors aussi hypnotisé que lui sur les doigts de la demoiselle, était lui aussi parcouru de ce même tremblement bref. Alors que le félin gris se passa une langue râpeuse sur les babines, le diamant compris qu’il n’avait pas rêvé cette impression. Les yeux un peu écarquillé, il les posa sur Yumiko qui relevait alors ces perles azur vers les siennes. Il la toisa quelque instants alors que Sergent, la tête un peu obliqué sur le côté en faisait de même. Lorsque la jeune étudiante remarqua que les deux colocataires la toisaient suspicieusement et que les couleurs de son visage menacèrent de changer, Tyron prit enfin la parole.

« C’est toi qui ai fait ça ?

Hasarda-t-il, un peu sous le choc. Alors qu’elle s’apprêtait à lui répondre, le jeune homme, avant même de réfléchir, risqua un coup d’œil sur l’ensemble de son corps.
De longues jambes fines, laissées à découvert par une paire de caleçon noir (les siens qui plus est), recouverte d’un-t-shirt gris beaucoup trop grand pour sa petite stature, le tout surmonté d’un visage rosit et de longs cheveux en bataille.
Alors qu’il ravala subtilement sa salive, les informations semblaient avoir du mal à se rendre à son cerveau. Comme s’il était déconnecté. Quand enfin il se remit en branle une seule phrase franchit ces lèvres. Alors que sa conscience avait pût observer ces dernières pensées de fond en comble, elle fût surprise d’entendre :

« Je ne suis pas si grand que ça. Si ? »

Et, du tréfonds de son crâne, on pût entendre le raisonnement d’une main qui s’abattait férocement sur le front de cette personnalité clandestine qui habitait sa tête, visiblement découragé par les comportements de son hôte.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Jeu 26 Nov 2015, 09:45



Comme la réponse ne venait pas, je levai les yeux sur Tyron. Ce dernier fixait avec insistance. Je me sentis mal à l'aise. Et quand je me rendis compte que le chat de mon ami faisait la même chose, je ne pus empêcher mon mal être grandir, menaçant de me faire rougir.

-C’est toi qui ai fait ça ?

J'ouvris grand mes yeux tant le fait qu'il puisse savoir que j'avais utilisé mon pouvoir me surprenait. Je ne comprenais pas comment, et je n'arrivais pas à réfléchir correctement à cause de la fatigue due à la guérison que j'avais faite. Lui avais-je parlé des conséquences de mon pouvoir? Mes jambes avaient de plus en plus de mal à supporter mon poids et menaçaient de me lâcher à tout moment. Je ne savais pas si j'allais pouvoir me relever avant d'avoir dormi ne serait-ce que quelque minutes.
Trop abrutie par la torpeur qui m'envahissait de plus en plus, je me contentai d’acquiescer silencieusement. C'est alors que je l'entendis me demander :

- Je ne suis pas si grand que ça. Si ?

J'aurais voulu rire légèrement, lui répondre qu'il était grand mais que cela n'avait pas beaucoup d'importance. Mais je ne pus rien faire de tout cela. Mes jambes choisirent ce moment-là pour céder sous mon poids, me faisant tomber en arrière. Mon cerveau à moitié endormi ne me donna pas l'occasion de me redresser pour que je ne fasse que tomber sur les fesses. Pour être totalement franche, je ne sus pas si je tombai à terre ou si Tyron eu le réflexe de me rattraper : j'avais sombré dans l'inconscience, laissant involontairement le contrecoup de mon pouvoir m'emmener loin de la réalité pendant quelques minutes.

Pendant mon sommeil, court mais réparateur, je rêvai. Les images des moments les plus importants de ma vie passèrent les unes après les autres dans l'ordre chronologique. Seule la dernière était différente : elle représentait une peur qui me secouait depuis des semaines, voire des mois maintenant, sans que je puisse la chasser. Quand je me réveillai, quelques minutes après m'être endormie, ce fut en sursaut, des sueurs froides dans le dos, mais silencieusement.


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Jeu 26 Nov 2015, 13:59

Tyron la vit sourire faiblement. Elle voulut visiblement répondre, mais ses lèvres tremblaient sans extérioriser le moindre son.  Le jeune homme fronça les sourcils, en l’observant et remarqua bien vite la pâleur de sa peau. Puis, juste comme il sembla comprendre ce qu’il allait se produire, la jeune demoiselle tourna de l’œil alors que ces jambes flanchaient et que la gravité reprenait ces droits.  

Par réflexe, alors que son sang se glaçait dans tout son corps, il la rattrapa in extremis et d’une méthode si minable qu’il senti une douleur fulgurante lui assaillir l’épaule. Grimaçant, il passa l’un de ces bras sous ses genoux et l’autre dans son dos pour sa soulevée. Il la maintint en l’air, le souffle plus ou moins décidé à être court, le temps de se demander quoi faire. Elle était loin d’être lourde. Quelqu’un d’autre l’aurai propulsé en l’air avec aisance, mais Tyron n’était pas quelqu’un d’autre et celui qu’il était ne ressemblait en aucun point à Hercule. Il n’avait que la force de base que lui offrait sa charpente masculine : c’est à dire pas beaucoup. Il fallait dire que cette épaule qui lui arrachait des visages plutôt abstraits.

Voyant le canapé, il s’y dirigea el l’y déposa délicatement. L’observant un peu, il se demanda ce qui avait pût la rendre aussi inerte et se demanda combien de temps cela allait durer. Un sourcil arqué et l’autre froncé, il en profita un peu pour la détaillée.
 

Se rendant compte de sa tricherie, il posa sur elle l’une de ces couvertures pour la couvrir, puis silencieusement il s’éloigna pour passer un coup de fil. Profitant de son appel pour réchauffer le chaton. Assis sur un tabouret, cellulaire sur l’oreille il l’observait tout en conversant avec son interlocuteur quand elle s’éveilla en sursaut. Surpris par ce réveil brusque, Tyron mit fin à sa discussion en annonçant à la personne à l’autre bout de la ligne qu’elle était de retour parmi les vivants.

Il s’approcha d’elle, le chat dans les bras, et s’asseya sur le canapé pour lui parler.

« Tu vas bien ? S’acquit-il d’abord devant son air catastrophé. Quand elle eu répondu, il hocha légèrement la tête avant d’ajouter :

- J’ai téléphoné au gardien de nuit de l’académie, je lui ai expliqué la situation. Il m’a autorisé à te ramener seulement demain matin vu la tempête qui fait rage. Nous avons jugé que c’était plus sûr.

Il lui offrit un petit sourire.

- C’est moi qui garderais ton chaton. Nous ne l’enverrons pas à la fourrière.

Puis, pensant à autre chose, il ajouta finalement :

- Il a fouillé dans ton dossier suite à ce que je lui ai dit. Tu as utilisé ton pouvoir n’est-ce pas ? Tu savais ce qui allait se produire. Pourquoi tu ne m’as pas prévenu ?

Le moral de Tyron était un peu abattu par l’idée qu’elle ne lui ai rien dévoilé de tout ça…

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Jeu 26 Nov 2015, 18:02



Encore apeurée par les dernières images de mon rêve, je ne sus pas tout de suite où je me trouvai. Je me me levai donc et regardai tout autour de moi. Quel soulagement ce fut lorsque je me rappelai être chez Tyron. Et, apparemment, il m'avait menée jusqu'au canapé lorsque je m'étais évanouie.
Des bruits de pas se firent entendre. Je n'eus pas le temps de réagir, mes réflexes étant encore amoindris par mes visions. Je ne sus donc qu'il ne s'agissait de mon hôte, mon chaton dans les bras, que lorsqu'il arriva devant moi, l'air inquiet :

- Tu vas bien ?

Doucement, je lui fis signe que oui. Puis, je passai une main sur le haut de mon visage en murmurant :

- Ça va... J'ai simplement fait un cauchemar...

Comme s'il était soulagé, le jeune homme continua de parler :

- J’ai téléphoné au gardien de nuit de l’académie, je lui ai expliqué la situation. Il m’a autorisé à te ramener seulement demain matin vu la tempête qui fait rage. Nous avons jugé que c’était plus sûr.

Pour mieux l'écouter, j'ôtai ma main de mes yeux. Je pus ainsi voir qu'il me souriait. Son expression était si gentille que cela termina à me détendre et ne plus penser à mes peurs.

- C’est moi qui garderais ton chaton. Nous ne l’enverrons pas à la fourrière.

Mes yeux se portèrent sur la petite boule de poils noire qui dormait paisiblement dans ses bras. Doucement, je souris et pris mon nouveau compagnon avec délicatesse pour le serrer contre mon cœur.

- Merci, Tyron.

- Il a fouillé dans ton dossier suite à ce que je lui ai dit. Tu as utilisé ton pouvoir n’est-ce pas ? Tu savais ce qui allait se produire. Pourquoi tu ne m’as pas prévenu ?

Ses questions me tendirent d'un seul coup, réveillant le chaton qui miaula doucement. Il avait trouvé ma faiblesse et me demandait pourquoi je ne lui en avais pas parlé. Mon regard s'assombrit alors je me recroquevillai sur moi-même, toujours en faisant attention de ne pas faire de mal à mon ami à quatre pattes. Puis, toujours en murmurant, la voix tremblante, je lui répondis :

- Oui, j'ai utilisé mon pouvoir...

Je me tus quelques instants. Puis, réalisant que je ne pouvais pas lui cacher cela plus longtemps, je lui répondis à sa deuxième question, toujours sur le même ton :

- Je ne te l'ai pas dis, le jour de notre rencontre, mais la raison plus ou moins obscure qui donne un côté maudit à mon pouvoir... c'est le contrecoup. Je ne connais pas tous les détails, mais il semblerait que les évolutions de mon pouvoir ont des contrecoups bien plus importants que ce que tu as pu voir... C'est à cause de ça que j'ai été enfermée pendant quinze ans, pour éviter l'évolution de mon pouvoir et certainement pour l'éliminer. Je peux me tromper, mais tout porte à croire qu'il s'agit de ça.

Je me tus un instant et finis par m'excuser alors que des larmes roulaient silencieusement sur mes joues :

- Je suis désolée, je ne voulais pas t'inquiéter, mais je n'aime pas parler de mon contrecoup à cause de ce qu'il m'a fait subir... A cause du fait qu'il ait fait de moi une prisonnière...


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Jeu 26 Nov 2015, 18:22

Tyron l’écouta attentivement tout au long de son récit. Un récit cauchemardesque. Prenant sur lui pour ne pas s’énerver et faire peur à la jeune fille, toutes ces contrariétés furent réduites à néant lors qu’il vit perler les goutes salées sur ces pâles joues. Sans réfléchir, il s’asseye à ces cotés et la serra dans ces bras. Fermant les yeux en prenant une grande inspiration qui lui apporta l’odeur florale de son shampoing. Il resta ainsi quelques secondes, loin de la réalité qui l’aurait poussé à se détacher d’elle.

Lorsqu’il rouvrit enfin les paupières, ce ne fût pas en grand. Sans même cesser son étreinte, il murmura la voix emplie de douceur ;
- Je m’en moque des contrecoups, Miko… Tu pourras toujours me faire confiance. Peu importe le sujet.  
Puis, toujours loin de son statut social, il leva sa main gauche pour la posé dans les cheveux couleurs de blés de la demoiselle dans ces bras alors que son  bras droit continuait d’élancer son frêle corps tremblant. Lui caressant la tête dans l’intention viscérale qu’il avait de la consolée, c’est lorsque l’envie irrépressible qu’il eut de lui donner un léger baisé sur la tête qui le ramena sur terre. Doucement, il se détacha d’elle, non sans peine et essaya de trouver une diversion à ces pensées inappropriées.

Lorsqu'il aperçut l’écran devant eux, il se trouva vers elle et proposa ;

- Avant que tu n’arrives, j’écoutais un film avec du pop-corn. Ça te dit ?

Il lui offrit un sourire qui se voulait rassurant alors que l’envie de recalé son corps contre le siens devenait de plus en plus pesant…

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Jeu 26 Nov 2015, 19:18



J'essayais de garder en moi le maximum de ma peine, les yeux toujours dans le vague. Je ne voulais pas le fâcher ou l'attrister à cause de ma peine. Non, je ne voulais pas qu'il ait un sentiment négatif par ma faute. C'était dans cet état d'esprit que j'étais, avec la crainte de ce qu'il allait répondre, quand un mouvement sur le canapé se fit sentir. Ma curiosité me poussa à relever la tête en direction du mouvement quand Tyron me prit doucement dans ses bras. C'était chaud, doux et agréable. J'aimais beaucoup ce contact.
Quelques secondes passèrent avant que sa voix grave et mélodieuse me murmure avec douceur :

- Je m’en moque des contrecoups, Miko… Tu pourras toujours me faire confiance. Peu importe le sujet.

Du soulagement. C'est ce que me donnèrent ces mots et cette douceur qui m'étaient totalement destinés. Un soulagement qui me permit d'éclater en sanglots. Mon visage était caché dans l'épaule de cet homme si gentil et bon envers moi et ma main droite accrochée à son chandail. Sur ma tête, je sentis sa grande main me caresser les cheveux. J'aimais beaucoup ce geste. Il était tellement réconfortant que je m'arrêtai progressivement et rapidement de pleurer. Quand ce fut le cas, avec une douceur que j'appréciai, il mit fin à notre étreinte. Dans mes bras, ma petite boule de poils ronronnait doucement, les yeux fermés. Il allait falloir que je lui donne un nom.

- Avant que tu n’arrives, j’écoutais un film avec du pop-corn. Ça te dit ?

Jamais auparavant, je n'avais regardé de film. Je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre. Mon regard fut attiré par l'écran et je devinai qu'il devait s'agir de quelque chose sur la télévision, mais je n'en étais pas certaine. Et... c'était quoi du pop-corn?
Sans lui poser mes questions, j'acquiesçai brièvement avant de demander :

- C'est quoi comme film?


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Ven 27 Nov 2015, 03:52

Elle avait beaucoup pleuré, pourtant, ce n’était pas quelque chose qui avait gêné l’enseignant. Il s’était contenté de resté là pour la soutenir tout en lui offrant son épaule. Épaule qui lui avait semblée bien mouillée lorsqu’ils s’étaient détachés doucement l’un de l’autre.

Suite à sa proposition, Tyron vit la curiosité teindre les traits de la jeune demoiselle.

« C'est quoi comme film ?

Lui demanda-t-elle d’une petite voix. Le diamant lui offrit un sourire gêner en guise de réponse en ajoutant quelques mots décousus alors qu’il se redressait pour aller saisir les manettes de commandes.

- C’est un tout nouveau film d’animation. Tu as entendu parler de Vice-versa ?

Voyant les lumières rouges s’allumer dans les yeux de sa protégée, le garçon émit un petit rire amusé.

- T’inquiète, affirme-t-il, je sais ce que c’est que de ne presque rien savoir… Revenant se rasseoir, il attrapa le bol de pop-corn et le lui tendit avant d’expliquer ; c’est un film dont je trouvais le concept intéressant, mais comme s’est une animation et donc surtout destiné à un très jeune auditoire, j’étais trop gêné pour aller le voir en salle de cinéma… avoua-t-il, mais je crois que tu vas l’aimer. Conclu-t-il enfin alors qu’il prenait ces aises aux cotés de la demoiselle.

Le chaton qui, jusqu’alors était resté bien sage dans les bras de Yumiko, commença à se tortiller. Estimant rapidement l’âge qu’il devait avoir, soit plus de deux mois, Hatami se leva de nouveau en prévenant Miko de son retour imminent. Il se dirigea vers la gamelle de sergent et prit une poignée de moulée qu’il ramena jusqu’au canapé où il reprit place. Les donnant au chaton, celui-ci refusa de manger tout en miaulant de plus en plus fortement. Le chat gris qui était resté parmi eux –miraculeusement- en vint à la conclusion qu’il était temps de s’éclipser pour un quelconque recoin plus silencieux et Tyron, les oreilles sillant sous les supplications de la petite boule de poils demanda la permission –en dernier recours bien sur- à son amie pour tenter quelque chose. « Je crois qu’il est apeuré » disait-il comme pour appuyer son point.

Lorsqu’il eut la petite bête dans les bras, il essaya de la positionner de la façon la plus confortable possible collée directement contre sa poitrine tout près de son cou. Puis, non sans gêne, il commença à ronronner. Doucement tout en suivant un rythme régulier. Veillant à ne pas croisé le regard de celle qui l’accompagnait. Le jeune homme espérait vraiment que cette solution marcherait parce que l’idée de ronronner comme ça inutilement devant quelqu’un le rendait hautement mal à l’aise.

Heureusement pour lui, la magie opéra, le chaton se calma et accepta de manger un peu avant de s’endormir. Fière de lui, le jeune homme eut du mal à le cacher. Cependant, la réaction de Yumiko face à ce comportement pour le moins normale le rendait un peu moins sûr de lui quant aux conséquences de son idée…

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Ven 27 Nov 2015, 09:00



Lorsqu'il me sourit, cela ne fut pas rassurant. Au contraire, j'y voyais une sorte d'appel au secours. Mais je ne comprenais pas pourquoi. J'attendis donc qu'il me réponde avec un peu plus de mots :

- C’est un tout nouveau film d’animation. Tu as entendu parler de Vice-versa ?

Interloquée, presque effrayée par le fait de ne pas savoir ce qu'était un "film d'animation", ni de connaître "Vice-versa", ce fut mon tour de lui faire des appels au secours à l'aide de mon regard. Tyron rigola en me voyant ainsi et m'affirma :

- T’inquiète, je sais ce que c’est que de ne presque rien savoir… C’est un film dont je trouvais le concept intéressant, mais comme s’est une animation et donc surtout destiné à un très jeune auditoire, j’étais trop gêné pour aller le voir en salle de cinéma… mais je crois que tu vas l’aimer.

Je lui souris avec confiance, mais très convaincue, en prenant quelques pop-corn qu'il me tendait sans pour autant savoir ce que c'était. Je n'avais compris que très peu de choses par rapport à ce qu'il m'avait expliqué. Par conséquent, le fait qu'il comprenne ma situation me réconfortait.

J'allais lui dire que découvrir ce "film d'animation" ne me dérangeait pas du tout quand je sentis ma petite boule de poils se tortiller dans mes bras. Sur ce fait, Tyron me prévint qu'il revenait avant de se lever. Puis, à son retour, il se rassit sur le canapé et tenta de donner un peu de nourriture au chaton. Il refusait de manger et miaulait de plus en plus fort. De mon côté, je le caressais doucement pour tenter de l'apaiser, le mettre en confiance, mais cela ne fonctionnait pas. Attristée, je ne savais pas quoi faire. Alors, lorsque mon ami me demanda s'il pouvait tenter quelque chose, je le laissai faire et le regardai prendre le petit chat et le caler au niveau de son cou.

« Je crois qu’il est apeuré »

Puis, tenant le chaton tout contre lui, il se mit... à ronronner. Quand il m'avait parlé de son pouvoir, jamais je me serais doutée qu'il avait des caractéristiques félines sous sa forme humaine. Mais je ne dis rien, pensant avant tout à mon petit compagnon que nous devions rassurer. Ce qui eut tôt fait d'être le cas, pour mon plus grand soulagement. Il accepta par la suite de manger avant de se rendormir entre moi et Tyron. Ce dernier semblait fier de lui et j'étais heureuse qu'il ait fait cela.

- Merci, lui fis-je tendrement en caressant lentement les poils noirs du chaton. Je t'avoue que je ne savais pas quoi faire...


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Ven 27 Nov 2015, 13:07

Elle le remercia et Tyron, toujours un peu gêné lui fit un large sourire. Il était bien content qu’elle n’ait pas posé de questions sur ces caractéristiques de chat. Peut-être qu’éventuellement il lui parlerait de détails comme sa vision, ces ongles ou encore sa phobie de l’eau, mais pour l’instant il se contenta de se calé confortablement sur le canapé et de démarrer le film à partir du début.

« Je n’étais pas certain du résultat non plus, avoua-t-il de la même voix douce, s’est tout ce qui m’est passé par la tête… »

Alors qu’il empoignait la couverture pour s’en couvrir, il s’aperçu qu’il s’agissait de la même qui recouvrait partiellement le corps de la jeune fille et en fût temporairement mal aisé, sauf que, bien vite, il se calma lui-même tout en se racontant que ça ne voulait absolument rien dire. Sa conscience choisis cet instant pour faire une apparition fugace. « Oh ! Je crois que vos pieds se sont touchés ! » S’exclamait-elle en riant ouvertement de sa timidité mal placée. « Fais gaffe, hein, tu pourrais être tenté… Un caleçon c’est aisément enlevé, tu sais ? » Devant ces yeux narquois et avides d’histoires intrépides, Tyron lui ronchonna mentalement de la fermer alors qu’une légère teinte de rose naissant sur ces joues, heureusement pour lui que les lumières étaient tamisées, cela réduisait considérablement les chances qu’elle puisse voir un quelconque changement dans son visage…

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Ven 27 Nov 2015, 19:38



Tyron s'installa dans le canapé, bougeant un peu de sorte à être confortablement installé, et me dit :

« Je n’étais pas certain du résultat non plus, c’est tout ce qui m’est passé par la tête… »

Je ne pus m'empêcher de sourire devant ces paroles et son ton si doux, agréable. Je l'observai prendre une partie de la couverture qui me couvrait à moitié et mettre en route le film. Ce dernier relatait l'histoire de Riley, une jeune adolescente, et de ce qui se passait dans sa tête. On voyait sa joie, sa peur, sa colère, son dégoût et sa tristesse interagir entre eux et avec les souvenirs. L'histoire des sentiments personnalisés me laissa fortement perplexe. La vie de famille de la jeune fille, au contraire, ne me laissa pas indifférente. Peut-être que, si je n'avais pas eu de pouvoir, j'aurais pu avoir une vie de famille comme celle-là... Mais, d'un autre côté, je n'aurais pas pu rencontrer Tyron.

Pendant toute la durée du film, sans vraiment m'en rendre compte ou en prendre conscience, je m'étais rapprochée du jeune homme tout en m'enveloppant dans la couverture. Du coup, lorsque vint la fin du film, ce fut sur la tête posée sur l'épaule de Tyron que je sentis des larmes rouler d'émotion tant j'étais émue.
Lorsque ce fut le générique, me relevant doucement, je m'étirai en annonçant :

- C'était un bon film, j'ai beaucoup aimé. Mais je n'y crois pas à ces petits bonhommes qui seraient nos émotions...


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Sam 28 Nov 2015, 15:05

Alors que les minutes du film s’étaient écoulées, Yumiko avait eu l’air d’apprécier son expérience. Elle avait ri, pleurer et souris tout en caressant doucement son chaton. Tyron, lui, n’avait jamais si peu écouté un film de toute sa vie. Son intérêt pour les personnages à l’écran n’était jamais capté plus de cinq minutes à la fois. Alors que la jeune fille était absorbée par l’écran, les yeux de l’homme ne cessaient de l’épié furtivement. Complètement hypnotisés par la présence à ces cotés. Il tentait de sa la décrire. Comme pour mémoriser chacun de ces traits et les mettre en banque pour ces rêvasseries futures. Bien sûr qu’il s’avait qu’il ne devait pas. Mais c’était plus fort que lui. Quelques semaines déjà qu’ils se connaissaient. Et, malgré toutes ces tentatives, il n’arrivait jamais à l’expulsée de sa tête. Peu importe ce qu’il faisait une odeur florale semblait toujours venir lui emplir les narines. Il savait que plus il lutterait, pire ce serait. Alors subtilement, il se permit de l’observée. Il l’observa tellement qu’il rata le détail le plus apparent : petit à petit, au fil du long métrage, la tête de la demoiselle vint s’appuyer sur son épaule.
C’est seulement vers la fin du film, lorsqu’il se demanda pourquoi il avait nouvellement des douleurs au cou en la regardant qu’il comprit. Sentant le rose lui monter aux joues, il se tendit légèrement. Elle était si près…

Et pourtant si inaccessible.  

Il n’avait jamais pensé à quelqu’un de la sorte. Jamais aussi souvent. Et au grand jamais avec un sourire niais collé au visage. Et quand, enfin, cela arrivait… c’était pour la mauvaise personne. Une étudiante. L’une des siennes qui plus est. Quoi de plus… de plus… impossible ? À la fin du film, quand des larmes d’émotions dégringolèrent sur les joues de Yumiko, Tyron avait lui aussi la gorge sèche. Mais c’était bien loin d’être pour la même raison. C’était un rêve. Une illusion. Il ne pouvait pas tombé amoureux de l’une de ces étudiantes. Il risquerait gros. Compromettant sa carrière, sa vie et même sa liberté durement gagnée. Et puis elle dans tout ça ? Comment la regarderait-on si une telle chose s’ébruitait ? Il fronça les sourcils se refusant un tel avenir pour quelque chose d’aussi stupide et incertain que cette attirance qu’il avait pour elle. Pour son sourire.

Mais il savait qu’il était déjà trop tard.

Tout ce qui lui restait à faire c’était d’espérer que cette impulsion inappropriée ne soit pas réciproque et s’assurer que ce ne soit jamais le cas. Au risque qu’elle le haïsse. Ensuite seulement il pourrait s’apitoyer sur son sort. Pas avant.

Quand le générique assaillit l’écran l’homme ravala douloureusement sa salive. « Il est tard, disait-il, nous devrions aller dormir… ». Son sourire avait disparus lorsqu’il se releva pour s’étirer de manière presque aussi éloquente que celle d’un chat. « Je te laisse mon lit pour le nuit ; je prendrais le canapé »

Sortant un oreiller d’un placard, il s’approcha pour la déposée sur le divan avant d’ouvrir le chemin à Yumiko pour lui montrer sa chambre.
C’était une pièce simple. Tyron n’avait jamais été doué pour la décoration. Il n’avait jamais eu d’intérêt là-dedans non plus. Tirant un peu la couverture du lit blanc strié de noir, il ouvrit le lit avant d’ouvrir le tiroir du bas d’une table de chevet : vide.

« Tu pourras y laisser ton chaton avec sa couverture. Quand il ira mieux il pourra aller sa balader dans la maison. »

Puis alors qu’il s’apprêtait à quitter la pièce il ajouta, courtois « Si tu as besoin de quoi que ce soit, je serais juste à côté. Bonne nuit.» et il sorti de la chambre, la laissant seule avec son intimité.
Le cœur n’y était plus et il n’avait qu’une hâte : dormir et tout oublier. Il savait pourtant très bien que c serait impossible. Au moins pour quelques heures. Son cerveau n’aurait de cesse de lui rappeler la fatale réalité.
Et juste à y penser, il avait envie de mourir.

Ce qui n’arriva pas. À la place, il s’allongea sur le canapé sachant très bien qu’il n’y trouverait pas la quiétude de tant recherchée…

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Sam 28 Nov 2015, 20:14



Je m'attendais à ce que nous parlions encore un peu, cela m'aurait beaucoup plu. Malheureusement, ce ne fus pas le cas :

« Il est tard, nous devrions aller dormir… Je te laisse mon lit pour le nuit ; je prendrais le canapé »

Silencieusement, je lui répondis à l'affirmatif, un peu déçue de la tournure des choses. Je ne devais cependant pas me plaindre puisqu'il avait l'extrême gentillesse de m'avoir proposé l'hospitalité pour la nuit en plus de me laisser son lit. Et, pendant qu'il se préparait son divan pour la nuit, je me mis à rêvasser d'une nuit que nous aurions pu passer ensemble. Cette pensée me fit rougir et je me repris juste avant qu'il ne me propose de me montrer mon futur reposoir. Je le suivis, chaton endormis dans les bras.
La chambre était assez simple mais ne manquait pas de confort. Je l'observai pendant qu'il me préparait les meubles. En me désignant un tiroir de table de nuit vide ouvert, il m'expliqua :

« Tu pourras y laisser ton chaton avec sa couverture. Quand il ira mieux il pourra aller sa balader dans la maison. »

Il alla ensuite vers la sortie et conclue en se tournant vers moi, souriant :

« Si tu as besoin de quoi que ce soit, je serais juste à côté. Bonne nuit.»

- Merci, bonne nuit à toi aussi, lui répondis-je alors qu'il sortit et fermait la porte.

Une fois seule, je posai mon chaton dans le tiroir ouvert à son attention et je m'assis sur le lit. Il était confortable et semblait chaud. Je n'avais pas vraiment sommeil. Mais, surtout, je craignais de faire un nouveau cauchemar. Pourtant, je me levais pour éteindre la lumière et me dirigeai à tâtons dans le lit. Difficilement, j'y parvins dans un grand silence et je m'insérais dans les couvertures. Je ne mis pas très longtemps pour m'endormir.

Je me baladais en ville. J'étais accompagnée de mes amis, Yumi et même Tyron était de la partie. Nous rigolions et plaisantions. La foule ne me faisait pas peur, étrangement. Puis, un par un, mes amis disparurent, partant de la simple connaissance jusqu'à arriver aux personnes les plus chères à mon coeur. Tyron fut le dernier à s'évaporer. Seule, le cadre changea et devint angoissant. Les rues étaient sombres et terrifiantes. Des bruits de pas que je voulais fuir à tout prix s'approchaient sans cesse, peu importait l'allure à laquelle je fuyais. Puis, sans prévenir, on m'attrapa par le bras et on me jeta dans ma prison.
- Tu ne peux pas m'échapper, Yumiko, fit la voix de mon père.


Apeurée, je m'éveillais en sursaut. Couchée dans le noir, je tentais de reprendre mon souffle et de me rappeler où je me trouvais. Un ronronnement s'éleva doucement à côté de moi et un léger corps chaud vint se caler dans le creux de mon cou. C'était mon chaton qui était venu, certainement en ressentant ma peur. Faisait-il comme Tyron pour le rassurer? Il se mit ensuite à me lécher la joue, non loin de mon œil.
Lorsque je me sentis assez calme pour ne pas éclater en sanglot ou hurler de peur à chaque bruit étrange, je me levai doucement et pris mon Loulou dans mes bras. Je lui fis un bisou, ce qui le fit ronronner affectivement. Doucement, je traversai la chambre et en sortis pour rejoindre le divan. Je m'assis ensuite près des jambes de Tyron qui était couché et je lui dis dans un chuchotement quand il me demanda ce que je faisais là :

- Je n'arrive pas à dormir... je fais des cauchemars. Est-ce que... est-ce que je peux parler, non pas que je veuilles me plaindre ou quoi que ce soit... j'aimerais simplement une oreille attentive.

J'attendis son accord avant de commencer à parler longuement, n'attendant aucune réelle réponse :

- J'ai appris en écoutant autour de moi que, peu après ma naissance, un soir d'hiver, ma mère était tombée malade. Elle avait tout de même insisté pour au moins me nourrir et... c'est là qu'on a découvert mon pouvoir. Je m'étais évanouie pendant la tété. Les domestiques disaient que toute la maisonnée était en panique et que mon père était entré dans une colère noire en disant qu'il ne laisserait plus jamais un malheur arriver à sa famille. Du coup, on m'a enfermée dans une cage, une prison, dans les sous-sols de la maison. Les barreaux étaient couverts de talismans sensés être une barrière protectrice devant m'empêcher de m'enfuir, comme si j'étais un Yôkai. Au fond, il y avait une toute petite salle de bain et j'avais pour seul meuble une petite table. Je dormais dans un futon avec une petite couverture miteuse. Mon seul lien avec l'extérieur était une petite lucarne en hauteur. Je pouvais y regarder le ciel changer au gré des saisons et du temps qui passait. Parfois, des fleurs passait à travers les barreaux. Pendant quinze années de ma vie, j'ai eu pour seules occupations des cours pour pouvoir vivre au sein de la maison, et écouter les chants des oiseaux. J'avais beaucoup d'interdictions et de restrictions et si j'y obéissais j'avais le droit de me promener un peu dans les jardins en compagnie d'une escorte. En cas de désobéissance, mon père se mettait en colère et pouvait me frapper. Mais j'étais loin de me rendre compte que je n'avais pas une vie "normale". Je ne m'en suis rendue compte que lorsque je suis arrivée à l'Académie et que j'ai commencé ma vie en tant qu'étudiante. J'y ai découvert l'amitié, les cours et beaucoup de choses qu'on ne m'aurait jamais apprises au Japon, la liberté... et l'amour.

Je me tus quelques instants pour préparer la suite, la raison de mes insomnies qui s'étaient espacées depuis leur commencement, mais toujours présentes. Puis, d'une voix légèrement tremblante, je repris :

- Lorsque Yumi est arrivée elle aussi à l'école, j'ai eu peur que ce soit pour me ramener à la maison. Mais elle m'a rassurée : elle voulait me rencontrer, me connaître et m'aimer comme une véritable sœur. J'étais réellement heureuse de savoir qu'un membre de ma famille ne me considère pas comme un monstre. Malheureusement, mes parents ne sont pas d'avis à ce que "deux Yumiko restent au même endroit". Depuis quelques temps, toutes les semaines, je reçois une lettre qui m'ordonne de rentrer au Japon dans un délais à chaque fois plus court. Une sorte de compte à rebours jusqu'à ce qu'on vienne me chercher. Mais je ne veux pas retourner là-bas. Je ne pourrais pas supporter d'être à nouveau prisonnière, privée de tout et de devoir vivre dans la solitude la plus complète...

Je me tus. Loulou ronronnait contre mon cœur en me regardant, l'air de me demander si j'allais bien. Mais ce n'était pas le cas. J'essayais de le cacher, mais j'avais peur de ce qui se profilait, mais aussi de la réaction de Tyron.


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Sam 28 Nov 2015, 21:14

Il essayait de trouver le sommeil depuis maintenant trois heures. Trois foutues heures qu’il avait passé à se retourner maladroitement dans l’étroitesse du canapé de son salon. Il n’avait pas le moindre grain de fatigue. Les yeux grands ouverts, il fixait le plafond. Les pensées se baladaient dans sa tête comme dans un parc à discuter les unes avec les autres. Il avait même prit le temps de l’imaginer à quoi pouvait bien ressembler Joie, colère, dégoût, tristesse et peur dans sa propre tête. Désespérer, il avait définitivement cessé de croire en un sommeil proche. Il n’attendait maintenant plus que le matin.

Puis, aux alentours d’une heure du matin, alors que le silence encombrait tout l’appartement, Tyron entendit du mouvement provenant de la chambre. Pensant d’abord qu’il ne s’agissait que d’une envie de pipi tardive, il ne dit rien et garda sous silence son état très peu endormi. Quand les bruits de pas prirent la direction du salon plutôt que de la salle d’eau, par conséquent, il commença à douter. Effectivement, le jolie blonde arriva rapidement près de lui. Son chat dans les bras, les cheveux en guerre contre la gravité. Elle, pour sa part, avait visiblement dormit. Tyron pouvait la détaillée encore au complet malgré la noirceur de la nuit. Affublé de sa vision nocturne, il y voyait d’ailleurs mieux que le jour. Quand elle murmura son nom en s’asseyant à ces pieds, l’homme se décida enfin à lui poser la fameuse question.

« Miko ? Que fais-tu ici ? Tu ne dors pas ?

- Je n'arrive pas à dormir... je fais des cauchemars. S’expliquait-elle, Est-ce que... est-ce que je peux parler, non pas que je veuille me plaindre ou quoi que ce soit... j'aimerais simplement une oreille attentive.
Silencieux, le diamant acquiesça doucement attendant qu’elle prenne la parole, puis réalisant qu’elle ne devait pas voir dans le noir – tout le moins pas autant que lui- il dit simplement « Bien sûr… qu’est-ce qu’il y a ? »
Bien loin de se douter –pourtant il aurait dû- qu’il s’agissait de l’histoire d’horreur de sa vie, le jeune professeur s’asseye pour lui laisser d’avantage de place. Repliant ces jambes, il s’accota le dos sur l’appui-bras l’oreille attentive.

- J'ai appris en écoutant autour de moi que, peu après ma naissance, un soir d'hiver, ma mère était tombée malade. Elle avait tout de même insisté pour au moins me nourrir et... c'est là qu'on a découvert mon pouvoir. Je m'étais évanouie pendant la tété. Les domestiques disaient que toute la maisonnée était en panique et que mon père était entré dans une colère noire en disant qu'il ne laisserait plus jamais un malheur arriver à sa famille. Du coup, on m'a enfermée dans une cage, une prison, dans les sous-sols de la maison. Les barreaux étaient couverts de talismans sensés être une barrière protectrice devant m'empêcher de m'enfuir, comme si j'étais un Yôkai. Au fond, il y avait une toute petite salle de bain et j'avais pour seul meuble une petite table. Je dormais dans un futon avec une petite couverture miteuse. Mon seul lien avec l'extérieur était une petite lucarne en hauteur. Je pouvais y regarder le ciel changer au gré des saisons et du temps qui passait. Parfois, des fleurs passait à travers les barreaux. Pendant quinze années de ma vie, j'ai eu pour seules occupations des cours pour pouvoir vivre au sein de la maison, et écouter les chants des oiseaux. J'avais beaucoup d'interdictions et de restrictions et si j'y obéissais j'avais le droit de me promener un peu dans les jardins en compagnie d'une escorte. En cas de désobéissance, mon père se mettait en colère et pouvait me frapper. Mais j'étais loin de me rendre compte que je n'avais pas une vie "normale". Je ne m'en suis rendue compte que lorsque je suis arrivée à l'Académie et que j'ai commencé ma vie en tant qu'étudiante.
Tout au long de son histoire, l’homme-chat hochait la tête comprenant divers aspects. Parfois la mâchoire serrée, d’ailleurs. Ce fût le cas pour sa dernière phrase par exemple. Il avait senti ces dents grinchés lorsqu’elle la formula ;
- J'y ai découvert l'amitié, les cours et beaucoup de choses qu'on ne m'aurait jamais apprises au Japon, la liberté... et l'amour.

Douleur. C’était pile le bon mot pour décrire ce qu’il avait ressenti. Comme un coup de poing brutal dans l’abdomen qui lui coupa le souffle. Tout au long du reste de son discours, Tyron gardait le silence. Il aurait bien aimé rester subjectif  et l’écouter toujours aussi attentivement. Mais les faits était autres. Alors que ces oreilles tentaient d’écouter et de décoder ce que racontait la jeune demoiselle, son cerveau. Lui, tournait à vive allure. Imaginant le copain de Miko de milles et une façon. Inutile d’ajouter que son portrait était toujours plus beau d’une image à l’autre. Un petit morveux de saphir ? On un mec sympa de chez les émeraude ? À moins qu’ils ne soient dans la même maison ? Dans la même aile ? « Dans le même lit un coup parti ? » Ramena sa conscience comme une claque en plein visage. Elle reprit, furieuse ; « Cesse donc de t’apitoyer crétin et écoute-la. » Bien que ce fût un comportement très peu habituel pour la sorcière de son esprit, l’homme rabattit toute son attention sur les paroles de Miko sans penser d’avantage au fruit de son imagination. Elle parlait d’un sujet important. Ces parents voulaient qu’elle retourne au Japon. Et elle refusait d’y aller. Elle était terrorisée à l’idée d’être de retour sous le joug de son père. C’était un sujet important et grave. Et la réaction de Tyron fût bien loin d’être à la hauteur.

« Ne t’en fais pas, dit-il sur un ton qu’il n’avait jamais employé, je suis convaincu que ton prince charmant empêchera ton geôlier de revenir te chercher. »

Fixant le tissus du canapé avec rancœur il réentendit les mots qu’il venait de prononcer sur le ton le plus jaloux qui soit. Même sa conscience s’insurgea à l’intérieur de son crâne. Les yeux écarquillés d’effrois, il plaqua une main contre sa bouche. Venait-il vraiment de lui répondre cette horrible phrase alors qu’elle venait de lui livrer toutes ces craintes ?!
« Mi-Miko je suis vraiment désolé … Je… »

« Je suis un pauvre gamin inconscient et sans cervelle et ne peut retenir sa jalousie mal placée. » conclu cruellement sa conscience à l’intérieur de sa tête.


Dernière édition par Mr. Hatami le Dim 29 Nov 2015, 17:27, édité 1 fois

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Dim 29 Nov 2015, 00:05



Je ne compris pas la raison pour laquelle le ton de Tyron me parut si froid quand il me répondit :

« Ne t’en fais pas, je suis convaincu que ton prince charmant empêchera ton geôlier de revenir te chercher. »

Jamais encore on m'avait parlé ainsi. J'en fus donc totalement déroutée, ne sachant pas trop comment réagir. Et pourquoi me parlait-il de "prince charmant"? Je ne connaissais aucun prince, moi... Sceptique, je regardai sa silhouette, les larmes aux yeux à cause de mon incompréhension. C'est ainsi que je crus distinguer un geste, comme s'il mettait sa main sur son visage baissé sur le canapé.

« Mi-Miko je suis vraiment désolé … Je… » commença-t-il.

J'attendis patiemment qu'il m'explique, sans bouger, ni prononcer un mot. Mais rien ne vint. Du coup, je m'approchai de lui et lui pris la mains qui était sur son visage. Doucement, avec chaleur, dans l'espoir de le rassurer, je la serrai en lui murmurant, la voix légèrement brisée :

- Je ne sais pas pourquoi tu as réagis ainsi... Mais saches que le seul amour que j'ai connu est moins fort que celui que je porte à la personne la plus proche de moi en ce moment même.

Mes joues s'embrasèrent sous ces mots et j'espérais que l'obscurité la cacherait. Je venais purement et simplement de lui avouer que je l'aimais. Je rajoutai donc, avec un air honteux :

- J-je ne suis certainement pas une experte, mais jamais je n'avais ressentis ça pour personne. Même Narudgi, qui m'a abandonnée, ne provoquait pas en moi ces sentiments que je ressens pour toi, Tyron.

J'avais peur. Tellement peur que j'en tremblais. Je craignais que mes sentiments soient à sens unique, qu'il ne me considère que comme une élève. Je ne le souhaitais pas, même s'il fallait se cacher pour être heureux, j'étais prête à faire ce sacrifice pour le garder à mes côtés. J'étais prête à tout pour être aimée de lui. Et seulement de lui...


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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Invité le Dim 29 Nov 2015, 18:12

L’homme attendait, silencieux, que la lame tranchante et froide s’abatte sur son cou alors qu’il se refusait toujours à la regardée. Tremblant de honte il sursauta sa surprise lors d’un contact froid, mais doux. C’était les mains de la jeune fille qui avait prisent la sienne pour la serrée. À cet instant précis, son cerveau sonna l’alerte rouge. Il pouvait pressentir que quelque chose allait mal finir.

- Je ne sais pas pourquoi tu as réagis ainsi... commençait-elle alors que Tyron sentait sa gorge se comprimé comme un étau. Mais saches que le seul amour que j'ai connu est moins fort que celui que je porte à la personne la plus proche de moi en ce moment même.

Bam. Le jeune homme fût d’un coup complètement abasourdis. Complètement sonné par cette nouvelle qui lui percuta les tympans avant d’aller faire raisonner son cerveau endoloris. Il avait du mal à respirer et ces joues étaient de feu. Et, de ce qu’il pouvait voir, celle de la jeune saphir également. Ce qui renforçait l’idée qu’il ne s’agissait pas d’une mauvaise blague.
- J-je ne suis certainement pas une experte, mais jamais je n'avais ressentis ça pour personne. Même Narudgi, qui m'a abandonnée, ne provoquait pas en moi ces sentiments que je ressens pour toi, Tyron.
Qui était Narudgi ? Se demanda à peine un centième de seconde le jeune homme. Elle aussi. Elle le ressentait comme lui. « Oh non, non, non, non, non ! » pensa-t-il paniqué. Il avait perdu tout son sang-froid. Il était incapable de canaliser toute la terreur qui s’insinuait en lui. Terreur, qui d’ailleurs, devait être bien visible et démarquée.

« Q-quoi ? marmonnait-il, M-miko non… Tu ne peux pas… On ne doit pas… » Ces yeux se relevaient vers elle, remplit de détresse, pour quémander de l’aide. Ces lèvres tremblaient, accablées par l’horreur de la réalité.  Puis, il baissa la tête, vaincu ; « Miko… Nous deux, c’est impossible… Tu le sais n’est-ce pas ? »

C’était atroce d’apprendre cette nouvelle. Jusqu’alors il aurait pût se leurrer avec l’idée qu’elle ne l’aimait pas de toutes façons. Maintenant ça en était fini. C’était lui l’adulte dans cette histoire. C’était donc à lui de faire le sale boulot. Il devait lui briser le cœur et anéantir le sien. Il resta silencieux ignorant ce qu’elle pourrait lui répondre. Et sans même s’en apercevoir, ses épaules se relâchèrent et en un murmure il se dit comme s’il était seul ;
« Je suis désolé Miko.. »
Alors qu’une goutte d’eau salée s’abattait sur le canapé. Cette larme, c’était le reflet de toute son impuissance, de sa frustration… de sa douleur. Et, vu la luminosité, les risques qu’elle l’ai vu étaient bien plus que minces.

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Re: Un cinéma dans la tourmente [Pv Yumiko ♥]

Message par Yumiko le Dim 29 Nov 2015, 19:03



Ce que je ressentis dans sa voix, je ne le compris pas. De la peur. Même plus que cela : il était terrifié. Mais pour quelle raison? Qu'avais-je fais pour cela? Même ses mots échappèrent à ma compréhension :

« Q-quoi ? marmonnait-il, M-miko non… Tu ne peux pas… On ne doit pas… »

Choquée, je vis sa silhouette lever la tête vers moi pour ensuite la rebaisser. Là, je compris. J'avais raison. Il ne m'aimait pas. Les mots qu'il prononça par la suite me confrontèrent dans cette idée qui me lacérait le cœur :

« Miko… Nous deux, c’est impossible… Tu le sais n’est-ce pas ? »

Lentement, tremblant comme une feuille, je lâchai sa main et reculai un peu. Loulou miaula doucement près de moi et ronronna en se frottant à un de mes bras tendus au maximum, appuyés contre le canapé. Je pleurais, silencieusement, anéantie par la douleur provoquée par cette révélation. J'avais du mal à le supporter.

« Je suis désolé Miko.. »

- Sou... ka... (Je...vois...) fut tout ce que je parvins à prononcer.

Sans prendre le temps de savoir s'il m'avait comprise ou non, je me levai, laissant Loulou avec Tyron. Le pauvre chaton ne devait pas comprendre ce qu'il se passait. Je n'arrivais pas à me fermer comme d'habitude. Je me sentais tomber en morceau et n'étais pas certaine d'arriver à la chambre sans tomber tant mes jambes flageolaient. Pourtant, j'y parvins. Je fermai la porte doucement derrière moi et allai jusqu'au lit devant lequel je m'effondrai. J'enfouis ensuite ma tête dans la couverture et dans le matelas pour y laisser ma peine : mes larmes coulèrent et des sanglots me secouèrent longuement.

Je ne savais pas combien de temps était passé. Mais lorsque je fus calmée, je me levai et sorti en silence pour aller dans la salle de bain. J'étais fermée, quasiment dénuée de toute émotion. J'étais devenu le robot que j'étais quand les situations m'étaient trop insupportables à regarder en face. Enfermée dans la salle d'eau, je pris mes vêtement encore légèrement humides et les enfilaient. Je pliai délicatement le maillot et le caleçon de Tyron et sortis pour ensuite me diriger dans le hall. J'espérais que mon professeur dormait profondément, histoire qu'il ne m'entende pas sortir. Je ne savais même pas s'il pleuvait encore.
Dans l'entrée, je mis mes chaussettes, humides elles aussi, et mes chaussures. Une fois cela fait, sans même porter un regard derrière moi, j'ouvris la porte et commençai à partir, prête à traverser la ville sous la pluie qui tombait tranquillement. Vu mon état de détachement, même la foule ne m'effrayait pas.


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