Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

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Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

Message par Nicholai le Lun 23 Nov - 19:23

Il y a avait un faible vent glacial dehors mais rien de bien rude en somme. Ce temps me faisait penser à ma Russie natale : pays de mon insouciance, de mon épanouissement, du commencement en quelque sorte. Drôle de prologue d'un roman où les pages continuaient sans cesse d'être alimentée jour après jour par le flot d'encre s'écoulant progressivement. Le temps avait toujours été pour moi un mystère : il était relatif en fonction des personnes comme la notion d'amour en quelque sorte. Je m'étais souvent trop vite attaché à des gens voguant à la frontière de l'amitié et de l'amour qui en somme était une barrière plutôt infime. Je me refusais à croire que c'était un long no mans land où se côtoyaient d'autres sentiments : un peu comme un conflit général en quelque sorte. J'avais trop tendance à idéaliser tout le monde exception faite de mon père mais il faut croire qu'un chapitre lui serait consacré. Une longue enfance de torture je pensais l'intituler ou chronique d'un fou furieux mort trop tard. Je faisais un peu d'humour noir ce qui me ressemblait peu mais il faut dire que je ne cautionné toujours pas les méthodes douteuses qu'il avait pu employer ces dernières années. Je m'en voulais d'un certain côté mais d'un côté un bien pour un mal ce n'était pas si terrible en fin de compte.

Après ce temps me faisait penser à ma situation plutôt bizarre au niveau amoureux. Ça se résumait à "cœur en hiver cherche printemps". Il ne restait plus qu'à mettre ce message dans une bouteille et la jeter à la mer en espérant que quelqu'un réponde à cet appel de l'amour. Je me refusais à dire appel au secours car de mon point de vue il valait mieux être seul que mal accompagné. Je me rappelle encore de l’impression que j’avais eu lorsque je m’étais rendu compte que je n’aurais plus de nouvelle de la belle cavalière de mon arrivée. Il faut dire que j’avais été gauche oubliant presque la stratégie des échecs pour me faire avoir sur un mouvement qui m’avait mis échec et mat de suite. Et ses yeux : ils avaient été le catalyseur de mes sentiments. Pendant de long moment j’avais cru qu’elle serait mienne à jamais mais son silence était devenu glacial balayant peu à peu ce qui me restait d’elle : un regard éblouissant, des yeux de biche merveilleux et une chevelure qui m’avait fait maintes fois tourner la tête. Maintenant, tout était fini drôle de fin plutôt abrupte. Je devais bien avouer qu’un flot de larmes avait coulé sur ma joue lorsque j’avais compris qu’il n’y avait plus aucun espoir. Le fait de me dire qu’elle n’était plus là même en temps qu’amie faisait mal : un peu comme une lame qui s’enfonçait dans le corps d’un individu sans que ce dernier puisse faire quelque chose. Je l’avais un peu pris comme le générique de fin comme si tout ce que j’avais pu vivre avec elle avait une fin que je ne m’attendais pas. Mais je devais passer à autre chose maintenant : je n’avais pas le choix !

Je me décidais tant bien que mal à aller faire un tour dans le parc sans le leitmotiv des oiseaux cette fois-ci. Le froid avait tout glacé sur son passage : la joie, les sentiments. Plus rien n’avait de sens pour certains pour moi le froid venait raviver mes idées et les mettre en exergue. Tout être humain est plus ou moins bien dans un environnement : moi c’était le froid qui m’aidait à surmonter toutes ces épreuves. Je me mettais à descendre les escaliers rapidement : l’esprit ailleurs bien entendu. Je voulais absolument m’élever au-dessus de tous ces problèmes pour tenter de raviver le peu d’espoir qui restait en moi.  Je me souvenais des jours heureux au début dans cette académie avant que ma suspicion vienne entacher ma vision idyllique. J’avais peu à peu perdu confiance en l’être humain si l’on pouvait dire cela comme ça. Pas que l’Homme était fourbe ou je ne sais quoi mais il avait la fâcheuse tendance à oublier d’où il venait, comme si tout lui était dû et que rien n’était à construire. Le chant des oiseaux, l’épanouissement d’une plante : tout cela m’émerveillait ; Un sourire, un bonjour : ma journée était ensoleillé davantage. Mon père m’avait surnommé le Candide des temps moderne mais je me refusais à prendre cette appellation qui réduisait de manière significative ma personnalité. Je n’étais pas blanc comme neige comme en attestait le meurtre accidentel de mon père mais je n’étais pas totalement noir non plus. La vie était une sorte de scène où les acteurs devenaient plus ou moins bons au fur et à mesure des scènes, changeant de costume pendant les entractes et n’hésitant pas se préserver pour mieux assouvir leurs désirs. Je ne leur en voulais pas c’était ainsi mais je ne me sentais pas à ma place dans ce monde de miroir, de jeu et faux semblants.

Je risquais un pied dehors et sentit l’air froid m’envahir soudainement. C’était bel et bien l’hiver.  Je sortis rapidement, les joues devenant rouges. J’étais bel et bien dans mon élément. Une fleur se tenait là miraculeusement au milieu de ce décor venu tout droit de Sibérie exception faite de la neige. Je me mis à cueillir la fleur délicatement : rouge comme jamais, elle avait encore toutes ses pétales d’après ce que je voyais. Je la mi dans ma main comme pour la réchauffer. Je me voulais protecteur envers elle : elle était si fragile et si belle, un peu comme certaines filles qui méritaient qu’on les aime d’un amour inconditionnel. Parfois, je me disais que mon côté fleur bleue était parfois un peu trop prononcé. Mais je l’aimais bien ça contrastait avec certaines autres personnes. Je m’assis sur le banc le plus proche et me mis à contempler le parc d’un œil émerveillé.
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Re: Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

Message par Invité le Ven 27 Nov - 21:57

Après la rencontre de cette personne au cimetière où j’avais demandé que l’on enterre mon père j’étais rentrer seule dans la nuit et j’avais réfléchi à beaucoup de choses mais je ne pouvais pas me pardonner ce que j’avais fait à celui sans qui je ne serais pas née. J’étais triste mais comme d’habitude je retenais mes larmes et faisais comme si de rien n’était. Le lendemain je n’avais pas vraiment chassé cette histoire de mon esprit je me levais la tête ailleurs ignorant toutes les choses qui m’entouraient. Je décidais de sortir un peu pour me vider la tête je n’aimais pas forcément le froid car j’étais assez frileuse mais peu importais j’avais besoin de sortir me changer les idées. Je marchais dans les couloirs en direction de l’extérieur le regard vitreux et noirci. Je me retrouvais devant la porte qui séparait l’intérieur de la maison des Rubis au jardin intérieur. Je n’avais pas pris de pull ou de veste chaude j’étais tout simplement habillé comme s’il faisait chaud à l’extérieur mais je me fichais pas mal d’attraper un rhume ou non. Je mis un pied à l’extérieur et l’air frais fit frissonner tout mon corps mais je ne rentrais pas pour me réchauffer, au contraire je me mise à marcher dans le jardin givré par le froid hivernal.

Pendant quelques minutes je déambulais tel une fille suicidaire, ce qui n’était pas forcément faux non plus. Je ne faisais pas vraiment attention à cette endroit blanc magnifique je gardais les yeux au sol et les bras ballant. Je me disais qu’avec cette température bien en dessous de zéro personne ne serais là pour me voir dans cet état second. Que pourrais-je bien faire pour stopper ces remords de ronger peu à peu mon âme avant qu’il ne soit trop tard. Je n’en avais aucune idée et je me mise à regarder le ciel nuageux et à ce moment-là je vis que de la neige recommençait à tomber, étant née sur une île tropical je n’avais encore jamais eu l’occasion d’en voir ou de pouvoir en sentir, certes je pouvais la voir à la télévision mais le spectacle est bien pu beau en vrai. J’étais émerveiller puis tendis mes mains pour que la neige tombe à l’intérieur ce qui me fis rire un peu. Je levais les yeux en voyant ce paysage d’un blanc immaculé qui s’offrait à moi, comment ais-je pu l’ignorer ?

En regardant partout j’aperçue un garçon au cheveux blanc, il se fondait parfaitement dans le décor avec cette couleur de cheveux. Je me demandais ce qu’il faisait là par cette température, mes mains devenant presque bleu et tremblant comme une feuille je m’approchais de lui peu à peu de ce garçon. Après être arrivée à environ trois mètre de lui je m’arrêtais et le regardais de loin, bizarrement je me sentais un peu timide alors que cela ne m’étais jamais arrivée auparavant. Je ne pouvais détourner le regard de son visage il était vraiment beau et devais sans doute avoir une petite-amie donc je ne devrais pas le regarder ainsi mais c’était plus fort que moi. Je ne pouvais m’arrêter de trembler mais je rester ainsi planter à un endroit sans bouger je devais sûrement devenir folle cela devais être cela. Quelques secondes après je me mise à éternuer deux ou trois fois à la suite même si je savais que cela ne servait à rien j’espérais qu’il ne m’aurait pas entendue mais c’était évidant qu’il m’avait entendue… Je ne disais rien et baisser un peu la tête.

Spoiler:
Désolé si j'ai fais des fautes je suis pas super non plus alors je m'excuse d'avance...

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Re: Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

Message par Nicholai le Sam 28 Nov - 22:37

Quel décor! J'étais heureux comme tout. L'espoir naissait peu à peu. J'oubliais tout ce qui s'était passé jusqu'à présent. Mon père devenait peu à peu un fantôme du passé, Caliptika s'en allait vers d'autres horizons. Je reprenais peu à peu connaissance... Le Nicholai plus jovial commençait à revenir à la surface. J'avais suffoqué ces derniers temps : oubliant qui j'étais, d'où je venais et ce qui animait mon désir de donner le meilleur de moi-même. En passant le portail de l'académie, j'avais laissé en quelque sorte ma joie de vive à l'extérieur comme si une partie de moi se refusait à aller dans cet endroit. Dès le départ j'avais su que cet endroit était en quelque sorte maudit, qu'il ne tirait pas le meilleur de chaque individu... Il suffisait de voir comment c'était passer le cours de pouvoir pour se rendre compte des dégâts que pouvait causer cette académie. Les gens se pervertissaient en un clin d’œil mais bon… C’était la vie et il fallait croire que certaines personnes avaient un bon fond. Juste avant de venir ici, j’étais une personne qui avait foi en l’humanité, qui pensait que chaque personne n’était faite que de lumière. Les peines, les désespoirs c’étaient le lot quotidien de la vie et chacun se devait de faire avec. Penser à d’où l’on venait et ce qui faisait que l’on était soit même était quelque chose de bien mélancolique. J’avais eu souvent l’habitude en contemplant les étoiles de me demander ce qui faisait que le destin m’avait mené ici. Il est vrai que tout ceci venait d’un fâcheux concours de circonstances mais bon le fil de la vie était tel que tout pouvait faire penser que la prédestination me voulait ici à ce moment précis. De plus, la recherche perpétuelle du « pourquoi suis-je moi et pas un autre » était assez compliqué. L’identité d’un individu se définissait par quoi au final ? Ses actes ? Son caractère ? Son histoire ? Son physique ? Un tout qui était au final un medley qui n’avait ni queue ni tête ? Je ne comprenais toujours pas le sens de la vie à vrai dire. Avions-nous une mission ? Qui avait-il après et avant ? Les cours de philosophie que m’avait dispensé mon précepteur n’avait jamais forcément répondu à toutes ces questions. J’en venais même à douter sur le fondement de ses enseignements ! Je ne prenais jamais rien pour acquis il faut dire. Par exemple en amour, j’avais toujours su surprendre Caliptika et lui montrer que je tenais plus que tout à elle. Une attention était toujours la meilleure preuve d’un amour inconditionnel. Là encore l’amour avait été pour moi une découverte. Certes, on aime sa mère d’un amour infini, on la divinise presque et les moindres défauts qu’elle possède sont de suite oublier. Mais une autre personne c’était différent. La complexité de la farandole des sentiments était telle qu’il était n’était pas simple de s’y retrouver. J’avais lu dans un livre qu’entre l’amour et la haine, il y avait une infime barrière. J’avais toujours été surpris par cette phrase car pour reprendre ma relation avec Caliptika, tout avait été d’un calme parfait exception faite à la crise qu’elle avait piquée dont l’issue avait été plutôt réconfortante. Aimer une personne était un mystère, une sorte de sentiment qui ne vous faisait pas ressortir indemne. De plus, aimer était-ce tout accepter ? Je continuais de réfléchir quand j’entendis du bruit derrière moi. Je me mis à écouter attentivement en chassant peu à peu les pensées qui flottaient dans mon esprit. Je sortais peu à peu d’une brume épaisse et les bruits se firent plus clair soudainement.

Trois éternuements se firent entendre… Je n’étais pas seul en effet. Je me demandais bien de qui il pouvait s’agir.  Etant donné le froid qui commençait à se faire sentir, je me doutais bien que peu de personne aurait osé s’aventurer dehors. Personne sauf l’inconnu qui se trouvait à quelques mètres de moi… Je me retournais pour voir à qui appartenait donc ces éternuements.

Je fus surpris. Une jeune fille se tenait là au milieu de ce décor. A vrai dire je m’attendais à un garçon. Pas que les filles craignaient le froid mais j’étais un peu coincé dans des préjugés il faut l’admettre. Je ne voyais pas son visage malheureusement… La tête baissée, je vis qu’elle avait froid. Elle paraissait si fragile au milieu du déchainement des éléments. Je m’approchais d’elle en silence et à quelque mètre d’elle j’enlevais mon pull laissant apparaître ma chemise. Un léger frisson me parcouru. En effet, je devais bien l’admettre, il faisait plutôt froid mais bon mon corps avait l’habitude. Je me disais en réalité que le pull serait bien plus utile à cette demoiselle en détresse qu’à moi.

« Bonjour je m’appelle Nicholai. Tu dois avoir sacrément froid avec un temps pareil. Mets ça, ça devrait aller mieux. » lui dis-j en lui tendant mon pull.

Je le regardais un instant. On aurait dit que la tristesse s’était emparée d’elle.

« Ne t’inquiète pas, je n’ai pas froid sans le pull. » continuais je.

Et sans trop savoir pourquoi ni comment j’eu cette idée, je lui tendis de l’autre main la fleur que je venais de cueillir. La couleur de la fleur contrastait avec ses magnifiques cheveux noirs. Mais bon, deux fleurs magnifiques l’une à côté de l’autre c’était plutôt un beau paysage.

« Tiens prends la aussi. Elle t’ira à ravir. » fis-je tout bas en la regardant.
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Re: Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

Message par Invité le Dim 29 Nov - 22:47

Malheureusement mes éternuements se firent entendre j’aurais dû partir avant qu’il ne me remarque qu’elle idiote j’étais. Le fait que je me prenne pour une idiote me fis me rappeler les insultes et les coups que mon père me donnait… Peut-être avait-il raison de le faire, je le méritais sûrement… En pensant à cela je me disais qu’en plus de l’avoir tuée je l’ai fait alors que c’était lui qui avait raison et que je lui ôtés la vie alors qu’il ne faisait ça que pour mon bien, je suis vraiment la pire des filles, comment pourrait-il me pardonner un jour ? Je n’aurais jamais dû penser à cela car je recommençais à déprimer alors que je venais juste de me calmer un peu. Des larmes me son monter aux yeux et je me mise à serrer les poings pour ne pas céder et pleurer, je ne voulais pas pleurer devant d’autre personne.

Je n’avais pas remarqué qu’il s’était approchée de moi je gardais la tête basse pour ne pas qu’il puisse voir mes yeux baignant dans les larmes. Il me tendit sa veste, il devait sans doute voir que j’avais froid mais il allait lui-même attraper froid et puis je ne méritais pas sa gentillesse. Il me disait de la prendre car il n’avait pas froid mais je pensais qu’il me mentait pour que je prenne son pull mais il était hors de questions que j’accepte.

- Non merci, je ne peux pas accepter, tu vas attraper froid…


Je me disais que c’était la meilleure chose à faire, il me tendit ensuite une fleur rouge elle était vraiment magnifique et d’un rouge intense je me demandais où il avait bien pu la trouver par un temps pareil. Je ne pouvais la prendre mais c’est compliment me faisais hésiter, cela faisais tellement longtemps que je n’en avais pas reçu. Mais je me repris en me disant qu’il doit vouloir m’amadouer pour me faire du mal, je décidais de refuser et de partir, ce serait certainement le mieux à faire.

- Merci pour les compliments mais je vais retourner marcher un peu.

Je relevais la tête pour lui sourire qu’il pense que j’allais bien mais une larme se mit à couler le long de ma joue, je n’avais pas l’air maligne. Je n’aurais pas dû relever la tête il va se douter de quelque chose maintenant. Je me retournais et essuya les larmes de mes yeux avant de partir en partant j’avais comme un poids d’une tonne sur le cœur, je voulais que ce poids disparaisse. Je me demandais pourquoi j’éprouvais ça maintenant. Qu’est-ce qui m’arrivais ? Après avoir fait 6 à 7 mètre je m’arrêter et réfléchissais. J’étais à l’arrêt pendant quelques secondes puis je sentais que mes jambes allaient me lâcher, je me mise à genoux dans la neige glaciale. Des larmes se mirent à coulées sur mes joues. Pourquoi je dois pleurer maintenant ? Ici ? Je n’ai pas le droit de le faire et je le fais quand même. Mes jambes commençaient à me faire mal mais je ne me relevais pas étant complètement écraser par le poids des remords et des regrets.

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Re: Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

Message par Nicholai le Lun 7 Déc - 21:33

-Non merci, je ne peux pas accepter, tu vas attraper froid…

J’étais un peu déçu il faut le dire. Je pensais qu’elle accepterait. J’avais oublié de lui dire que je venais du froid de la Sibérie… Elle m’aurait tout de suite compris… Du moins je pense.

- Merci pour les compliments mais je vais retourner marcher un peu.

Je sentis mon sang se glacer. Je ne voulais pas qu’elle adopte cette réaction. Je lui avais offert cette fleur pour qu’elle se sente bien, pas pour la perturber… Un silence de mort se fit. Je ne savais vraiment pas quoi lui dire. L’impression que le monde entier se liguait contre moi s’empara de moi. C’était une impression étrange. J’avais l’air d’un imbécile à la regarder. Elle se retourna et partit…
Je la regardais religieusement partir dans le chemin comme une âme en peine. Je m’en voulais… J’étais un peu comme un bourreau qui enlevait l’espoir dans le cœur des gens. Pourquoi je provoquais toujours des malheurs autour de moi en fait ? On aurait dit une scène d’un film émouvant où l’héroïne se rendait compte qu’elle avait perdu son frère au front par exemple. Vieux cliché mis à part, tout autour de moi prenaient une allure triste… Un peu comme si le monde se refusait de vivre et retenait son souffle par solidarité avec cette fille. J’avais envie de pleurer avec la nature. Je vivais à travers elle depuis longtemps comme cette nuit où j’avais du survivre au milieu d’une forêt glacial. Cette nuit-là j’avais compris l’importance de la vie. Pas qu’elle n’avait jamais eu de valeur avant cet évènement mais j’avais l’impression que tout le monde prenait tout comme un du et quelque chose d’acquis. Or la vie était notre bien le plus précieux. Lors de mes rencontres, j’avais toujours voulu paraitre bien et être le plus sympathique possible en ne faisant pas souffrir les autres. Mais je me rendais compte que ce vœu était pieu.
Elle s’agenouilla au milieu de la neige glaciale à quelque mètre de moi. C’en était trop pour moi… Je devais l’aider mais comment ? Je m’avançais silencieusement vers elle un peu comme un vieil ami qui reconnaissait au loin un être cher. Je mis mon manteau sur ses épaules et me débrouillais pour qu’il la réchauffe en le faisant passer devant elle. Je la contournais doucement et m’agenouillais devant elle pour lui montrer que nous n’étions pas si différents que ça. Je la regardais dans les yeux et lui fit :

« Lauria… Je suis là ne t’inquiètes pas… Je suis prêt à t’écouter et à sécher tes larmes. Désolé pour tout à l’heure… La fleur c’était pour te faire plaisir ne t’inquiète pas »

Je me relevais et lui tendis ma main :

« Prends ma main pour te relever. On va aller se promener dans le par cet on discutera comme ça. Et ne me rends pas le manteau… Je n’ai pas froid. »
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Re: Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

Message par Invité le Jeu 10 Déc - 16:02

Le froid et la tristesse me glaçais de partout mais surtout mon cœur, que pourrais-je bien faire pour faire cesser cette souffrance ? Je me posais cette question sans arrêt mais savais il n’y avait aucun moyen de la faire cesser et je refusais de renoncer à la vie pour plusieurs raisons, le reste de ma famille serais meurtrie si je partais ainsi et personne ne sais ce qu’il y a après la mort, peut-être que je souffrirais encore plus après, comment savoir ?

Alors que je pensais à mes actes et autres broutilles qui me rendais triste je sentis une douce chaleur se déposer sur moi, une veste ? Quelqu’un venait de me donner sa veste, serait-ce le garçon que j’avais rencontré un peu plus tôt ? Je n’avais pas encore vu la personne a qui appartenais cette veste mais j’avais comme l’impression de savoir à qui elle appartenais, une sensation de bien-être me parcourue le corps en me faisant oublier pendant un instant mes soucis. Quelques secondes après je vis apparaître le visage du garçon qui m’avais proposée sa veste plus tôt.

« Lauria… Je suis là ne t’inquiètes pas… Je suis prêt à t’écouter et à sécher tes larmes. Désolé pour tout à l’heure… La fleur c’était pour te faire plaisir ne t’inquiète pas »

Ses mots me rendaient heureuse mais je ne connaissais pas vraiment la raison, le froid devais sûrement me rendre plus émotive. Il voulait me faire plaisir et je l’ai repoussé, je me demande s’il en était triste… J’espère ne pas l’avoir rendu triste, ce n’était pas mon intention. Après avoir prononcé sa phrase il se releva et me tendis la main.

« Prends ma main pour te relever. On va aller se promener dans le par cet on discutera comme ça. Et ne me rends pas le manteau… Je n’ai pas froid. »

Il avait vraiment l’air gentil, je décidais de partir avec lui, j’avais l’impression qu’il me ferait un peu oublier mes problèmes. Je pris sa main et me leva avec un sourire un peu forcés mais pas tellement.

- D’accord je veux bien t’accompagner un peu. A propos de la fleur je ne l’ai pas accepté car je ne pense pas en avoir le droit… Rien de plus.

Après avoir prononcé cette phrase je me demandais pourquoi je me justifié, il n’y avait aucune raison je ne lui devais rien. Je baissais un peu la tête et regardais le sol et ne disais plus rien ou je risquais de dire encore des âneries.

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Re: Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

Message par Nicholai le Sam 12 Déc - 16:40

- D’accord je veux bien t’accompagner un peu. A propos de la fleur je ne l’ai pas accepté car je ne pense pas en avoir le droit… Rien de plus.

Elle me suivit donc. J’étais content de la tournure que prenaient les événements. Je ne savais pas trop où aller à vrai dire. Le paysage n’était pas si beau que cela en cette saison… Aller sur mon banc de prédilection n’allait certainement pas lui plaire alors je décidais malgré moi de continuer de marcher dans le chemin en prenant soin à qu’elle n’ait pas trop froid. En réalité, je me demandais bien ce qu’elle avait dit dans sa phrase. Pourquoi n’en avait-elle pas le droit ? Cette question me hantait beaucoup… Je ne comprenais pas en quoi quelqu’un n’avait pas le droit à quelque chose surtout quand on lui offrait… J’essayais de me remémorer mon enfance pour comprendre. Mais rien de ce que je me rappelais, ne me permettait de répondre…. Tout en marchant je ne cessais de la regarder en réfléchissant aux questions que je pouvais lui poser. Je n’aimais jamais poser des questions de peur d’être jugé et que l’on pense que je pose des questions débiles. Mais là, c’était différent avec elle…

« A qui ais-je l’honneur en fait? » risquais-je au bout d’un moment.

Une phrase comme Comment t'appelles-tu aurait été mieux...Depuis tout ce temps où l’on avait marché ensemble, je venais de me rendre compte que je ne connaissais pas son prénom. Je me mis à rougir de honte en y repensant. Je rajoutais en vitesse de peur qu’elle le prenne mal :

« Désolé… Mais j’avais complètement oublié de te demander. »

Nous étions arrivés à un banc maintenant… Je lui fis signe de s’asseoir et dans un silence m’asseyait pour contempler la nature environnante. Je ne savais pas quoi faire… Mais une idée germa dans mon esprit : mon pouvoir pouvait certainement servir à la réchauffer :
« Tu as toujours froid en fait ? »
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Re: Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

Message par Invité le Ven 25 Déc - 17:50

Nous nous étions mis à marcher et je prenais soin de me lettre très proche de lui, je ne savais pas vraiment pourquoi mais je ne voulais pas le laisser trop s’éloigner de moi. Pourquoi je ressentais ça ? Je réfléchissais un peu à cette question qui me trottais dans la tête mais était des plus réceptive à ce qu’il se passais, je ne voulais pas manquée une seule de ses paroles.  

Sa question était assez étonnante :

« A qui ais-je l’honneur en fait ? »

C’était assez drôle comme questions, je me mise à rire un peu et l’entendis s’ecuser de ne pas m’avoir demandé mon prénom plus tôt, il était tellement mignon et doux, surtout lorsqu’il rougissait.

- Je m’appelle Lauria Yuume et toi ?

Je me sentais heureuse à ses côtés c’était vraiment étrange. « Qu’est ce qui se passe dans ma tête pour que je me comporte comme ça !? » Je me le demandais intérieurement et ça m’énervais assez de ne pas avoir de réponse. Je secouais la tête de droite à gauche pour reprendre mes esprits mais faire sa devant lui était assez bizarre, je baissais la tête et rougi. Nous arrivions à un banc et nous asseyons.

Il me demanda si j’avais froid, bien sûr j’avais froid mais que pourrait-il faire pour y remédier à part rentré… Je ne voulais pas rentrer, en tout cas pas sans lui mais je ne pouvais lui mentir alors je décidais de lui dire la vérité :

- J’ai un peu froid mais ça va aller, merci de demander mais toi ça va ? Tu m’as donné ta veste tu dois sûrement avoir très froid.

Je m’empressais d’enlever sa veste et de lui rendre pour qu’il n’attrape pas froid et surtout ne pas passer pour une profiteuse.

- Merci de me l’avoir prêté, je n’en ai plus besoin… C’est vraiment gentil, je t’en suis reconnaissante. Si jamais tu as besoin de quelque chose demande moi ! Je peux tout faire j’ai une grande force musculaire !

Je contractais les biceps tel un homme fier de ses muscles après de longues heures passer dans une salle de sport. Je baissais mon bras en devenant plus rouge qu’avant « Mais qu’est-ce que je fais là je me ridiculise, je suis idiote il faut que je me calme avant de lui faire croire que je suis complètement folle ? » Je ne faisais que penser à ça pour ne plus faire de chose aussi stupide.

- Désolé… Tu sais je ne suis pas comme d’habitude alors ne crois pas que je suis bizarre.

C’est tous que je trouvais à dire avant de totalement me taire.

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Re: Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

Message par Nicholai le Ven 1 Jan - 23:12

- Je m’appelle Lauria Yuume et toi ?

Je me mis à lui sourire. J’adorais son prénom. Ça sonnait un peu comme un doux conte merveilleux.
Alors que nous nous étions assis sur le banc, Lauria continua :


- J’ai un peu froid mais ça va aller, merci de demander mais toi ça va ? Tu m’as donné ta veste tu dois sûrement avoir très froid.


Je n’avais jamais froid mais comment aurait-elle pu le deviner…  Je sentais intérieurement que je la connaissais depuis longtemps. Un peu comme un ami que l’on retrouvait quelques années après une perte de vue… Pourtant rien d’elle ressemblait à ce que je connaissais à dire vrai. De plus, son éducation était-elle qu’elle me frappa du premier coup d’œil. Elle avait une aisance à l’oral malgré sa timidité… Tout était confus dans ma tête : similaire à un réveil brutal, je nageais un peu dans l’inconnu. J’avais l’impression que tout était incohérent…  Lauria était un peu un anachronisme… Je m’en voulais de ne pas être plus affable avec elle.

- Merci de me l’avoir prêté, je n’en ai plus besoin… C’est vraiment gentil, je t’en suis reconnaissante. Si jamais tu as besoin de quelque chose demande-moi ! Je peux tout faire j’ai une grande force musculaire !

J’étais un peu surpris qu’elle me rende mon manteau. Mais bon… Elle devait être altruiste. Je lui souris en retour maudissant son entêtement. Je pris le manteau et le posait entre elle et moi : on ne sait jamais, le froid allait surement avoir raison d’elle.


- Merci de me l’avoir prêté, je n’en ai plus besoin… C’est vraiment gentil, je t’en suis reconnaissante. Si jamais tu as besoin de quelque chose demande-moi ! Je peux tout faire j’ai une grande force musculaire !


Je me mis à rire intérieurement. Je n’étais pas macho mais pour moi une fille n’avait pas besoin d’avoir des muscles… Elle avait de l’humour en plus.
Et pour joindre la parole à l’acte : beaucoup plus didactique mon précepteur m’avait dit. Lauria se mit à contracter ces biceps un peu comme dans une compétition d’haltérophilie ou je ne sais quoi, que j’avais pu voir à la télé. Je ne pus m’empêcher de rire devant cette parade similaire à la roue du paon. Je n’allais pas jusqu’à dire que ce spectacle avait pour but de me recueillir dans ses filets. J’effaçais cette pensée de mon esprit préférant me concentrer sur les potentiels réponses que j’allais lui donner.

- Désolé… Tu sais je ne suis pas comme d’habitude alors ne crois pas que je suis bizarre.

Comme quoi… Nous jouions tous avec un rôle qui n’était pas le nôtre en fonction des situations. Je ne pouvais lui en vouloir. Moi aussi en me rappelant bien, j’avais abusé de subterfuges pour arriver à mes fins. Au final la vie était-elle un véritable mensonge ?

« Je m’appelle Nicholai. »

Je ne pus m’empêcher de m’arrêter de parler en pensant au spectacle qu’elle venait de m’offrir. Je rougis en y pensant.

« Pour le manteau tu peux le reprendre quand tu le veux. »

Je ne savais plus quoi dire… Perdu au milieu de mes pensées, je me demandais bien comment continuer.

« Non tu n’es pas bizarre. Tu es très drôle je trouve. Par contre tu n’es pas Hercule et ça me rassure. Il faut dire que me retrouver avec quelqu’un capable de couper autant de tête à une hydre n’est pas très rassurant. Dis-moi Lauria tu fais quoi dehors par un temps pareil ? »
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Nicholai

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Re: Promenade idyllique [PV Lauria Yuume]

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