Couchés tard ou levés tôt ? [Arthur]

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Couchés tard ou levés tôt ? [Arthur]

Message par Appia le Lun 12 Oct 2015, 22:26

Cher journal,
Je sais que les enfants ne devraient se promener la nuit. Les enfants sages en tout cas. Seulement, moi, je suis une grande maintenant ! Enfin je crois. De toute façon j'en ai marre d'attendre toutes les nuits dans ma chambre alors que je n'arrive jamais à dormir.
Cette nuit je me suis décidée: même si c'est interdit je vais prendre le risque. Les surveillants sont quand même des êtres humains: ils ont besoin de dormir à un moment, eux aussi ! Et au pire, je leur dirai que je ne sais pas lire l'heure sur les pendules. C'est vrai en plus !



Comme chaque soir, Appia s'était couchée tôt. Hélas, comme toutes les nuits depuis l'apparition de son pouvoir, elle avait été tirée de son sommeil au bout de deux ou trois heures seulement, en pleine forme. La faute à son pouvoir: son corps n'avait simplement pas besoin de plus de repos. Habituellement elle prenait son mal en patience: soit elle attendait sagement que le jour se lève -sans allumer la lumière pour ne pas réveiller ses voisines- soit elle retournait dans une des salles dédiées aux Rubis où elle passait les heures précédant le matin plongée dans la lecture de divers livres ou manuels traitant de la vie au XXIème siècle, des cours, ou du monde en général. Elle devait à ces nuits de lecture une bonne quantité de ses connaissances actuelles !

Seulement, cette nuit elle en avait décidé autrement ! Sa chambre lui avait paru trop étriquée,  oppressante même ! Et la maison des Rubis était devenue trop petite... elle voulait sortir, se bouger, courir ! Il lui fallait de l'espace !
Les sorties nocturnes étaient interdites, et elle le savait. Mais pensez-vous vraiment qu'à une heure du matin les surveillants s'embêtent encore à patrouiller dans les couloirs ?! Et puis les règlements c'était bon pour les autres: quand on est -théoriquement- la doyenne de l'académie, on peut bien faire ce qu'on veut !

Cette escapade était l'occasion rêvée de faire le tour de l'académie sans personne pour la voir et s'étonner de ses manières. Elle pourrait alors visiter les nombreux endroits où les élèves n'allaient jamais: les salles de classe vides par exemple ; elle pourrait enfin savoir ce que les professeurs peuvent bien ranger dans leurs bureaux ! Et sinon -si elle osait-,  elle irait jeter un oeil au pavillon diamant ! Ou alors explorer plus en détail les recoins secrets de la bibliothèque, et y chercher sans crainte d'être vues des traces de son passé.

Les pieds nus, vêtue simplement de sa chemise de nuit, ses cheveux détachés (chose impensable pour elle en public) lui tombant en cascade dans le dos et sur les épaules, et son visage pâle complètement démaquillé (idem ; elle était convaincue que son maquillage la vieillissait d'au moins un ou deux ans), Appia ressemblait un peu à ces spectres de petites filles que l'on invente pour faire peur.

Elle erra un moment dans les couloirs sans but, profitant simplement de la liberté qu'elle venait de s'inventer, et du plaisir un peu stressant mais très gratifiant de faire quelque chose de défendu mais d'inoffensif.


☽☽☽

Visiter une salle de classe la nuit ne présente en soi rien de bien passionnant: c'est la même que le jour, sans les gens. Mais pour la petite fille (finalement, à bien des égards c'est ce qu'elle était) c'était le comble de l'excitation ! Avançant doucement pour ne pas se cogner aux tables, elle monta jusqu'au bureau du professeur et s'assit sur sa chaise. Ainsi installée, elle se sentait investie d'une puissance mystique, et l'euphorie la gagna ! Imitant son vieux prof de maths, elle croisa les mains sur le bureau et dit d'une voix trainante -mais tout bas pour ne pas faire de bruit :

- Ouuuvrez vos liiivres page viiiingt-quatre. Nous allons faiiire l'exercice deuuux.

Elle était très fière de son imitation, quelle qu'en soit la qualité. Emportée par l'euphorie, elle reprit:

- Hello, sweeties ! Je suis monsieur Akimoto votre professeur d'anglais ♥

Puis, se levant, elle prit une craie et se mit à gesticuler devant le tableau.

- Je suis mademoiselle De Narbonneuh, et je suis folleuh ! Blablablablabla ! Comme d'habitude nous allons parler de la France !

En quelques minutes, le tableau se retrouva couvert de gribouillis tandis qu'Appia s'essayait à l'imitation de tous les profs qu'elle connaissait.
☽☽☽


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Re: Couchés tard ou levés tôt ? [Arthur]

Message par Invité le Mar 24 Nov 2015, 00:08

C'était en toute fin d'après midi, en vérité c'était pratiquement à l'heure de la fermeture de la bibliothèque qu'Arthur y était entré, a la recherche d'un livre intéressant qui pourrait l'aider a passer le temps bien qu'il avait assez peu d'espoir. Jugeant cela peu nécessaire il ne s'était pas présenté a l'accueil de l'endroit, pensant qu'il n'allait pas rester longtemps. Mais ce n'est pas ce qui arriva. C'est en fouillant un peu dans les rayons qu'il découvrit un livre assez imposant dont le résumé ne lui déplut pas et qu'il ne pensait pas connaitre. N'ayant pas cherché a savoir l'heure et préférant se faire discret il s'était adossé a un mur relativement écarté et ne fit pratiquement plus de bruits si ce n'était les pages qu'il tournaient. Mais il y avait tellement a voir sur chacune d'elle que ce bruit se faisait par longues intermittences. N'écoutant plus le bruit autour, ne prêtant même plus attention a ce qui l'entourait malgré sa paranoïa habituelle, il se régalait de ce bouquin, ne sachant même pas d'où il pouvait venir. Il traitait de certains sujets étranges qui pourraient faire allusion aux pouvoirs. On y trouvait des rumeurs, des anecdotes, des histoires et des théories en tout genre, et bien que certaines fussent connues, d'autres l'étaient bien moins. Comme Arthur s'ennuyait ces temps ci, il se disait qu'essayer de résoudre des mystères par des indices comme ceux-là pouvait s’avérer intéressant.

Finalement il finit par lever le nez de son ouvrage, lu a plus des trois quarts, et se rendit compte que le silence régnait vraiment dans la bibliothèque. En reprenant en quelques sortes ses esprits il aurait pu être affolé ou autre, mais il se sentit curieux, curieux de voir ce qui avait pu arriver. Ça lui paraissait presque invraisemblable d'avoir lu aussi longtemps. Et c'était illogique. Comment aurait-on pu ne pas voir qu'il y avait un élève ici avant de fermer ? Et comment aurait-il pu ne pas s'en rendre compte surtout... Il s'avança après avoir reposé le livre, parmi les rayons. Personne. Et il faisait noir. Enfin pas tout a fait car la lune filtrait ses rayon a travers la fenêtre. Plusieurs idées avaient germés dans son esprit : les personnes d’occupants de la bibliothèque étaient surement fatiguée, l'endroit où il était était mal éclairé, ou encore elles avaient tellement l'habitude que les élèves se présentent bien avant d'arriver qu'elles ne vérifiaient plus que dans leurs notes, se disant que personne ne serait assez idiot pour se laisser enfermer sans s'en rendre compte. Et pourtant ça lui était arrivé a lui. Son cerveau l'avait piégé. Il s'était sentit presque en sécurité a ce moment là et avait fait abstraction de tout, comme une déconnexion. Ça lui arrivait de temps en temps, quand il réfléchissait.

D'ailleurs c'était encore le temps de la réflexion étant donné qu'il devait trouver un moyen de rentrer sans se faire remarquer par un quelconque surveillant dans les couloirs. Personne n'avait du remarquer son absence, ou du moins s'en inquiéter. De toute façon les adultes de l'académie n'appréciait pas énormément ce garçon qui semblait souvent en savoir plus qu'eux... enfin, pour commencer il fallait ouvrir la porte, mais ça n'allait pas être si difficile. Ensuite il allait devoir se faufiler dans les couloir jusqu’à son dortoir... ça non plus ça n'avait pas l'air compliqué étant donné qu'il connaissait le plan a peu près par cœur. Et finalement arriver dans sa chambre et ne pas réveiller ses compatriotes... ou colocataires. Eux non plus ne devaient pas s’inquiéter, il n'avait jamais vraiment cherché a communiquer avec eux. Arthur marcha dans la bibliothèque jusqu'au bureau où il pu trouver toute sortes de chose, dont des trombones ou autres petites pièces qui pourraient être utiles a crocheter un serrure, puis, sans perdre trop de temps il alla vers la porte et commença a s'affairer.

Et bien évidement sa tête ne le laissait jamais tranquille. Il se sentit a nouveau mal, avec un sentiment d’insécurité, et du se faire violence pour éviter de regarder derrière lui trop de fois. Finalement il entendit le clic de la serrure, se releva, abaissa la poignée et se rendit compte, sans surprise, que la porte était déverrouillée. Il avait trouvé quelque chose la dessus un jour dans ce même endroit, songeant que cela pouvait être utile. Et pas seulement pour sortir d'une pièce pleine de livre ou on s'était bêtement laissé enfermé. Il regarda dehors, d'un côté et de l'autre, vérifiant qu'il n'y ai pas de surveillant. S'il y en eut un.. il ne pourrait pas s'enfuir. Ses compétence athlétique était trop faible pour fuir un adultes et de toute façon il se serait surement fait reconnaitre plus tard, par l'homme qui lui aurait couru après. Il allait donc falloir opter pour une autre stratégie et déstabiliser l'autre. Il n'avait pas besoin de son pouvoir pour ça et de toute façon son utilisation lui avait était proscrite. Il avait des effets néfaste sur les autres. Et ça il le savait que trop bien. Ou simplement il pourrait dire la vérité... pas entière mais presque, en la remodelant un petit peu, en jouant un peu sur un jeu d'acteur ou autre.

Pas rassuré pour autant, mais n'affichant pas du tout un visage effrayé, il sorti de la pièce, referma la porte et avança. Si le lendemain les bibliothécaires retrouvaient la portes ouvertes elle pourraient mettre ça sur le compte de la distraction. Sérieusement.. quel élève voudrait ouvrir la porte en pleine nuit ? Surement pas quelqu'un d'enfermé dedans comme ça n'arrivait pas. Arthur se rendait compte qu'il s'en voulait encore de s'être laissé allé comme ça car a chaque fois qu'il pouvait y faire allusion il y faisait. Certains appelleraient ceci du comique de répétition, mais connaissant l'humour de l’intéressé et son humeur actuelle ça ne devait pas être le cas. Alors qu'il avançait, plus ou moins tranquille, dans un couloir se dirigeant vers son dortoir, il entendit une voix. D'abord surprit, il décida d'aller voir. Son timbre lui disait vaguement quelque chose, mais vu le nombre d'élève et donc de personnes différentes cela ne devait pas être étonnant. Et oui car cette voix, qui avait l'air féminine, n'était pas celle d'un adulte bien qu'on eut dit une imitation ratée. Il s'avança et avisa une personne dans une salle de classe, d'une taille inférieure a la sienne ce qui confirmait sa théorie. Il écoutant un instant ses divagation avant d'entrer et d'interrompre la personne en question :

- Hum...

Avait-elle elle aussi eut une mésaventure tout aussi idiote que gênante ? Ou bien une insomnie ? Cela étant, il semblerait qu les respect des règles lui avait autant échappé a elle qu'a lui..

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Prise sur le fait !

Message par Appia le Ven 27 Nov 2015, 15:29

Cher journal,
J'ai été idiote ! Bien sûr, c'était très amusant de jouer dans la salle de classe. J'ai même beaucoup rigolé à recouvrir le tableau d'idioties tout en racontant n'importe quoi. Seulement j'aurai dû penser qu'en pleine nuit, il faut être un minimum discrète...


Appia étaient en train d'exécuter une imitation très caricaturale de sa professeure de physique-chimie tout en réalisant un croquis abstrait à la craie, quand elle entendit le "hum...".
D'un seul coup, il lui sembla qu'un liquide glacial traversait tout son corps. D'un seul coup, tout son univers passait de l'amusement à l'appréhension. Ça y est, elle s'était faite prendre ! Quelle idiote elle avait été, aussi, à se comporter comme si elle était seule au monde ! Lentement, elle se retourna tout en cherchant quelle excuse elle pourrait bien inventer pour se tirer d'affaire.

- Euh, je...

Et là, surprise, elle se retrouva nez à nez non pas avec un surveillant mécontent mais avec un élève ! Pas énormément plus vieux qu'elle, en plus !

Aussitôt, ses sujets d'inquiétude devinrent différents -pas moindres, seulement situés ailleurs-. Si une éventuelle retenue n'était plus un danger immédiat, elle était néanmoins remplacée par le désagrément d'avoir été vue en chemise de nuit, même pas coiffée, en pleine nuit par un garçon qui selon toute probabilité ne manquerait pas de répandre la rumeur partout dans l'établissement !
Et pire que ça, lorsque dans son enthousiasme enfantin elle avait imité ses professeurs, elle avait écrit la plupart de ses gribouillages sur le tableau en latin...
Les phrases en elles-mêmes n'avaient pas beaucoup de sens, même en admettant que l'on sache lire cette langue ; elles révélaient simplement un sens de l'humour un peu simple. Seulement Appia ne prenait jamais le risque d'écrire dans sa langue maternelle à part dans son journal, celui-ci étant destiné à n'être lu que par elle !

Elle détailla l'apparence du garçon. Contrairement à elle, il était habillé ; donc soit il ne s'était pas encore couché, soit il était déjà levé, et s'apprêtait à commencer sa journée. Ou alors, contrairement à elle, il avait pris la peine de se vêtir avant d'enfreindre le règlement. De son point de vue il était grand -comme à peu près tout le monde dans l'académie par rapport à elle-, mais relativement jeune par rapport à la moyenne des élèves. En revanche il avait cet air un peu condescendant des gens qui se savent plus intelligents que vous et qui ne manquent pas de vous le faire sentir.

- On s'est déjà vus non ?

Outre le fait que cette question était venue tout naturellement, son intervention avait l'avantage de laisser à Appia quelques secondes supplémentaires pour établir une stratégie de communication. Et -espérait elle-, de détourner son attention du tableau. Elle mit aussi ces quelques instants à profit pour réunir le maximm d'informations à propos de cet importun.

- A... Arthur ?! C'est ça ?

Elle connaissait effectivement le garçon, puisque c'était lui-même qui lui avait fait visiter l'académie le premier jour, en compagnie d'une autre élève. D'ailleurs la prononciation de la Romaine s'était beaucoup améliorée depuis, même si elle avait toujours un accent bien marqué.
Que savait-elle sur lui, déjà ? Pas grand-chose au final, ce n'était pas quelqu'un qui aimait parler de sa personne. D'un autre côté elle ne pensait pas non plus qu'il était du genre fayot, et encore moins une commère. Plutôt du genre discret, et pas à chercher la popularité. Peut-être pouvait-elle alors miser sur l'assurance ?

- Toi aussi tu es tombé du lit ? Tu veux bien voir s'il n'y a personne qui arrive dans le couloir pendant que je range tout ?

Elle s'exécuta en vitesse, s'aidant d'une chaise pour accéder aux parties les plus hautes du tableau, celle qu'elle n'atteignait pas, même à bout de bras. Cela lui prit bien quelques minutes, au bout desquelles elle se réintéressa au garçon.

- On ne devrait pas rester ici: si tu m'as trouvée d'autres risquent d'y arriver aussi !

Sans lui laisser le temps de protester, elle lui prit le poignet et l'entraina dans le couloir, dans la direction -par hasard- de la bibliothèque. Ayant eu le temps de rassembler ses idées, elle passa à l'attaque:

- Bon, et en vrai, c'est étonnant un Saphir qui sort la nuit dans les couloirs non ? Tu te Rubifies* ?

* Du verbe "Rubifier – devenir comme un Rubis.


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Re: Couchés tard ou levés tôt ? [Arthur]

Message par Invité le Sam 28 Nov 2015, 00:49

Quand il faisait nuit dans une école, une académie, ou ce que vous voulez d'autre, il était rare de croiser d'autres personnes, a part, bien sur, les gardiens et les surveillants, on était en général seul. Aussi, il n'y avait pas vraiment de raison de s’inquiéter normalement - quand on n'avait pas peur du noir j'entends. Pourtant quand il marchait dans les couloirs Arthur avait éprouvé un certain malaise, mais surtout a cause de son sentiment constant d'insécurité. Et c'est aussi a cause du fait qu'il n'y avait personne que quand on croisait quelqu'un on était surprit. Arthur, après être intervenu, s'était un peu avancé dans la pièce, ne préférant pas rester dans le couloir. La fille qui était devant fut interrompue assez abruptement dans son amusement. Elle se retourna doucement vers le garçon, l'air de chercher une excuse. L'avait-elle prit pour un surveillant ? Étonnant étant donné que sa voix n'était pas vraiment celle d'un adulte, mais comme il n'avait prononcé qu'un "hum", peut-être que la confusion pouvait se faire. Comme elle s'était retournée, le garçon pu mieux voir a qui il avait affaire et se rendit compte qu'il la connaissait, bien que son apparence fut vraiment différente de la première fois qu'ils s'étaient croisés.

Tout d'abord elle avait les cheveux détachés et ensuite ne portait pas son uniforme, mais plutôt une chemise de nuit, et ne portait pas de chaussures. La situation était gênante pour les deux personnages, elle sans doute parce qu'elle ne s'attendait pas a être vue dans une telle tenue par un garçon et lui... parce qu'il ne s'attendait pas a voir une fille dans une telle tenue. Et je pense qu'il n'irait pas le répéter. Enfin bref. La seule hypothèse plausible a sa présence ici était l'insomnie vu son accoutrement. Et aussi une certaine aversion pour le règlement sans doute. Mais elle au moins n'était sans doute pas là dans un moment d'égarement, et elle n'avait pas l'air d'une somnambule. Alors qu'elle semblait se remettre, ou non, l'attention d'Arthur avait été attirée par les gribouillis faits au tableau. Et c'était écrit en latin.... outre son nom a consonance latine elle écrivait maintenant dans une langue morte. Enfin... il y avait des cours de latin elle révisait peut-être. Mais Arthur avait quelques doutes. Comme il connaissait un peu la langue pour l'avoir vue dans des livres et a son précédent collège, il savait que ce n'était pas les termes communs qu'on apprendrait a son âge.

Comme pour valider le fait qu'ils s'étaient sans doute déjà rencontré, elle lui posa une question tout a fait pertinente :

- On s'est déjà vus non ?

Il ne l'aurait pas vraiment dit comme ça. Plutôt ... "dit c'est pas toi que j'ai réquisitionné pour faire le tour de l'académie la première fois ?" Cette question le prit pourtant au dépourvu, l'arrêtant dans ses réflexions sur le mystère qui l'entourait. Après quelques instants elle reprit la parole, et un sentiment de déjà vu prit Arthur. N'avait-elle pas la première fois prit la parole a plusieurs reprises sans qu'il ne pu en placer une ?

- A... Arthur ?! C'est ça ?

Bravo, elle se souvenait de son nom c'était déjà ça. En plus sa prononciation s'était améliorée, c'était un bon point. Mais il n'avait toujours pas oublié la première fois qu'ils s'étaient vu a quel point elle semblait ne pas connaitre les prénom ou même la Grande-Bretagne. De son côté Arthur ne savait pas vraiment s'il avait envie de continuer la conversation. D'un côté il voulait retourner dans son dortoir. Si déroger au règlement ne l'embêtait pas outre mesure, il avait toujours ce sentiment désagréable de peur de se faire attraper par un surveillant et que cela se répande. Et puis il avait aussi peut-être inconsciemment peur de se faire attaquer.

- En effet, ceci est mon nom.

Rien de mieux qu'une phrase a six mots pour se sentir mieux. Même s'il savait que cette pratique était totalement absurde, compter lui faisait du bien et empêchait un peu son esprit de le rendre fou. Et puis ça allait, de l’extérieur on aurait juste dit qu'il aimait faire des phrases longues au lieux de n'utiliser que deux ou trois mots tout au plus. Un oui aurait certainement suffit. D'un autre côté, ce mystère l’intéressait et il se dit qu'en parlant avec elle il pourrait en savoir plus. Et... sa présence le rassurait en un sens.

- Toi aussi tu es tombé du lit ? Tu veux bien voir s'il n'y a personne qui arrive dans le couloir pendant que je range tout ?

Non pas du tout, lui il s'était bêtement laissé enfermé a cause d'un bête livre bougrement intéressant. Ça c'est fait. Obéissant sans rien dire il se retourna vers la porte et se pencha pour regarder dans le couloir. Personne, en effet. Pendant qu'il vérifiait il entendait derrière lui le bruit que faisait Appia en rangeant la salle.


- On ne devrait pas rester ici: si tu m'as trouvée d'autres risquent d'y arriver aussi !
-Ce n'est pas faux.. je pense

Il avait ajouté les deux dernier mots pour avoir le compte après avoir compté au préalable. De toute façon elle n'avait pas vraiment du entendre sa phrase, car, en écho a la première fois, elle décida de l'emmener de gré ou de force... là ou elle irait en lui prenant le poignet. Alors qu'ils avançaient il se rendit compte qu'ils faisaient le chemin inverse de celui qu'il avait prit. Oh non... pas a nouveau la bibliothèque. Elle devait être maudite c'était pas possible. Et pour ne rien arranger, Appia continua de parler, comme si on pouvait être discret avec de longues discutions :

- Bon, et en vrai, c'est étonnant un Saphir qui sort la nuit dans les couloirs non ? Tu te Rubifies* ?

Vive les néologismes. Il pensa qu'elle avait peut-être vrai vu qu'il s'était laissé stupidement avoir. Quoique vu que c'était en lisant un livre c'était contradictoire. Rubis ou pas rubis* ? (Et non je ne donnerais pas le plaisir de mettre la fin de la citation dans le texte.) Il réfléchit a une réponse convaincante mais rien ne lui vint vraiment a l'esprit :

- Disons que j'ai "travaillé" un peu plus tard que prévu.

Oui voila quelque chose dans le genre. Il arrivèrent ensuite devant la bibliothèque, et pour éviter de rester a découvert dans le couloir il préféra entrer. Alors qu'il allait s’exécuter il se rendit compte que se serait une erreur. S'il l'ouvrait trop naturellement, elle se rendrait compte qu'il savait que la porte était ouverte. Or, la porte est censé être fermée. Donc il avait du être resté das la bibliothèque cette nuit. Donc il ne le fit pas et préféra poser une autre question, bien qu'il connaissait plutôt la réponse :

- Et toi.. qu'est-ce que tu faisais là bas ? Je suppose que tu n'as pas eut l'autorisation des professeur en question pour parler a leur place.

Il eut un petit sourire sarcastique sur la fin de la phrase. Son humour était encore a revoir, ça il le savait... mais bon. La capacité d'Appia a imiter les gens aussi - de son point de vu - donc dans ce cas ils étaient a égalité.

Spoiler:
HRP : *Arthur : telle est la question ?
Tu te fiche de moi c'est ça ? --

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Le perturbateur

Message par Appia le Mar 01 Déc 2015, 00:09

Cher journal,
Je connaissais déjà le garçon qui m'as surprise. Finalement c'est moins embarrassant que si ça avait été un parfait inconnu. De toute façon il me prend déjà pour une fille bizarre je pense: ça se voit à la façon dont il me regarde des fois... comme s'il soupçonnait quelque chose. Enfin je crois.
Il me dit qu'il a travaillé et que c'est pour ça qu'il est encore debout, mais j'ai bien vu au ton qu'il prenait qu'il ne me disait pas tout. Un peu comme moi quand je dis des demi-vérités pour avoir l'impression de ne pas mentir. Et puis on ne travaille pas aussi tard la nuit, tout le monde sait ça ! A moins qu'il n'adore vraiment étudier ...?



Les deux élèves étaient devant la porte de la bibliothèque. Appia partait du principe qu'elle pouvait très bien être ouverte puisque la porte de la salle de classe ou elle était entrée l'était aussi.
Arthur n'avait pas eu l'air ravi de l'accompagner dans cette direction, mais il n'avait pas protesté non plus. Et puis à la réflexion, d'après ce qu'elle se souvenait de lui, il n'était pas enthousiaste pour grand chose ! Il la surprit tout de même positivement en relançant la conversation de lui-même, et surtout en faisant de l'humour !

- Et toi.. qu'est-ce que tu faisais là bas ? Je suppose que tu n'as pas eut l'autorisation des professeur en question pour parler a leur place.

C'était assez inattendu pour qu'Appia rigole un peu avant de répondre avec un sourire taquin:

- C'est parce que je donne des cours aux élèves invisibles la nuit. On ne dirait pas mais je suis une professeure en fait !

Elle ne poussa cependant pas la plaisanterie plus loin: tous les deux n'avanceraient pas beaucoup s'ils ne faisaient que détourner les questions les uns des autres. Aussi reprit-elle, plus sérieusement.

- Je suis réveillée à cause de ma maladie. Depuis que je l'ai je ne dors plus beaucoup.

L'évocation de son pouvoir lui arracha une grimace. D'ailleurs, elle les appelait toujours "maladie", car de son point de vue les pouvoirs en étaient une.
Elle reprit cependant sur un ton plus enjoué:

- Alors cette nuit, plutôt que de m'ennuyer dans le dortoir je me suis dit que j'allais me promener dans l'académie !

A ce moment, les deux fugueurs nocturnes purent entendre le bruit de clefs qui s'entrechoquaient, plus loin dans le couloir. C'était un son caractéristique: celui que fait un adulte -généralement un surveillant- lors de ses rondes. Comme il doit toujours avoir avec lui un complet trousseau des clés pour ouvrir les différentes portes de sa zone d'autorité il n'est pas vraiment discret, ce qui est une chance pour les rebelles en herbe !

Le sourire s'effaça du visage de la Romaine. Elle ne savait pas si c'était à cause du bruit de leurs voix, de son rire, ou simplement du hasard, mais le surveillant arrivait dans leur direction !
A cet instant critique, trois solutions s'offraient à elle (enfin il y en avait peut-être plus, mais elles ne lui venaient pas à l'esprit pour le moment. Oh si, bien sûr, elle en imaginait plein d'autres, mais les propositions telles que "s'allonger par terre et faire semblant de dormir", elle pouvait les garder bien enfouies dans sa tête !).
Solution n°1: fuir dans l'autre sens, le plus vite possible ! Mais cela avait un inconvénient majeur: ils seraient irrémédiablement repérés et l'adulte courait sûrement bien plus vite qu'eux. La seconde, c'était de se cacher le plus vite possible derrière la porte la plus proche, tablant sur le fait que le surveillant  n'irait pas s'embêter à vérifier chaque salle. La solution n°3, c'était d'attendre sur place et d'inventer un pieux mensonge, comme "oh je suis malade, et on s'est perdus en cherchant l'infirmerie". Mais sachant qu'ils n'étaient pas de la même maison et qu'Arthur n'était même pas en pyjama, cela avait peu de chances de passer.

Alors ? Solution n°1 ? n°2 ? n°3 ? La 1 était la moins compliquée à mettre en oeuvre, quoique...
Zut, elle n'avait plus le temps de réfléchir d'autant que les bruits se rapprochaient ! Faisant tourner le plus doucement possible la poignée de la porte de la bibliothèque, elle l'ouvrit. Miracle, la porte n'était pas fermée à clé ! Sans deviner qu'elle le ramenait à son point de départ, elle entraina une fois de plus Arthur de force avec elle, et les deux élèves entrèrent dans la bibliothèque. Appia referma alors la porte et attendit, guettant les bruits et retenant sa respiration.

☽☽☽

Appia et Arthur ne pouvaient pas le savoir bien sûr, mais ils n'avaient pas autant de raisons de s'inquiéter qu'ils le croyaient. Il y avait bien sûr quelques rondes la nuit à Tsuki, les sorties nocturnes de la part d'élèves de l'académie n'étant pas rares,  mais elles étaient effectuées avec un relatif manque de zèle de la part des surveillants qui généralement n'avaient qu'une hâte: retourner se coucher.

Malgré le risque d'être découverts, la Romaine trouvait la situation plutôt amusante ! Bien sûr, ils risquaient d'être découverts, mais c'était justement ça le charme ! C'était bien plus drôle de faire quelque chose d'interdit ! De plus la punition -une simple colle- ne l'impressionnait vraiment pas: à son école quand elle était petite, on fouettait pour moins que ça !!

Le bruit de pas réguliers, et celui des clés s'entrechoquant se rapprocha. Ils purent même distinguer la lueur de la lampe du surveillant par-dessous la porte. Mais celui-ci ne s'arrêta pas, et ses pas décrurent peu à peu. Quand le surveillant se fut éloigné, Appia pouffa et s'adressa de nouveau à Arthur.

- Ouf ! J'ai eu peur qu'il n'ouvre la porte, ou qu'il décide de la refermer à clé ! Tu crois qu'il y en a qui sont payés pour patrouiller toute la nuit ?

C'était peu probable mais ça lui paraissait très sensé.
Ce qu'elle ne voulait pas, maintenant, c'était que le Saphir décide que tout ça était trop dangereux et qu'il la force à retourner à son dortoir. Les gens souvent, à cause de son apparente jeunesse, tenaient son avis pour négligeable. Elle essaya de détourner le sujet au plus vite en parlant d'une autre chose qui lui tenait à coeur.

- A ton avis, dans cette bibliothèque, il y a des livres sur vraiment tout ? J'ai essayé de voir s'il y en avait qui parlaient de l'académie, une fois, mais je n'ai rien trouvé. Tu crois qu'il y en a ? Parce que je la trouve vraiment bizarre cette école, et la façon dont ils font venir leurs élèves,... mais la plupart des autres à qui j'en ai parlé n'ont pas eu l'air de s'en soucier. Pourtant il y a plein de mystères !!

Un doute lui vint alors ; peut-être lui manquait-il simplement des notions élémentaires que possédaient les personnes du XXIème siècle ? Une éducation particulière, quelque chose qui faisait que beaucoup d'élèves se contentaient de vivre comme si de rien était, se contentant d'ignorer tout ce qu'on ne leur disait pas. Mais elle ne voyait vraiment pas quoi !


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Re: Couchés tard ou levés tôt ? [Arthur]

Message par Invité le Mer 23 Mar 2016, 00:32

Au final il avait eut une réponse a sa question. Et c'est d'ailleurs là qu'il avait regretté d'avoir ajouté sa dernière phrase d'humour. Enfin humour… c'était plus un sarcasme, que quelque chose d'amusant. Malheureusement elle l'avait prit comme quelque chose de sympathique, voire peut-être une preuve d'attachement, et avait répondu sur le même ton :

- C'est parce que je donne des cours aux élèves invisibles la nuit. On ne dirait pas mais je suis une professeure en fait !

Le même ton et le même humour on aurait dit. Et encore Arthur pouvait s'appuyer sur des faits concrets pour sa soit disant blague. Cela aurait été étonnant de trouver une seule personne appréciant qu'on l'imite dans une caricature aussi… mal réalisée. Il en avait entendu quelques bribes et n'avait reconnu aucun professeur. Même s'il ne connaissait pas tous les enseignants de l'académie, il se disait que quelqu'un avec une intonation pareille ne pouvait pas obtenir le respect des élèves. Quoique les élèves invisibles, c'était concret aussi si on se plaçait dans le contexte. Le garçon aurait sûrement apprécié d’avoir ce genre de pouvoir, pour ne pas être dérangé ni remarqué, et travailler tranquillement, ou tout simplement se reposer. Appia décida, malgré son trait d'humour, de ne pas continuer sur ce chemin là, et répondit sérieusement juste après :

- Je suis réveillée à cause de ma maladie. Depuis que je l'ai je ne dors plus beaucoup.

Cela la fit grimacer. Une maladie qui l'empêchait de dormir ? Si elle avait des insomnies elle pouvait en parler. Elle n'était pas bête au point de ne pas chercher une solution. Ou bien il n'y en avait pas, c'était une possibilité. Ce qui était étonnant c'est qu'elle n'avait pas l'apparence de quelqu'un souffrant de manque de sommeil, et paraissait très souvent bien portante. Même en plein milieu de la nuit, elle semblait très réveillée. Au contraire, Arthur qui dormait normalement la nuit allait commencer a sentir la fatigue arriver. Mais il l'ignorait. Sa maladie était-elle plus psychologique ou pouvait-elle avoir un rapport avec sa présence a l'académie ? Il s'était souvenu que lors de leur première rencontre elle semblait éviter le mot « pouvoir » et ne pas savoir comment appeler ce genre de talent. Elle continua son explication a propos de sa présence, qui était sans doute bien plus travaillée – et véridique – que celle qu'avait fournie Arthur juste avant, et ce avec un air bien plus enjoué :

- Alors cette nuit, plutôt que de m'ennuyer dans le dortoir je me suis dit que j'allais me promener dans l'académie !

Elle aimait prendre des risques, mais au moins était-elle ici de son plein gré. Alors qu'il allait lui répondre qu'il allait certainement vouloir prendre congé pour éviter de rester plus longtemps quelque part où ils étaient très facilement remarquable ils entendirent un bruit au loin. Arthur reconnut tout de suite a qui appartenait le bruit de pas. Tout d'abord parce qu'il n'y avait pas grand monde qui marchait par ici la nuit a une allure aussi lente, mais aussi a cause du cliquetis des clés qu'il devait porter avec lui. Des passe partout qui permettait de surveiller chaque pièce et d'y accéder en cas d'urgence. Malheureusement pour eux, le son se rapprochait. Appia dû s'en rendre compte elle aussi car son sourire disparut aussi soudainement qu'était venu le bruit de pas.

Malgré le fait qu'il était déjà mal, Arthur ne céda pas a la panique. Il ne voulait pas vraiment se montrer dans un état pareil face a quelqu'un d'autre, et puis se n'était qu'un surveillant quoi ! Malgré sa paranoïa habituelle, il s'était convaincu que se n'était pas si grave. Il en prendrait beaucoup pour sa fierté, surtout que ça risquait de se savoir par la suite. Et c'est ce qui le faisait réfléchir a une idée. Fuir en courant n'était pas réellement une option. En effet, le bruit de leur pas risquait de s'entendre a cause du parquet et du fait que lui portait encore des chaussures. Effectivement il pourrait les enlever, mais le bruit était réellement trop proche. Il jeta un coup d'oeil a la porte devant laquelle ils s'étaient arrêtés. L'option était le retour a la case départ, mais si ça lui évitait la honte des autres plutôt que celle de lui même ça lui allait. La jeune fille avait sûrement eut la même idée car au même moment elle l’attira dans la bibliothèque dont elle avait ouvert la porte. Il ne l'avait pas entendue. Une fois la porte refermée il s'en écarta un peu pour attendre que le garde de nuit ne passe. Même s'il se doutait que l'adulte n'allait pas vérifier toute les portes et donc qu'il y avait peu de chance qu'il arrive, il ne pouvait s'empêcher de s’inquiéter, alors il compta dans sa tête doucement jusque six, le temps que l'homme soit passé, que la lueur de sa lampe et que le bruit de ses pas disparaisse. Pendant l'attente, Arthur n'avait pas vraiment fait attention a l'expression qu'il avait affiché, mais espérait n'avoir pas eut l'air de quelqu'un ayant des troubles psychologiques.

- Ouf ! J'ai eu peur qu'il n'ouvre la porte, ou qu'il décide de la refermer à clé ! Tu crois qu'il y en a qui sont payés pour patrouiller toute la nuit ?

Appia venait effectivement de parler et de dire oralement le soulagement qu'ils ressentaient sûrement tout les deux. Après cela il n'avait pas franchement envie de rester, mais il préférait attendre, voir si l'autre ne risquait pas de revenir soudainement sur ses pas, on ne savait jamais. Arthur n'avait pas répondu a la question d'Appia, mais attendait-elle seulement une réponse ? N’était-ce pas tout simplement une question rhétorique ? Par ailleurs, elle avait sûrement ressentit son énergie négative car elle décida de changer de sujet, ayant certainement regardé plus attentivement la pièce :

- A ton avis, dans cette bibliothèque, il y a des livres sur vraiment tout ? J'ai essayé de voir s'il y en avait qui parlaient de l'académie, une fois, mais je n'ai rien trouvé. Tu crois qu'il y en a ? Parce que je la trouve vraiment bizarre cette école, et la façon dont ils font venir leurs élèves,... mais la plupart des autres à qui j'en ai parlé n'ont pas eu l'air de s'en soucier. Pourtant il y a plein de mystères !!

Il s'était lui aussi retourné pour voir la bibliothèque, le même endroit où quelques temps plus tôt il s'était laissé bêtement enfermé. La question de la jeune fille était légitime en effet. De nombreux mystères entouraient l'école et tout ce qu'il avait c'était des hypothèse, faites a partir de rumeurs ou de faits réels. C'est d'ailleurs parce qu'il cherchait d'autres choses qui pourraient être en lien avec l'école qu'il était resté si tard. Avant de réellement connaître cet endroit il ne intéressait pas plus que ça au fantastique, mais a présent ça avait presque l'air de le passionner. Contrairement a elle il n'avait pas fait part de ses doutes aux autres, d'abords parce qu'il limitait ses discutions avec les autres élèves, d'autres part car, comme elle le disait, ils semblait prendre cet endroit comme une simple école et faire abstraction du surnaturel la plupart du temps. Les professeurs aussi d'ailleurs. Il savait pas ailleurs que les élèves, la plupart du temps, étaient découverts par on ne savait quel moyen et invité a venir dans l'académie par une mystérieuse lettre signée du directeur. Ce même directeur que l'on apercevait très peu sauf lors d’événements importants.

- J'ai passé beaucoup de temps dans la bibliothèque et de la documentation il y en a oui. Mais pour ce qui est d'information sur l'école, je n'en ai pas trouvé d'explicite. Seulement des rumeurs intrigantes des alentours qui pourraient avoir un lien…

Il soupira. Ce n'était vraiment qu’hypothétique, mais a moins d'avoir un plan concret pour obtenir des informations, ou du moins un plan fonctionnel, il n'avait pas de moyens d'en être sur. Il avait bien essayé une fois par exemple de se faire convoquer par le directeur, mais ce n'était pas cet homme qui le recevait. Il essayait aussi par des questions détournée de questionner des professeurs mais ils semblaient aussi ignorants, ou bien ils s'en fichaient tout simplement. Comme Appia l'avait dit, peu de personne sans souciait, les autres essayaient de vivre et de réussir leurs études. Lui n'avait pas besoin d'essayer, il y arrivait naturellement. Ce qu'il faisait de son temps était du pseudo travail pour finir des devoirs, mais pas souvent de la révision, de la lecture, un peu de méditation et des essais pour tenter de mieux contrôler son pouvoir. Il pensait même se mettre un jour a l'auto  défense mais ce n'était pas le sujet. Il continua :

- En effet, la plupart des personnes ici se contentent de poursuivre leurs études sans trop se demander comment ils sont arrivés là, certainement trop contents pour la plupart de trouver un endroit où les personnes différentes n'étaient pas si mal vues.

L'euphorie d'enfin trouvé des gens qui les comprenaient pouvait très bien les mener a ne pas se poser d'autres question. Heureux les simples d'esprits. Ou bien les stress des examens les faisait se focaliser seulement la dessus. Son avis sur la question était très divergent.
HRP:

[HRP : je suis fatiguée, je mettrais les couleurs plus tard]

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Re: Couchés tard ou levés tôt ? [Arthur]

Message par Appia le Dim 03 Avr 2016, 23:40


Cher journal,
Arthur (mais si ! Le garçon qui m'a surprise dans la classe ! Tu suis un peu ?!) et moi, on est entrés dans la bibliothèque. Il n'est pas très bavard tu sais ! Mais j'ai quand même réussi à parler un peu avec lui.
Il a l'air de bien connaître la bibliothèque. Peut-être qu'il pourrait m'aider à trouver les livres qui m'intéressent ? Pas seulement ceux sur l'académie, mais aussi ceux qui pourraient parler de mon époque. Peut-être que si je l'interroge discrètement...



C'était un soulagement pour Appia de voir qu'Arthur partageait ses interrogations et ses préoccupations à propos de l'académie ! Il est tellement difficile d'avoir l'impression d'être la seule à avoir les pieds sur terre ! Elle avait fini par se demander si elle n'était pas tout simplement folle, ou si le décalage entre elle et les gens du XXIe siècle était telle qu'elle ne comprenait plus rien à leur façon de penser.

Arthur avait sa propre théorie à propos du peu d'intérêt de leurs camarades dans les mystères de l'académie. Selon lui, ils étaient simplement soulagés de la situation actuelle, après être passés par bien pire, ou alors cela leur passait au-dessus de la tête car leurs études étaient la priorité. C'était une théorie valable, mais qui avait ses failles du point de vue d'Appia: elle-même avait elle-même subi un certain nombre d'épreuves pour le moins désagréable avant d'arriver ici, et cela ne l'empêchait pas de s'interroger et de s'inquiéter pour son avenir ! Surtout en sachant ce qu'elle savait...

Elle aussi avait sa théorie, et elle était beaucoup moins tendre: à son avis, c'était juste parce que ses condisciples étaient bêtes, ou alors parce que les gens du XXIème siècle n'avaient pas le sens des priorités !

Allant au devant de son compagnon involontaire, la petite Romaine s'avança parmi les tables et des étagères qui meublaient la bibliothèque. Ses pieds nus ne faisaient aucun bruit sur le sol recouvert de moquette.
Elle se retourna vers son camarade, le dardant de ses grands yeux verts à travers la pénombre, et dit à voix basse:

- Tu sais, je suis contente qu'il y ait quelqu'un d'autre pour s'intéresser à tout ça. C'est horrible de devoir toujours mentir, de garder ses secrets, de ne pas dire ce qu'on pense vraiment ! Bien sûr je peux parler avec mes amies du dortoir, mais pas de ces sujets-là, et ce n'est pas pareil... Je crois que si je leur disais certaines choses, elles n'oseraient même plus s'approcher de moi !

Bon, d'accord, elle n'avait peut-être pas choisi le meilleur confident pour échanger ses théories à propos de l'académie. Déjà, elle aurait préféré une fille. Ou alors un garçon mais plus ouvert, plus rassurant. Pourquoi pas plus âgé aussi. Quoique non: les garçons plus âgés devenaient tout de suite condescendants avec elle, comme s'ils se prenaient pour des adultes !

- Tu connais des rumeurs sur Tsuki ? S'il te plaît, dis moi ce que tu sais, et en échange je te raconterai ce que j'ai vu !

Encore une fois, elle ressentait l'inconvénient d'être une étrangère de pays et d'époque ! Les informations qu'avait eu Arthur, sans doute les aurait-elle eues elle aussi si elle avait été comme lui. Ou en tout cas, elle aurait mieux compris les enjeux de ce qu'elle savait.

☽☽☽

En vérité, peu importait la coopération d'Arthur. Qu'il le veuille ou non, il venait d'être promu d'office "complice" par Appia. Et puisqu'ils étaient tous les deux réunis dans la bibliothèque, dans ces circonstances plutôt particulières, elle ne lui laissait pas vraiment d'autre choix !

Elle écouta sa réponse un sourire encourageant aux lèvres, avant de reprendre son flot de bavardages.
Fixant de nouveau son interlocuteur droit dans les yeux, un sourire mystérieux aux lèvres, elle dit:

- Moi, je crois que je sais pourquoi "ils" réunissent les élèves dans cette académie. Ce n'est pas pour nous aider à faire nos études comme le croient les autres: ça c'est juste un prétexte !

Au fur et à mesure qu'elle parlait, la petite Romaine se faisait plus animée, au point qu'elle semblait en oublier que la discrétion était de mise ! Mais le sujet lui tenait trop à coeur.

- Tu as entendu parler de la visite médicale ? Avec les gens habillés en blanc et les élèves qui disparaissent ? J'ai... été une de ces élèves... je...

En reparler était plus difficile qu'elle ne l'aurait cru. Sa bonne humeur semblait subitement s'être évaporée, en même temps que son sourire ; son regard, rayonnant l'instant d'avant, était devenu fixe et terne.

- ... ils m'ont emmenée dans un endroit bizarre et qui... faisait peur. Ils m'ont torturée en m'enfermant dans plein de machines bizarres où j'ai eu très peur ! Et puis ils m'ont aussi... avec un liquide vert.. J'ai cru que j'allais mourrir !

Appia resta muette un moment. Elle tremblait un peu, en repensant à ce qu'elle avait vu et vécu. Très souvent depuis les évènements de la visite médicale ces souvenirs lui revenaient en tête, se mélangeant avec ceux qui hantaient déjà ses cauchemars. Arthur n'était pas la première personne à qui elle en parlait, mais jamais personne n'avait pu l'aider à se sujet.

- Plus tard, j'ai compris qu'ils avaient fait des... expériences avec ma maladie. Ils avaient l'air fiers d'eux, et je crois qu'ils ne se rendaient même pas compte qu'ils étaient horribles avec moi !!!

Brusquement, elle fixa de nouveau les yeux d'Arthur:

- A ton avis, c'est moi qui suis folle ?


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