La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

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La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

Message par Yumie le Ven 25 Juil 2014, 16:45

La nuit commence à tomber. Je songe à un lieu spécifique tout en regardant le soleil s'endormir sur la ville pendant que la Lune prend la relève. Je pense particulièrement au grenier, que j'ai brièvement explorée après m'être pitoyablement blessée au genou. Je n'ai pas vraiment eu le temps de l'explorer, et puis, cela me changera de mes rêves. Après tout, KumuKumu peut très bien attendre.
Je me lève alors de mon petit lit, enfile mon unique chausson abîmé pour partir à la recherche de cette fameuse salle.

Pendant le trajet, je regarde mon chausson. Ah, quel dommage d'avoir perdue l'autre. Ce chausson, je le garderais précieusement avec moi, au point d'en faire presque une peluche. Après tout, je l'ai depuis très longtemps, et puis, il me fera rappeler les délicieux cauchemars que j'ai offert à des personnes qui les ont amplement mérités. D'ailleurs, cela me fait rappeler mes bleus sur les bras et jambes, ainsi que la marque sur ma cou qui se voit encore. Oh, je pense qu'Aelys a dus se réveiller et me remarquer. Un petit rire inquiétant s'échappe de ma bouche. Par contre, il y a quelque chose que je ne comprend pas : Pourquoi suis-je toujours en vie ? Je n'en ai vraiment aucune idée, mais c'est un miracle. Je pense que la prochaine fois, je devrais faire attention à moi : Si je me retrouve à torturer quelqu'un de violent comme ma victime Aelys, je risque ma vie, sachant qu'en réalité, je suis totalement faible. Je pense qu'il faudra que je garde mes distances avec le songeur, même si c'est un rêve. Pour l'instant, j'en profite d'aller bien, même si mon cou brûle par moment et que mes bleus sont douloureux lorsque l'on appui accidentellement dessus.

Je me souviens parfaitement de l'endroit où se trouve la vieille pièce : c'est la toute dernière.
Lorsque j'y rentre, je remarque que quasiment rien n'a changé, toujours aussi délabré et moisi, sûrement plus que la dernière fois. D'un pas lent, je regard chaque détail présent dans la salle jusqu'à ce que j'aperçois un vieux canapé où j'en profite pour m'y poser. Le soleil s'est à présent assoupi. Est-il l'heure de la sieste ? Je ne sais pas. Je n'ai pas sommeil. Depuis le canapé, j'admire à travers les énorme fenêtres les étoiles apparaissant timidement. Puis, je me mets à chantonner en faisant des « la la » en ayant un rythme lent. La salle est réputée pour y avoir des fantômes, je me demande si j'en rencontrerais un.


Dernière édition par Yumie le Lun 28 Juil 2014, 01:10, édité 1 fois


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Re: La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

Message par Invité le Ven 25 Juil 2014, 17:20






Joue avec moi !

Le froid emplis cette salle au rythme de la soirée qui commence de plus en plus à s'intensifier. Personne n'osait venir ici, l'ambiance glacial et le silence oppressant rendaient ces lieux hostile et peu attirant. D'autant plus que les rumeurs ne c'étaient pas cessées. Heureusement pour moi en quelques sortes, cela me permettait de trouver un refuge au brouhaha quotidien qui peuple cette Académie bien étrange sous plusieurs aspects. Déposant mon carnet au sol, je le contemplais pendant plusieurs minutes en réfléchissant. Je m'étais posée quelques secondes auparavant face au même mur habituel. Celui-ci ravi de me voir m'avait partagé la froideur de ces pierres qui le composait. Expirant, je me désolais quelque peu d'être aussi seule aussi bien le jour que la nuit. Personne ne voulait vraiment s'intéresser à moi... Devais-je changer si je voulais m'intégrer ?

La pensée de m'intégrer me ramena violemment à la cruelle réalité. Plus je me tenais éloignée des autres, plus les chances que je fasse encore des malheureuses victimes diminuaient. Je ne voulais vraiment pas prendre d'autre vie. Pas encore... Alors que je semblais de nouveau plonger dans un désespoir sans fond, j'entendis des bruits de pas. Du seuil de la porte sortie une jeune fille qui devait probablement avoir mon âge. Elle examina chaque détail de la salle mais ne me remarqua même pas. Étais-je si absente que ça ? Parcourant la grande salle poussiéreuses, elle s'assit sur un canapé tout aussi délabré que le reste. Je n'arrivais pas à savoir si elle m'avait ignoré ou si elle ne m'avait tous bonnement pas remarqué. Soupirant, je portais de nouveau mon regard vers la jeune fille.

Sa vision se portait à travers les vitres en perçant le ciel de toute sa splendeur. Me relevant, je me demandais quoi faire. Partir en discrétion n'aurait pas été une très bonne idée, après tout, j'étais là avant ! Je n'avais aucune raison de partir ! Cependant, me tapir dans l'ombre encore longtemps pouvait lui laisser une très mauvaise impression si elle finissait par me remarquer. D'un pas lent et certain, je m'approchais d'elle pour me présenter. Elle semblait assez mignonne physiquement parlant mais j'avais aussi appris qu'on ne pouvait pas juger un livre à sa couverture. Me tenant à ses cotés, elle chantonnait en cœur avec elle même. Bizarrement, même là, elle semblait être évaporée dans ses pensées m'ignorant totalement. Me raclant la gorge, je prononçais mes quelques mots :

- Bonsoir, enchantée de te recontrer. dis-je d'une neutralité assurée.

J'espérais juste qu'elle ne me prenne pas pour un fantôme. Déglutissant, j'attendais sa réaction qui allait très vite arriver l'espace de quelques millièmes de secondes.




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Re: La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

Message par Yumie le Ven 25 Juil 2014, 19:38

Une vague de pensée diverse me transporte au fur et à mesure que mon regard se perd dans les étoiles et mes oreilles dans ma mélodie. Je suis présentement aveugle et mal-entends, jusqu'à ce qu'une petite voix cristalline mais plate vienne briser mon monde virtuel :

« Bonsoir, enchantée de te rencontrer. »

Un faible gémissement surpris s'échappe de ma gorge. Je me retourne doucement avec un visage sans expression apparente autre que de la curiosité. Une jeune fille aux cheveux encore plus sombre qu'une nuit sans lune, avec un œil rouge écarlate et un autre plus timide, cachée par un cache-oeil blanc. Sa peau encore plus pâle et pure que la mienne me donne presque l'impression qu'elle est un fantôme. Elle me semble tellement étrange mais passionnante. Même si son ton est neutre tout comme l'expression de son visage, en voyant son œil bandé me fait penser à ce qu'elle a subit des choses horrible.

Après l'avoir regardé pendant quelques minutes, un petit sourire amical et des yeux vides s'affiche sur mon visage. Je lui dis avec une grande douceur :

« Bonsoir. Je suis Yumie, Maison Saphir. »

Dans ma tête, j'avoue que je me pose quelques questions sur cette fille, en particulier, si ce n'est pas une âme en peine qui est restée sur terre partager sa tristesse infinie avec les vivants ou une simple humaine. Automatiquement, je me suis levée du canapé, puis colle ma main sur sa joue, toujours avec ce même regard et ce même sourire. Elle n'est pas très chaude, mais belle et bien vivante. C'est une vivante. Brusquement, je me rend compte de ce que je suis en train de faire : Ce n'est pas dans mes habitudes d'être aussi tactile et directe. Surprise, je rougis légèrement, prenant un regard gênée et perdue, puis je me ré-assois m'excusant :

« E-excuse moi, ce n'était pas dans mes attentions. »

J'ai essayé de me rattraper, en sortant un petit rire de mon nez et de mes lèvres, les yeux clos avec un visage souriant :

« Je t'ai pris pour un fantôme. C'est idiot non ? »

J'aurais d'ailleurs aimée en rencontrer un, mais une personne comme elle peut être beaucoup plus sympathique et amusant. Je reprend finalement mon calme et ma neutralité.

Je dialogue en : #CD5C5C. ♪


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Re: La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

Message par Invité le Ven 25 Juil 2014, 20:35






Aide moi !

Le jeune fille qui avait pris place en ces lieux se retourna pour pointer son visage vers moi. Son visage était emprunt de curiosité mais dépouillé de tous le reste. Étrange phénomène, elle devait surement penser la même chose de moi en cet instant précis. Ses yeux semblaient se perdre dans le mien, elle m'analysait et examinait chacun de mes traits. Cette situation me gênait quelques peu mais je ne pouvais pas lui reprocher étant donné que je faisais de même avec elle. Bizarrement, elle n'avait pas sauté de peur en me voyant. C'était bien rare qu'une personne avait des nerfs aussi puissant pour ne pas sursauter en me voyant si soudainement. Alors que je commençais moi à me perdre dans ce continent de détail qu'était son visage, elle se préparait à parler en étant armé d'un sourire quelque peu amical.


« Bonsoir. Je suis Yumie, Maison Saphir. »


Maison Saphir ? Alors était dans la même maison que moi pourtant je ne l'avais jamais croisé auparavant. M’apprêtant à lui donner une identité plus complète me concernant, elle me coupa bien avant en me posant une main sur ma joue. Rougissant, je me demandais ce qu'elle voulait faire. Un pouvoir ? Me voulait-elle du mal ? Était-elle juste délurée ? Dérangée, je n'eus encore pas le temps de parler qu'elle retira sa main rapidement comme si je venais d'attraper la pire des maladies au monde. Son attitude si souriante auparavant se changea en gène. Cette fille était décidément bien étrange mais, elle avait quelque chose en plus qui faisait que je l'aimais bien. Se reposant sur le canapé meurtri par les affres du temps.

« E-excuse moi, ce n'était pas dans mes attentions. »


Un petit rire éclata brisant l'écho sourd de la pièce. La regardant toujours avec un œil attentif, ce spectacle peu commun qui m'était donné m'amusait. Après cette étincelle sortant de son visage, elle enchaina de nouveau :

« Je t'ai pris pour un fantôme. C'est idiot non ? »


Cette fois-ci, se fut mon tour de rire. Un simple petit rire qui n'avait pourtant jamais l'habitude de se montrer. Cette fille m'amusait ! Énormément de personne me prenaient pour un fantôme cependant, sa manière de prouver que j'en étais une ou non était assez ridicule. Au lieu de prendre ses jambes à son cou, elle avait fait quelque chose que surement seule elle aurait osé faire. Prenant mon courage à deux mains, je pris l'élan de m'assoir à coté d'elle. Après tout, c'était elle qui avait été impoli avec moi, elle me devait bien cela. Cette situation bien que gênante m'amusait étrangement. Surement le prix de la fatigue causé par des milliers d'heures de solitude.

- Heureusement pour toi, je ne suis que Mei de la maison Saphir mais, je t'excuse rassure toi dis-je d'un ton assez amusé.

Baillant légèrement, je ne savais pas quelle heure il pouvait être mais, la fatigue se faisait de plus en plus ressentir. C'était ce qu'on pouvait appeler un coup de barre mais, je ne voulais pas m'endormir devant cette fille. Pour le coup, cela allait être moi la ridicule dans l'histoire de plus je ne voulais pas qu'elle se moque de moi ou qu'elle soit effrayée. Après tout, elle était une des rares à ne pas avoir pris peur en me voyant. En soit, elle était déjà unique rien que pour cela. Regardant le ciel de mon unique œil, je prononçais quelques mots qui se voulaient étrangement amicales contrastant avec mon attitude première.

- On a une vue magnifique, tu ne trouves pas ?

Bien avant d'entendre sa réponse, je cédais bien contre mon grès à cette torpeur qui m'avait saisi sans aucune échappatoire possible affalant ma tête sur son épaule. J'eus à peine le temps de réaliser que je n'étais plus avec elle mais dans mon monde. Ce monde décousu et impitoyable qu'était le royaume de mes nuits. Les rêves n'avaient pas leurs places ici, seuls les tourments et les pires cauchemars trônaient en son sein. Chaque nuit, je vivais une torture impitoyable. C'était d'ailleurs la raison première que j'avais perdu le sommeil depuis déjà plusieurs années. Cependant, cette fois ci, je n'eus d'autre choix que de subir le supplice que m'infligeait ma propre tête.

Je pouvais revoir une femme d'âge assez mur. Je me souvenais d'elle, cette personne avait tenté de me recueillir à l'orphelinat. Malheureusement pour elle, elle avait subit le courroux de la mort bien contre mon grès. Cette femme se tenait désormais de nouveau devant moi. La moitié de son visage était décomposé. En effet, il avait réussi la chaleur du feu de plein fouet le faisant fondre jusqu'à l'os. Cette vision d'horreur c'était produit dans la réalité et elle allait se réitérer dans mes rêves. Je pouvais voir l'effondrement des murs qui tenaient ce monde fragile. Ces murs censés indiquaient la stabilité de mon esprit. Ils étaient en ruine, tous délabrés. La folie touchait tous ceux qui s'attachait à moi mais dans quelques années, c'est moi qui allait finir par y succomber. Je n'en doutais même pas. Pleurant à flot, je ne pouvais détourner mon regard de cette femme qui avait été pourtant si gentille avec moi et qui n'était plus qu'un résidu de chair brulant.

- Par pitié... Que quelqu'un m'aide. dis-je d'un ton angoissé.

Les rêves étaient bien les seules endroit ou je me permettais de supplier l'inconnu pour me donner la force. Ayant déjà oublié la jeune fille qui se tenait dans la réalité, je subissais les visions horrifiantes qui s'enchainaient en face de moi.




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Re: La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

Message par Yumie le Sam 26 Juil 2014, 14:17



Sourire

Aucune porte cette fois-ci. Juste, du vide, du noir, des ténèbres, le néant. Je regarde les alentours, et peu à peu, le paysage se dessine. Un paysage lugubre, où se tient la jeune fille aux cheveux ténébreux et une femme avec une peau horrifique que l'on pourrait qualifier d'un mort-vivant. Tenant mon parapluie humide, le visage crispé, mon oreille me titille. Des pleurs. Des pleurs venant de Mei. Cette fois-ci, je suis plus que perturbée. Puis, soudainement, quelque chose me fait craquer :

« Par pitié... Que quelqu'un m'aide. » Dis la malheureuse sur une voix faible et malade.

Je lâche mon parapluie. Une vive larme coule le long de ma joue se perdant avec de millier d'autres gouttes provenant du ciel. Je ressens ses sentiments.

Ce rêve est différent. Non, en réalité, je suis déjà dans un cauchemar qui n'est pas mien. Je n'ai jamais expérimenté cela. A présent, mon esprit est tiraillé par deux choix : l'aider ou la laisser dans sa peine, l'amenant dans un rêve encore plus douloureux, ce que je ferais habituellement. Mais là, j'ai la possibilité de calmer sa souffrance, de la découvrir et de la faire sourire. Je la connais à peine, mais je pense qu'il serait mauvais d'analyser trop longtemps son rêve et d'agir vite. Reprenant mon parapluie, j'avance silencieusement vers elle, tendant ma main pour tapoter son épaule. Mais, avant de faire cela, j'ai eus un doute. Une voix mauvaise m'a interpellée : « Elle semble fragile. Ça aurait été plus amusant de jouer avec ses nerfs tu ne crois pas ? Ne l'interpelle pas, et jouons avec cette pauvre et malheureuse fille. ». Brusquement, l'écharpe d'Aelys apparaît sur mon coup. Cette écharpe répugnante et bestiale.
Je renonce peu à peu à lui toucher son épaule droit, le bras au long du corps. Cependant, rien n'a changé. La pauvre Mei est toujours effondrée, le paysage pluvieux et noir est toujours présent, quant à moi, je reste fixer en train de la regarder. Peu de temps s'est écoulé avant qu'une autre larme s'écrase sur le sol. Ainsi, un monologue inaudible débute.

« J'en peux plus. »

La pluie semble de plus en plus assourdissante et froide. Mes larmes commencent à couler de plus en plus :

« Je ne veux pas faire de mal. Je ne veux pas être méchante avec des gens comme elle. »

Petit à petit, je m'accroupis, la regardant de loin, les yeux flous. Je poursuis la voix tremblante :

« Elle a l'air d'avoir souffert. Elle a l'air pourtant si gentille. A quoi bon la rendre encore plus mal ? »

Mes yeux se ferment, tandis qu'un torrent de larme longe mon nez. Je laisse échapper un petit gémissement avant de reprendre :

« Les personnes comme elle doit être réconfortée. Nous devons être la baume qui soigne cette entaille profonde. »

Je me relève, après avoir pris une décision. J'esquisse un faible sourire déterminé.

« Je veux l'aider à vaincre sa douleur. Personne peut le faire pour moi, mais je peux le faire pour les autres. »

Puis, relâchant de nouveau mon parapluie, essuyant mon visage trempé par mes larmes salés et la pluie, je lui fais une simple tape à l'épaule. Ce simple réflexe suffit pour changer cet univers en quelque chose de beaucoup plus réelle.


Le soleil brille de milles feux. Les pétales roses des cerisiers en fleur volent au rythme du vent léger. On se tient au pleins milieu d'une route grisâtre. Notre accoutrement à changer en uniforme japonais. C'est la première fois que je réussis à faire changer mes propres vêtements. Un large sourire aussi lumineux que la lumière de ce monde rayonne mon frêle visage. Je tends alors la main à Mei, l'aidant à se relever. Une fois cela fait, je dit avec inquiétude :

« Tu es sur que tu vas bien, Mei ? Je t'ai vus recroquevillée au plein milieu de la route, tu murmurais quelque chose mais je ne sais plus trop quoi … »

Alors que mon regard s'est perdue dans le paysage, quelque chose m'a attiré chez mon amie : son cache-oeil. C'est alors je m'exclame :

« Oh, mais pourquoi tu garde ça ! Je sais très bien que ton œil se porte bien ! »

Je la fixe dans les yeux, m'emparant de son cache-oeil pour voir son magnifique œil bleu. Il semble si lumineux, il est tellement joli. Je ne cache d'ailleurs pas mes sentiments. Je m’esclaffe :

« Woaaaah ! Il est tellement joli ! Je ne comprend toujours pas pourquoi tu le cache, c'est une mode ? »

Alors que je rigole toute seule, je met son cache œil dans une poche extérieur de mon sac. Puis, je lui prend la main, la fixant encore une fois avec des yeux et un sourire des plus francs et bienveillant.

« On va rater le bus si on reste planté là ! Allons y ! »

Lâchant sa main, je trace la première laissant un petit rire amusé derrière moi.

L'arrêt de bus n'est pas très loin. Le bus est en fait à quelques pas. Nous serons les seuls. Le bus ressemble à une énorme chenille vert à pois violet souriant. A l’intérieur du bus, se trouvera plusieurs personnages humain, mais sans yeux apparent, seulement un nez et une petite bouche sans réelle expression. Notre école se trouve dans une grande ville, en haut d'un gratte ciel, dans une salle bleu foncé, rouge et violette. Nous mettrons pas beaucoup de temps pour y aller, la chenille-bus nous déposera à l'étage respectif. Je pense qu'il faudra que je rappelle à Mei comment on procède dans cette classe qui me fait étrangement rappeler la maternelle.

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Re: La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

Message par Invité le Sam 26 Juil 2014, 16:57






Toi et moi ♥

La tension était pesante sur mon petit corps fébrile croulant sous le poids de cette vision horrible. J'étais seule face à cela, dans ce monde dirigeait par mes pires démons, personne ne pouvait m'aider ! J'avais essayé d'implorer de l'aide à n'importe qui. Mais, il ne fallait que quelques secondes pour que mots viennent s'étouffer dans l'écho effroyable qu'étais ce monde cauchemardesque. Ma vision se perdait, ma raison se déchirait, mes espoirs commençaient peu à peu à se désagréger. Je pleurais, personne ne pouvant m'entendre mais je pleurais du plus profond de mon âme. Une pluie s’effondrait en unissons avec mes larmes, plus je sombrais, plus les lieux prenaient un aspect d'enfer. Je subissais déjà assez d'horreur pendant que j'étais éveillée, pourquoi fallait-il que je les revives dans mon sommeil. Déplorant mon impuissance et la malédiction qui pesait sur mes petites épaules, je lâchais peu à peu prise. Je voulais céder à cette folie, je n'avais plus la force de lutter.

Soudain, alors que je désespérais au plus haut point, je pouvais sentir un effleurement venant me caresser l'épaule l'espace de quelques secondes. Je n'eus même pas le temps de me retourner pour trouver la source de ceci que le monde prenait une allure différente. Le noir avait disparu pour ne laisser place qu'à la lumière. Surprise par ce changement soudain, le cadavre qui se tenait là il y avait seulement quelques secondes avait laissé place à un magnifique cerisier. Le paysage était magnifique proche de l’idyllique, je me demandais bien ce qui était entrain de se passer. Est-ce que je vivais ce qu'on appelait un rêve ? Cela faisait tellement longtemps que j'en avais pas eu que je ne me souvenais même plus de cette sensation apaisante. Mes vêtements avaient changé pour une tenue d'écolière normale, me retournant je vis une jeune fille ... cette jeune fille de la réalité. Elle me tendit sa main et son sourire arborait la même lumière que le soleil.

« Tu es sur que tu vas bien, Mei ? Je t'ai vus recroquevillée au plein milieu de la route, tu murmurais quelque chose mais je ne sais plus trop quoi … »


Je m'étais relevée grâce à son aide et j'écoutais ses paroles bien étrange. Elle s'inquiétait pour moi, cela était perceptible dans sa tonalité de voix. Une route ? Je regardais en dessous de mes pieds pour apercevoir cette route dont elle parlait. Un peu déboussolée par ce changement, je ne pouvais détacher mon regard sur cette jeune fille qui prenait la forme d'une amie. Elle regarda mon cache-oeil avec intérêt et prononça :

« Oh, mais pourquoi tu garde ça ! Je sais très bien que ton œil se porte bien ! »

Soudain, elle me retira sans aucune crainte mon cache-oeil. Tétanisée, je n'avais pas eu le temps de l’arrêter. Mes mains se mirent à trembler, elle aussi allait souffrir comme tous les autres avant elle. Pourquoi ! Je n'avais même pas le temps de le dissimuler avec mes mains qu'elle le contemplait déjà avec un certain émerveillement.

« Woaaaah ! Il est tellement joli ! Je ne comprend toujours pas pourquoi tu le cache, c'est une mode ? »

Je ne pouvais pas parler, les mots ne voulaient pas s'engouffrer dans ma gorge. Comment cela était il possible ? Elle avait vu mon œil sans subir aucun autre sentiment que la joie. Je ne comprenais définitivement pas ce qu'il se passait mais, il semblait que le destin m'accordait quelques instants hors de cette malédiction atroce. Néanmoins, je doutais fortement, le destin n'avait jamais été généreux avec moi. Est-ce que c'était elle qui me permettait un si grand apaisement. Mes pensées s'embrouillèrent, ces lieux oniriques n'étaient pas fait pour penser mais pour s'amuser. Elle rigola d'un rire cristallin et rangea mon cache. Elle me prit les mains et plongea une nouvelle fois dans mon regard :

« On va rater le bus si on reste planté là ! Allons y ! »

Elle lâcha mes mains et parti la première vers le bus en question. Je la suivais alors sans nul autre questionnement. J'avais décidé de me laisser guider dans les vagues de joie régissant ce monde bien étrange. Je ne pouvais m'empêcher de rire face à l'aspect de ce bus atypique. Contemplant cette chose, j'emboitais le pas après en y entrant. Les personnes qui s'y trouvaient faisaient littéralement office de figurant étant dépourvus de toutes expressions possibles. Je m’asseyais dans le bus et ma nouvelle amie se positionna à coté de moi. Je la regardais et je ne pouvais m’empêcher de l'admirer. Je n'avais jamais eu d'amie dans ma petite vie et voilà qu'une me tombait dans les bras. Enlaçant son bras, je posais ma tête sur son épaule et vis le bus démarrer. D'une voix faible et apaisée, je commençais à parler :

- Où allons nous ? Oh et... Je ne sais pas comment te dire ça mais... Je te remercie d'être à mes cotés.

Je ne savais pas si elle était réelle, si c'était un esprit farceur venant habiter ma tête mais, je voulais profiter pleinement d'elle et de ce que sa présence apportait. Je me sentais tellement bien dans ce monde resplendissant. Je n'avais pas besoin de me murer dans une neutralité absolue ici, je pouvais laisser libre cour à mes pensées. Enfin, je pouvais agir comme une personne normale. Ignorant les conséquences, je continuais à parler en attendant ma réponse à ma question précédente :

- Je n'ai jamais eu d'amie auparavant. Mais je suis contente, j'en ai enfin trouvé une.


Le bus défiant la logique continuait son chemin avec vigueur, je ne savais pas où on allait mais j’étais impatiente de découvrir les merveilles que pouvait m'offrir un rêve. Serrant un peu plus son bras, je ne voulais décidément pas qu'elle parte.




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Re: La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

Message par Yumie le Lun 28 Juil 2014, 00:53



Sourire

Nous sommes enfin montés dans le bus, avec en notre compagnie un rire éclatant de Mei. Elle doit rire du design de notre bus scolaire. Je suis plus que surprise. En vérité, je n'ai jamais vu de rêveur rire de mon monde. J'avoue que cela me gêne un petit peu, mais je dois garder le caractère superficiel -mais plutôt franc par rapport à d'autres- de ce rêve, et ne pas me laisser trop aller pour garder un parfait contrôle à mon rêve et à la songeuse.

Assise tranquillement sur un long et gros siège moelleux, mon regard se tourne vers le sien qui semble étrangement pétillant. Interloquée, je m'apprête à lui poser la question tout en gardant le sourire lorsque je sens son bras passer autour du mien, et sa tête se poser sur mon épaule. Soudainement, une vague de frisson parcoure mon corps qui m'immobilise violemment.

« Où allons nous ? Oh et... Je ne sais pas comment te dire ça mais... Je te remercie d'être à mes cotés.  » dit elle sur un doux et bas.

Les mots ne sort pas. Mes lèvres ont beaux bougés, ma voix ne s'échappe pas et mes joues deviennent légèrement pourprées. De nouveau, elle me confesse :

« Je n'ai jamais eu d'amie auparavant. Mais je suis contente, j'en ai enfin trouvé une. »

Je me décontracte, la regardant avec ce même visage surpris. Je sens mon cœur frapper fort et vite, il semble si bruyant. Un silence s'est fait autour de nous. Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? Ce n'est pas dans mes habitudes d'être aussi culpabilisée par une telle phrase et de tels geste ! Après tout, ce n'est qu'un rêve, les mouvements de Mei ne doivent pas être sincère. Pourtant, je ne peux m'empêcher dur comme fer que ses mots sont réelles. Je ne sais pas, je suis perdue. Cependant, je ne dois pas perdre le fil, je dois rester concentrer sur mon jeu d'acteur qui me tient de plus en plus à cœur. Puis, la petite musique gaie se remet à jouer paisiblement. Je lui fais un sourire tendre avant de remettre certaines mèches, de caresser ses cheveux, pour enfin poser ma tête sur la sienne lui disant avec sérénité :

« Je suis tellement contente que tu te sente bien. Tu m'es importante, Mei. »

J'aurais voulu être plus sincère. Lui dire : « Moi aussi, Mei. Je suis tellement contente de t'avoir. », mais une voix me rappelle toujours à l'ordre, cette petite voix mauvaise qui est déjà assez mécontente que je ne fasses pas souffrir Mei. Ce rêve est tellement spécial, mais sans doute l'un des plus agréable.

Remarquant notre arrivée à destination, je remets ma tête droite et lui dis avec plus de vivacité :

« Nous allons en cours ! »

Nous sommes dans une ville. Une immense ville remplis de gratte-ciel tellement haut que le sol est voilé par un brouillard épais. Le ciel est d'une couleur orange mêlée au rose, comme si c'est le couché du soleil. Pourtant, il est encore haut dans le ciel. D'ailleurs, on peut apercevoir, encore plus haut dans les cieux, les étoiles se dévoilant par millier, accompagnés d'une magnifique ligne étoilée qu'est notre galaxie : la Voie Lactée. Le bus poilu et vivant nous dépose sur un petit tremplin indigo. Les élèves sortent un par un, tandis que moi et Mei se tenons par la main, enthousiastes. Lorsque chaque passagers sont descendus, le véhicule animalier repart aussitôt en poussant un cri de chat adorable. Étrange pour une chenille me diriez vous. En face de nous, ce tient une immense baie-vitrée aux vitres clairement transparentes nous laissant voir de gigantesque étagères nous accueillir. Il n'y a pas de porte, nous entrons par un petit chemin, et descendons trois marches rouge pour atterrir sur un parquet marron-cuirs. Nous suivons sagement les élèves qui tournent vers la droite où se trouve un tapis au mille et une couleur avec une formidable vue sur l’extérieur où un petit avion bleu foncé et rose traverse le ciel coloré. Il y a un petit bar à la sortie de la pièce où il propose de multiples jus de fruits et enfin, pleins de plantes vertes sont exposées dans la petite salle d'entrée. Je n'ose plus chantonner, je suis à présent toute timide malgré mon large sourire sur mes lèvres. Je fixe intensément le sol, beaucoup trop mal pour la voir. Mais, honnêtement, que m'arrive-t-il ? Ce ne sont pas mes plans, de me comporter ainsi.
Une porte orange se présente enfin à la sortie de la salle. Enfin, nous pénétrons dans une nouvelle salle.

Toujours une vue sur l’extérieur, le sol et les murs sont tout deux dotés d'un bleu foncé profond, sauf que la couleur des murs est à peine perceptible à cause de la multitude de livre posées sur des étagères de la même couleur que le plancher de la salle précédente. Quant au centre de la pièce, se trouve un immense cercle de table et chaises rouges. Chacun prennent places , quant à moi et Mei, nous nous asseyons à côté, au côté le plus près de la porte orange. Une professeur vêtue d'une jupe mi-longue noir et d'une chemise blanche ainsi qu'un chignon bien coiffée et d'un visage composé uniquement de lunettes transparente, se met à parler d'une langue complètement inconnue. Pendant ce moment, je glisse à l'oreille de Mei, ayant repris enfin mon rôle de meilleure amie cela avec malice :

« Tout à l'heure, nous devrons aller dans la bibliothèque pour chercher le livre Contes, ça va être amusant ! »

Un petit rire sucrée et discret se fait entendre.


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Re: La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

Message par Invité le Lun 28 Juil 2014, 13:58






Toi et moi ♥

Cet instant qui n'avait pourtant duré que si peu prenait une allure de long fil interminable. Je me sentais tellement bien à ses cotés, je ne voulais pas la quitter, pas tous de suite. Le silence avait remplacé la ferveur qu'avait fait peur ma nouvelle amie depuis le début. Peut être était-elle troublée par mes mots ? Je n'en savais rien mais c'était alors qu'elle me fit un sourire éclatant puis posa sa tête sur la mienne en me susurrant quelques mots :

« Je suis tellement contente que tu te sente bien. Tu m'es importante, Mei. »

Je retenais mes larmes qui ne voulaient que se libérer de mon être. Ce n'était pas des larmes de tristesses mais bel et bien des larmes de joie. Est-ce que quelqu'un avait finit par m'accepter finalement ? M'accordait t-on la joie de compter pour quelqu'un ? Je retenais mes émotions, je ne voulais pas la gêner cependant, je peinais à rester dans cette situation étrange. Mon esprit était embrouillé par ma propre joie. Elle releva sa tête avec vivacité et continua :

« Nous allons en cours ! »

En cour ? Je n'aimais pas spécialement les cours mais je ne les détestais pas non plus. J'y allais car il fallait que j'y aille mais cela m’indifférait au plus haut point. Après ces mots, je remarquais alors l'étrange endroit ou je me trouvais. Une ville possédant des immeubles défiant la logique elle même, une peinture de couché de soleil s'était répandue dans le ciel. Ce paysage bien que très troublant pour une personne normale me semblait magnifique. Je m’émerveillais devant toutes ces choses que je n'avais jamais vu. Une fois arrivée, elle me prit la main et je descendais alors avec joie du bus. Celui-ci repartit aussi tôt en miaulant, étrange pour une chenille et encore plus étrange pour un bus à vrai dire. Je traversais un panel de pièce tous plus colorées les unes que les autres, il n'y avait aucun fondement à cela mais je me réjouissais du plus profond de mon être. Vérifiant que je ma main était toujours enlacée avec la sienne, je la vis quelque peu gênée.

C'était alors que nous arrivâmes enfin à notre destination finale. Une longue pièce jonchée par les livres en tous genre qui arborait des couleurs identiques sur le sol et sur le plafond pouvant en troubler plus d'un. Au centre de la pièce se situait une table ronde qui avait déjà été assaillis par nos autres camarades sans visage. Je m'asseyais sur une place de libre et mon amie vint me rejoindre à coté de moi. Une sorte de professeur sortait alors pour commencer à nous parler dans une langue bien étrange et indescriptible. Pendant que j'admirais l'endroit, je pouvais entre quelques mots dans mon oreille de la part de mon amie :

« Tout à l'heure, nous devrons aller dans la bibliothèque pour chercher le livre Contes, ça va être amusant ! »


Je me retournais vers elle riait d'un rire taquin. Que préparait-elle ? Je n'en savais rien à vrai dire, ce lieu était plus de son contrôle que du miens. Pourtant je pouvais jurer qu'on était dans un de mes rêves. Pourquoi je ne pouvais rien controler ? Après quelques instants de réflexion, j'avais décidé que cela n'avait pas d'importance étant donné que j'avais déjà toute la joie que je pouvais avoir. Décidant de lui répondre avec un air enjouée, je commençais alors :

- Si tu veux alors, on pourra s'amuser ensemble. C'est tous ce que je veux. Toi et moi.


Cela me faisait toujours bizarre de parler avec une sincérité la plus totale, toute ma vie j'avais du me murer dans une neutralité. Cette fois-ci je pouvais enfin m'exprimer. Lâchant un joli sourire à mon ami, je ne pouvais pas retenir une seconde de plus les larmes pétillantes de joie qui coulait à flot. Essuyant tant bien que mal les larmes qui ne pouvaient cesser de couler, je me demandais bien où pouvait être ce livre. Cependant, avant de s'amuser, il fallait écouter l'incroyable récit incompréhensible de la prof à lunette. Me retournant vers elle, sans que je ne m'en rende compte je pensais alors à voix haute.

- Si seulement ce rêve pouvait être la réalité.


Accrochant ma main à la sienne, son contact me rassurait, j'attendais impatiemment que la suite de cette aventure idyllique fasse surface.




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Re: La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

Message par Yumie le Mar 29 Juil 2014, 23:32



Sourire

Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai rigolé, probablement pour la mettre un peu plus à l'aise ? Peu après lui avoir parlé, j'essaie de bêtement m’intéresser à ce que le professeur dit alors que je ne comprend pas, sûrement pour passer le temps. Mais peu après avoir communiquée avec ma meilleure amie fictive, cette dernière me répond avec son air ravie :

« Si tu veux alors, on pourra s'amuser ensemble. C'est tous ce que je veux. Toi et moi. »

Brusquement, ma main se crispe et mes joues deviennent toutes rouges, inhabituellement. Son seul intérêt est d'être avec moi ? Ce n'est pas la découverte de ce rêve qui l'intéresse ? Sa signification ? N'essaie-t-elle pas de savoir qui je suis et pourquoi je suis là ? Cette jeune fille me met dans le plus grand des embarras, mais pourtant, ses mots me fait tellement de bien. Le pire, c'est qu'elle semble tellement sincère. Elle ne joue aucun rôle, elle est simplement elle-même. Mon attention est bien celle-ci, la rendre bien, la rendre elle-même, mais pas à ce point, pas au point de m'atteindre au plus profond de moi. Mon regard se tourne vers son adorable sourire, les yeux humides. Je suis encore plus perturbée. Légèrement bouche-bée par sa réaction et affreusement gênée, je balbutie, essayant de  mimer des choses étrange. A vrai dire, je ne sais absolument plus comment réagir fasse à ses yeux. Puis, les larmes de Mei se font de plus en plus nombreuses. Je n'ose plus la regarder. Détournant alors mon regard, mes oreilles entendent les paroles rêveuses de ma copine.

« Si seulement ce rêve pouvait être la réalité. »

Puis, ses doigts viennent se mêler aux miens. Mon visage se tourne de nouveau vers elle, je me suis calmée, même si cela ne m'empêche pas d'être plus surprise que génial. Je ne sais présentement plus comment agir. Je dois sûrement sécher ses larmes en esquissant un sourire chaleureux, mais je peux pas, quelques choses me titille, et me bloque complètement. C'est enfin que la dame qui bavarde dit enfin avec une voix complètement compréhensible :

« Vous pouvez à présent aller dans la bibliothèque. Vous devrez chercher par deux le livre des Contes, et celui qui l'aura trouvé aura le droit à une petite surprise. »

Ainsi, tout les élèves prennent la porte orange pour aller en direction de la Bibliothèque qui se situe en face de l'entrée principale.

Il n'y a pas grand chose qui ont changé par rapport aux autres salles. Le mur et le sol reste dans les même tons de couleurs. Il y a seulement un immense labyrinthe de commodes remplis de livres à craquer. Les élèves se sont mis immédiatement à la recherche, quant à nous, nous décidons d'emprunter le chemin le plus à gauche. Je lui dis avec un faible sourire et moins de considération :

« On y va ? »

Mains dans la main, sans attendre, nous débutons notre recherche.
On a beau regarder les livres, mais aucuns de ces bouquins n'a le mot « Contes » en tête, chaque titre et pages sont tout simplement illisible. Un peu normal, après tout, on ne peut jamais lire dans le monde des rêves. Mais brusquement, j'arrête de chercher. Je suis bloquée, je pense trop à Mei plutôt qu'à mon rôle et à l'organisation de mes rêves. Mon visage s'est subitement assombri, et semble fixer le vide. Je me rend compte que je suis encore plus horrible que d'habitude, encore plus horrible que lorsque je fais vivre à quelqu'un cauchemar.

Lors de mes cauchemars, j'y mets de tout mon cœur, j’expulse la rage et la haine qui se trouve au plus profond de moi, et qui résidera à jamais dans mon cœur. Sinon, pour les rêves banaux, je joue parfaitement un rôle, parce que c'est comme si je joue. Mais là, c'est différent. Je connais les cauchemars de cette fille, je ressens ses sentiments de solitude et de manque affectif. Pour une fois, je ne fais pas mon égoïste, j’exécute ses souhaits pour la rendre heureuse. Seulement, je n'arrive pas à jouer ce personnage affectueux, attentionnée et gaie. Je ne peux tout simplement pas parce que je ressens le même besoin. Et ce besoin, Mei me le donne, plus que je le fais. Ah, je ne sais plus.

Alors que je m'accroupis silencieusement, un livre à la main et les yeux voilées, je m'adresse avec une voix frêle et tremblante à Mei

« Dit. Est-ce que je compte autant que ça pour toi ? »

Je vais craquer.


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Re: La douce mélopée d'une âme étouffée || Privée : Mei

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