Tout nu à deux heures [Terminé]

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Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le Jeu 13 Aoû 2015, 20:59

Rappel du premier message :

Aujourd'hui, j'avais après-midi libre. Enfin un après-midi de libre, je préciserais.
Je comptais en profiter sauf que, rapidement, je me suis aperçu que je n'avais rien à faire. Pas de toute petite idée ni pour profiter, ni pour simplement tuer le temps.
J'étais donc assis, au dehors sur un banc de l'école et j'attendais. Je ne savais pas ce que j'attendais, mais ça devait être important parce que je ne bougeais pas.
En regardant un peu partout autour de moi, je vis, sur le terrain vert de mon lieu de travail, un groupe d'étudiants devant leur professeur. Je le reconnu un peu de loin, c'était un cour de Pouvoir.
Songeur, je me mis à les observés de loin. C'est vrai qu'il était pratique ce cours. Il y avait des capacités dangereuses au sein de cette académie.
J'eu soudain une idée. Je me leva d'un coup et m'éloigna précipitamment. De l'extérieur, je passa à l'intérieur avant de m'aventurer dans les hauteurs de l'école. J'arriva rapidement dans le grenier.
J'étais allé au grenier qu'une seule et unique fois au paravant et la seule chose qui m'était venu à l'esprit c'était la quantité incroyable de souris qu'il générait. Avec une appétit qui aurait dégouter probablement la quasi totalité de l'humanité, j'ai commencer à déboutonner ma chemise offrant un spectacle sans pareil pour les vieux objets du coin. Je la laissa et retira mes chaussures au même endroit, sans oublier mes chaussettes.
Ensuite, je laissa les vibrations gagner mon corps, fermant les yeux. La transformation eu raison de moi rapidement et ma stature humanoïde laissa place à un tas de vêtement d'où s'échappa rapidement un chat. D'un pelage noir aux orteils aussi blanches que six poils sur mon poitrail, j'avais plutôt fière allure.
Qu'elle meilleure idée pour cette après-midi que de chasser pour se dégourdir ?
Quand j'essaya, je ne fût, à mon regret, pas très bon. Malgré tout, je me dis qu'avec de la pratique, je saurai m'améliorer. Seulement, je n'en eu pas vraiment le temps. Rapidement, alors que je ratais ma proie d'un énième bond, j'entendit un bruit familier.
Un feulement s'éleva derrière moi. Je me retourna, sûr de ma personne, me demandant bien qui m'injuriait de la sorte. Ces prunelles vertes brillaient dans l'ombre. Des yeux furieux.
Je prit une posture de combattant, prêt à en découdre avec ce mal appris quand je le vit sortir de sa cachette.

Une énorme chat. Tout gris et tout gras aux griffes bien affutées. Je déglutis en reculant un peu et, lorsqu'il bondit sur le sol, je compris qu'il était un peu tard pour fuir. Par orgueil, je m'arrondis le dos et gonfla mes poils, essayant de le décourager, mais visiblement, il se savait bien plus fort.
La bataille fut brève.
J'aurais bien aimer vous dire que j'en suis sorti en vainqueur, mais ma mère m'a appris à ne pas mentir. J'étais salement amoché quand, pour une raison que j'ignore, il a prit ces pattes à son cou.
À bout de souffle, avec quelques entailles, j'en profita pour me re transformé. C'est quand ce fut presque chose faite que je compris pourquoi il avait fuit.
Quand la porte du grenier s'ouvrit en grand sur une jeune fille, une étudiante probablement, et que ma métamorphose prit fin.
Alors que j'était royalement et totalement... À poil.


Dernière édition par Mr. Hatami le Ven 11 Sep 2015, 19:29, édité 1 fois

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le Ven 28 Aoû 2015, 20:10

J'eus peur du silence qui suivit ma question. Pas beaucoup. Pas pour moi. J'avais peur d'avoir touché un point sensible. Après tout, je ne connaissais pas l'histoire de mon professeur.
En levant la tête, je vis qu'il avait les yeux rivés sur le sol. Cela renforça cette impression d'avoir abordé un sujet qu'il ne fallait pas.
Enfin, après quelques instants, il me demanda :

« As-tu l'impression que je suis inférieur à autrui ? »

Je lui répondis tout en secouant la tête de droite à gauche :

- Non, pas du tout!!

- Pourtant, reprit-il, un monstre, j'en ai été un. Appelle cela comme tu eux, une bête, un cobaye, un spécimen, une étude, une anomalie... Tout ces noms-là ont déjà été miens et ils le seront jusqu'à la fin de mes jours. Le secret, c'est de ne pas en faire sa folie. De le pas en être la proie. J'en ai été une, moi, qui par nature, se retrouve à être un prédateur.
On avait aplati ma nature à coup de suprématie et abrutie ma conscience à dose de manque de reconnaissance.
Même les expériences scientifiques dont j'étais cible n'arrivaient pas à causer de pires dommages que ceux-là. En fait, elles m'en libérait. Elle me réduisait à une simple masse sans connaissance de l'atrocité. Les dommages physique qu'elle m'impliquaient étaient grave, certes, mais sous l'effet d'un sédatif, on s'en fiche éperdument.
Je ne dis pas avoir vécu pire ou moins pire. Je n'ai pas choisis mon passé et tu n'a pas choisis le tien. Mais on peut choisir son avenir par contre. Il suffit de savoir comment et d'y mettre les efforts.


Son regard abandonna le sol pour se river dans le lien alors qu'il conclu :

— La passé est une arme. Et j'ai appris à en faire la mienne plutôt que la leur.
...
Je t'apprendrai à le faire.


Ce qu'il venait de me dire, dans sa totalité, confirmait mes doutes. Lui aussi avait eu un passé douloureux qui l'avait mis dans une position égale à la mienne.
Attristée, je me levai sur me deux jambes et m'approchait doucement, ma main droite sur ma poitrine. Ce que je m'appretais à faire ne se faisait pas avec un professeur. Mais si nous étions avant tout des humains, alors pourquoi serait-ce interdit. C'est ainsi que, doucement, je pris sa tête dans mes bras pour la poser contre mon épaule. Puis, d'une voix aussi douce que mes gestes, je lui dit :

- Pardon... d'avoir abordé un sujet sensible pou vous.

Je le gardai ainsi jusqu'à ce qu'il me demande, par des gestes ou de vive voix, de le lâcher. En attendant, je sentais son parfum épicé. Il me plaisait. Beaucoup. Mais pourquoi? Pourquoi ses cheveux me semblaient si doux? Pourquoi avais-je tant envie de le consoler, plus qu'un autre? Pourquoi...?


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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le Lun 31 Aoû 2015, 22:45

Je ne savais pas qu'un coeur pouvait battre aussi rapidement. C'est pourquoi, quand il s'est mis à accélérer dangereusement, j'ai cru qu'il lâcherait et que j'allais mourir, simplement.
Elle s'était approcher, tout doucement quand ça à commencer, j'avais eu peur, pendant quelques secondes qu'elle ne me gifle ou je ne sais quoi pour avoir dépasser les bornes... Puis la cadence avait encore augmenter lorsqu'elle ne fût plus qu'à un mètre de moi. J'avais déjà très chaud et c'est bien seulement parce que je sentais la chaise sous moi que je savais que c'était sans issue et que e ne tenta donc pas de me sauver.
Alors, lorsqu'elle a pris délicatement ma tête, ces fins doigts sur ma nuque, j'ai écarquillé les yeux, surpris et gêner. J'avais le front sur son épaule avant même de comprendre ce qui se passait. Je sentais le rouge me monter aux joues alors même que son doux parfum m'arrivait au nez en un rapprochement qui j'avais honte d'apprécier. J'avais tellement chaud...

Je ne savais plus du tout quoi faire. Entre l'envie de lui rendre son étreinte et le devoir de la repoussée, j'étais perdu. J'avais du mal à respirer tellement la gêne me nouait la gorge. Ce n'était pas tant ce geste qui me faisait rougir, mais bien ce que je ressentais. Mon coeur qui se trimballait un peu n'importe comment, mes poumons qui prenaient de l'expansion, la sensation étrange de bourdonnement qui m'assaillait.
En un mot ; Étrange.
- Pardon... d'avoir abordé un sujet sensible pour vous.
Sa voix était douce. Mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas qu'elle s'en veuilles ! Je me recula, doucement, pour ne pas la brusquée, mais surtout parce que je serais bien resté comme ça longtemps et, écarlate, je lui répondit avec le plus de constance possible.
« Il ne faut pas s'excuser pour ça.. Je... Heu..
Je resta dans la vague quelques secondes, ensorcelé par son regard franc et magique. Je parla sans réfléchir alors que j'avais eu la preuve un peu plus tôt, que ce n'était pas recommander ;
— Acceptez-vous de venir manger une glace avec moi ?
Au diable la contenance semblerait-il.

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le Mar 01 Sep 2015, 00:01

Il s'était écarté doucement. Vraiment doucement. Je ne le retins pas, lâchant ma prise sans hâte, ni trop de lenteur, en cadence avec ses gestes.
Puis, aussi rouge qu'une écrevisse, il me répondit :

- Il ne faut pas s'excuser pour ça.. Je... Heu..

Je ne comprenais pas pourquoi je ne devais pas lui demander pardon alors que je lui avais certainement fait revivre un passage douloureux de sa vie. Et, pourquoi semblait-il si gêné? Etaient-ce mes gestes qui le mettaient mal à l'aise? Est-ce que mon comportement était déplacé, finalement?
Après ces quelques secondes de silence pendant lesquelles les questions ne cessaient de tourner dans mon esprit, il me fit une proposition qui finit de me dérouter :

— Acceptez-vous de venir manger une glace avec moi ?

Suite à cela, je restai totalement sans voix. Certainement pensai-je à beaucoup de choses: qu'il me réprimande, même gentiment puisqu'il ne semblait pas enclin à me traiter avec dureté, pour mon comportement, ou qu'il m'explique pourquoi je n'avais pas à m'excuser pour ce que j'avais dû lui faire revivre. Mais pas à ce qu'il m'invite manger une glace...
... chez lui?
Je le regardai, incertaine de l'attitude à adopter. Je souhaitais passer du temps avec lui. J'en étais certaine! Mais j'étais loin de m'imaginer qu'il m'inviterait chez lui... Dans sa maison. Etait-ce vraiment possible? Etait-ce vrai? Comment devais-je me comporter? Devais-je accepter ou refuser?

Plusieurs minutes durent passer pendant lesquelles je le regardai. Je l'observai en espérant trouver des réponses dans son expression, dans ses magnifiques yeux azur. Puis, portant ma main droite dans mes cheveux, les joues légèrement rosées et un sourire timide aux lèvres, je lui répondis enfin :

- C'est avec plaisir que j'accepte votre invitation, Tyron.

Je réfléchis un instant supplémentaire et lui demandai en détournant les yeux, mal à l'aise :

- Est-ce que... Serait-il possible que vous arrêtiez de me vouvoyer? Cela me met mal à l'aise...


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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le Mar 01 Sep 2015, 00:46

C'est lorsque je la vis se jouer dans les cheveux, visiblement très embarrassée que je compris que ce que je venais de proposer était totalement déplacé.
Je... Enfin c'était une étudiante ! Pas une femme à qui je demandais un rancard !
J'étais certain qu'elle dirait non quand d'un coup, elle accepta. Surpris - et plutôt heureux, je retint mon souffle, soudainement tout à fait au-dessus de cette histoire de sentiments déplacés. Il y avait quelque chose chez elle qui m'attirait irrémédiablement, mais quoi ?

Oh ! Et puis peu importe ! Elle avait accepter. J'eu un petit sourire aussi gêner que satisfait alors que je regardais le sol comme un enfant.
Je releva les yeux vers elle lorsqu'elle prit de nouveau la parole ;
— Est-ce que... Serait-il possible que vous arrêtiez de me vouvoyer? Cela me met mal à l'aise...
Ah mince ! Je l'avais vouvoyée !!
Encore une vague de gêne et une bouffé de chaleur, puis je reprend mes moyens.
— Oh ! Oui bien sur ! Excusez... Excuse-moi.
Suite à cet effort considérable et bien visible je lui offrit le plus beau sourire malaisé de tout les temps. Malgré tout... Ce n'était pas un mal désagréable... C'était... Je dirais plutôt plaisant. Comme si exactement tout ce que je pouvais dire en sa présence était important pour la préservation de l'image qu'elle se faisait de moi.
C'était un peu stupide, je sais bien, mais... C'était plus fort que moi. Cette jeune femme me rendait comme ça ;
Tout con, tout bête et un brin pathétique.
Sans même que je ne comprenne pourquoi.
Avec entrain, je me suis levé plus vite que prévu, me retrouvant collé à elle. De son contact je senti une chaleur naitre et se répandre dans mon corps. Soudain terroriser à l'idée de ce qui pourrait suivre si je restais dans cette position, je rougis de plus belle en me décalant.
« Ah ! Pardon je... Je vais juste passer ici, comme ça... »
Dis-je alors que je me glissais à ces flans pour me trouver une ouverture et éloigner d'une distance acceptable mon corps du sien.
J'avais eu chaud !
Je me présenta devant la porte et l'ouvrit, me rappelant d'une bourrasque les bonnes manières ;
— Mademoiselle ... Dis-je en lui désignant la porte pour la laisser passer devant moi.

Ce n'était peut-être pas une bonne idée, mais j'en avais très envie... Et puis... Personne n'était obliger d'être mis au courant, non ?

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le Mar 01 Sep 2015, 08:51

Lorsque je levai à nouveau la tête vers lui, Tyron eut l'air penaud en s'excusant :

— Oh ! Oui bien sur ! Excusez... Excuse-moi.

Puis, visiblement mal à l'aise, il me sourit. Je lui en offris un aussi, un peu plus détendue. C'était étrange qu'il soit ainsi avec moi alors que je n'étais qu'une élève. Et avant de l'être... je n'étais rien. Mais je n'y pensai pas. J'avais autre chose en tête : son invitation. Comment devais-je agir? Comment se comportait-on chez les autres? Toutes ces questions de comportements étaient en train de revenir m'assaillir comme si je venais de me réveiller d'un long rêve. C'était assez étrange, et pas forcément agréable...
Soudain, sans que je ne sois préparé à cela, le professeur se leva d'un coup, collant ainsi nos corps l'un à l'autre. Je le regardai et nous rougîmes en même temps. Je ne savais pas que faire. L'idée de reculer d'un pas ou deux ne me vint pas. Je sentais mon cœur faire des bonds énormes dans ma poitrine. Allait-il percer ma poitrine pour aller bondir dans toute la pièce. Aucun son ne sortait de ma bouche. Qu'aurai-je bien pu dire, de toute façon?
Quant à lui, il se glissa sur le côté tout en s'excusant à nouveau :

« Ah ! Pardon je... Je vais juste passer ici, comme ça... »

Je le regardai faire sans rien dire. Je voyais qu'il avait peine à ne pas mettre ses mains sur mes épaules. Bizarrement qu'il ne le fasse pas me fit comme un pincement au cœur. Mais je ne comprenais pas pour quelle raison? Pourquoi est-ce que je souhaitais si fort qu'il agisse autrement? Pourquoi voulais-je qu'il ne s'éloigne pas plus de moi qu'il ne l'était déjà? Qu'est-ce que cela signifiait?
Il alla ensuite ouvrir la porte en me faisant signe de passer avant lui tout en m'appelant doucement :

— Mademoiselle ...

Je fus comme électrisée, ce qui me permit de réagir. Je tentai de ne pas paraître trop excitée alors que j'allais de récupérer mon sac derrière la caisse avant de le rejoindre.
Avant de passer la porte, je le regardai comme pour être certaine qu'il ne plaisantait pas, puis, gênée d'être traitée avec tant d'égard, je passai la porte et descendis les escaliers avant de l'attendre pour le laisser me guider.


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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le Ven 11 Sep 2015, 19:33


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