Tout nu à deux heures [Terminé]

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Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 13/8/2015, 20:59

Aujourd'hui, j'avais après-midi libre. Enfin un après-midi de libre, je préciserais.
Je comptais en profiter sauf que, rapidement, je me suis aperçu que je n'avais rien à faire. Pas de toute petite idée ni pour profiter, ni pour simplement tuer le temps.
J'étais donc assis, au dehors sur un banc de l'école et j'attendais. Je ne savais pas ce que j'attendais, mais ça devait être important parce que je ne bougeais pas.
En regardant un peu partout autour de moi, je vis, sur le terrain vert de mon lieu de travail, un groupe d'étudiants devant leur professeur. Je le reconnu un peu de loin, c'était un cour de Pouvoir.
Songeur, je me mis à les observés de loin. C'est vrai qu'il était pratique ce cours. Il y avait des capacités dangereuses au sein de cette académie.
J'eu soudain une idée. Je me leva d'un coup et m'éloigna précipitamment. De l'extérieur, je passa à l'intérieur avant de m'aventurer dans les hauteurs de l'école. J'arriva rapidement dans le grenier.
J'étais allé au grenier qu'une seule et unique fois au paravant et la seule chose qui m'était venu à l'esprit c'était la quantité incroyable de souris qu'il générait. Avec une appétit qui aurait dégouter probablement la quasi totalité de l'humanité, j'ai commencer à déboutonner ma chemise offrant un spectacle sans pareil pour les vieux objets du coin. Je la laissa et retira mes chaussures au même endroit, sans oublier mes chaussettes.
Ensuite, je laissa les vibrations gagner mon corps, fermant les yeux. La transformation eu raison de moi rapidement et ma stature humanoïde laissa place à un tas de vêtement d'où s'échappa rapidement un chat. D'un pelage noir aux orteils aussi blanches que six poils sur mon poitrail, j'avais plutôt fière allure.
Qu'elle meilleure idée pour cette après-midi que de chasser pour se dégourdir ?
Quand j'essaya, je ne fût, à mon regret, pas très bon. Malgré tout, je me dis qu'avec de la pratique, je saurai m'améliorer. Seulement, je n'en eu pas vraiment le temps. Rapidement, alors que je ratais ma proie d'un énième bond, j'entendit un bruit familier.
Un feulement s'éleva derrière moi. Je me retourna, sûr de ma personne, me demandant bien qui m'injuriait de la sorte. Ces prunelles vertes brillaient dans l'ombre. Des yeux furieux.
Je prit une posture de combattant, prêt à en découdre avec ce mal appris quand je le vit sortir de sa cachette.

Une énorme chat. Tout gris et tout gras aux griffes bien affutées. Je déglutis en reculant un peu et, lorsqu'il bondit sur le sol, je compris qu'il était un peu tard pour fuir. Par orgueil, je m'arrondis le dos et gonfla mes poils, essayant de le décourager, mais visiblement, il se savait bien plus fort.
La bataille fut brève.
J'aurais bien aimer vous dire que j'en suis sorti en vainqueur, mais ma mère m'a appris à ne pas mentir. J'étais salement amoché quand, pour une raison que j'ignore, il a prit ces pattes à son cou.
À bout de souffle, avec quelques entailles, j'en profita pour me re transformé. C'est quand ce fut presque chose faite que je compris pourquoi il avait fuit.
Quand la porte du grenier s'ouvrit en grand sur une jeune fille, une étudiante probablement, et que ma métamorphose prit fin.
Alors que j'était royalement et totalement... À poil.


Dernière édition par Mr. Hatami le 11/9/2015, 19:29, édité 1 fois

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 13/8/2015, 22:03

Travailler. Je devais, encore et toujours travailler. J'avais tout d'abord essayé dans ma chambre. Mais les filles avaient décidé que non : entre le sèche-cheveux, les discussions et les chamailleries, je n'arrivais pas à me concentrer. J'avais donc pris mon sac à bandoulière sable pour y enfourner la totalité de mes livres de cours ainsi que quelques crayons, et suis allé dans la salle commune de la maison Saphir. Mais je n'eus pas le temps de m'installer que des nuisances sonores similaires s'élevèrent.

Après avoir longuement erré dans les couloirs en cherchant un endroit calme, je fus devant la bibliothèque. Un sourire avait éclairé mon visage et j'étais entrée. Pendant une heure je fus enfin tranquille. J'avais réussis à terminer un exercice de mathématiques et avais commencé à m'intéresser à l'histoire (tout en pensant à Appia à qui je souhaitais parler) quand des éclats éclatèrent, résonnant dans toute la salle. Je ne savais pas ce qui se passait, mais ne voulais pas le savoir. Je rassemblait donc mes cahiers et livres quand un garçon qu'il me semblait connaître vint me parler. Je n'écoutai pas ce qu'il me dit. Peut-être aurai-je dû? Cela m'aurait surement évité de me prendre une claque sur la joue droite. Apeurée, j'étais partie en courant, emportant mes affaires, ce qui renversa une chaise.

A nouveau seule dans les couloirs, je sentais ma joue chauffer. En portant ma main dessus, il me sembla qu'elle avait légèrement enflée, mais je ne m'en inquiétai pas plus que ça. J'avais connu bien pire étant plus jeune quand je brisais la règle du silence absolu.
J'avais marché pendant de longues minutes quand je vis des escaliers familiers menant à une pièce calme en toutes circonstances. De nouveau, je souris, pleine d'espoir. En montant, il me sembla entendre des bruits légers qui venaient du grenier...
Non, pensais-je en secouant un peu la tête, ce ne doit être que mon imagination si ce n'est pas de petits animaux qui ont décidé de danser pour m'embêter un peu.
Sur ces mots, je poussai la porte. En retrouvant la pièce dans laquelle j'avais déjà étudié, je ne pus m'empêcher de me sentir joyeuse. Quel calme! Cela me paraissait parfois étrange de ne pas parvenir à supporter le bruit alors que le fait simple de parler m'avait tant manqué. Je ne comprenais pas. Mais ce problème ne m'inquiétais nullement à ce moment-là.

Après avoir fermé la porte derrière moi, je m'avançai de quelques pas avant de voir ce que j'aurais dû remarquer quelques secondes avant : un homme était là, assis à côté de ses vêtements.
...
... ...
A côté de ses vêtements?! Paniquée, je filai me cacher derrière une caisse en me cachant les yeux. Là, j'attendis qu'il se rhabille ou qu'il fasse autre chose, mais qu'il le fasse. Je ne réfléchis pas au pourquoi d'un tel accoutrement, ni au fait qu'il devait être un professeur... Non, j'étais en train de penser qu'il était beau et blessé.
Si seulement je pouvais le soigner...



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 13/8/2015, 22:32

J'étais probablement rouge pivoine. Pivoine très foncé même.
Je la regardait, yeux écarquillés en comprenant petit à petit quel spectacle je devais lui offrir. Deux mains, solidement plaquées contre mon entre-jambe, était la seule barrière entre mon intimité et ces yeux. Aucun sons ne sortait de ma bouche. Je n'osais ni parler, ni bouger.
J'avais honte qu'on me voit comme ça.
J'étais gêner d'être exhiber de la sorte.
J'avais la trouille que le directeur l'apprenne.
Et, contre toute attente, je regretta amèrement que celle qui me découvrit soit une si jolie fille.
Ce court instant avant que l'information ne se rendait à son cerveau me semblait interminable.
Je réussis a peine à baratiner un truc comme ; « Heu... J.. Je... » qu'elle sortie de sa stupeur pour aller se planquer derrière une caisse, ces mains à elle sur ces yeux. Je profita de cet instant pour donner un coup de talon sur la porte afin qu'elle ne se referme m'évitant de croiser autre forme de vie dans mon état actuel et je me jeta littéralement sur mon caleçon, comme un rapace sur une proie. Je l'enfila assez vite pour que les chances qu'il soit à l'envers soit à 50%. Mains tremblantes, je mis mon jeans et essaya de le boutonner avec habileté, sans y parvenir. La douleur à mon épaule semblait s'être envolée, mais je savais que ce n'étais qu'un leur. J'attrapa ma chemise que j'enfila en grimaçant, me disant bien que ça viendrait. J'essaya de la boutonner vitesse grand v, dos à la jeune fille pendant tout ce temps.
C'est à la mi-hauteur de mon ventre que je réussis enfin à bredouille ;
— Je... Je... Oh mon dieu.. Pardonnez moi... Je... Je ne voulais pas...
Je ne savais pas quoi dire. Alors pas du tout. Je resta dos à elle, même après avoir terminer ma tâche, trop honteux pour le regarder. Si elle racontait cette histoire à une seule personne j'étais fichu.
Je perdrais mon emploi, ma demeure, ma réputation et peut-être même ma liberté. Tout le monde croirait que je ne serais qu'un homme dégoutant coupable de détournement de mineurs.
Je voyais déjà la fin de mon existence dans un trou à rat me servant de prison à me faire tabasser ou encore violer pour mon "crime" alors que le sang sur mon épaule se répandrait pour tacher mon chemisier blanc.

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 13/8/2015, 23:02

Pendant que j'attendais qu'il ne soit plus nu comme un vers, j'entendis des froissements de tissus, des pas sur le plancher de bois. D'un certain côté, ça me rappelait ma cage, quand j'entendais les pas des domestiques au-dessus de ma tête alors que j'attendais patiemment de pouvoir faire autre chose que regarder le ciel changeant. Franchement, je m'impressionnais de ne pas être déjà devenu folle. Quoi que, d'un autre côté je l'étais peut-être...
Bientôt, j'entendis une voix s'élever, tremblante et au bord de la panique :

— Je... Je... Oh mon dieu.. Pardonnez moi... Je... Je ne voulais pas...

Anxieuse, je laissais passer quelques secondes avant de regarder à nouveau. Il était habillé, de dos. La faible luminosité me permit de voir que sa chemise blanche était sombre au niveau de son épaule qu'il me semblait avoir vu blessée.
Rassurée quant au point de sa nudité, je me relevai et m'approchai d'un pas ou deux. Il me semblait distant et tellement tendu. Avais-je fait une bêtise? Avais-je fait quelque chose qui aurait pu... Bien sûr que oui que j'avais fait quelque chose. Je l'avais vu nu, tout de même! Pourtant, c'était une des choses qui ne me venait pas facilement à l'esprit, bien que je sois un peu gênée.
Après quelques minutes de silence gênant, je murmurai doucement :

- J-je suis désolée... Je... Je ne voulais pas v-vous gêner. Et... j-je ne suis pas capable de soigner v-votre... votre blessure...

Je n'avais aucunement l'intention de partir. Mais, en même temps, rester avec lui était un peu dur. La tension était la même que celle que je ressentais autrefois avec mon père. Ce père qui m'avait adressé la parole juste pour me gronder, me reprocher quelque chose et ordonner. J'espérais ne jamais revoir une personne lui ressemblant. C'était ce à quoi je pensais en attendant une réaction, aussi dure et violente qu'elle pouvait l'être, ou au contraire, douce et gentille.



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 14/8/2015, 20:30

Sitôt que je fus habiller, je l'entendit s'approcher. Ma gorge se serra. Qu'allait-elle dire ? Alors que le restant de ma vie entière était désormais entre ces mains, elle dis seulement ;
- J-je suis désolée... Je... Je ne voulais pas v-vous gêner. Et... j-je ne suis pas capable de soigner v-votre... votre blessure...
Intrigué, je fronça les sourcils en me tournant vers elle, un tantinet plus détendu. J'avala ma salive, essayant de prendre contenance malgré ce petit incident.
Je suivis son regard pour jeter un coup d'oeil sur mon épaule. J'eu une petite grimace. C'était ma chemise favorite ! Je la regarda à nouveau, sans comprendre.
— Comment auriez vous pût soigner cela ?
L'idée qu'il aurait pût s'agir de son pouvoir ne m'effleura pas l'esprit une seconde. Suite à cette phrase, alors que mon coeur semblait reprendre un rythme normal, mes yeux se décidèrent enfin à établir son portrait.
Elle avait de si beau yeux bleus. Toutes les émotions qu'elle vivaient passaient par là, c'était indéniable. Sa longue chevelure pâle les faisaient ressortir d'avantage. Une peau satinée et visiblement douce... Cette jeune femme était vraiment... Vraiment très belle. Pas jolie, belle.
Je me surpris à l'observer un peu plus intensément que prévu. Je battis des paupières et détourna les yeux, confus, espérant qu'elle n'ai pas remarquer. Je me racla la gorge et passa nerveusement une main sur ma nuque avant de la remontée légèrement dans mes cheveux. J'éprouvais un drôle de malaise, du genre que je ne me souvenais pas d'avoir éprouver. Du mois, pas face à une étudiante. Et surtout pas suite à une situation aussi pénible.
Je sentais le rose me monté aux joues alors que j'essayais tant bien que mal de le renvoyer au tréfonds de moi-même.
D'une voix mal assurée je pris la parole.
— Je... Je suis vraiment navré que vous aillez assister à cette scène... Je... Vous... Je planta à nouveau mon regard dans le sien, comme hypnotisé, Vous avez de très jolis yeux...
C'était sorti comme ça, sans préméditation.
Le silence dura quelques secondes à peine avant que ces dernières paroles ne se rendent à mon propre cerveau. C'est alors que ma conscience me persécuta violemment l'arrière du crâne d'une gifle invisible. Méchant chat ! disait-elle alors que je baissais la tête, plus qu'honteux, submergé par la rougeur de mon visage. Oh oui, j'étais tout à fait d'accord. J'étais un très très vilain minet. Pas de dessert durant une semaine. Un mois même !
Je me serais bien enfuis comme une mauviette à cet instant-là, mais la jolie dame était bien plus près de la porte que moi. Et je ne voulais l'approcher sous aucun prétexte. Si j'étais incapable de surveiller mes paroles, quant serait-il de mes gestes ?!
Paranoïaque ou non, je resta figé là, attendant sagement qu'elle prenne la parole.
Elle m'injurierais, pour sûr...

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 14/8/2015, 21:42

L'atmosphère commença à changer quand il se retourna, les sourcils légèrement froncés. Mais pourquoi ne s'énervait-il donc pas après moi? J'avais pourtant fait quelque chose qu'il ne fallait pas... Puis, certainement suite à mes paroles, il regarda son épaule avant de faire une grimace. Ne l'avait-il pas remarquée? Ne lui faisait-elle pas mal avant cela? Etait-ce moi qui avait finalement fait ressentir la douleur? J'étais peut-être maudite, après tout...

— Comment auriez vous pût soigner cela ?

Sa question me prit au dépourvu. Tout d'abord, le fait qu'on me vouvoie me déstabilisait dans la majeur partie des situations. Mettez-vous à ma place : pendant 15 ans on vous fait comprendre que vous ne serez jamais traité autrement que comme un oiseau en cage, et là, on vous vouvoie comme une personne importante. Enfin, il y a de quoi être perturbé... Puis, il semblait ne pas penser que j'étais capable de soigner. Bon, il fallait avouer que je ne savais guérir les maladies. Mais j'espérais bien être capable, un jour, de guérir autrui des blessures qu'ils pouvaient se faire. Il y avait tant de personnes qui en auraient besoin. Appia-chan, par exemple. D'ailleurs, en y pensant, je ne connaissais pas le nom de mon interlocuteur. Et lui le mien.
Je souris timidement, portant ma main droite dans mes cheveux. Je ne savais pas comment formuler mes pensées. J'étais timide, mais il n'y avait pas que ça. Certainement la gêne due à la situation que j'avais créée en arrivant était-elle persistante. Mais aussi... et bien... cet homme me semblait éblouissant. Il était beau (il ressemblait au petit ami de ma sœur, d'ailleurs! Blond, la peau clair...), mais il dégageait une aura qui le rendait presque merveilleux. Je ne savais pas comment l'expliquer.

— Je... Je suis vraiment navré que vous aillez assister à cette scène... Je... Vous... Vous avez de très jolis yeux...

Je me sentis rougir violemment. Ces excuses et ce compliments m'allaient droit au cœur. Je restai quelques secondes dubitative avant de sourire gentiment et joindre mes deux mains devant moi, les bras le long de mon corps. Puis, d'une voix pleine de la gentillesse dont je voulais faire preuve, bien que ma timidité soit encore présente, je lui répondis :

- J-je suis Yumiko, de la maisons Saphir. J-je suis capable de guérir l-les maladies et j-j'espère être un jour capable de soigner l-les blessures.

Je laissai passer quelques secondes pour qu'il puisse lier mon prénom à mon visage avant de reprendre sur le même ton, quoi que la gêne et une pointe de honte se soient glissés dans ma voix et que ma tête se soit légèrement baissée :

- V-vous n'avez pas à vous excuser... J-je n'aurais pas dû venir ici, vu que j-j'étais allé à la bibliothèque avant ça.

Je portai une main à ma joue alors que ma mine s'assombrie en repensant à la raison pour laquelle j'avais décidé de trouver refuge là. Je me souvenais de la claque que ce garçon m'avait donnée pour une raison que, finalement, j'ignorais. Ma joue ne me faisais pas mal, contrairement à mon esprit plein de mauvais souvenirs que j'aurais voulu effacer à tout jamais de ma mémoire. De toute façon, ces quinze années de solitude ne me servaient à rien...



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 17/8/2015, 13:44

J'avais les yeux rivés sur le sol et je n'osais pas les relevés. Que m'avait-il pris ?! C'était une étudiante ! Où c'était donc sauvé mon bon sens ?! En plus je ne connaissais pas cette fille. Je ne savais pas comment elle réagirait. Je regardais mes pieds, mon visage maculé de rouge, attendant que le verdict me tombe dessus comme la lame sur la nuque d'un condamné. Pourtant, lorsqu'il arriva enfin, il fût loin d'être celui que j'avais craint si farouchement. C'est même d'une petite voix douce qu'elle le prononça.
« J-je suis Yumiko, de la maisons Saphir. »
Mes yeux s'agrandirent sous l'effet de la surprise alors que, intrigué, je les releva vers elle timidement, comme si je ne devais pas le faire. Je la voyais maintenant, un reste de rosé persistant aux joues, des yeux fuyards er gênés, quelques tiques nerveux refaisant surface à tour de rôles et ces fines lèvres remuées pour laisser sa voix s'échapper pour me parvenir.
J-je suis capable de guérir l-les maladies et j-j'espère être un jour capable de soigner l-les blessures.
Le léger tremblement de sa voix me fit comprendre qu'elle était encore boulversé par mes propos -ou par la situation précédente, qu'en sais-je ? Je m'y attendais. C'était une réaction normale comparé de mes récents actes...
Son pouvoir me fascina sur le champ. J'ignore pourquoi d'ailleurs, puisque j'avais déjà rencontrer d'Anomalie génétique dans le domaine des soins auparavant. Non, une petite voix vint me souffler que mon intérêt pour ces capacités était dû à cause de ces magnifiques prunelles bleues qui me regardaient par intermittence.
Lorsque j'essaya de reprendre la parole, je dû me racler la gorge.
« C'est un pouvoir intéressant que tu as, mais n'ai crainte, je me chargerais de la faire soigné correctement... je me mordis la lèvre et détourna les yeux, nerveux pour ce qui allait suivre ; Je tien à m'excuser pour ce comportement déplacé et pour le... Heum... Spectacle.. Que j'ai dû t'offrir..
C'était le seule mot qui m'était venu à l'esprit.
Je me redressa un peu avant d'ajouter avec le peu de prestance qu'il me restait ;
Je suis Tyron, de la maison Diamants.
C'est avec les joues teintes d'un léger rouge, que je lui ai jeter un petit coup d'oeil à la dérobé, hâtif de connaitre sa réaction. Bien que je ne sache pas trop laquelle serait de mise...[/b]

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 17/8/2015, 17:19

Je ne sus s'il entendit ce que j'avais dit par rapport au fait que je n'aurais pas dû me trouver là. En tous les cas, il se racla la gorge avant d'annoncer :

- C'est un pouvoir intéressant que tu as, mais n'ai crainte, je me chargerais de la faire soigné correctement...

Savoir qu'il ne m'en voulait pas du fait que je ne puisse guérir sa blessure me soulagea. Mais, d'un autre côté, je restai perplexe : comment se faisait-il que tout le monde ici trouvait mon pouvoir fantastique, merveilleux... Non, sérieusement, pourquoi avais-je passé quinze années de ma vie enfermée à cause de ce pouvoir si "intéressant"?
Je le regardais, les deux bras de nouveaux le long de mon corps, quand il se mordit la lèvre et détournait les yeux :

- Je tiens à m'excuser pour ce comportement déplacé et pour le... Heum... Spectacle.. Que j'ai dû t'offrir..

Qu'il s'excuse encore une fois me peina. Je devais vraiment l'avoir embarrassé pour qu'il n'arrête pas... Je me sentais coupable de l'avoir mis dans une telle situation. Que pouvais-je faire pour que tout aille comme si rien ne s'était passé? Je ne voulais pas que ce mauvais souvenir reste ancré en lui... Pouvions-nous effacer l'ardoise?

- Je suis Tyron, de la maison Diamants, se présenta-t-il ensuite en me regardant à nouveau.

Quand il n'était pas courbé, il me semblait si grand. Ses joues étaient rouges, elles aussi. Tout comme les miennes. Il ne me regardait jamais très longtemps. J'avais l'impression de l'intimider. Je n'avais pourtant rien de dangereux... J'étais même bien plus petite et jeune que lui. Après tout, s'il était de la maison Diamant, c'est qu'il était professeur ici.

- Je suis enchantée de vous rencontrer, Tyron-sensei, lui répondis-je en faisant comme si rien ne s'était passé. Qu'enseignez-vous ici?

J'espérais qu'il ne penserait ainsi plus du tout à l'incident et que la situation allait se débloquer. Il me semblait vraiment être quelqu'un de très gentil. J'étais certaine de beaucoup m'en vouloir s'il voyait en moi qu'une "fille l'ayant vu nu".



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 19/8/2015, 19:25

Je lui était très reconnaissant qu'elle passe à un autre sujet ainsi, sans porter plus ample attention à cet incident malencontreux.
Je me redressa alors qu'elle disais être enchantée de me rencontrer. Bien que cela ne soit qu'une simple formule de politesse, j'eu un inexplicable petit engouement intérieur lorsqu'elle l'affirma.
Comme si....
Non. N'importe quoi.
Je me refusais à aller vers cette pensée que je jugeais inadmissible. Elle était mignonne, c'et vrai, mais elle n'était qu'une adolescente bon sang ! Une étudiante qui plus est.
Tout me l'interdisait.
Tout m'interdisait de trouver cette jeune femme aussi renversante qu'attirante.
J'avais chaud tout à coup.
Laissant ce détail de coter, je décida de prendre la parole, sans chercher mes mots cette fois -enfin presque pas. Disons que j'y songea avant de parler ;
« Je suis également très honorer de vous rencontrer mademoiselle. »
Je fis une légère révérence, tirée des formules de courtoisie japonaises, sans doute influencé par ces récentes paroles.
Car, en effet, suite au partage de son enchantement, la jolie dame avait prit le soins de m'appeler «Tyron-Sensei » qui se trouvais également dans la liste des politesses d'usage de ce pays d'orient. Sensei signifiait professeur ou bien maître, ce qui était approprier dans les circonstances, je le savais bien. Pourtant, je regrettais un peu, à cet instant qu'elle ai l'occasion de m'appeler comme ça. Cela ne me la rendait que plus inaccessible encore. Je ne laissa rien paraître de ma déception qui me surprit moi-même. Je ne me souvenais pas qu'un tel sentiment c'était manifester depuis longtemps. Pour ne pas dire jamais.
Bien sur, il y avait toutes ces belles femmes que je croisais parfois dans la rue, qui dansaient en boites de nuit ou encore ma charmante propriétaire. Toutes ces femmes physiquement désirable avec leurs courbes et leurs douces peaux. Enfin, visuellement parlant. De toutes ces merveilles, je n'en avait toucher aucune.
Ce n'était pas grâce à leur manque d'attirance pour moi, je sais. Bien que je ne me sois jamais trouver particulièrement beau, j'avais remarquer depuis longtemps qu'une bonne majorité de demoiselle -et quelques messieurs également- se retournaient discrètement à mon approche. Je dois avouer qu'en dépit de la gêne, ça me plaisais bien.
Je ne cherchais jamais à attirer l'attention de qui que ce soit malgré tout. Ça m'était plutôt égale...
Alors pourquoi Elle, j'avais envie qu'elle me regarde ? Pourquoi je ressentais cette irrépressible envie qu'elle me trouve séduisant ?
Elle n'avait pourtant rien en commun avec celles qui captaient mon regard habituellement. Elle avait un visage juvénile, des traits doux et discrets... Elle était loin de couleurs flamboyantes qui allumaient n'importe qui d'un seul regard de braise. Elle était seulement... Elle.
Sans chercher à impressionner et à envouter, elle avait réussi à accaparer l'ensemble de toute mon attention.
Et cet infime détail m'intriguait encore plus.
Lorsque je fus de nouveau bien droit, suite à ma légère révérence, je répondis à sa question d'un ton posé, avec un petit sourire aux lèvres.
« Je suis professeur de Biologie. »

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 19/8/2015, 20:46

Il se releva, sembla m'observer et se courba en une légère révérence en me disant :

« Je suis également très honorer de vous rencontrer mademoiselle. »

Je ne pus m'empêcher de gravir un nouvel échelon dans la rougeur de mes joues. Tout en lui respirait le respect envers moi. Mais pourquoi? Je ne le méritais pas... Je lui avais fait vivre un moment on ne peut plus désagréable... De plus, je n'étais pas habitué à un tel comportement. Un comportement digne des japonais les plus respectueux. Je ne faisais pas parti de ceux à qui on devait faire la révérence. Non... Je faisais partie de celle qu'on méprisait. Mais peut-être ne le savait-il tout simplement pas?

Mais il y avait autre chose. Une chose que je ne savais expliquer. Je me sentais étrangement en sécurité avec lui. C'était un sentiment devenu rare depuis que mon petit copain (si je pouvais toujours le considérer comme tel) me délaissait. Pourtant, je ne connaissais Tyron-sensei que depuis quelques dizaines de minutes. Qu'est-ce qui me disait que je pouvais lui faire autant confiance que je lui faisais confiance?

Il se releva et répondit à ma question en souriant, ce qui me ramena à la réalité :

« Je suis professeur de Biologie. »

La biologie. La matière que j'affectionnais depuis que je savais qu'elle allait beaucoup me servir pour mon projet de devenir médecin. Mais il s'agissait aussi d'une de ces matières dans lesquelles j'avais beaucoup de retard à cause de ma mise à l'écart.

Je souris timidement et lui dit :

La biologie est une des matières que je souhaite le plus apprendre. Malheureusement j'ai beaucoup de retard à rattraper, comme dans d'autres matières...

J'étais contente de ne plus bégayer, bien que cela m'amenait toujours autant de questions. Parce que, finalement, à quoi était-il donc dû ? Pourquoi est-ce que je bégayais quand je rencontrais une nouvelle personne?!
Ces réflexions me firent presque oublier mon interlocuteur. Et quand je m'en rendis compte, je mis ma main droite quelques secondes sur ma bouche avant de me courber profondément en parlant un peu plus fort que je ne l'aurais voulu :

J-je suis désolée ! J'ai été malpoli envers vous...



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 20/8/2015, 05:05

Elle rougit encore.
Je ne sais pas pourquoi cette fois, mais c'est un fait ; elle rougit encore. Ça lui donnait un air différent, bien que tout aussi mignon. Je détourna les yeux. Je devais absolument cesser de penser à de telles choses ! C'était dégoutant ! Elle avait plus de dix ans de moins que moi au minimum ! Perturbé par le flot de mes pensées, je fut quelques peu surprit lorsque j'entendis à nouveau sa voix. Je releva les yeux vers elle.
« La biologie est une des matières que je souhaite le plus apprendre. Malheureusement j'ai beaucoup de retard à rattraper, comme dans d'autres matières... »
Intrigué, je décida de poser des question sans même me demander une seule seconde si cela me concernait.
« Ah bon ? Vous avez du retard ? Il est important à ce point ? lorsque je m'aperçut -un peu tard- de ma maladresse je décida de changer radicalement le sens de mes questions sans prendre la peine de le préciser à voix haute. Un peu plus et on croirait à ce que je m'attende de cette jeune femme qu'elle lise dans les pensées.
— Pourquoi la Biologie ?
C'était une question très simple et quelconque, pourtant je ressentais un petit pincement au coeur à l'idée que son intérêt était porté de prime à bord au cours que je donnais-moi même. C'était une petite joie intérieure que je prit bien le temps d'éteindre alors qu'un silence que je n'avais pas vu venir s'installait.
J'avais remarquer que la jolie dame ne bégayait plus et, voyant cela comme la représentation de ces émotions plus apaisées que tout-à l'heure, j'en fût bien contant. C'était signe qu'elle était alaise en ma compagnie. J'eu un petit sourire en coin tellement discret que je ne m'en rendit pas compte dans l'immédiat, mais quand ce fût chose faite, j'autorisa ma conscience à me mettre une bonne claque sur la joue pour réprimander mes pensées déplacées. Mais que m'arrivait-il bon sang ?! Avais-je perdu l'esprit ? Cela n'était pas assez de me retrouver nu comme un ver devant une jeune étudiante, maintenant j'allais me transformer en crapule qui convoitait le corps de ces élèves ? Ces horreurs vivantes qui mataient sans retenue ceux qui n'avais aucun autre choix que de passer une heure sous le regard pesant de leur enseignant pervers ?
Non !
Pas question ! Je refusais !

Enfoui dans mes pensées, je ne remarqua pas vraiment que Yumiko plongeait dans les siennes, pourtant, lorsque, cramoisie, elle plaque ces mains sur sa bouche, interdite, mon attention revint illico sur les lieux.
Elle se pencha d'une révérence d'excuses en le clamants haut et fort ;
« J-je suis désolée ! J'ai été malpoli envers vous... »
Surpris, j'écarquilla les yeux alors que la jeune femme gardait sa posture courbée. J'avais beau chercher, je ne voyais pas ce qui la mettait dans cet état... Je m'approcha d'elle sans réfléchir et me pencha pour retrouver mon visage au niveau du sien.
Je la regarda dans les yeux puis lui demande d'une voix neutre ;
« Mais enfin... Pourquoi vous excusez-vous ? »
Je me questionnais sérieusement à ce sujet et d'ailleurs, mon visage le laissait sans aucun doutes paraître.

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 20/8/2015, 07:43

Alors que j'attendais qu'il me gronde, qu'il me donne une sévère punition, ou qu'il m'excuse, bien que je sois persuadée qu'il ne m'accorderait aucun pardon, j'entendis le bruit de tissus qui se froissent. Cela me fit ouvrir les yeux. Et, quand je vis qu'il me regardait droit dedans, j'en tombais en arrière, sur les fesses. Il avait l'air très surpris lorsqu'il me demanda :

« Mais enfin... Pourquoi vous excusez-vous ? »

J'ouvris des yeux ronds comme jamais. Je ne comprenais vraiment pas pourquoi tout était si différent ici. Qu'est-ce qui changeait tant pour que je sois considérée avec tant de douceur? Pourquoi mes propres parents n'en avaient-ils pas fait preuve? Qu'étais-je donc?
Je baissai la tête, perdant les rougeurs qui s'étaient installées sur mes joues. Puis, d'une petite voix, je répondis :

- J-je suis désolée... Je... J'ai tellement été habituée que chacun de mes gestes ou écarts à l'étiquette soit sévèrement puni que... qu'il faut que je m'habitue au changement radical que m'offre cet endroit.

Je relevai les yeux et offrit un sourire gêné à mon interlocuteur. Ensuite, je me relevai. Je n'oubliais pas que je me devais de répondre aux questions qu'il m'avait posées avant que je ne me perde dans mes pensées. Alors, après m'être dépoussiérée, je pris le temps de prendre une grande inspiration pour reprendre contenence avant de lui répondre :

- La biologie parce que je souhaite devenir médecin. Je pense ainsi pouvoir réaliser des miracles sans rompre la promesse que j'ai faite à un ami. J'espère juste que mes quinze ans de retard ne m'empecheront pas de la faire.

Je souris à Tyron-sensei plus franchement espérant qu'on n'allait pas repartir sur une dizaine de minutes pleines de gêne.



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 20/8/2015, 20:15

Je n'aurais jamais dû m'approcher autant. Pourquoi ? Parce que ces cheveux sentaient la Merveille. Tout simplement. Je lui en fût presque reconnaissant lorsqu'elle releva les yeux et que, surprise, elle tomba sur les fesses.
Bon, évidement, je fût tout de même surpris par ce brusque mouvement maladroit.
« Vous allez bien ?! dis-je en me précipitant pour l'aider à se relever. Mais avant même de pouvoir lui venir en aide, elle me dit :
— J-je suis désolée... Je... J'ai tellement été habituée que chacun de mes gestes ou écarts à l'étiquette soit sévèrement puni que... qu'il faut que je m'habitue au changement radical que m'offre cet endroit.
C'est à ce moment là que j'ai commencer à froncer les sourcils. Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? Elle me faisait penser à mes années de détentions avec ces paroles. J'eu un frisson d'effrois en repensant au sol glacial sur lequel j'étais couché attendant de mourir. Toutes ces fois où je n'avais pas manger deux jours de suite pour avoir tenter de fuir dans mes débuts. La  résignation d'attendre mon heure, en marchant péniblement jusqu'au laboratoire pour une quelconque torture.
J'étouffa un feulement.
Oh non, je jurait formellement que personne ne serait pardonner par mes soins pour avoir fait subir un traitement similaire à cette frêle jeune fille. Ni à quelqu'un d'autre, d'ailleurs. Finalement, elle accepta mon aide, bien que timidement -probablement suite à ce qu'elle venait de m'apprendre.
Une fois debout, elle ajouta même une information qui me scotcha carrément ;
— La biologie parce que je souhaite devenir médecin. Je pense ainsi pouvoir réaliser des miracles sans rompre la promesse que j'ai faite à un ami. Jusque là je souriais. Tout allait bien, (bien que je senti la pointe d'un sentiment que j'aurais aimer ne pas ressentir lorsqu'elle parla d'un “ami”...) mais juste après, ça s'est gâté ; J'espère juste que mes quinze ans de retard ne m'empêcheront pas de le faire.
D'un coup, mon visage s'est assombrit. En sortant du laboratoire j'avais eu moi-même sept années de retard à rattraper et une estime de moi à reconstruire en entier. Que vous me croyez parano' ou non, je ne pouvais pas m'empêcher de faire le lien entre la ressemblance de mon histoire avec ce que je voyais d'elle jusqu'à présent. Je ne me demanda même pas quel horrible personnage aurait pût faire une telle chose ; je savais que des monstres pareils existaient depuis bien longtemps maintenant. Mais cela me m'empêcha pas de sentir mon sang entrer en ébullition.
Réalisant que je ne pouvais pas me permettre de sauter à de si hâtives conclusions, je me permis une question supplémentaire ;
« Comment cela, quinze années ? »
Avec un air sérieux, j'imagine qu'on pouvait y lire le début  d'un doute, mais, sérieusement, je m'en fichais éperdument. Tout ce qui comptait c'était la réponse à cette question.

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 20/8/2015, 20:53

Jamais je n'aurai imaginé que ma déclaration puisse assombrir son joli minoi. Mais pourquoi? Pourquoi reagissait-il ainsi? Je ne comprenais pas ce qui pouvait le miner de la sorte.
Sur un ton on ne pouvait plus sérieux, il me demanda :

« Comment cela, quinze années ? »

Suite à cela, je l'ai regardé. Je regardais ses yeux pour savoir si je pouvais éviter la question, si je pouvais passer à autre chose... Je sentais que cela allait finir en larme, cette histoire.
Mais il avait l'air beaucoup trop sérieux pour que je me le permette. Alors, je detournai le regard en passant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille en lui répondant :

- J-je... Je suis née dans une famille importante japonaise. Cette famille, pour une raison plus ou moins obscure semble penser que mon pouvoir est... maudit.

Je fis une pause. Des larmes me montèrent aux yeux. Et, alors que je continuait mon histoire, elles roulèrent sur mes joues :

- Lorsque j'ai guéris ma mère peu après ma naissance, j'ai été déclarée maudite et enfermée dans une cage, sous la maison... Je n'avais le droit de parler à personne, sauf un professeur qui m'apprenait à lire, écrire et l'étiquette... mais pas plus que nécessaire.

Je me tus quelques instants, me demandant si la suite était nécessaire.
À quoi lui servirait-il de savoir que j'ai une petite soeur qui porte le même prénom que moi?
Cependant, je n'avais pas l'impression d'avoir répondu à sa question. J'ajoutai donc en ressuyant mes larmes :

- Je n'ai appris que le strict nécessaire pour vivre dans une cage et ai été coupée du monde extérieur. je souris légèrement : Vivre à l'Académie est une bénédiction à mes yeux. Un véritable trésor.

Je me tus. J'espérais qu'il ne se facherais pas. Non pas contre moi, mais contre ma famille. J'avais peur d'avoir créé une guerre. Mais, d'un autre côté, j'espérais gagner un puissant allié pour me protéger contre un futur tant redouté. Et, pourquoi pas, un confident...



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 20/8/2015, 21:33

Au fur et à mesure de son histoire, la sévérité de mes yeux céda place à un autre sentiment. Mon regard devin gris et vide. Au début, bien sur, la rage avait monté en moi aussi facilement que lorsqu'on monte le sons, mais lorsque j'avais vu... Lorsque j'avais vu cette larme, tout c'était envolé. D'un coup.
Pouf.
Mon sang me semblait soudain si froid... Et mon corps si fragile. Moi qui, quelques secondes auparavant se serait cru capable de déplacer des montagnes pour venger, je me sentais maintenant vulnérable. Tout mes sens c'était dirigés vers cette larme. Comme si, d'un coup, ils étaient devenus d'une extrême sensibilité.
Alors que ma gorge se serrait au fil de ces mots couverts de larmes silencieuses, je ressenti une profonde douleur. Je ne saurais pas dire où exactement, mais j'avais mal à un point que mon souffle en fût couper et que mon épaule me semble superflue.
Je ne comprenais pas ce qui m'arrivais et pourquoi cela m'arrivait, mais je savais que j'avais mal.
Mal pour elle.
Je me racla difficilement la gorge en réprimant l'envie irrésistible de lui faire un câlin pour la rassurée et pour lui dire que jamais, moi, je ne ferais de choses pareilles. Je mourrais d'envie de le faire, mais je resta en retrait, à quelques pas d'elle seulement en cherchant des mots pour combler le silence qui tombait doucement. Je m'en voulais de lui avoir posé cette question. Elle avait pleurer par ma faute, mais pourtant, j'étais satisfait de connaitre son histoire. Beaucoup de chose se mettaient en place. Par exemple cette manie de s'excuser alors que ce n'est pas elle la fautive.
Je fini par parler, avant même de prendre conscience que j'avais trouver une réponse potable, tout en baissant la tête vers le sol sous le pois de l'émotion.
« Et bien... Je dois avouer que ton histoire est pire que la mienne... Et ce n'est pas quelque chose que je peux dire à tout le monde, crois moi... »
Je releva les yeux, un peu gêner par toute la game de sentiments par laquelle elle me faisait passer.
Puis j'inspira silencieusement, décidant que ni la rage, ni l'apitoiement n'étaient les bienvenus pour l'instant. Au fil de mes paroles je me redressa ;
« Je suis désolé pour ta famille. Désolé qu'elle soit passer à coter d'une charmante fille comme toi. Je ne crois pas que ton pouvoir soit maudit et je pense que tu es une jeune femme merveilleuse. Ce que ta famille t'a dit ne fait pas de toi ce que tu es. J'espère que tu en à conscience et que tu n'oublieras jamais ça. »
J'étais sincère.
Il était rare que je ne le sois pas, mais cette fois, je ne croyais pas pouvoir faire mieux pour croire en ce que e disais.

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 20/8/2015, 22:04

Le silence vint nous tenir compagnie. J'espérais. J'espérais que je n'avais pas fait une bêtise en racontant ainsi mon vécu. J'étais certaine que d'autres avaient certainement souffert bien plus que moi. Pourtant, j'avais mal. Penser à tout ce que j'avais raté me faisait mal.
C'est sa douce voix qui brisa le silence :

« Et bien... Je dois avouer que ton histoire est pire que la mienne... Et ce n'est pas quelque chose que je peux dire à tout le monde, crois moi... »

Je relevai la tête pour le regarder, l'observer. Qu'est-ce qui avait bien pu lui arriver? Qu'avait-il donc vécu? Il pensait que c'était moins pire que mon histoire... mais qu'en était-il vraiment? Je ne voulais pas juger sans savoir. Avais-je le droit de lui demander?

« Je suis désolé pour ta famille. Désolé qu'elle soit passé à côté d'une charmante fille comme toi. Je ne crois pas que ton pouvoir soit maudit et je pense que tu es une jeune femme merveilleuse. Ce que ta famille t'a dit ne fait pas de toi ce que tu es. J'espère que tu en à conscience et que tu n'oublieras jamais ça. »

C'était pour ça que tout le monde me traitait avec tant de gentillesse? C'était pour ça que j'avais le droit à un respect que je n'avais jamais imaginé pouvoir obtenir? C'était pour ça que tout le monde disait que mon pouvoir était merveilleux? C'était pour ça que tout était différent?
Je le regardai. Je ne savais pas quoi faire de mes mains. Je ne savais pas comment me comporter. J'étais heureuse et triste à la fois. J'étais à l'aise et mal à l'aise en même temps. Comment devrais-je me comporter à présent? Comment devrais-je voir ma vie?
Tout en réfléchissant, mon regard tournait dans le vague. Je ne savais plus du tout quoi penser. Puis, passant mes deux mains dans mes cheveux, les plaquant sur mon crâne, je fis :

- Que dois-je faire? Comment dois-je me comporter...?

J'avais tellement de questions que j'avais l'impression que le ciel me tombait sur le tête. Comment faisait Yumi pour s'en sortir?
Sans le réaliser, je marmonnai :

- Yumi... Yumi... Tu ferais quoi...?



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 21/8/2015, 06:16

J'avais cesser de la vouvoyer lors de mes deux dernières répliques, pourtant j'étais presque certain que ce n'était pas la cause de son trouble soudain. Ces yeux changèrent le sentiment dont ils étaient revêtus et la jeune femme passa d'une tristesse vitreuse à une perdition totale.
Elle semblait tellement troublée que je n'osais rien dire quand, d'un coup, elle remonta ces mains dans ces cheveux, le visage paniqué.
— Que dois-je faire? Comment dois-je me comporter...?
À cet instant, je compris que son trouble venait probablement d'avantage de mes paroles. Je me revis, moi-même lors de ma libération, alors que mes cris déchiraient la nuit. Rêves cauchemardesques aux songes éveillés me prenant en étaux entre le cobaye que j'avais été et le jeune homme que j'aspirais à être. M'arrachant les cheveux, brisant tout ce qui se trouvait autour de moi... Tout me semblait bon pour enrayé ces souvenirs de seringues et de tests douloureux. Je me souvint d'un certain jour là-bas alors même que Yumiko se trouvait à mes cotés.
La salle était en effervescence. J'avais atteint ma maturité sexuelle et donc, mon physique animal était désormais développer au maximum. Soudain, on avait commencer à mieux me nourrir et rapidement je compris pourquoi.
Une semaine.
J'avais disposer d'une semaine pour reprendre des forces. Puis on m'avait laisser dans une cage où se retrouvait un tigre du Bengale. Un mâle d'âge adulte à la musculature en elle-même aussi grosse que mon corps entier. J'avais rapidement compris que je devrais le combattre. Et malheureusement, le Chat Gris du Grenier n'était pas ma première défaite.
Les scientifiques avaient dû intervenir pour éviter que le mâle ne m'achève, car, évidemment, chez les tigres, les mâles étaient toujours en compétition. Un affrontement rude se concluant majoritairement par une fuite (ce que je ne pouvais pas faire) ou une mort.
Depuis ce jour-là, mystérieusement, je n'avais plus jamais emprunter le corps d'un tigre. Ni blanc, ni doré, ni orangé. Aucun.

Je revins rapidement sur les lieux lorsque j'entendis la jeune fille se lamenter pour elle même.
— Yumi... Yumi... Tu ferais quoi...?
Cette simple phrase m'alluma une ampoule et, dessuite, je pris la parole.
— Yumi ? Cela n'est pas le surnom de Yumik.... soudain je compris. Lorsque je fis taire la fin de ma phrase, je remarqua ce détaille qui me titillait depuis le début aussi doucement que fourbement attendant patiemment que je ne le découvre ;
— C'est étonnant... dis-je Tu as le même prénom que Yumiko, la petite amie de Yasushi...
La tête un peu sur le coter comme le font les chats, je me demandais si cela révélait vraiment du hasard, parce qu'à bien y regarder, je remarqua une petite ressemblance entre les traits de visages des deux demoiselles...

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 21/8/2015, 08:22

La réaction de Tyron-sensei ne se fit pas attendre :

— Yumi ? Cela n'est pas le surnom de Yumik....

Quand il s'interrompit, mes questions aussi. Je redoutais ce qu'il allait me demander. J'avais peur qu'il ait mis le doigt sur le détail que je ne lui avais pas dit.  Comment reagirait-il? Garderait-il encore son calme? Malgré toute la patience dont il avait fait preuve, j'avais l'impression que j'allais bientôt atteindre ses limites. Bien entendu, j'espérais de tout mon coeur que ce ne fus pas le cas.

— C'est étonnant... Tu as le même prénom que Yumiko, la petite amie de Yasushi...

Il connaissait Yasushi-kun... et ma petite soeur. Je le regardais dans ses beaux yeux bleus avant de détourner les miens. J'attendis quelques secondes qui me permirent de rassembler mon restant de courage et je lui dis :

- C'est ma petite soeur... Yumi est ma petite soeur. Nos parents lui ont donné le même prénom que moi.

Je me sentais au bord de la crise de larme que je voulais éviter. Bien que j'avais laissé des larmes couler, j'avaus réussis à ne pas pleurer comme à chaque fois que je racontais ma vie pendant mes quinze premières années.
À pas lent, je marchais sur le plancher en bois du grenier pour m'asseoir contre la caisse derrière laquelle je m'étais cachée et j'avais oublié mon sac de cours. Je ramenai mes jambes contre ma poitrine et j'ajoutai :

- Elle est la seule à me considérer comme étant de sa famille. Je l'aime beaucoup.

Puis, je me rendis compte que, s'il m'avait posé cette question, il devait la connaître. Mais je n'étais pas certaine des circonstances de leur rencontre. Je lui demandai donc :

- C'est peut-être une question stupide mais... Comment connaissez-vous ma soeur?



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 23/8/2015, 18:14

Elle m'avait regarder dans mes yeux juste avant des le détournés. Je n'imagina donc pas une réponse des plus gaies.
— C'est ma petite soeur... Yumi est ma petite soeur. Nos parents lui ont donné le même prénom que moi.
Et elle s'arrêta là. Elle n'avais de toutes façons pas à en rajouter. J'avais compris. Je resta médusé. Médusé de voir que des parents pouvaient être aussi méprisable. Ils avaient remplacé leur enfant parce qu'elle avait mutée, parce qu'elle avait des capacités hors normes. Et il l'avait fait en faveur d'une enfant qui avait trouver sa place à Tsuki. Et pour entrer à l'Académie, tout le monde devaient offrir les caractéristique qui avaient coûter sa famille à Yumiko.
Une simple question me venait à l'esprit.
Pourquoi ?
Yumiko retenait ces larmes c'était évident... J'inspira doucement pour contenir mes propres émotions.
— Elle est la seule à me considérer comme étant de sa famille. Je l'aime beaucoup.
Suite à cette phrase, je la regarda dans les yeux. Je ne savais pas quoi penser de ça. Sa jeune soeur ignorait probablement tout des faits lors des évènements. Ce n'était pas sa faute, je m'en doutais.
Je n'ajouta rien.
— C'est peut-être une question stupide mais... Comment connaissez-vous ma soeur ?
Surpris par un tel retournement de situation j'ai un peu écarquillé les yeux. Puis, j'ai souris. Je venais de trouver une façon de changer l'ambiance.
— Je connais plutôt Yasushi. J'ai pris place sur une vieille chaise poussiéreuse. Je lui donnes des cours particuliers le soir et parfois, ta soeur vient avec lui.
J'avais un beau sourire, content d'avoir des relations en commun avec la demoiselle.

HRP:
Dsl c'est court et en retard :x

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 23/8/2015, 18:41

Je l'observais. Son calme était impressionnant et je me demandais comment il faisait. Je n'arrivais pas à enfouir au fond de moi-même la totalité de mes émotions au point de paraître sereine. J'avais bien vu sa surprise mais il avait très vite repris contenance.
En tous cas, il avait un sourire qui me faisais chaud au coeur. Il ne me semblait pas qu'un adulte m'ait ainsi  sourit. Et sa voix était chaleureuse. Je ne m'en rendis réellement compte que lorsqu'il me répondit :

— Je connais plutôt Yasushi.

Il prit le temps de s'assoir sur une chaise non loin de moi. Celle-ci était vieille et n'avait vraisemblablement pas servie depuis longtemps. J'espérais, quand je l'entendis grincer, qu'elle ne tombe pas en morceau. Je doutais que Tyron-sensei ne pesa très lourd, mais les vieux objets ont tendance à être plus fragiles qu'à l'accoutumée.

- Je lui donnes des cours particuliers le soir et parfois, ta soeur vient avec lui.

Tiens? Ils ne m'avaient pas parlé de ça... Mais peut-être était-ce gênant pour Yasushi-kun. J'étais tout de même curieuse de savoir à quel point il avait besoin de soutien. Peut-être que nous aurions la possibilité d'apprendre ensemble? Mais je ne voulais pas être indiscrète, ni m'imposer à qui que ce soit... Je pouvais aussi poser la question à Yumi, mais que penserait-elle de moi?
Puisque je n'arrivais pas à me décider sur le fait de poser des questions par rapport à Yasushi-kun, je décidai de rester sur le sujet de ma soeur. Cela me concernait puisqu'elle faisait partie de ma famille. De plus, si je pouvais en savoir plus sur elle et son comportement, cela me donnerait certainement l'impression d'être plus proche d'elle. C'est pourquoi je demandais à mon interlocuteur en le regardant sans trop planter mes yeux dans les siens :

- Comment se comportait-elle? Je veux dire... À quel point utilise-t-elle l'étiquette japonaise?

Je me forçai de ne poser qu'une question à la fois. Je ne voulais pas être impolie ou sembler impatiente malgré les grandes questions qui touchaient mon esprit sans y rester tres longtemps.



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 25/8/2015, 04:49

Il m'avait semblé percevoir une lueur d'intérêt dans son regard lorsque j'avais répondu à sa question. Je pouvais deviner les rouages de son cerveau tournés à vive allure sous sa longue chevelure d'or. Cela m'amusa un peu. Elle semblait pleine de vivacité et, de ce que je pouvais en voir jusqu'à présent, elle semblait avoir un tempérament charmant et agréable avec une notion de charité bien élevé pour une jeune femme de son âge.
Je savais bien que, la nature humaine étant déjà des plus paresseuses, l'adolescence était la période la plus périlleuse quant à la vivacité d'un individu. Pourtant, Yumiko semblait échapper à cette règle.
Peut-être cela était-ce dû à sa détention en bas âge ? Découvrait-elle le monde aujourd'hui avec les yeux d'une enfant ? Tout cela restait de bonnes questions.
Mais d'abord, elle sembla en avoir une pour moi :
« Comment se comportait-elle ? Je veux dire... À quel point utilise-t-elle l'étiquette japonaise ?
J'avoue que sa question me prit un peu au dépourvus. Cependant, je ne voulais pas ni la décevoir ni lui créer d'autres craintes en m'exprimant mal. J'essaya donc d'y répondre du mieux que je pût avec le peu d'informations que j'avais, sans jamais omettre la vérité.
— Et bien... Je ne la connais pas énormément, mais je ne crois pas qu'elle se colle immanquablement à cette image surfaite de la parfaite japonaise. Je crois qu'elle à des agissement plus d'actualités compte tenu de l'endroit où nous nous trouvons...
J'eu moi même un peu de mal à me suivre, captivé par ces perles bleues fuyardes que je trouvais tellement fascinantes. Comme pour l'aider elle -mais surtout pour moi- je repris mes explications en d'autres termes.
— Je crois qu'elle à simplement appris à vivre comme les anglais. Elle est polie et courtoise sans en faire trop. Elle salue gentiment, demande avec sourire et “s'il vous plait”, remercie ceux qui le mérite, ne fouilles pas lorsqu'elle n'est pas chez elle et quémande toujours la permission d'obtenir quelque chose qui ne lui appartient pas. Ce sont là les formules d'usage. En fait, je ne sais même pas si elle utilise le salut japonais et les mots tels que « Sensei », « Kun » et « Chan »...
Cela répond à ta question ? Ou tu souhaite plus de détails ?

Je n'avais pas de sourire moqueur ou méchant, j'était, au contraire, très compréhensif. J'avais vécu passablement la même chose. Je comprenais son désarrois et j'avais envie de l'aider à le vaincre.
Bien sur, à cette simple idée, j'entendais mon coeur battre plus fort, mais je le faisais taire en me disant simplement qu'il était de mon devoir de professeur de veiller au bien-être de ces élèves tout en insistant sans gêne sur ces deux mots.

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 25/8/2015, 11:48

Les yeux de Tyron-sensei s'agrandirent imperceptiblement. Puis il reprit un air sérieux. Quelques secondes de réflexion lui semblèrent nécessaires avant de me répondre ainsi :

— Et bien... Je ne la connais pas énormément, mais je ne crois pas qu'elle se colle immanquablement à cette image surfaite de la parfaite japonaise. Je crois qu'elle à des agissement plus d'actualités compte tenu de l'endroit où nous nous trouvons...

Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il voulait dire. Enfin, j'avais compris qu'il ne connaissais que très peu Yumi (cela avait été simple à comprendre puisqu'il l'avait dit mot pour mot) et qu'elle ne suivait pas exactement l'attitude typiquement japonaise qu'on nous obligeait à suivre à la maison. Enfin, je pensais que c'était ça. Mais alors, comment se comportait-elle?
Mon interlocuteur dû voir que je ne comprenais pas vraiment ce qu'il voulait dire puisqu'il reprit ses explications :

— Je crois qu'elle à simplement appris à vivre comme les anglais. Elle est polie et courtoise sans en faire trop. Elle salue gentiment, demande avec sourire et “s'il vous plait”, remercie ceux qui le mérite, ne fouilles pas lorsqu'elle n'est pas chez elle et quémande toujours la permission d'obtenir quelque chose qui ne lui appartient pas. Ce sont là les formules d'usage. En fait, je ne sais même pas si elle utilise le salut japonais et les mots tels que « Sensei », « Kun » et « Chan »...
Cela répond à ta question ? Ou tu souhaite plus de détails ?


Je réfléchis à ce qu'il venait de me dire. J'étais perdue. Pourquoi mes parents voulaient-ils que je fasse tant de manières alors que les simples suffisaient? Pourquoi les suffixes étaient inutiles ici? Mais, du coup...

- Si les suffixes sont inutiles, ou tout simplement pas utilisés, comment sait-on l'importance d'une personne pour une autre? Je veux dire... Je vous appelle "sensei" parce que vous êtes mon professeur et que je vous doit le respect égal à votre rang. Mais, en vous appelant seulement Tyron, ne serais-je pas trop familière avec vous alors que vous êtes professeur?

J'avais peur qu'il pense que je ne voulais pas du tout être familière avec lui. Mais j'étais une élève... Étais-je digne de devenir proche de lui? Je l'aimais bien. Il était gentil avec moi et me mettait en confiance. C'est la raison pour laquelle je souhaitais être plus proche de lui. Mais était-ce seulement possible?



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 25/8/2015, 20:22

Elle avait l'air songeuse. D'ailleurs elle ne tarda pas à dire le fond de sa pensée en posant une nouvelle question ;
« - Si les suffixes sont inutiles, ou tout simplement pas utilisés, comment sait-on l'importance d'une personne pour une autre? Je veux dire... Je vous appelle "sensei" parce que vous êtes mon professeur et que je vous doit le respect égal à votre rang. Mais, en vous appelant seulement Tyron, ne serais-je pas trop familière avec vous alors que vous êtes professeur?
J'eu un petit sourire suite à sa demande. Je trouvais ce trait d'incompréhension qu'elle avait assez charmant. Ces grands yeux bleus illuminés de questionnements rehaussés de sourcils légèrement froncés indiquant une petite frustration la rendait, selon moi, encore plus attachante.
« C'est une bonne question... je pris quelques secondes pour y songer, ne voulant pas lui servir n'importe quoi. Comme je l'ai dis tout à l'heure, tout est une question de coutume. Donc, de pays et même simplement de villes parfois. Les habitudes divergent. Ici, on se contentera d'un « Monsieur » et même, quelque fois, d'un nom simplement. Comme Tyron.
Je pris une petite pause, par habitude, histoire de voir si l'étudiante suivait toujours. Son attention était braquée directement sur moi. Et j'en fus -surprenament- gêner. Je passa outre, sans le démontrer et continua de lui servir mes théories ;
« Je suis ton supérieur, je pris soins de mettre ce mot sous guillemets, mais ici, on ne voit pas vraiment cela comme une relation de suprématie. Seul mon âge m'a parmi d'être où je suis avant toi et, avant que tu ne le fasses, je me juges encore trop jeune pour me faire appeler "monsieur"... j'y ajouta un petit sourire avant de reprendre ; Avant tout, je suis un humain. Et j'ai un nom. Tu peux m'appeler Tyron si tu le souhaite.
J'avais peut-être un sourire un peu trop grand pour la situation, mais ma conscience ne le releva pas, visiblement. Alors je continua de sourire comme un imbécile qui croit avoir une chance avec la jeune femme devant lui.

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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Yumiko le 25/8/2015, 22:11

« C'est une bonne question... Comme je l'ai dis tout à l'heure, tout est une question de coutume. Donc, de pays et même simplement de villes parfois. Les habitudes divergent. Ici, on se contentera d'un « Monsieur » et même, quelque fois, d'un nom simplement. Comme Tyron.

Avant de réellement me répondre, il avait prit le temps de réfléchir. Il était tellement beau quand il réfléchissait... Avec ses yeux dans le vague, ses mimiques. J'aimais l'observer et quand il réfléchissait c'était le meilleur moment pour le faire.
Quand il me parla des coutumes qui différaient selon les lieux, je me demandai comment on s'y prenait pour toutes les connaître et comment pouvait-on s'y plier sans trop de difficultés. Comment faisais donc ma soeur? Moi je me sentais tellement perdue...

« Je suis ton supérieur, mais ici, on ne voit pas vraiment cela comme une relation de suprématie. Seul mon âge m'a parmi d'être où je suis avant toi et, avant que tu ne le fasses, je me juges encore trop jeune pour me faire appeler "monsieur"...

Il me fit un sourire qui arrêta de suite l'afflux de questions et de peur qui s'insinuaient en moi et ajouta :

Avant tout, je suis un humain. Et j'ai un nom. Tu peux m'appeler Tyron si tu le souhaite.

Quand il me dit qu'il était humain, c'est comme s'il venait de me dire que nous étions pareil. Bizarrement, bien que je ne l'avais vu de cette façon auparavant, j'avais tendance à mettre tout le monde au-dessus de moi. C'était comme si le fait que mes parents me prennent comme une moins que rien faisait que tout le monde était de cet avis. Peut-être n'était-ce pas vérité. C'était même certain, mais je ne m'en étais jamais rendu compte avant cela.
Mais suis-je un monstre ou une humaine?
J'avais du mal à intégrer le fait que je puisse être comme les autres. Et ce, même si je me trouvais en présence de personnes ayant des pouvoirs, tout comme moi.

T-tyron... j'eus beaucoup de mal à ne pas ajouter le "sensei". Je... Je n'ai pas l'impression d'être dans le droit de me considérer comme étant l'égal d'autrui... Sinon, pourquoi ai-je été traitée comme... un monstre?

Oui, ce devait être ça. Je devais être un monstre.
Les poings serrés sous mes jambes que je plaquais contre ma poitrine, je regardais les pieds de mon interlocuteur. Je fronçai les sourcils tant cette remise en question me faisait mal. Je n'arrivais pas à me débarrasser de ce passé qui semblait marqué au fer rouge dans ma mémoire. Les mots de mes parents, les coups que je recevais quand j'osais prononcer un mot, mon enfermement continuel... Tous ces gestes qui m'avaient blessée au point que je n'arrivais plus à voir ma vie autrement, bien que je fasse des projets.
Je ne dois pas me voiker la face... Ils reviendront me chercher...



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Re: Tout nu à deux heures [Terminé]

Message par Invité le 28/8/2015, 16:40

Un silence s'installa ensuite. Il n'était pas lourd et désagréable. C'était un silence de réflexion.
« T-tyron... Dit-elle avec, visiblement, une légère difficulté à ne pas ajouter de suffixe,
Je... Je n'ai pas l'impression d'être dans le droit de me considérer comme étant l'égal d'autrui... Sinon, pourquoi ai-je été traitée comme... un monstre? »
Suite à cette déclaration, je n'ai rien dit. La mine assombrit par des réflexions ténébreuse basées sur mes souvenirs ô combien joyeux, je gardais le silence, yeux rivés sur le sol.
Que pouvais-je répondre à cela ? Que je comprenais ? Que, coter monstre, j'étais pleinement développer ? Avait-elle vraiment besoin d'entendre ça ? Cela lui ferait-il davantage de mal ou de bien ? Je n'en avais aucune idée. Mon histoire, je ne la racontais à personne.
J'avais toujours détester être celui qu'on regarde avec pitié et compassion. Et puis, ce n'est pas le genre d'histoire qu'on raconte gaiement. Elle laisse comme un arrière gout dans la bouche de ceux qui l'entendent. Et c'est comprenable. Toujours est-il que moi, ce n'était pas mes parents qui m'avaient fait le coup. C'était une blessure d'âme que j'avais la chance de ne pas connaitre. J'avais lu un jour ; « L'enfant mal aimé ne déteste pas ces parents, il apprend à se détesté lui-même. »
Je n'avais aucune idée sur la véracité de ces propos jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à l'apparition de cette jeune fille dans la pièce.
Je devais prendre une décision. À  savoir celle qui concernait se que j'allais dire.
Et peu importe où cela menait, je devrais assumer mes choix.
« As-tu l'impression que je suis inférieur à autrui ? »
Commençais-je par demander. Bien entendu, la réponse fût négative, autant en parole qu'en langage corporel. Lorsqu'elle me vint je continua ce sur quoi je m'étais lancé, bien conscient des répercutions possibles ;
« Pourtant, un monstre, j'en ai été un. Appelle cela comme tu eux, une bête, un cobaye, un spécimen, une étude, une anomalie... Tout ces noms-là ont déjà été miens et ils le seront jusqu'à la fin de mes jours. Le secret, c'est de ne pas en faire sa folie. De le pas en être la proie. J'en ai été une, moi, qui par nature, se retrouve à être un prédateur.
On avait aplati ma nature à coup de suprématie et abrutie ma conscience à dose de manque de reconnaissance.
Même les expériences scientifiques dont j'étais cible n'arrivaient pas à causer de pires dommages que ceux-là. En fait, elles m'en libérait. Elle me réduisait à une simple masse sans connaissance de l'atrocité. Les dommages physique qu'elle m'impliquaient étaient grave, certes, mais sous l'effet d'un sédatif, on s'en fiche éperdument.
Je ne dis pas avoir vécu pire ou moins pire. Je n'ai pas choisis mon passé et tu n'a pas choisis le tien. Mais on peut choisir son avenir par contre. Il suffit de savoir comment et d'y mettre les efforts.

Je pris le temps de reprendre mon souffle puis je conclu en ramenant mes yeux dans les siens ;
— La passé est une arme. Et j'ai appris à en faire la mienne plutôt que la leur.
...
Je t'apprendrai à le faire.

J'attendais une réaction de sa part avec un air calmé, grave, décidé, mais à la fois posé. Je ne lui avais pas laissé le choix et je ne lui laisserais pas. Il y avait beaucoup de potentiel en cette jeune femme. Et il n'était pas question que je le laisse mourir sous un manque d'estime de soi.

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