« Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

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Message par Sidney J. Pond le Ven 26 Juin 2015, 20:35

Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal (1857)

Assise sur le rebord d’une fenêtre aléatoire de l’établissement, je tirai une latte de ma cigarette et me brûlai les lèvres. Plongée dans mon recueil de poèmes, je n’avais guère prêté attention aux cendres de braise qui s’attaquaient à présent au filtre, consumant le reste de mon tabac. Je jetai le pauvre mégot par-dessus bord et me perdis un moment dans la contemplation de l’horizon hérissé de cimes d’arbres. Le soleil s’était déjà couché, et le ciel se teintait de couleurs sombres, effaçant peu à peu le bleu lumineux qui m’avait accueillie lors de ma première journée à présent achevée à l’Académie.

Récapitulatif ? Une rencontre pas bien fructueuse avec une prof’ complètement aliénée, un narcoleptique et une gamine tarée, et ce, dès mon arrivée. Dire que l’endormi en question nous avait proposé de déjeuner ensemble… Et puis quoi encore ? Qu’est-ce que j’aurais bien pu faire en telle compagnie ? Je soupirai à ce souvenir. Je ne risquais pas de faire long feu en ces lieux.

En revanche, la petite Riley m’avait bien plu – à défaut de m’avoir remonté le moral. J’avais aperçu une telle tristesse dans ses yeux que je m’étais aussitôt sentie transportée dans ma propre ligne de vie. Son vide me rappelait le mien avec tant de précision que j’en frissonnais. Non. Je refusais d’y penser à nouveau.

Je fermai mon livre d’un coup sec (en te présentant toutes mes excuses pour cet affront, cher Baudelaire…), et me levai de mon perchoir. Il faisait nuit à présent, et la lune semblait m’appeler. Esquissant un sourire, je me mis à dévaler les couloirs dans l’espoir de trouver une sortie. Il était hors de question que je gagne ma chambre – après tout, je ne savais même pas où elle se trouvait, mais ce n'est qu’un détail. La pensée de devoir partager mon lieu de repos avec d’autres personnes me faisait vibrer de malaise. Je n’étais décidément pas habituée à la vie en société. Tout ce que je connaissais, c’était la rue. Et la rue m’appelait en ce moment-même.

Je marchais, sans relâche, me créant mes repères, déterminée à trouver le hall d’entrée où la désastreuse rencontre avec les énergumènes de ce matin avait eu lieu. Enfin ! Me voilà devant la lourde porte qui avait accueilli mon passage quelques heures plus tôt. Un coup d’œil de tous côtés m’apprit que personne ne rôdait autour, aussi je poussai discrètement la porte et m’engouffrai à l’extérieur. Là, extase.

L'air frais me glaça délicieusement, caressant ma peau et s’introduisant dans mon corps par mes narines avides. Un seul mot me venait en tête : liberté. Comment avais-je pu passer à côté de cela toute la journée ? Où avais-je su trouver la patience de rester enfermée des heures d’affilée ? Je l’ignorais. Mais cela ne m’importait guère, car j’étais libre, à présent. Et je pouvais courir comme avant – ce que je fis sans plus attendre.

Dans ma course, je me débarrassai de mon flot bleu et de mon gilet en laine que je laissai derrière moi sans plus de cérémonie. Prise d’un soudain élan de sauvagerie, je fis sauter les premiers boutons de mon chemisier, juste assez pour ne plus sentir l’angoisse attraper ma gorge, j’en retroussai les manches et le sortit de ma jupe que je montai bien au-dessus des genoux pour faciliter mes mouvements. Ce que les codes pouvaient être chiants… A présent dégagée de mon fléau vestimentaire, je me laissai à crier, bras écartés, accueillant le vent sur mon visage tel une bénédiction. Je me sentais entière.

Mes pas me menèrent en ville. J’apercevais au loin les cimes d’arbre qui semblaient me faire signe. Je commençais à manquer de souffle, mais je ne m’arrêtai pas pour autant, sinuant entre les ruelles, parcourant les avenues en détalant telle une démente tout juste enfuie de l’asile. J’arrivai assez rapidement aux limites de la ville et me laissai tomber, époumonée, à côté de ce qui semblait être un… cimetière ?

D'un coup, tout bascula. C’était comme si ma liberté s’était envolé et que mon flot d’étudiante m’avait suivi pour me sauter au cou, m’enserrant jusqu’au sang. Je portais les mains à ma gorge, griffant quelque peu ma peau, alors que mon regard s’attardait sur les pierres tombales que je pouvais distinguer de là où j’étais. Un mot hantait mon esprit. Un seul. Qui revenait et ne semblait déterminée à rester. John.

Telle une automate, je me relevai et poussai le grillage qui émit un grincement sinistre. Le cimetière me reçut dans une brève bourrade de vent, faisant voltiger mes cheveux quelques secondes. Mes jambes bougeaient d’elles-mêmes, m’amenant parmi les tombes. La tristesse s’emparait de moi.

Je ne savais pas depuis combien de temps j’étais là, à marcher entre les cadavres, morose. L’odeur de la mort me serrait le cœur, mais je sentais au fond de moi un certain apaisement. Triste ironie… Le regard flou, je m’assis contre le tronc d’un arbre desséché, et la lumière de la lune vint se refléter sur mes cheveux. Un peu plus loin, je pouvais apercevoir une pierre tombale sur laquelle était gravé un nom de famille familier.

- Smith..., soupirai-je, à fendre l'âme.

Bien entendu, je savais pertinemment que ce n’était pas mon Smith, mon John Smith, et que son corps n’avait rien à faire dans ce cimetière. Mais c’était comme s’il avait voulu m’amener ici. Pourquoi m’acharnais-je ? Il fallait que je ferme une bonne fois pour toutes cet imposant tome de ma vie. Laissant échapper un nouveau soupir, je posai la tête contre l’arbre et fermai les yeux, me laissant bercer par le vent chantant dans les feuilles au-dessus de moi.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Sam 27 Juin 2015, 00:01


It began with a night..


Ma première journée à l'académie venait de se terminer, bien qu'elle ne fût pas des plus éprouvantes, j'étais bien content de pouvoir être à nouveau seul, perdu dans mes pensées, et je voulais profiter un peu, cela impliquait de ne pas rentrer à mon appartement de suite, ça n'était pas la meilleure solution pour trouver la sérénité...
C'est donc ainsi que je repris ma route, vers l'infini, vers nul part, vers un point de solitude qui me faisait de plus en plus plaisir, tout ceci n'était là que pour apaiser mon âme, enfin, je ne faisais que me voiler la face, m'isoler pour penser à ma solitude n'allait pas m'aider à me sentir moins seul, mais c'était ce que je souhaitais. Alors pourquoi résister ?

J'avançais sur les trottoirs de la ville, tout en regardant les lumières qui commençaient à s'allumer un peu partout, le soleil était en train de se coucher, et les boutiques s'illuminaient un peu de partout, il est vrai que le quartier branché était très actif la nuit, et donc vraiment magnifique, mais pour trouver le silence, ce n'était vraiment pas l'idéal... Je continuais donc ma route, en passant devant mon appartement, duquel s'échappait une voix familière qui me fit frissonner. Non, définitivement, je ne voulais pas rentrer ce soir, le supporter serait trop dur pour moi, je me suis donc éloigner au fur et à mesure du quartier branché.
Mon errance dura bien une bonne demi-heure perdue dans mes pensées, avant que je me rende compte qu'il n'y avait plus de lumière, plus de ville, ça y est, j'étais dehors. Le calme était venu à moi, où devrais-je dire, je lui ai encore couru après inconsciemment, je me trouvais sur un petit chemin, perdu entre un champs et un cimetière ouvert. Quoi de plus silencieux que le repos éternel ?
Sur cette belle pensée, je repris ma marche vers le cimetière, je pouvais déjà apercevoir les tombes et les inscriptions "Ici gît... Qu'il repose en paix". Être dans un cimetière était probablement l'une des meilleures façons d’être en paix, ces inscriptions étaient vraiment une bonne représentation de la chose, mais cela dit, je préférais l'idée d'être incinéré et que mes cendres soient lancés un soir de vent, comme ça je serais libre, libre d'avoir le silence et la tranquillité, alors que mes nouveaux amis du cimetière étaient eux entravés par une prison de terre.

Me rendant compte que j'avais vraiment des pensées moroses, je me mis à penser à autre chose, ce n'était parce que c'était dans un cimetière qu'il fallait que je pense à la mort, il me restait encore beaucoup de choses à faire dans ce bas monde, alors il ne fallait même pas prendre la peine de penser à ça.
En avançant, j'étais arrivé au pied d'un arbre, il semblait être au milieu du lieu, c'était probablement le meilleur endroit pour se poser et regarder le ciel. Je suis monté sur l'arbre, puis m'allongeant sur la branche la plus solide, je commençai à regarder le ciel qui se perlait petit à petit d'étoiles, la nuit était bien là à présent, le ciel nocturne n'était pas le plus beau, mais étant donné des circonstances, il fallait que je m'en contente.

Plus le temps passait, plus mes yeux semblait se fermer, et petit à petit, je commençais à somnoler, à comater, à sombrer dans une sorte de rêve éveillé, bah, je pouvais me laisser aller, ce soir, je n'avais rien à faire, je n'avais pas prévu de jouer les justiciers ni quoique ce soit, je ne voulais même pas rentrer chez moi, je n'avais pas fait de nuit à la belle étoile depuis longtemps, alors je voulais profiter de cette occasion.
C'est ainsi que je sombrai dans un rêve...

La noirceur, mes rêves était toujours comme ça, le néant, le vide, une chute, l'infini, la solitude que je recherchais poussée à son extrême, j'étais seul, plongé dans les ténèbres, j'ai toujours cru que c'était ce qui m'attendait si je continuais à m'isoler comme je le faisais, j'avais beau avoir changé, mes rêves n'en était pas moins toujours aussi sombres et désagréables...
Et à chaque fois, je priais pour me réveiller, pour sortir de cette abysse infernal, le sommeil était quelque chose de compliqué pour moi, la plupart du temps, je subissais ces tourments, et le reste du temps, je ne me souvenais pas.

Je dois avouer que ce soir, je ne m'attendais pas à être tiré de mon sommeil cauchemardesque par un bruit, enfin un bruit, plus exactement, c'était une personne, qui venait de s'installer au pied du même arbre que celui sur lequel je me trouvais.
Le bruit me fit sortir doucement de ma torpeur, mes yeux s'ouvrirent péniblement, puis d'un léger coup d'oeil, je vis qu'il y avait donc une personne, apparemment une demoiselle, assise sur le tronc de l'arbre mort, je resta quelques minutes sans réaction, mon cerveau étant encore un peu embrumé.
Je l'entendit murmurer très doucement.

- Smith...

Mon esprit été vraiment trop assommé pour réagir à ça, je me suis seulement contenté d'écouter, d'enregistrer, en attendant d'être à nouveau en état de contrôler tout mon système.
Une fois mon esprit réveillé et totalement opérationnel, je lâcha très discrètement un :

"Bonsoir.."

Je dois avouer que je ne m'attendais pas à avoir de la compagnie, ceci venait un peu briser mon silence, mais étant donné que cette personne m'avait sorti d'un repos mouvementé, je n'allais pas juste l'ignorer ou lui reprocher d'avoir briser mon moment de solitude...
Et puis qui sait, peut-être que j'allais faire une bonne rencontre ?


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Sidney J. Pond le Sam 27 Juin 2015, 01:56


« Hey, Sidney, réveille-toi. »

« Mmh… »

Je me retournai, lui donnant le dos. Diantre, ce qu’il pouvait être chiant des fois… N’avais-je donc pas le droit de me reposer ? Après tout, nous avions passé la totalité de la nuit dernière à courir comme des déjantés à travers la ville, volant ce que nous pouvions pour nous nourrir et riant au nez des ivrognes qui ne comprenaient rien au tableau que nous offrions. Duo de choc, hein… J’étais harassée, mes jambes criaient à la mort, tous mes muscles me tiraillaient. Tout ce que je souhaitais, c’était dormir.

« Sidney, faut qu’on s’tire. »

« Laisse-moi… »

Il me tirait le bras, à présent. Quel culot !

« Allez, grouille putain, y a les flics qui vont débarquer. »

Les quoi ? Mais non, ils n’avaient jamais débarqué, ne dis pas de bêtises. Qu’est-ce qu’il avait encore fumé… Les flics ne débarqueraient pas, je le savais bien. C’était fou. Complètement fou.

« Ils sont là, putain ! Sidney ! Merde. Trop tard. »

Mais qu’est-ce qu’il racontait, lui ? Y en avait pas, de flics, y en avait jamais eu…


- Bonsoir..

Un flic qui dit bonsoir aussi poliment ? On aura tout vu. Décidément, je nageais en plein délire. Mais puisqu’il n’y avait jamais eu de flics, je vous dis !

J’ouvris soudainement les yeux, les doigts crispés sur mon paquet de cigarettes. Une fois encore, la voix de John avait fini par m’engloutir, me plongeant dans un demi-sommeil un peu trop réaliste à mon goût. Son timbre résonnait encore à mes oreilles, vibrant dans mon crâne, réplique exacte de mes souvenirs. Mon regard chercha l’horizon, et s’y plongea alors que j’allumai une cigarette, à moitié consciente. Je tirai une première latte, expiai la fumée mortelle. Et c’est là que la réalité me frappa.

Ce « bonsoir » n’appartenait pas à mes fantasmes de mémoire embrouillée, mais il était bien réel et provenait… d’au-dessus de moi. Je levai lentement la tête à la recherche de la personne qui avait pu bien s’adresser et moi, et je découvris une paire de pieds. Fronçant les sourcils, encore dans les vapes, je suivis du regard ces pattes pour discerner un corps suivi d’une épaisse masse de cheveux. Je n’avais pas la moindre idée de la personne à qui j’avais affaire, et il était impossible pour moi de distinguer un visage sous la pénombre de la nuit. Cela étant, je pouvais facilement, notamment grâce à la voix du personnage, déterminer qu’il s’agissait d’un jeune homme.

Lasse, l’âme encore morose, je n’avais guère l’envie de jouer les sarcastiques. Haussant les épaules pour moi-même, et me tordant presque le cou dans l’espoir d’apercevoir quelques traits de visage, je laissai échapper un soupir et lançai péniblement :

- Bonsoir… Quel bon vent t’amène en ce lieu ?

Je grimaçai quelque peu à l’entente de ma voix, éraillée de nature, brisée pour n’avoir pas parlé depuis longtemps. La question n’était que politesse mais, depuis quand étais-je polie ? La lassitude affectait-elle à ce point mes états d’âme ? Je balayai cette idée de mon esprit, me contentant d’une explication tout à fait raisonnable et convenable à mon état d’esprit actuel : j’étais fatiguée de jouer, et en ces lieux sacrés, il n’y avait pas de place pour les dérisions. Ici trônait le respect et la douce paix de la mort.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Sam 27 Juin 2015, 02:53

Mon bonsoir semblait s'être perdu dans la petite brise qui soufflait ici, peut-être qu'elle dormait, peut-être qu'elle parlait pendant son sommeil ? En tout cas, son absence de réponse pouvait montrer que tout comme moi, elle avait un cerveau lent quand il s'agissait de sommeil.

Ah, après quelques longues secondes de déconnexion, la personne se mit à bouger, pour allumer une cigarette... Quel dommage de fumer, surtout dans un lieu comme celui-ci... Mais malgré cette réaction, elle ne semblait pas avoir remarqué ma présence, laissant mon "Bonsoir" continuer sa route avec le vent... Je ne savais pas vraiment si je devais être vexé ou plutôt amusé face à son mutisme apparemment chronique.

La fumée venait de monter jusqu'à moi, quand la personne fût prise d'une réaction soudaine, elle tourna la tête vers moi, aha, enfin, j'attendais presque l'ouragan.
En se tournant, elle fût confrontée à mes pieds, puis elle chercha à me dévisager, mais le manque de lumière l'empêchait de bien pouvoir discerner mon visage, et inversement, je n'arrivais pas du tout à la voir... Tout ce que je savais, c'est que c'était une fille, était-elle de Tsuki ? Ou était-elle une citoyenne perdue ? Je n'en savais rien, mais le fait qu'elle se soit retrouvée au même endroit que moi me fit rester un peu sur mes gardes, si elle avait elle aussi un don, j'étais potentiellement en danger dans ma forme actuelle, mais si elle était inoffensive, et que je changeais ma forme, j'allais me retrouver dans l'incapacité de désactiver mon pouvoir, et ceci était plutôt embêtant... Je choisis au final d'attendre d'avoir plus d'information sur la personne, de toute façon, si elle présentait un danger, la rapidité d'activation de mon pouvoir me permettrait de m'immuniser assez rapidement, alors, pas la peine de s'alarmer pour l'instant.
Et en attendant, elle avait réagi, elle m'avait vu, mais pour l'instant, il y avait toujours absence de réponse, et donc mon "Bonsoir" était toujours en train de voyager au gré du vent.

Comme si elle avait pu lire dans mes pensées, elle répondit à ce moment-là, avec une voix cassée qui montrait qu'elle venait de se réveiller et qu'en plus, fumer n'allait pas arranger la chose.

- Bonsoir… Quel bon vent t’amène en ce lieu ?

Une réponse qui semblait montrer autant de solitude que dans mon début de conversation, nous étions donc du même bord ? A chercher le calme ? En tout cas, c'est l'impression que cela donnait.
Après avoir entendu sa voix, j'ai pu en déduire qu'elle était jeune, et de ce fait, j'émis l'hypothèse qu'elle soit -probablement- élève à Tsuki, et donc qu'elle possédait -probablement- un pouvoir également, ceci me mettant un peu plus sur mes gardes.

Je fis un saut, afin de rejoindre le sol, devant elle, une petite acrobatie, non pas pour impressionner, mais parce que j'aimais le fait de me sentir libre de bouger comme je le souhaitais. Une sensation de liberté, c'était vraiment tout ce dont j'avais besoin, bon, actuellement, j'avais aussi besoin de sommeil, mais ça n'était vraisemblablement pas le moment pour retourner dormir, j'étais face à elle, c'était à mon tour de donner une réponse.

Je ne voulais pas adapter une attitude trop associable, les nouvelles rencontres étaient les bienvenue ici, j'avais besoin de voir d'autres têtes que celles que je vois habituellement, entre autre, les têtes apeurés des mini-criminels qui ne s'attendaient pas à se retrouver face à un justicier, enfin genre un vrai... Et la tête de l'autre ingérable là, voilà à quoi se résumait mon actuelle vie sociale.
J'avais pourtant bien rencontré des élèves aujourd'hui, mais je n'avais pas l'impression d'avoir réussi à faire preuve d'une grande présence d'esprit, du coup, j'avais probablement foiré.

Quoiqu'il en soit, il fallait que je lui réponde, et l'envie de savoir pourquoi elle était arrivé ici me titillait un peu, mais pour ça il fallait également que j'explique pourquoi j'étais arrivé ici. Il n'y avais pas grand chose à dire... La solitude, tout était là, dans ce petit mot... Je n'avais pas à mentir, la vérité était assez claire.
Alors, sur un ton monotone, je répondis.

"C'est... Le calme qui m'a amené ici..."

Puis directement, j'enchaînai par la même question, histoire de ne pas laisser de blanc gênant, et éviter un certain malaise entre mon interlocutrice et moi.

"Et toi, comment es-tu arrivée dans ce cimetière ?"

Il semblait que ma curiosité me faisait toujours et continuellement défaut, mais quitte à être ici, autant en profiter pour poser des questions et entamer une discussion, on sait jamais, on peut toujours avoir une bonne surprise.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Sidney J. Pond le Sam 27 Juin 2015, 04:06

Une galipette, et le voilà devant moi. Je me relevai, par pure politesse, et époussetai ma pauvre jupe tiraillée par ma course. Je levai la tête quelque peu, juste de quoi discerner son visage. Après tout, il devait faire quoi ? Une quinzaine de centimètres de plus que moi, à tout casser ? Même pas.

La lueur de la Lune se reflétait à présent sur sa face – plutôt jolie, d’ailleurs – et je ne pus m’empêcher de le reluquer dans les moindres détails, sans réellement me soucier de ma discrétion. Il devait avoir mon âge, ou peut-être un peu plus. Une année, deux au grand maximum. Sa chevelure châtain foncé en bataille me fit sourire, me rappelant l’incapacité qu’avait John de se coiffer. Ses yeux bleu océan miroitaient l’éclat nuptial, et je m’y perdis une fraction de seconde, fascinée. Bien évidemment, je n’en montrai rien.

Bon, à présent que nous étions tous les deux face à face, quel comportement adopter ? Que faire ? Quelle réaction avoir ? Il semblait réfléchir à la réponse qu’il allait m’offrir, tandis que je réfléchissais à comment me conduire avec cet inconnu. Deux – ou plutôt trois – questions me vinrent à l’esprit : faisait-il parti de l’Académie ?  Si oui, quel pouvoir avait-il ? Et, surtout, que faisait-il en ce lieu sinistrement reposant ? Mais, pour la troisième question, je ne tardai pas à avoir ma réponse.

- C’est… Le calme qui m’a amené ici…

Le calme, hein ? Il avait prononcé cette phrase d’une façon tellement monotone que je vis ma lassitude se retranscrire dans le ton de sa voix. Je frémis, touchée intérieurement, et me mordis la lèvre inférieure, redoutant la sentence.

- Et toi, comment es-tu arrivée dans ce cimetière ?

Le voilà, mon châtiment. Poser une question aussi bateau promettait une question en retour, et j’en subissais les frais à présent. C’était à mon tour de répondre, et cela ne me plaisait guère.

Que dire ? Que raconter ? La vérité ? Non, trop complexe. Un quelconque mensonge stipulant que je m’étais perdue ? Non plus, il avait sûrement pu sentir la tristesse dans ma voix qui trahissait le fait que j’avais pénétré l’antre de ce lieu en toute conscience. Une semi-vérité ? Oui, parfait. N’en dire ni trop, ni pas assez. Je soupirai. Décidément, il fallait toujours que je réfléchisse à toute vitesse avant d’agir. Ne pouvais-je donc pas me contenter d’être naturelle ? Je ressentais l’horrible impression d’avoir été formatée à être sur mes gardes et à cacher au mieux mon véritable moi intérieur. Tout était calculé dans mes gestes, du moins, tout sauf la réponse qui s’échappa de mes lèvres, réponse accompagnée d’une réaction pour le coup carrément pathétique :

- La même chose que toi… j’imagine, marmonnai-je d’une petite voix sans enthousiasme, alors que je sentais ma tête se baisser et mon regard se diriger vers le sol.

Par Merlin, mais que m’arrivait-il ? Etait-ce le pouvoir du jeune homme qui me faisait cet effet, que dis-je, cet affront ? Non, il n’avait pas l’air d’user de quelque magie que ce soit. Je tirai une latte et fermai les yeux une seconde, histoire de reprendre contenance. Enfin, Sidney, ressaisis-toi, au nom de Gallifrey !

Enfin, je relevai la tête vers lui, lui offrant une toute autre expression. Un regard déterminé, un visage impassible. J’étais de retour, ma vulnérabilité effacée. Mon petit moment de faiblesse avait été essuyé d’un mouvement de tête, jeté aux ordures comme une vieille chaussette rongée par les mites. Ancrant mon regard dans le sien, je lui adressai un léger sourire, bref, mais franc, et tendis la main vers lui.

- Sidney.

Tout simplement.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Sam 27 Juin 2015, 05:07

Une fois mes phrases terminées, je me suis rendu compte que je me faisais dévisager d'une façon plutôt conséquente, ce qui me mit légèrement mal à l'aise, mais ce qui me permit de faire de même, j'avais donc en face de moi une jeune fille, qui devait à peine être plus jeune que moi, tout ce que j'arrivais à voir avec la lueur de la lune, c'est qu'elle paraissait avoir une peau assez pâle, et qu'elle était plutôt grande pour une demoiselle, elle devait avoir... Une demi-tête de moins que moi, voire peut-être un petit peu plus...

Ma question sembla l'embêter plus qu'autre chose, je me doutais bien que cela tournerai ainsi, c'était à peu près pareil pour moi, ma recherche de solitude m'avait fait perdre une grande partie de mes codes sociaux, et de ce fait, j'appréhendais totalement sa réaction.

Elle hésita, tout comme moi quelques secondes auparavant, elle avait les mêmes réactions que moi, ce qui eu pour effet d'attiser ma méfiance, je savais comment j'étais capable de réagir, alors, je voulais éviter de me faire avoir par une mentalité semblable à la mienne.
J'étais vraiment à l’affût, en attendant sa réponse qui allait être cruciale pour savoir si elle était potentiellement une menace ou non. Intérieurement j'étais en alerte, mais je ne laissais que transparaître un ton naturel, calme, même peut-être poussé à l'extrême, blasé.

Sa réponse semblait évidente, pourtant, je m'attendais à quelque chose d'autre, comme si j’espérais un retournement de situation dans une conversation comme celle-ci, non, la réponse était bien celle qui était la plus probable.

- La même chose que toi… j’imagine

Tout comme moi, elle avait adoptée un ton monotone pour sa réponse, néanmoins, contrairement à moi, elle baissa la tête comme si quelque chose l'avait perturbée.
J'osais espérer que ce n'était pas moi qui l'avait mis dans cette état, cela aurait été vraiment embêtant, je veux dire, je ne m'attendais pas à une réaction de ce genre dans cette situation, cela avait tendance à me rappeler une autre personne, qui avait eu une réaction similaire, et qui voulait cacher ça, mais ici... Ce n'était pas possible que ça soit pareil, elle ne connaissait même pas mon nom, ça ne pouvait être qu'une légère faiblesse dû à une présence inattendu, c'est ce pourquoi j'optai au final.

Elle se remis à fumer, puis laissant une seconde s'écouler, elle releva la tête, normalement, comme si rien n'était arrivé, une faiblesse passagère, comme je l'avais dit, rien d'alarmant au final, nous étions à présent en train de nous fixer, son regard venait totalement de changer, j'avais à présent un regard déterminé devant moi.

Puis esquissant un sourire, elle me tendit la main.

- Sidney.

Au moins c'était clair, cette présentation était nette et brève, mais je connaissais à présent le prénom de la personne à laquelle je m'adressais.
Le fait qu'elle me tende la main me permit de discerner plus distinctement son visage, je vis notamment qu'elle avait les yeux jaunes et des cheveux rouges. Malgré tout, l'ombre ne me permettait pas d'avoir plus de vision sur les traits physique de la demoiselle, alors je stoppa tout simplement de la dévisager.

Puis me rappelant qu'elle venait de se présenter, et ne voulant pas être impoli, je lui serrai la main en répondant à sa présentation.

"Maester, enchanté."

Puis juste après, je me suis dit qu'il était temps de poser des questions réellement intéressantes, je voulais principalement savoir si elle était élève à Tsuki, et d'en découvrir plus sur son pouvoir, peut-être, alors, tout en me grattant l'arrière de la tête, je repris.

"Alors... Tu es une élève ?"

Je m'attendais à ce qu'elle comprenne que par "élève" que je parlais de l'académie Tsuki, je ne savais même pas pourquoi j'en doutais, j'étais même déjà presque sûr de la réponse, mais rien n'était plus simple que de vérifier.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Sidney J. Pond le Sam 27 Juin 2015, 05:53

Je plissai les yeux. Ce jeune homme dégageait tellement de choses, tellement d’émotions et de réflexions qui se mêlaient les unes aux autres à tel point que je ne pouvais distinguer concrètement ce qu’il se passait dans sa tête. Mais une chose était sûre : je sentais de la méfiance émaner de son regard. Une méfiance certes compréhensible, de par notamment la similitude de nos agissements. Nos réflexions respectives, nos hésitations, notre tendance à penser à deux fois avant d’ouvrir la bouche ou de faire un geste… J’acquiesçai mentalement à la garde de mon interlocuteur, satisfaite d’enfin trouver quelqu’un d’un peu plus intelligent que les pauvres individus ayant croisé mon chemin dans la dure journée que j’avais passée.

Il semblait calculateur. Ou peut-être n’était-ce qu’une facette révélée par mon propre comportement. Enfin, calculateur, pas dans le sens perverti du terme, s’entend. Plutôt dans le sens prudent, ce qui constituait, à mes yeux, une qualité non négligeable. Il semblait également réfléchir à cent à l’heure, de la même façon que moi, énumérant les hypothèses dans son esprit avant de tirer une quelconque conclusion. Ce qui me fit sourire.

Ma main commençait à se lasser d’être maintenue en suspens de la sorte, mais je ne lui en voulais guère, et il finit par la serrer, poli. Intéressant, ce personnage. Ma curiosité était piquée et, j’en étais sûre à présent, mon moment de faiblesse ridicule était enfoui dans les profondeurs abyssales des souvenirs à proscrire.

- Maester, enchanté.

Un sourire en coin vint prendre place sur mes lèvres, alors que mon sourcil se haussait. Une réplique cinglante était sur le point de franchir ma bouche bafouée par le pêché, mais mon interlocuteur ne m’en laissa guère le temps.

- Alors… Tu es une élève ?

Je me mordis la lèvre inférieure, réfléchissant de nouveau à toute vitesse. Dans quoi je m’étais encore fourrée, bordel. Ce type m’intéressait, j’étais vraiment avide d’en savoir plus sur lui, de découvrir les mécanismes de sa pensée, de comprendre ce qu’il se passait dans sa tête. Sauf que je ne pouvais user de mon jeu habituel. J’avais tiré les cartes de l’honnêteté, et ce, en commençant par donner mon véritable prénom. Je l’avais laissé apercevoir une petite faiblesse de ma part, j’avais baissé ma garde et il m’avait eue par surprise. Il était trop tard pour moi, je ne pouvais rebrousser chemin, je n’avais pas trente-six solutions. Le jeu en était fini avant même que je n’aie pu lancer les dés. A moins que…

- Oui, élève, soupirai-je.

A moins que. Certes, la question ultime me taraudait sans cesse depuis plusieurs heures à présent : qu’est-ce que je pouvais bien foutre dans une telle Académie ? Cela étant, comme pour finir ma désastreuse journée en beauté, il m’avait été donné de rencontrer cet homme. Cet homme étrange mais fascinant, à l’intelligence et à la perspicacité percevable à des kilomètres. J’avais les pieds dans le gouffre, je m’étais lancée, je voulais savoir. Qui était-il, au fond de lui ? Je voulais comprendre. Comment pensait-il, comment fonctionnaient les rouages de son cerveau ? Je voulais apprendre. Que pouvait bien être son pouvoir ? Car oui, pouvoir il avait. Sa question frôlait l’implicite. Si j’étais élève, oui, mais élève où ? A Tsuki, bien sûr. Et, s’il avait connaissance de l’Académie, c’est qu’il en faisait partie. Par conséquent, il possédait un pouvoir, et je brûlais d’en prendre connaissance.

Haussant les épaules en réponse à mes pensées diverses, tirant la conclusion que tout n’était pas encore foutu et que je pourrai très bien trouver un nouveau jeu dans l’honnêteté et la finesse, ma bonne humeur refit surface, doublée d’un élan de générosité. Je tendis ainsi mon paquet de cigarettes au dénommé Maester, sans prononcer un mot car jugeant le geste assez clair – et c’est là que ma réplique cinglante me revint en mémoire, mais je la modifiai toutefois quelque peu pour rester plus correcte. Après tout, je sentais que je pourrai bien m’amuser en sa compagnie, et qu’il pourrait également en tirer le même profit.

- Drôle de prénom, hein…, lâchai-je finalement, taquine.

Deux êtres solitaires sous l’éclat mélancolique de la Lune, au milieu des morts... Et pourquoi pas, au final ?


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Dim 28 Juin 2015, 22:48

Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu cette étincelle d'excitation en moi, cette personne semblait en tout point similaire à moi, peut-être même mieux, elle semblait aussi avoir certaines qualités que j'avais perdu, que j'avais refusé.
J'avais rarement vu une personne aussi vive sur sa réflexion, et c'était vraiment une bonne qualité, elle semblait vraiment plus intelligente que les autres élèves précédemment rencontrés, avec qui je n'avais probablement pas assez parlé pour découvrir le potentiel intellectuel, mais ici, on pouvait sentir une intelligence sans même parler, juste en observant les mimics et les réactions. Tout l'air en semblait rempli, et cela m'excitait. L'envie de savoir ce qui pouvait bien arriver après était déjà en pleine ébullition dans mon esprit, je voulais voir comment tout allait se passer.

Après ma question, elle semblait de nouveau réfléchir très rapidement, comme si elle voulait mentir, ou donner une autre raison, peut-être était-elle déjà en train de mentir depuis le début, et vu sa facilité à cacher ou à changer d'émotions, cela pouvait potentiellement poser problème, mais ici, l'idée était de rester méfiant, tout en étant intéressé par la suite des événements, il n'y avait pas d'autres solutions pour moi, j'avais choisi, peut-être sans réfléchir, probablement sous le coup de mon irrémédiable impulsivité chronique. Mais mon choix était déjà fait, je prenais le risque de rester ici, tout en restant méfiant, juste dans le but d'en apprendre plus sur cette "Sidney"

Un soupir me fit sortir de mes pensées.

- Oui, élève

Alors, c'était bien une élève à Tsuki, et quand bien même c'était un mensonge, la finalité de ma question, était de savoir si elle avait un pouvoir, et grâce à cette réponse, qui montrait qu'elle avait connaissance de l'Académie, je pouvais en déduire qu'elle avait le genre de talent spéciaux qu'on peut trouver à Tsuki.
La suite allait devenir probablement plus intéressante, on venait de commencer un jeu, un jeu de perspicacité, où tout était à base de déduction et de réactivité.
Elle avait dû déduire que j'avais une pouvoir également, dû à ma question qui me trahissait tout autant, erreur voulu, il faut savoir se dévoiler partiellement pour piéger son ennemi, ici adversaire, car je ne ressentais aucune animosité dans les yeux de mon interlocutrice, mais je me devais de rester bien prudent, si cela faisait partie de sa stratégie, j'allais très rapidement me retrouver dans une posture défavorable en baissant ma garde, je devais resté concentré et méfiant jusqu'à  avoir connaissance de son pouvoir. A partir de là, j'allais être capable de dire si oui ou non il y a danger, habituellement, je ne ressens aucun danger particulier en présence de quelqu'un, parce que ce dernier ne possède pas de pouvoir ou quoique ce soit, mais ici, à Tsuki, tout était possible, et avec les récents événements, je me suis rendu compte qu'il y avait plus de personnes disposant d'un pouvoir que prévu, et même hors de Tsuki... Pas forcément des bonnes personnes en plus...
Bref, sans la connaissance de son pouvoir, cette personne représentait une potentielle menace.

Je fus encore une fois sorti de mes pensées par un mouvement de la demoiselle, elle venait de me tendre son paquet de cigarette... Je n'avais jamais fumé pour plusieurs raisons, déjà parce que l'odeur ne me plaisait vraiment pas étant petit, mais également et principalement parce que j'ai passé une grande partie de mon enfance sous ma forme immatérielle, soit en étant un flux électrique n'avait aucun sens, donc le goût et l'odeur étaient pour moi inexistants, l'intérêt de fumer partait donc... En fumée.

Suite à ce geste, elle enchaîna avec une légère touche de sarcasme.

- Drôle de prénom, hein…

Je dois avouer qu'à ce moment, je n'ai pu m'empêcher de rire, j'étais assez d'accord sur l'originalité de mon prénom, il était bizarre, il avait un sens qui n'était pas utile, qui n'avait d'intérêt que pour l'abject être qu'était mon père, mais malgré tout, ce prénom bizarre était le mien et j'avais vécu avec, je n'avais aucun regrets à porter ce nom qui malgré son originalité, était quand même intéressant.
Je regardais la demoiselle avec un sourire amusé, puis je lui répondit.

"Un drôle de prénom, en effet."

J'en avais presque oublié qu'elle m'avait tendu son paquet de cigarettes, et du coup, pour ne pas la faire attendre, je repris directement.

"Et... Non merci, je ne fume pas."

Une fois ceci terminé, je me rendis compte que je ne savais plus quoi dire, je ne pouvais pas directement faire "Et du coup, c'est quoi ton pouvoir ?", c'était trop direct, trop brusque, nous étions en train de jouer à une sorte de questions-réponses pour découvrir un maximum de choses, il fallait jouer là-dessus.
Mais mon absence de vie sociale m'avait fait perdre beaucoup de phrases "bateaux" que l'on pose quand on rencontre quelqu'un... J'essayais de réfléchir à comment enchaîner, il fallait rebondir...
Je cherchais... Mais rien ne venait, toutes les questions arrivaient, puis disparaissaient... Alors dans un élan, je balbutiai un peu la première question qui était là, présente dans mon esprit.

"Et... Du coup... Tu es dans quelle maison ?"

La question n'était pas si mal, j'espérais juste que j'avais réussi à la faire passer sans avoir trop balbutié, ou alors en priant pour qu'elle n'en tienne pas compte.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Sidney J. Pond le Sam 11 Juil 2015, 06:43

Il restait sur ses gardes, ça se sentait à des kilomètres. Et ça me fit sourire.

Il avait bien raison de rester prudent. Après tout, une personne inconnue au pouvoir inconnu rencontrée par pur hasard au milieu de la nuit et, qui plus est, dans un lieu aussi désert et retranché que ce cimetière, n’allait pas être quelqu’un à qui on pouvait accorder sa confiance aussi facilement. D’autant plus que cette personne était moi, ha, ha !

Je le sentais quelque peu tendu. Comme si… Comme s’il ne pouvait être à l’aise tant qu’il ne m’avait pas réellement cernée. Pourtant, j’avais été honnête avec lui, ce qui arrivait assez rarement. Je n’avais pas menti. Je ne m’étais pas cachée. J’étais restée fidèle à moi-même, avec mon sarcasme qui renaissait de ses cendres et ma véritable identité. Malgré cette immense preuve de franchise de ma part, il y avait quelque chose qui bloquait. Quoi donc ?

Peut-être avait-il peur de moi. Peut-être qu’il ne pouvait être en confiance tant qu’il ne savait pas quel était mon pouvoir. Et je le sentais, qu’il brûlait d’envie de le connaître. Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il saurait aisément se défendre. Après tout, je ne maîtrisais pas tant que ça mon pouvoir, je l’apprivoisais à peine. Par contre, j’avais toujours mes poings et mes coups de pieds légendaires ! Je savais me battre, et mon corps en portait largement les traces. Quoiqu’il en soit, j’acceptai sa garde avec attention et intérêt, y décelant une forme d’intelligence. Il m’intéressait de plus en plus, ce gars-là. Jusqu’à présent, il n’avait fait aucun faux pas.

Il savait que je l’analysais, tout comme j’avais parfaitement conscience qu’il me sondait également. C’était comme un accord tacite que nous avions signé. On se cherchait, on se testait. On jouait. Et ça me plaisait. Ça m’excitait. Cela faisait une éternité que je n’étais pas entrée dans un tel jeu, et une douce vague de nostalgie s’empara de moi. Avoir quelqu’un de réceptif m’avait réellement manqué. Un tel sens de la perspicacité… Je voulais en savoir plus. Je voulais savoir jusqu’où il pourrait aller comme ça, quelles étaient ses limites. Et c’était bien parti.

Il rit à ma touche de sarcasme, et je lui répondis par un sourire. Cela faisait un peu trop de sourires pour un début de soirée à mon goût, mais je me sentais bien avec ce jeune homme. Cette franchise méfiante découlait de nous naturellement, elle coulait de source. Deux esprits futés chacun à l’affût de l’autre. Une expérience qui ne pouvait que s’avérer enrichissante.

Son rire résonna à mes oreilles comme une douce mélodie, me rappelant John. Ce Maester avait trop de points communs avec mon passé. Une drôle de pensée effleura mon esprit : il aurait pu être John. Il aurait parfaitement eu sa place dans les années que j’avais vécues.

Et voilà que je me mettais à penser à n’importe quoi ! Je levai les yeux au ciel intérieurement, intimant à ma conscience de se taire.

Tiens donc, il ne fumait pas. Cela m’étonna quelque peu, mais d’un autre côté je m’y attendais, d’une certaine façon. Je faillis réagir, mais je m’en empêchai, sentant qu’il n’avait pas fini. Mais il mettait un peu trop de temps à rouvrir la bouche, et je commençais à m’impatienter.

Il réfléchissait. A toute allure. Il semblait même un peu… gêné ? Non, pas possible ! Je réprimai un rire, sourcils haussés. C’était moi ou… il cherchait un sujet de conversation ? Non. J’avais senti son but. Il voulait m’amener à un point précis : révéler mon pouvoir. Mais le fait de deviner ses intentions ne me fit pas l’aider, au contraire. Je voulais le laisser mijoter un peu plus, feindre l’indifférence, voir comment il allait s’en sortir tout seul, comme le grand garçon qu’il était. C’était le but qu’il s’était visiblement fixé, alors c’était à lui d’y parvenir.

Il réfléchissait, encore. Et mon pied tapait contre le sol, légèrement, suivant la cadence d’une quelconque mélodie au rythme de batterie tout à fait banal. Un sourire en coin vint étirer discrètement mes lèvres alors que je le reluquais, amusée. Il me faisait rire, ce bonhomme.

Ah, enfin ! Le voilà qui ouvrait la bouche.

- Et… Du coup… Tu es dans quelle maison ?

Oh ! Monsieur le Maestro avait commis un faux pas. Il avait balbutié ! Et ça, je n’allais certainement pas le laisser passer.

Je ris, sans retenue, moqueuse mais touchée. Il ramait des pieds et des mains pour arriver à son objectif, et il me surprenait ! Sa façon de tourner les choses était particulière, et me plaisait bien. Alors, pour ne pas trop le vexer, je ne fis aucun commentaire – mon rire avait sûrement suffi – et je lui adressai un sourire malicieux, sourcil haussé.

- T’as raison. Fumer, c’est mal, lançai-je en me mordant la lèvre inférieure.

Sur ces mots, je laissai tomber ma cigarette sur le sol et mon pied vint l’écraser sans plus de cérémonie. Réfléchissant à la question qu’il avait posée, ne voulant pas réellement lui mettre de bâtons dans les roues mais terriblement tentée par l’idée de le laisser se dépatouiller encore un peu, je penchai légèrement la tête sur le côté. Ma petite âme de gamine espiègle était de retour, et je comptais bien lui en faire profiter ! Je sentis mes yeux se teinter d’une soudaine lueur de défi. On avait commencé un jeu, après tout. Il était temps pour moi de l’officialiser.

- Quant à la maison… Devine.

Je malmenai à nouveau ma lèvre, taquine, et me laissai tomber en arrière, m’adossant au tronc d’arbre qui avait accueilli mon désespoir et ma solitude quelques temps avant cette rencontre. Je croisai les bras en le regardant, manière pour moi d’acquiescer subtilement, de lui donner l’aval pour jouer. Il avait les cartes, la balle était dans son camp. Je lui offrais une chance d’essuyer son balbutiement. J’étais gentille, n’est-ce pas ? C’était à lui d’agir. Mon petit Maester, j’en attends pas mal de toi. Alors tu sais quoi faire : surprends-moi !


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Sam 11 Juil 2015, 23:21

Ce balbutiement était une erreur, je le savais, je me suis instantanément repris, un air sérieux revint s'installer sur mon visage, une seule erreur, juste une, je n'en ferai plus, ce n'était plus une possibilité, elle allait probablement le remarquer... Probablement ? Rigole bien Maester, elle l'a remarqué espèce d'idiot... Je le savais déjà, comment pouvait-elle passer à côté de cet instant de faiblesse, j'avais envie de me mettre des claques...

Pourquoi je prenais tout cela avec autant de sérieux ? Oui Maester, pourquoi ? Je ne savais vraiment pas... Elle me rappelait vaguement Aelys, avec un côté plus sociable... Mais cette difficulté que j'avais pour riposter... Je n'avais pas rencontré cela depuis mon combat avec Aelys, le premier en date qui m'ait mis en danger, et malheureusement pas le dernier.

Quoiqu'il en soit, je voyais ici un nouvel adversaire, un nouveau Rival, un nouveau moyen d'apprendre, de m'améliorer. Je n'avais absolument aucune honte à prendre une leçon de la part d'une élève, si cela me permettait d'avancer. C'est pourquoi malgré l'envie très insoutenable que j'avais de vouloir me baffer, j'étais assez content de savoir que j'avais fait une erreur, qu'elle allait s'en rendre compte et jouer de ça pour me mettre en difficulté, vraiment. Si j'arrivai à rebondir après ça, mon objectif serait atteint.

Si en plus, j'arrivai à la mettre en mauvaise posture, alors là, on pourra même dire que j'aurais eu une petite vengeance personnelle, j'ai dû esquissé un sourire dans mes pensées à ce moment, un sourire de plaisir, d'amusement... Après tout, ce n'était qu'un jeu. Mon erreur n'était probablement pas fatale.

J'étais en train de m'abandonner, de me laisser aller... Je baissais ma garde, petit à petit, laissant le jeu gagner sur la méfiance... Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Je suis bête voilà tout, un pauvre gamin impulsif... J'ai beau me réfugier, me cacher derrière cette apparence calme et solitaire... Je suis toujours le même, le pauvre gamin impulsif, qui a soif de jeux et de futilités infantiles... Et cette Sidney était en train de faire remonter... Lentement, mon vrai caractère... Je m'étais attelé à le cacher pendant longtemps, m'isolant et rejetant tout pour éviter de souffrir ou de faire souffrir, et pourtant, on n'échappe pas à ce que l'on est...
Même en me cachant, je serai toujours impulsif, on peut dire que mon pouvoir me représente plutôt bien sur ce point, rien n'est plus imprévisible que la foudre... C'est ce que j'étais, l'Incarnation de la Foudre, Impulsif, Imprévisible, Vif.

Oui... Je devais me mettre dans cette optique pour notre jeu, mettre un petit peu d'impulsivité ici ne pouvait qu'être bénéfique... Ceci allait me rendre encore plus dur à comprendre, laisser plus parler mon cœur, tout en gardant ma raison active pour faire la part des choses... Quel compromis parfait.

Me revoilà en course, Demoiselle.

Et à ce moment, elle rigola, il ne s'était passé que quelques secondes, et pourtant j'avais l'impression d'avoir réfléchi pendant une heure entière...
Elle avait rigolé ? Oui, elle avait remarqué ? J'ai balbutié n'est ce pas ? Bien sûr que tu l'as remarqué. Profite bien de cette faiblesse, je ne referai pas d'erreur demoiselle.

Je n'étais pas vexé, loin de là, je savourais notre discussion, en laissant pleinement mes émotions, toutes mes émotions, s'exprimer à l'intérieur de mes tripes. Tout cela bouillonnait à l'intérieur, mais à l'extérieur, je ne laissais paraître que le même visage passif, la même expression calme avec le même petit sourire, on ne pouvait pas discerner ce qui se passait à l'intérieur.

Elle esquissa un sourire, bizarre, je n'avais pas vu cette expression sur son visage avant... De la malice ? Elle voulait profiter de ma faiblesse hein ? Fais donc !

- T’as raison. Fumer, c’est mal

C'est tout, après ce sourire, je m'attendais à quelque chose de plus piquant... Elle écrasa sa cigarette, puis pencha sa tête, prenant un petit air de gamine, toute pleine d'espièglerie... Je n'étais pas la seul à avoir des instincts d'enfant alors . Une lueur de défi ? Ces yeux venaient de s'illuminer, le défi... Elle reprenait le jeu, cela se voyait.

Je n'avais pas eu de regard comme ça depuis longtemps... Je n'étais plus habitué à un regard comme ça, qui vous lance un challenge, j'attendais ces mots, son défi, il était là, sur ses lèvres, je l'attendais. Un nouveau rival... Le voilà... "New Challenger Approching".

- Quant à la maison… Devine.

Après cette phrase, elle se laissa retomber sur l'arbre, celui sur lequel j'étais il y a peu, elle croisa les bras, c'était à mon tour.
Une petite devinette hein ? La réflexion ici allait être facile, j'avais trois choix, oui, elle était élève, du coup la Maison Diamant était inaccessible, une possibilité en moins.

Saphir
Rubis
Émeraude


Il ne restait que ça, j'avais trois choix...

Saphir
Rubis
Émeraude


Émeraude, ils sont courageux, ils ont le sens de l'entraide, ils sont gentils et sociable... Bien qu'elle n'avait pas l'air méchante, le fait d'être là, en pleine nuit, montrait une tendance à l'isolement... Même si elle ne semblait avoir aucun problème à discuter, je n'avais pas l'impression qu'on la complimente sur sa sociabilité... Oui, Émeraude, c'était le moins probable... Le vert ne collait pas à ses cheveux rouges qui étaient éclairés par le faible rayonnement de la lune.

Saphir
Rubis

Saphir, l'envie de créer... L'imagination et la pensée... Une intelligence sans faille. Elle était intelligente, oui, pour sûr elle l'était... Elle aimait la solitude... Le bleu était peut-être sa couleur... Je ne savais pas si elle était dotée d'une imagination débordante d'idée et de couleurs... Alors cela aurait pu être totalement possible... L'intelligent Saphir ? Non... Il y avait quelque chose... Un petit détail qu'elle venait de laisser échapper, à l'instant... Le bleu n'était pas sa couleur... Trop froid... Trop timide...

Rubis

Rubis, les Rubis, la force de caractère, la puissance, l'envie de pouvoir, Le rouge est joueur... Et c'est ce point là qui est intéressant. Elle est joueuse, ses yeux venaient de le montrer, son espièglerie, elle avait cette force de caractère symbolique, mélangée à une autre part d'elle qui aurait pu être Saphir, mais ce qui prédominait, c'était le rouge de ses cheveux, l'ambre de ses yeux. C'était les couleurs chaudes qui étaient présentes ici.

Rubis rubis rubis... Ce choix était logique, ma réflexion fût rapide, brève. Tout était logique... Je n'avais plus qu'à répondre, alors je lui rendis un petit sourire, pas un sourire malicieux, ce dernier m'aurait compromit. Non, le même sourire que d'habitude, calme, froid, inexpressif et pourtant si expressif.

Ma réponse était là, elle n'attendait que de s'échapper de ma bouche. Je me suis assis, elle était là, en face de moi, j'ai juste eu à relever les yeux pour pouvoir continuer à la suivre du regard... Ma réponse s'échappa, doucement.

"Vu ta réaction... Je dirais Rubis." Dis-je d'un ton très monotone, presque triste, pour montrer uniquement un calme inébranlable.

Rubis, ma réponse était partie, Rubis. Ton tour, à nouveau, continuons le jeu, jeune demoiselle.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Sidney J. Pond le Lun 17 Aoû 2015, 04:11

Mon pied avait repris son rythme, sans que je ne m’en rende réellement compte, tapant inlassablement contre la terre, petits coups discrets mais marqués. Maester, lui, réfléchissait visiblement à toute allure – pour ne pas changer – sans se soucier de mon regard amusé vissé sur lui, inébranlable. Sourcil haussé, je le regardais se dépatouiller comme il pouvait, me mordant la lèvre pour m’empêcher de faire un quelconque commentaire. Et c’est là que la réponse fusa, avec une douceur qui me fit écarquiller les yeux.

- Vu ta réaction... Je dirais Rubis.

Il avait dit ça d’un ton tellement calme qu’il me parut feint, sur-joué. Comme s’il cachait autre chose. Comme s’il voulait camoufler une excitation pourtant bien présente. Cela étant, il avait vu juste. Et j’aurais mis ma main au feu qu’il avait procédé par élimination.

Aussi je levai les yeux au ciel, mimant un air indigné. Outrée, la petite Sidney, de s’être fait prendre aussi facilement ? Non, juste particulièrement amusée et impatiente de voir où ce petit jeu aller les mener.

- Trop facile.

J’
affichai une petite moue d’enfant gâté, avant d’éclater de rire et de me laisser tomber aux côtés du jeune homme. Mauvaise foi ? Oh non, il était évident que j’appartenais aux Rubis de par mon comportement ; et je me doutais bien qu’il saurait trouver aisément. Je n’avais pas à faire à n’importe qui, et c’était la raison qui alimentait notre discussion. Nous savions pertinemment aussi bien l’un que l’autre que notre échange, aussi puéril puisse-t-il paraître, était en réalité beaucoup plus profond qu’un simple jeu de devinettes : on analysait nos cerveaux respectifs, nos capacités d’adaptation, de réaction, d’analyse, de réactivité et de répondant. Et c’était diablement excitant.

Me penchant légèrement, j’entrepris de dévisager sans vergogne mon rival, ne laissant échapper aucun trait que la Lune me permettait de voir. C’était à mon tour de poser les questions... Aussi, fronçant les sourcils alors que je passais son visage au peigne fin, je laissai échapper doucement :

- Tu ne m’as pas l’air d’être un élève, toi… Pourtant, tu sembles bien jeune. Mais… Non, tu ne peux être pas professeur, ça ne collerait juste pas.

J
e pris une petite inspiration, relevant la tête et ancrant mon regard dans le sien, alors que mes lèvres s’étiraient en un petit rictus en coin taquin.

- Surveillant ou technicien de surface ?

A
h, sarcasme, mon doux sarcasme, que ferais-je sans toi… Tu résonnas avec perfection dans ma petite touche d’humour, reprenant doucement ta place dans mes interventions, ôtant petit à petit la tristesse qui avait pu s’emparer de mon âme depuis mon arrivée au cimetière.

Mon petit Maester, tu m’as l’air en forme pour un petit sprint direction le Palace des Joueurs. J’y ai réservé une suite privée pour nos deux cerveaux aux sens en alerte, péripéties garanties ou remboursement. Et, crois-moi, je t’y attends de pied ferme, armée jusqu'aux dents.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Lun 17 Aoû 2015, 19:58

L'excitation brûlait dans toutes les fibres de mon corps, mon cœur battait incroyablement fort en l'attente de la réponse. Avais-je vu juste ? Je tâchais de garder le plus grand des calmes en apparence, mais intérieurement, j'étais gonflé à bloc. Mon moi élève aurait déjà explosé avec son impulsivité, laissant son excitation s'échapper comme une éruption volcanique, un sourire aux lèvres, un sourire amusé, un sourire honnête et heureux. Mais j'avais appris à cacher ça. Cela est parfois nécessaire pour réussir à récupérer des infos, jouer sur le calme, cela déstabilise souvent. Ici, cela ne semblait d'aucun effet, vraiment, la personne que j'avais en face était du même gabarit. Calme, réfléchie, inébranlable. Sa seule réaction face à ma réponse vu de lever les yeux au ciel. Elle semblait outrée... Aurais-je commis une erreur dans mon raisonnement ? Non, je n'avais pas de doute là-dessus, elle était bien Rubis, j'en étais sûr.

- Trop facile.

Voilà la confirmation, donc je ne m'étais pas trompé. Rubis, hein ? Ton caractère t'as trahi Sidney. Le rouge se reflète dans tes yeux, pétillant de malice.
Elle a ensuite commencé à rigoler, effectivement, cette situation était assez amusante et enrichissante, j'ai laissé paraître un sourire amusé pour l'accompagner avant qu'elle ne me rejoigne pour me dévisager. Elle cherchait peut-être à trouver une faille sur mon visage. A part mes traits de visage, elle n'allait pas en tirer grand chose, mais ça l'avancerait un peu sur le plan physique. De voir mes cheveux ébouriffés à cause de mon pouvoir, mes yeux bleus océan montrant en général une expression calme malgré une lueur de gentillesse et de bonté au fond de ces derniers. Avec la luminosité, elle avait peut-être pu distinguer également mon sourire... Lui, il n'avait pas changé, et il ne changerait pas, je ne le voulais pas. Il se montrera toujours rassurant, mon sourire se veut protecteur. Il montre que je suis là pour les autres, pour les aider. Je n'en reste pas moins moi, un homme serviable, qui risquerai sa vie pour les autres, en toutes circonstances. Je ne pense pas qu'elle est pu distinguer grand chose d'autre vu la luminosité. Néanmoins, je me suis rendu compte qu'avec ça, elle aurait des informations sur ma façon de penser. Mais ici, cela n'était pas d'une réelle utilité.
Elle fronça les sourcils, comme si elle voulait voir le petit détail, il n'y avait rien d'autres, mon visage ne montrait que des traits fins, et assez beau à regarder, mais... Rien d'intéressant. Elle se mit à parler doucement.

- Tu ne m’as pas l’air d’être un élève, toi… Pourtant, tu sembles bien jeune. Mais… Non, tu ne peux être pas professeur, ça ne collerait juste pas.

Hum... Nous voilà de nouveau dans l'action, la réflexion reprenait. En effet, j'étais jeune, j'avais au maximum... Trois ans de plus qu'elle. Non je n'étais pas professeur, trop jeune et pas assez expérimenté pour ça, c'est exact. C'était vraiment un précieux cadeau de pouvoir observer la façon de cogiter de quelqu'un d'aussi réactif.

Alors, que vas-tu dire ? Je pense que tu sais déjà vers quoi t'orienter, pose moi la question pour vérifier si tu as raison.
Ce qu'elle ne tarda pas à faire, bien entendu. Elle prit une petite inspiration avant de me répondre en me regardant droit dans les yeux.

- Surveillant ou technicien de surface ?

Oh, elle esquissait un sourire en coin ? Du sarcasme ? Je ne m'attendais pas à avoir affaire à du sarcasme maintenant. Dans une situation comme ça, où j'étais face à un pic qui aurait pu être vexant, je n'ai pas pu m'empêcher de rire. Je ne pensais pas à ça, elle avait finalement posé sa question, avec une touche d'humour supplémentaire qui ne fit que montrer à quel point cette jeune fille était intelligente et pleine de ressources. Face à ça, je ne voulais pas mentir, je ne pouvais pas gâcher ce moment. Alors reprenant mon sérieux, je dévoila pleinement mon sourire avant de lui répondre.

"Un ancien élève, reconverti en surveillant. Tu as raison."

Nous étions vraiment dans un jeu. Un jeu de questions-réponses, visant à montrer nos capacités à réfléchir. Il me fallait être de plus en plus vif, je devais réellement être à l'écoute de chaque information, prêt à analyser tout ce qui allait se passer, il le fallait pour ne pas me faire manger. Alors... Il me fallait un question, très rapidement, j'en avais une, en rapport avec ma dernière question, cela tombait bien.

Cette question allait faire réfléchir la joueuse que j'avais en face de moi.
J'étais beaucoup plus à l'aise à présent, laissant mon sourire expressif parler pour moi tandis que je posais ma question.

"Tu penses pouvoir deviner la maison dans laquelle j'étais étant élève ?"

A ton tour de réfléchir, maintenant, tandis que je me délecte du spectacle.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Sidney J. Pond le Mar 18 Aoû 2015, 01:08

Oh, miracle ! Quelqu’un de réceptif à mon sarcasme. Il avait ri ! Oui, oui, messieurs dames, vous avez bien lu : Maester avait ri à ma raillerie. Un point pour toi, mon petit Diamant.

Car, oui, j’avais à présent la certitude que Môsieur faisait partie du corps éducatif. Parce qu’après avoir ri – illuminant son visage avec fougue !, il m’avait souri de toutes ses dents et avait confirmé mes doutes.

- Un ancien élève, reconverti en surveillant. Tu as raison.

Oh oui, redis-moi ça encore une fois ! Tends-moi une perche, laisse-moi t’analyser à nouveau, et répète cette phrase si douce à mes oreilles. « Tu as raison ».

Et c’était comme s’il avait lu dans mes pensées, car il enchaîna aussitôt avec une nouvelle distribution des cartes, et je pris ma main de jeu avec extase, tout aussi à l’aise que lui. Son sourire significatif me faisait frémir, la partie devenait de plus en plus excitante.

- Tu penses pouvoir deviner la maison dans laquelle j'étais étant élève ?

Je me mordis aussitôt la lèvre inférieure : il me collait un réel challenge, pour le coup. Mais je penchai néanmoins la tête sur le côté, décidée à entrer dans le jeu que j’avais lancé malgré tout. Par fierté, d’abord – ne jamais refuser un défi ; ensuite, le fait que je voulais pousser le plus loin possible cette discussion jouait énormément ; enfin, je voulais avoir la satisfaction extrême d’avoir juste à nouveau. Cela étant, la réflexion qui allait s’en suivre allait me donner du fil à retordre, mais tant pis : si c’était le prix à payer, je le débourserai volontiers, et sans hésitation.

- Je viens d’arriver, tu sais. J’ai débarqué aujourd’hui-même, je ne suis pas encore familière avec tout ça mais…

M
ais, mais, mais. Je soutins son regard, plissant légèrement les yeux, mon cerveau en activité extrême. Passant et repassant les informations que j’avais pu collecter durant la journée, les détails à première vue insignifiants que j’avais pu capter, les conclusions et déductions que j’avais faites. Ma lèvre inférieure souffrait, mes dents terriblement enfoncées en son côté droit. Les renseignements défilaient devant mes yeux, à toute allure, doublés des traits que le Diamant m’avait laissé voir de sa personne. Collait, collait pas, collait, collait pas ; semblables à des équations, les liens logiques s’enchaînaient dans ma tête, à tel point que je ne pus m’empêcher de mettre des mots oralement sur ma réflexion, et je crois bien que je ne m’en étais même pas rendue compte.

- Certainement pas Rubis, non, sinon tu aurais tout de suite enchaîné avec un truc cassant. Tu m’as l’air bien solitaire, dans ton genre… mais il y a quelque chose qui cloche. Quelque chose qui ne sonne pas juste, quelque chose qui bloque… Non, tu n’étais pas Saphir, même si tu aurais pu y avoir ta place… Certainement, oui, tu aurais pu être parmi les bleus, mais… Mais non, ça ne colle pas…

J
e pensais à voix haute, littéralement. Ou du moins, j’évoquais certaines de mes pensées, car mon cerveau allait trop rapidement pour mes lèvres – que je me remis à mordre au passage. Perdue dans ma réflexion, je continuai sur ma lancée, plus ou moins consciente que je marmonnais dans ma barbe inexistante. Mes mots sonnaient relativement flous, et je parlais vite, trop vite. Comme si ma bouche voulait suivre le rythme accéléré dans ma tête, en vain. Je résumais en même temps ; doux récapitulatif qui s’échappait de mes lèvres hors de mon contrôle.

- Ton regard… Ces yeux, ces yeux brûlent de courage et d’honnêteté… Et de… protection ? Oui… Tu parais quelque peu ambitieux, juste ce qu’il faut cela dit ; et ta persévérance semble être bâtie du même fer que la mienne… à quelques différences près. Ou peut-être que je me trompe ? En tous cas, bien que tu aies pu changer entre le temps où tu étais élève et aujourd’hui, je voterais pour Emeraude.

V
oilà, j’en étais sûre à présent, j’avais ma réponse, la clef tant attendue se dressait devant moi. Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Tout me semblait à présent logique, presque évident. Je clignai des yeux, comme si je me réveillais soudainement d’une quelconque transe dans laquelle ma réflexion avait pu me plonger. Ne saisissant pas réellement le fait que je m’étais bel et bien exprimée à voix haute, bien que dans un marmonnement peu audible, j’adressai un bref sourire au Diamant et détachai mon regard du sien pour diriger mon attention sur mon paquet de cigarettes, jouant avec entre mes doigts. Là, je lançai bien distinctement mais négligemment, prenant exemple sur le calme de ses réponses précédentes, un sourcil levé :

- Emeraude ?

L
es dés étaient jetés. Les déductions formulées. Alors, était-ce bien le Révérend Olive qui avait assassiné la victime dans la Véranda avec le Chandelier ?


Dernière édition par Sidney J. Pond le Mar 18 Aoû 2015, 02:59, édité 1 fois


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Mar 18 Aoû 2015, 02:24

Elle venait de se mordre la lèvre inférieure ! Je venais de lui poser la question difficile ! Oh que j'ai hâte d'entendre ta réponse Miss Écarlate. Elle pencha la tête sur le côté, elle allait réfléchir, cela se voyait clairement sur son visage. Son visage montrait à la fois de la satisfaction et de la fierté, elle voulait résoudre ce nouveau problème. Elle voulait gagner cette bataille, cela se comprenait. Je voulais gagner aussi, montrer que ma vivacité et ma réflexion étaient plus affinées que les siennes. Cette bataille allait être rude, réellement... Mais pas impossible, il fallait juste que je joue bien mes cartes.

- Je viens d’arriver, tu sais. J’ai débarqué aujourd’hui-même, je ne suis pas encore familière avec tout ça mais…

Et pourtant, tu as beau dire ça... Te voilà déjà en train de réfléchir Miss Écarlate. Les yeux plissés, comme si tu cherchais à sonder chaque morceaux de mon être, à la recherche d'une information cruciale sur mon comportement, sur ma façon d'être. Un indice qui te permettrait d'entrevoir mon passé, et de répondre à cette question, malheureusement pour toi, la tâche était un peu plus ardue, étant donné un certain changement de caractère. Malgré cela, je te savais à présent capable de répondre, de contrecarrer une fois encore mes plans, de te montrer encore une fois intelligente. Mais cette fois, il te fallait réfléchir un peu plus, n'est-ce pas ?

La situation me fit esquisser un sourire, c'était vraiment agréable de te voir réfléchir, cela faisait monter l'excitation en moi. L'excitation de ta réponse... Mais il te fallait encore réfléchir...

A haute voix ? Je ne m'y attendais pas, je crois même que tu m'as choqué à ce moment. Tu réfléchissais à haute voix. Je pouvais entendre tes pistes, tes idées et tes réflexions. C'était particulièrement amusant, de pouvoir t'entendre réfléchir sans te donner d'indice ou de réponses. Juste de t'écouter, marmonnant rapidement.

- Certainement pas Rubis, non, sinon tu aurais tout de suite enchaîné avec un truc cassant. Tu m’as l’air bien solitaire, dans ton genre… mais il y a quelque chose qui cloche. Quelque chose qui ne sonne pas juste, quelque chose qui bloque… Non, tu n’étais pas Saphir, même si tu aurais pu y avoir ta place… Certainement, oui, tu aurais pu être parmi les bleus, mais… Mais non, ça ne colle pas…

Bien, tu as retiré une des options, très bien... Mais néanmoins, ta réflexion ne se base que sur le peu de caractère que tu as aperçue aujourd'hui. Je te demande de réfléchir sur mon état-d'esprit il y a un an. Et là se trouvait toute la difficulté de cette question, j'espérai bien entendu te piéger là-dessus. Mais tu m'as dévisagé longuement. Et de ce fait, tu as forcément remarqué des petits détails je l'espère, des détails surgissant du passé, me révélant tel que j'étais. Cette part de moi qui est cachée, mais qui me caractérise tant. Fais un effort.

- Ton regard… Ces yeux, ces yeux brûlent de courage et d’honnêteté… Et de… protection ? Oui… Tu parais quelque peu ambitieux, juste ce qu’il faut cela dit ; et ta persévérance semble être bâtie du même fer que la mienne… à quelques différences près. Ou peut-être que je me trompe ? En tous cas, bien que tu aies pu changer entre le temps où tu étais élève et aujourd’hui, je voterais pour Émeraude.

Te voilà sur la bonne voie Miss Écarlate ! Tu as analysé les bons détails. J'étais presque en train de me réjouir de voir réussir, comme si j'avais envie que cette petite bataille ne s'arrête pas là. Tout cela était beaucoup trop intéressant pour s'arrêter maintenant.
Tu as esquissé un sourire, fière de ta réponse, avant de me la confier calmement

- Emeraude ?

J'étais réellement impressionné de ton raisonnement Miss. Tu avais su défaire le vrai du faux et analyser les bons détails. Cette question était une vrai colle, je le savais. Car aujourd'hui, j'aurais probablement été un Saphir, ou un Émeraude des plus calmes.

Oui, j'étais bien un Émeraude, j'étais même plutôt apprécié parmi ces derniers. Je n'ai pas pu empêcher un petit sourire de satisfaction d'apparaître sur mon visage, tu en avais même profité pour complimenter certains trains de ma personnalité, cela avait flatté mon égo.
Cette égo que je m'attelais à garder cacher au plus profond de moi, pour ne pas me compromettre. Oui je suis trop honnête. On m'a souvent qualifié d'honnête, de courageux, j'ai été considéré comme quelqu'un de protecteur. Mais cela constitue également de grandes faiblesses, quand les gens savent que vous êtes trop serviable, ils en profitent. Ils vous utilisent. C'est pour cela que je m’efforce de garder cela au fond de moi, bien que ma nature ne change pas. Je suis ce que je suis, et je le resterai. Mais pour lutter efficacement, il faut cacher ses faiblesses.

Cette discussion me rendait vraiment heureux, tout ça grâce à toi Miss Écarlate, je voulais continuer, voir jusqu'où ton cerveau pouvait aller, on a le temps, le couvre feu n'était pas passé. Mais le temps que l'on retourne à l'académie, je serai obligé de faire mon travail de méchant surveillant. Et l'envie de te punir ne me plaisait pas. Alors on a toute la nuit à se tester, n'est-ce pas ?

Bien, j'allais continuer, mais d'abord, j'acquiesça calmement pour confirmer ta réponse. Maintenant il me fallait une nouvelle question, quelque chose d'intéressant à savoir. Oui, c'était le moment d'enchaîner sur ton pouvoir.

"Et alors, quel est ton pouvoir ? Il doit être particulièrement avantageux pour que tu sois aussi confiante et pour que tu aies une place chez les Rubis."

Pourquoi ce dernier commentaire ? Parce que la plupart des Rubis que j'ai connu ont cherché à me tuer, et certains ont bien failli réussir.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Sidney J. Pond le Mar 18 Aoû 2015, 03:36

Son visage s’agrémenta d’un petit sourire de satisfaction, reflétant avec exactitude mon état d’esprit. Car ce petit geste qui aurait pu paraître anodin pour certains était loin de l’être pour moi ; il confirmait ma réponse, me donnant l’aval de continuer le jeu, et nous replaçant à égalité. Je bouillonnais intérieurement, jubilais à nouveau, et Maester ne m’aidait en rien à me calmer car… attendez une seconde, qu’est-ce que je sentais là ? Etait-ce du… bonheur ?

Mais oui ! Ses yeux pétillaient dans la pénombre, diffusant un bonheur tranquillisant, le même qui animait mon âme au même instant. J’étais sur un petit nuage, le temps défilait sans que nous nous en rendions compte, donnant un petit côté irréel à notre rencontre. Cette journée s’achevait décidément de la meilleure des façons, et je comptais bien faire durer le plaisir plus longtemps, si possible jusqu’au bout de la nuit. Peut-être qu’avec le lever du jour, la Lune se coucherait, faisant disparaître ce moment d’escapade si précieux à mes yeux en cet instant précis…

Mais il ne fallait pas penser à cela. Il fallait se concentrer sur le moment présent – Carpe Diem, et se délecter de toutes ses saveurs. Ainsi, lorsque le Diamant acquiesça, je ne pus m’empêcher de sourire à nouveau – décidément, ça en devenait presque une habitude !, particulièrement satisfaite.

Tout de même, cher Maester, tu poussais un peu ! Tu aurais pu me faire le plaisir de répéter cette fameuse phrase, histoire d’amener une nouvelle fois mes oreilles à la jouissance… Mais non, tu ne le fis pas. Cela étant, je ne t’en voulus pas, car après tout, l’étirement de lèvres que tu m’avais offert en disait suffisamment long ; et, certaines fois, un silence pouvait être bien plus expressif que mille paroles.

Quoiqu’il en soit, tu repris la parole en un rien de temps. Ton heure de gloire semblait être arrivée, tu pouvais enfin m’amener là où tu voulais. Tu l’avais senti, c’était le moment. Et tu sautas sur l’occasion, évidemment. Je n’en attendais pas moins de toi.

- Et alors, quel est ton pouvoir ? Il doit être particulièrement avantageux pour que tu sois aussi confiante et pour que tu aies une place chez les Rubis.

Oh, détrompe-toi, sweetie, ma confiance n’est en rien liée à mon pouvoir. Quant à la place qui m’était réservée chez les Rubis, je pense qu’elle était plutôt due à mon tempérament… Quoiqu’il en soit, bonne excuse pour me soutirer les vers du nez, je te l’accorde. Cependant, tu te doutais sûrement que je n’allais pas te donner ce que tu convoitais depuis ce qui me semblait être une éternité à présent – ce que de récentes paroles peuvent paraître lointaines, lorsqu’on réfléchit tant… - aussi facilement, oh non. Ça ne m’aurait en rien ressemblé. Aussi, fidèle à moi-même, je décidai de faire durer le plaisir encore un peu avant de te livrer sur un plateau d’argent ce que tu désirais.

Le problème était que, il fallait l’admettre, je te trouvais bien sympathique. Par conséquent, je n’avais pas forcément envie de jouer la glaciale avec toi. En réalité, cette idée s’était juste évaporée de mon esprit ; étonnant, n’est-ce pas ? On jouait cartes sur tables, franchise et honnêteté étaient au menu. Et, dans ma lancée, pour être totalement honnête… je n’avais juste pas la force de faire les congélateurs, ce soir-là. Peut-être était-ce une forme de lassitude qui se dégageait de moi ? Ou peut-être n’était-ce que le fait que ce jeu me tenait beaucoup trop à cœur pour que je laisse ma façade reprendre le dessus ? Je n’en ressentais pas le besoin, ni l’envie. A vrai dire, tout ce dont j’avais envie, c’était de me laisser aller.

Me laisser aller, tout bonnement, telle une feuille d’automne flottant sur le lit d’une rivière aussi calme que tes sourires, suivant son cours de façon logique et mélodieuse. Je me sentais dans mon élément, en ta présence. Peut-être était-ce dû au fait que tu me rappelais John, avec ce courage qui se dégageait de toi, et ce rire que tu avais émis plus tôt dans la soirée – doux rire résonnant encore avec précision dans ma tête… Oh et puis, au diable les supputations ! L’heure était venue de reprendre l’avantage.

Je ne pus empêcher mon regard de se teinter à nouveau de malice et, malgré l’impression réelle que je me répétais, je répondis à ta question en t’insufflant un simple petit :

- Devine.

U
n petit clin d’œil de ma part, discret, simple, mais efficace : juste de quoi te faire comprendre que tu n’allais certainement pas m’avoir aussi facilement, et que tu n’avais pas intérêt à oublier avec qui tu jouais. J’étais de retour sur la piste, rechargée comme jamais. Hold on tight, bitches, the Queen is back in town!

Je te fixai alors longuement, recentrant ma concentration. Le fait que tu étais surveillant me revint en mémoire, comme un avertissement par rapport à ce que je m’apprêtais à faire. Je souris pour moi-même. L’utilisation de mon pouvoir m’était strictement interdite en dehors de l’enceinte de l’établissement, et de par ton rang, tu pourrais certainement me punir pour cela… Même si, honnêtement, je doutais fort que tu agisses de la sorte. Après tout, à en juger par la noirceur du ciel et la hauteur de la Lune, l’heure du couvre-feu approchait à grand pas, et pourtant, tu me gardais là, prisonnière de notre jeu, à des kilomètres de l’Académie… Ce qui, je dois l’avouer, n’était pas pour me déplaire.

D’autant plus qu’il ne fallait pas oublier qui j’étais, une fois encore. Qu’est-ce que j’en avais à fichtre du règlement ? Si tu décidais de faire le malin, ce serait tant pis pour toi. Et pour moi aussi, il est vrai, car ça mettrait un terme à l’alchimie qui semblait nous emporter en cette douce soirée. Ce serait dommage, n’est-ce pas ? Et j’étais persuadée que tu n’en pensais pas moins.

Alors, déterminée, je me concentrai sur un petit point, là, non loin de ta chevelure de Foudre – je ne croyais pas si bien dire… – afin de t’administrer un petit souffle imaginaire sur la nuque à l’aide de mon pouvoir. Tu finirais bien par trouver toi-même de quoi il s’agissait, et puis j’avais décidé de t’aider. Je n’avais pas à gaspiller mes mots en partant dans une explication farfelue ; tu étais intelligent (et c’est bien pour cela, entre autres, que j’étais toujours en ta compagnie, répondant à tes défis avec un peu plus d’excitation à chaque fois), et tu remarquerais sans doute que le vent naturel avait semblé se taire depuis un moment déjà.

- Il n’est malheureusement pas encore assez au point pour véritablement servir à quelque chose, mais je l’aime bien, mon pouvoir.

J’
avais murmuré ces mots doucement, comme une confidence, d’une petite voix apaisée, à l’image du sourire qui étirait délicatement mes lèvres. Apaisée, oui, je l’étais ; mais en même temps, je frémissais presque de hâte, impatiente de voir comment tu allais pouvoir te dépatouiller avec ma nouvelle devinette. Bonne chance, petit Diamant.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Mar 18 Aoû 2015, 16:45

Le temps semblait long, très long. Assez long pour faire remonter certains souvenirs... A chaque fois que j'ai rencontré un Rubis, il m'a fallu combattre avant de devenir son ami. Que ça soit Nakashi ou Aelys, j'ai dû à un moment me battre pour affiner ou créer une relation. Nakashi est devenu mon ami. Quant à Aelys, comment dire ? Je n'ai jamais su réellement, au final. Je n'étais surement qu'un partenaire d'entraînement pour elle. Quoiqu'il en soit, j'avais l'impression que ce même schéma se répétait aujourd'hui. Différemment, je te l'accorde Miss, nous n'étions pas à proprement parlé en train de nous battre, pas physiquement en tout cas, mais cette démonstration de force mentale ne faisait que me rappeler ces batailles que j'ai dû mener en tant qu'élève. Tu avais réussi à me faire rentrer dans ton jeu. Et l'excitation présente en moi était telle que si j'avais mon pouvoir activé, il y aurait des petites effusions électriques tout autour de mon corps, provoqué par cette excitation de te montrer ce potentiel que j'avais à réfléchir.

Mes yeux pétillaient toujours autant. Je t'attendais déjà au tournant, bien entendu que tu n'allais pas me donner ton pouvoir si facilement, pas après ma question. Ta réponse allait encore une fois me mettre à l'épreuve, et j'étais déjà en train de m'y préparer, un sourire aux lèvres.

Ton regard s'est à nouveau rempli de malice, j'étais prêt pour ton petit.

- Devine.

Malgré tout cela, je n'ai pas pu retenir cette décharge d'excitation qui frappa mon cœur de plein fouet, celui-ci recommençait à faire des gros BOUM BOUM BOUM rapides dans ma poitrine. On dirait bien que tu as le talent pour me rendre accro à tes devinettes. Plus elles pleuvaient, plus j'avais envie de rester à les écouter. La lune pouvait être jalouse de toi, cette nuit, ce n'était pas elle la reine. Tu avais accomplie cet exploit, de réussir à me garder captivé tout ce temps par tes paroles, pourtant si calme.

Ton pouvoir ? Je n'en avais aucune idée, et sans indication, la tâche allait être bien ardue, mais je ne vais pas me dégonfler maintenant Miss Écarlate, je me suis donc mis ardemment à réfléchir.

Je voyais les innombrables possibilités défiler dans ma tête, tant de pouvoirs différent pouvaient exister en ce monde qu'il était impossible de le deviner sans aucune indication... Il me fallait absolument procéder petit à petit, en me basant ce que je sais déjà... Diminuer le nombre de possibilités, faire un encadrement bien précis.
Tu étais Rubis, de ce fait, il n'y avait que très peu de chances que tu aies un pouvoir passif, comme la télépathie ou le contrôle des émotions, d'ailleurs si tu avais eu un pouvoir comme ça, tu t'en serais probablement déjà servi sur moi, afin de percer plus facilement ma façon de penser et d'être.
J'optais plus pour un pouvoir offensif, ou d'illusions, d'illusions pouvant blesser en tout cas, mais même maintenant, le nombre de pouvoir restait beaucoup trop élevé... Qu'est ce qu'il me restait comme indication ? Ton caractère, peut-être, avait-il réellement un rapport avec ton pouvoir ? Je n'avais pas encore assez d'informations là-dessus pour en juger, cette piste n'était pas viable.
Il ne me restait rien d'autre. Et tu étais là, en face de moi, sur ton trône qu'était l'arbre. Tout en me fixant, tandis que je faisais griller chacune de mes neurones rien que pour toi.

Si tu pouvais au moins me donner un indice. Une indication. Un petit signe.

Une nouvelle piste en somme, j'en avais besoin.

Un petit courant d'air frais est venu me caresser la nuque à ce moment. Un courant d'air frais ?

Je me suis retourné brièvement, choqué... Ce n'était pas possible, le vent s'était arrêté depuis un petit moment déjà. Je me suis retourné vers toi, à nouveau. Puis je t'ai fixé, avant de sourire. Je t'avais compris.

Merci.

- Il n’est malheureusement pas encore assez au point pour véritablement servir à quelque chose, mais je l’aime bien, mon pouvoir.

Tu venais de reprendre la parole, mais mon cerveau était déjà en train de réfléchir, et je n'ai pas réellement fait attention à ta phrase. Je ne voulais pas perdre plus de temps, les solutions à ce problème étaient beaucoup moins nombreuses.
J'hésitais, je l'avoue. Mais mon cerveau venait de faire la part des choses, pour ne me laisser que deux possibilités, et j'étais presque sûr que l'une des deux correspondait.

Contrôle du vent
Illusions Sensibles


Je savais que tu étais capable de créer un courant d'air... Mais était-ce la seule chose que tu sois capable de créer ? Je n'en savais rien, mais si c'était le cas, la deuxième option.
Bah de toute façon, je n'ai plus aucun indice, et je doute fortement que tu m'en offres un autre, n'est ce pas Miss ?
Je me suis alors lancé en haussant les épaules, je n'avais pas grand chose à perdre de toute façon.

"Alors... Soit le contrôle du vent, soit la création d'illusions altérant les sens"

Oui, c'est mon dernier mot.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Sidney J. Pond le Mar 18 Aoû 2015, 21:34

Ma devinette était loin d’être aisée. Saurais-tu être à la hauteur, mon petit Maester ?

Tu avais levé les yeux vers moi après ton moment de stupeur. Et moi, je te regardais, là, à te creuser la tête comme jamais, sourire amusé sur les lèvres. Je t’avais aidé, énormément. Et tu me fixais, avec intensité ; j’en pouvais presque sentir l’activité extrême de ton cerveau. Puis, enfin, tu avais souri.

Tu m’avais compris.

Tu m’avais compris, et pourtant, tu continuais à réfléchir, et à toute allure, n’est-ce pas ? Allez, si près du but tu étais… Tu n’allais pas t’arrêter si loin ? Ce serait dommage. Très dommage. Cela étant, tu n’avais pas relevé quant à l’acte interdit que j’avais commis. Ce qui te valut un sourire en coin de ma part.

La sentence tomba.

- Alors... Soit le contrôle du vent, soit la création d'illusions altérant les sens.

Je me retins de justesse de pousser un petit cri de joie. Mais mon corps me trahit, car je me mis à sautiller sur place telle une véritable gamine surexcitée – du moins, autant que me le permettait ma position assise. Satisfaite, oh oui je l’étais. Tu avais fait un beau parcours, Mister Diamant, mais à présent, j’avais laissé place à mon âme d’enfant, vieille partie de moi pourtant bien enfouie que tu avais réussi à faire ressortir.

- Oui ! J’appelle ça des Illusions Tactiles.

J
e ponctuai ma phrase d’un petit clin d’œil appuyé, partageant ta victoire avec autant d’enthousiasme. D’habitude, j’aimais voir les gens se rétamer la gueule, mais avec toi, c’était différent. Avec toi, ça n’aurait pas été marrant que tu te trompes, loin de là. Avec toi, les pas que l’on faisait petit à petit, mettant prudemment un pied devant l’autre, semblaient aller vers le même chemin. Aussi, me rappelant ton absence de sanction et face à mon excitation enfantine, je ne pus m’empêcher de rajouter :

- Regarde.

J
e me concentrai sur ton bras cette fois-ci, et commençai à imaginer un petit corps. Minuscule petite carapace pourvue de pattes ; après une demi-seconde de réflexion, j’avais visualisé mon insecte, et il se déplaçait à présent sur ta peau nue, se promenant lentement, pas à pas. Je construisis son chemin, et les sensations de ses petites pattes jusqu’à réussir à te les faire ressentir. Evidemment, tu ne pouvais absolument rien voir sur ton bras, tout se passait dans ma tête… et dans la tienne.

Je savais que j’avais réussi, j’avais presque pu voir tes poils se hérisser à ce contact factice. Aussi, toute fière, je t’adressai un sourire de chérubin, empli de candeur. Je n’y croyais pas, je te souriais de toutes mes dents alors que mes yeux se plissaient d’eux-mêmes dans une expression des plus sincères. Mais, juste après, j’affichai une moue boudeuse.

- Mais il est encore faible, j’ai hâte de pouvoir aller au-delà de ça… Il ne me sert pas vraiment à grand-chose pour l’instant.

M
on âme innocente de retour, quoique toujours protégée par l’ombre de mon sarcasme et de mon attitude cassante à l’affût au cas où, tu ne pouvais me refuser ce que je m’apprêtais à te demander avec de grands yeux et une mine significative, démonstrative de ma hâte d’engloutir tes paroles. Une chose était sûre, j’en étais avide d’en apprendre plus sur cet étrange personnage que tu étais.

- Et, toi, c’est quoi ton pouvoir ?

J
e ne jouais plus vraiment à présent non ; il serait plus juste de dire que je me laissais m’exprimer. Pour un temps, j’avais retiré ma carapace, te laissant apercevoir ma mine émerveillée. Pour un temps, j’avais oublié mon âge, mon histoire, mes années passées à me forger. Pour un temps, j’étais redevenue l’enfant en moi que je n’avais jamais réellement eu l’occasion de laisser vivre.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Mer 19 Aoû 2015, 00:51

Et bien et bien, ta réaction a été directe. Les mots venaient juste de s'échapper de ma bouche que tu étais déjà en train de te tortiller contre ton arbre comme une enfant heureuse.
Ma réflexion avait porté ses fruits, comme prévu. J'attendais néanmoins avec exactitude l'effet de son pouvoir, afin de le comprendre réellement. Je n'avais absolument pas fait le travail d'étude des dossiers des élèves... Heureusement, ça aurait été beaucoup plus facile de trouver la réponse ici, et le challenge se serait envolé. Ici je pouvais avoir la satisfaction de t'entendre valider ma réponse.

- Oui ! J’appelle ça des Illusions Tactiles.

La jeune élève que j'avais vu avait laissé place à une enfant, dont la joie fait sourire. Tu m'as alors fait un clin d’œil, pour me féliciter, tu étais donc aussi heureuse que moi de la réponse... En fait non, tu l'étais même plus que moi.
J'étais totalement fier de moi, d'avoir trouvé ce pouvoir, ta devinette n'était pas facile... Et cela fut une épreuve pour moi, vraiment. Mais c'est avec la difficulté qu'on savoure la plus la victoire. Pourtant, à côté, tu semblait bien plus heureuse, ou tu le laissais simplement beaucoup plus paraître que moi.
Toutes tes petites réactions finirent par me faire rire brièvement, tu m'avais totalement mis à l'aise... Moi qui suis si renfermé depuis quelque temps, tu avais totalement éradiqué cette partie de moi en l'espace d'une soirée. Je n'aurais jamais cru quelqu'un capable d'un tel exploit. Et pourtant, pourtant. La reine l'avait fait... Bravo bravo Miss Écarlate, tu as réussi à amocher une carapace de "Diamant".
Je fus totalement coupé dans mes flatteries envers toi, tu venais de reprendre la parole comme un petit môme excité.

- Regarde.

Une autre démonstration ? Tu étais contente au point de me le remontrer, ce pouvoir. Ma fierté prenait vraiment de l'ampleur ce soir, entre les compliments et la joie de la réussite, ma tête allait prendre de l'ampleur comme ils disent.
J'ai alors regardé, tandis que tu te concentrais, fixant mon bras, que cherchais-tu à me faire ressentir cette fois ? Une brûlure, une sensation de froid. Et bien non, ce n'était rien de tout cela.
Tu venais de créer une petite bête, se déplaçant sur mon bras. Ceci me fit de donna rapidement des frissons, mais je fini par m'habituer. Et en regardant mon bras, j'ai pu voir qu'il n'y avait strictement aucun insecte. La magie de l'illusion, n'est ce pas ?
J'étais assez épaté de ce pouvoir, si elle pouvait simuler n'importe quel ressenti, cela pouvait réellement être utile.

Encore une fois, tu esquissas un sourire enfantin, fière de toi, un grand sourire qui semblait venir du plus profond de toi. Au final, tu avais réussi à faire ressortir une partie de moi, mais j'avais accompli le même exploit de mon côté, et cela était encore une fois là pour ma fierté.
Mais au final, ce sourire ne resta que trop peu de temps sur ton visage, Miss, pour reprendre la parole, tu affichas une mine ronchonne.

- Mais il est encore faible, j’ai hâte de pouvoir aller au-delà de ça… Il ne me sert pas vraiment à grand-chose pour l’instant.

Non, ton pouvoir n'est pas faible Miss Écarlate. Il possède un grand potentiel, avec plus de maîtrise, ce pouvoir pourrait simuler des graves brûlures, des sensations de mort, de douleur intenses... Ou bien inversement, de bien-être incroyable, une sensation d’apaisement sur une douleur. Même si tout cela reste de l'illusion, si elle est réelle pour la personne qui l'a subit, c'est plus que suffisant. Il te manquait juste l'expérience Miss. Un peu de pratique et ton pouvoir sera réellement intéressant, j'avais hâte de le voir à son maximum.
M'enfin, d'après tes dires demoiselle, j'avais encore un peu de temps avant de le voir en action à plein régime... C'est dommage, mais je pouvais attendre, j'avais l'habitude. J'ai passé 5 ans à attendre de pouvoir reprendre une forme humaine. Alors je pouvais bien attendre pour te voir utiliser ton pouvoir d'une façon grandiose.

Tu semblais être à l’affût, pour me demander quelque chose, je savais déjà ce que c'était. La situation voulait que ça soit logique, que ta curiosité te pousse à dire ça, tu étais avide de savoir de quoi il en retournait pour mon pouvoir. Et je te comprenais.
Et comme prévu, la question tomba. Comme si on ne l'attendait pas.

- Et, toi, c’est quoi ton pouvoir ?

C'était donc à mon tour de m'amuser ? Ceci ne fit que me réjouir, me rendre encore plus heureux que ce que je l'étais déjà. J'avais oublié à quel point c'était plaisant de montrer mon pouvoir aux autres, il y avait tellement de choses que je pouvais montrer.

Je me suis relevé, tout en activant ma forme électrique, ce procédé est totalement invisible à l’œil, mais je ressentais déjà intérieurement, l'énergie qui s'intensifiait dans chacun de mes membres, les faisant légèrement vibrer, tandis que mes yeux s’éclairèrent d'un léger bleu électrique.
J'étais debout à présent, devant elle, assise. Qu'est ce que je peux bien lui montrer ? Je passais en revue toutes mes possibles capacités avec ce pouvoir... Bah ! On allait commencer par quelque chose de pas trop flagrant, pour qu'elle en redemande. Oh Maester, tu redeviens un enfant vantard et joueur. Qu'est-ce qu'il t'arrive bon sang ? Je me laisse aller, je n'ai pas eu cette envie depuis longtemps, alors j'en profite maintenant, que l'occasion se présente.

J'ai tendu ma main, en te regardant droit dans les yeux Miss, tout cela en restant calme bien entendu, puis je t'ai expliqué ton rôle dans l'histoire.

"Serre-moi la main."

Oui, ton rôle était simple, tu devais me serrer la main, rien de plus, je réglais déjà l'intensité de la décharge qui allait être envoyé, de façon à ce que tu ne ressentes qu'une légère décharge agréable. Je ne voulais pas te tuer ou te paralyser après tout...

J'ai fini sur un sourire, rassurant, pour te montrer que tu n'avais rien à craindre à prendre cette main qui se tendait vers toi.


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Sidney J. Pond le Ven 21 Aoû 2015, 23:45

Je ne savais pas trop s’il allait répondre à ma demande tout de suite. Je ne savais pas trop si j’allais devoir passer par un challenge compliqué pour avoir ma réponse, ou s’il me faciliterait la tâche. Prendrait-il exemple sur moi en me faisant une petite démonstration ? Ou me poserait-il une réelle colle ? Je me mordis la lèvre, me rendant compte que je n’avais aucune idée de comment le Diamant allait réagir, cette fois-ci. Je commençais à ressentir de l’inquiétude : en effet, que ferais-je s’il retournait la situation et faisait preuve d’un trop grand côté joueur ? Que ferais-je s’il me laissait à mon tour me dépatouiller toute seule ? Ce ne serait pourtant que partie remise, et à juste titre. Mais vu le large panel de pouvoirs présents à l’Académie, ajouté au fait que je n’étais que fraîchement débarquée, je doutais fort de pouvoir m’en sortir. Je ne remettais certainement pas en question ma capacité d’analyse, mais pour le coup, je n’avais littéralement aucune piste. Rien, pas même de quoi procéder par élimination.

Il s’était levé, se tenant dans toute sa splendeur devant moi, les pieds fermement plantés dans le sol. Tout à coup, je me sentis toute petite devant l’imposant être qui se dressait devant moi, et pour la première fois de mon existence, je ne savais plus où me mettre. Il était temps pour moi de payer mon imprudence, j’avais osé pousser le vice trop loin, je ne faisais qu’en récolter les frais. Il me tendit la main, et je la regardai aussitôt, sourcils froncés.

- Serre-moi la main.

Je penchai la tête sur le côté alors que mon sourcil gauche se haussait, et, d’un air méfiant, je me levai lentement. Cette main tendue devant moi donnait du fil à retorde à mon cerveau. La serrer ? Ne pas la serrer ? Que faire ? Il n’empêche que, comme je l’avais prédit, il avait choisi ma façon de faire pour répondre à ma question. Cette main symbolisait donc qu’il allait me faire une démonstration de son pouvoir, et tout à coup je n’étais plus aussi sûre que ça de vouloir le savoir. Je n’avais aucune idée de ce qui se passerait si je lui obéissais, et ma prudence naturelle me soufflait de ne pas jouer les naïves. Cela étant, mon corps semblait suivre un tout autre raisonnement, car je relevai le regard vers lui en me grattant l’arrière de la tête, comme pour lui demander si je pouvais réellement lui faire confiance. Etais-tu digne d’un contact de ma part, petit Diamant ?

Ce que je lus dans tes yeux m’inspira une réponse affirmative. Tu avais compris que je n’allais pas me jeter dans tes bras aussi facilement au risque de me faire brûler, mais tu trépignais d’impatience pour me montrer de quoi tu étais capable, aussi tu décidas d’afficher un sourire rassurant pour me pousser à serrer ta putain de main. Je la regardai à nouveau, puis relevai les yeux vers les tiens, le regard en alerte. Puis, enfin, je haussai les épaules.

- Au point où on en est…

J
e serrai donc ta main. Ou du moins, je fus en contact avec ta main l’espace d’une seconde. Car je m’empressai aussitôt de la retirer brutalement, m’empêchant de sursauter. Je secouai les doigts, les pliai et les repliai, te portant un regard indigné.

- Eh ! C’est de la triche ça !

M
a réaction me sembla un peu trop excessive. Il est vrai que la décharge n’avait pas été très forte, mais pour une fois, la surprise l’avait emporté sur moi. Deuxième point pour toi, Maester. Tu avais réussi à me surprendre. En même temps, c’était facile. Car avec tout le large tableau de pouvoirs possibles, je ne pouvais pas deviner. Et une chose était sûre : je ne m’attendais certainement pas à… ça.

Malgré le fait que ta petite démonstration n’en dise pas bien long sur ton pouvoir, je savais dorénavant qu’il avait un lien avec l’électricité, bien que je ne puisse réellement lui donner un nom ou déterminer ses caractéristiques. Tu ne m’avais montré qu’un insignifiant échantillon, et j’étais intimement convaincue que tu pouvais faire tellement plus… Après tout, cela faisait un moment que tu étais à l’Académie, si j’en croyais tes dires. Elève reconverti en surveillant, m’avais-tu dit. Par conséquent, je devais m’attendre à être en face de quelqu’un avec pas mal d’expérience et de maîtrise. Et maintenant que j’avais une idée quant à la nature de ton pouvoir, toute ma méfiance précédente s’était envolée, et je voulais en savoir plus.

Dans le but de flatter ton égo encore un peu, je laissai échapper un sifflement admiratif. Je m’adossai à nouveau au tronc de l’arbre, reprenant cette posture nonchalante à la Draco Malfoy qui me caractérisait si bien.

- Et beh… Ça m’a l’air assez badass tout ça, mais j’dois avouer que si c’est tout ce que tu sais faire, tu ne vaux pas vraiment mieux que moi.

J’
haussai un sourcil et étirai mes lèvres en un rictus taquin, avant d’ajouter sur une pointe de lascivité, décollant légèrement mon torse de mon perchoir en grande provocatrice joueuse que j’étais :

- En fait, si c’est tout ce que tu sais faire, tu vaux carrément rien du tout à côté de moi, car vois-tu, je n’ai pas ton expérience.

J
e ponctuai ma phrase d’un petit clin d’œil espiègle et croisai les bras, me mordant la lèvre inférieure pour ne rien montrer de mon excitation, de mon impatience qui me rongeait de l’intérieur. Qu’allais-tu faire, à présent ? Entrer dans mon nouveau jeu, ou réagir d’une toute autre façon ? Quoiqu’il en soit, je savais que tu continuerais de me surprendre. Et c’était bien pour cela que mon cœur battait fort contre ma poitrine dans l’attente de ta prochaine réaction.


J'exprime mon sarcasme en #660000


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Re: « Valse mélancolique et langoureux vertige » [PV Maester ♥]

Message par Juro Maeda le Sam 22 Aoû 2015, 02:29

Ma main était là, tendu vers toi... Pourtant tu semblais hésiter. Tu avais peut-être peur de mon pouvoir ? Malgré mon sourire qui t'en assurait le contraire... J'avais perdu la main pour mettre les gens à l'aise.
Tu avais penché la tête, totalement méfiante envers moi... Puis tu es restée là, quelques instants, à regarder cette main, à douter de moi. Après tout, on ne se connaissait que très peu, et même si on était plutôt à l'aise, je ne pouvais nier que dans la même situation, j'aurais hésité aussi.

Ma main commençait à être là depuis assez longtemps que je commençais à me demander si je devais la retirer ou pas, pour te faire une autre démonstration, vu que tu semblais beaucoup trop réticente face à celle-là... Puis tu m'as regardé, toujours avec cet air méfiant, puis tu as haussé les épaules.

- Au point où on en est…

J'ai esquissé un sourire, enfin ! J'allais presque repartir déçu de toi Miss, cela aurait été dommage, après tout ça. Toutes ces devinettes dont l'excitation se sentait toujours au plus profond de mes entrailles maintenant chargées d'énergie. Et voilà, tu approchais maintenant ta main de la mienne... Tu n'as pas eu le temps de la serrer, le simple contact avec cette dernière suffit à décharger le peu d'électricité que j'avais attribué à ma main. Je sentais cette dose d'énergie glisser les long de mes doigts, pour passer dans les tiens dans une légère vibration agréable... Je ne me lasserai jamais de ce petit tour surprenant quand on ne s'y attend pas.
Tu venais bien entendu de retirer rapidement ta main, feintant de ne pas sursauter. Pourquoi bougeais-tu tes doigts comme si on venait de te brûler la main ? Ma décharge était aussi puissante qu'un choc d'électricité statique. Miss était aussi une grande comédienne alors ? Oh... Non, ne laisse pas le petit humour remonter, pas pour l'instant en tout cas.
Tu me regardais maintenant, plutôt outrée... Ma démonstration valait la tienne pourtant.

- Eh ! C’est de la triche ça !

Au final, ta réaction me fit rire. Pourtant, j'avais l'habitude, tout le monde réagissait comme ça. Mais le petit air sur ton visage me faisait rire, cette réaction excessive était vraiment drôle. Au final, tu avais été surprise par mon pouvoir, et pourtant ce n'était rien, tu n'avais rien vu du tout, je me demandais même si tu allais être curieuse, que tu allais chercher à en savoir plus. Car tu ne t'en doutais peut-être pas à cause de ta surprise, mais je n'avais même-pas montré le dixième de ce que mon pouvoir était capable, enfin, vu que c'était toi, j'osais quand même espérer que tu le savais.

Au final, tu lâchas un petit sifflement, pour montrer comme une certaine admiration, avant de te remettre contre "notre" arbre.

- Et beh… Ça m’a l’air assez badass tout ça, mais j’dois avouer que si c’est tout ce que tu sais faire, tu ne vaux pas vraiment mieux que moi.

Oh, un début de provocation ? Alors Miss, tu t'aventures là-dedans. Oh cela allait m'obliger à réfléchir, laissant l'électricité recommencer à s'agiter à l'intérieur de mon corps, doucement pour l'instant, mais je sentais les petits crépitements le long de ma peau.
Dans un haussement de sourcil, tu imitas un sourire qui m'était assez familier, ce sourire en coin. Je n'avais pas pour habitude de le faire dans ce genre de situation... C'était presque le même, à quelques défauts près, tu ne le faisais pas aussi bien que moi. Tu avais totalement l'air provocatrice maintenant.

- En fait, si c’est tout ce que tu sais faire, tu vaux carrément rien du tout à côté de moi, car vois-tu, je n’ai pas ton expérience.

La provocation, je ne m'attendais pas vraiment à ça, j'ai esquissé un sourire, bien différent des autres, plus sérieux. Je n'aimais pas vraiment la provocation... J'avais souvent du mal à garder mon calme face à ça. Mais tu avais de la chance que la soirée avait bien commencé, je n'avais réellement pas envie de m'énerver contre toi. Il nous restait encore du temps, autant ne pas le gâcher à cause d'une petite provocation. Je faisais réellement abstraction de ça. Ne gardant que le principal. Sa phrase était devenu un simple "Ce que tu m'as montré, c'est franchement pas suffisant pour moi".

Je me suis reculé... Un nuage commençait à passer devant la lune, cachant le peu de lumière qu'il y avait entre nous... Bien, c'était parfait pour la suite. Tu voulais du spectacle ? Allons-y alors...

J'ai eu un petit soupir, je n'allais pas non plus en montrer de trop... J'ai tendu la main gauche, le poing serré. Puis j'ai doucement ouvert ma main, plaçant la paume en direction du sol. J'ai fermé les yeux... L'énergie coulait jusqu'à mon bras tendu, puis dans un mouvement rotatif rapide. Je fis apparaître un petit arc électrique entre mon pouce et mon index... La lumière bleu de l'arc éclairait uniquement ma main. Je l'ai lâché, laissant le petit éclair s'envoler doucement, pour se mettre à tourner de ma main. Pendant ce temps, je fis la même manœuvre sur l'autre main.

Une fois que les deux arcs électriques tournait de manière symétrique sur chacune de mes mains... J'ai fais remonter ces dernier le long de mes bras. Puis les deux se sont rejoint au niveau de mon torse, créant un arc plus important qui se mit à tournoyer autour de moi d'un manière totalement dansante. Je l'accompagnais de chacune de mes mains, créant un mouvement calculé et totalement artistique. L'arc tournait autour de chacune partie de mon corps, suivant une trajectoire variant de l'horizontale à la verticale. L'arc tournait pour l'instant à une vitesse assez faible, laissant la lumière éclairer délicatement les parties du corps devant lesquels il passait, révélant certains détails sur ma peau ou sur mes habits.

Puis au fur et à mesure, je faisais accélérer le petit flux électrique de façon à ce qu'il atteigne une vitesse ou la totalité de mon corps était éclairé d'une vive lumière bleue électrique. Ceci dura assez longtemps pour que tu puisses distinguer les détails que tu cherchais à voir dans l'ombre. J'avais une expression réellement sérieuse, j'étais à la fois captivé par ce que je faisais, par la beauté de la lumière qui tournoyait autour de moi. La chance a été gentille avec moi de me donner ce pouvoir, moi qui trouve que les orages sont d'une beauté incroyable. Mais j'étais aussi légèrement énervé, d'avoir dû montrer ça à la suite d'une provocation.

Le nuage allait bientôt laisser à nouveau la place à l'ancienne reine, il était temps pour de terminer ce petit tour artistique en beauté. Je séparai à nouveau l'arc en deux, les laissant reprendre leur place initiale autour de mes mains, puis je concentrai de l'énergie à ce niveau, laissant apparaître une multitude d'autres arcs.
Mes mains était à présent totalement recouverte de petits arcs tournoyant à une vitesse incroyable. Dans un mouvement rapide, je fis claquer celle-ci en direction du ciel, faisant s'entrechoquer les arcs électriques.

Ceci créa une sorte de petite explosion se rapprochant d'un feu d'artifice, les arcs électriques virevoltaient tout autour de nous, avant de disparaître doucement, créant un halo de lumière éphémère autour de nous... Avant de nous replonger quelques secondes dans le noir.

"J'espère que cette prestation est suffisante pour vous combler, ma chère"

J'avais dit ça de façon sérieuse, mais à la fois sarcastique, pour ne pas trop montrer dans le timbre de ma voix qu'encore une fois, la provocation m'avait énervé. Mais avant que la lune n'éclaire à nouveau mon visage, j'avais changé d'expression.
Esquissant à nouveau un sourire calme et détendu, je voulais maintenant que nous reprenions le jeu, en oubliant tout ça, toute cette provocation.


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