La ville de sucre [Rp onirique]

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La ville de sucre [Rp onirique]

Message par Appia le 18/5/2015, 21:03

Cher journal,
Ce que je vais te raconter ne s'est pas vraiment passé ; enfin je crois. C'était un rêve, mais un vraiment drôle de rêve...



Appia n'avait pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir où elle se trouvait. Tous ses rêves commençaient au même endroit. Imaginez une cuve de pierre, à peine assez grande pour que deux jeunes filles puissent s'y tenir recroquevillées, le tout enfoui sous un amas de pierres effondrées. Cet endroit l'obsédait, mais il était sans doute normal qu'elle en rêve si souvent puisqu'elle y avait passé la plus longue partie de sa vie, et de très loin !
A moins que ça ne soit l'inverse ? Que ce soit maintenant qu'elle était éveillée, et que le rêve ce soient Tsuki et tout le reste.

A force, elle avait réussi à faire abstraction de ce genre de réflexions: quand elle avait un doute elle partait du principe qu'elle rêvait, et alors les choses devenaient tout de suite plus simples.

☾☾☾

Appia supposait qu'elle rêvait. Il y avait plusieurs indices pour ça. Déjà, elle était à peu près sûre d'être allée se coucher dans son lit la veille au soir. Ensuite, elle avait réussi à sortir de sa prison de pierre sans le moindre mal, ce qui aurait été impossible dans la réalité. Et puis dans la réalité, on voyait rarement ce qu'elle avait maintenant sous les yeux: une ville entièrement bâtie en bonbons et en pâtisseries.

C'était une ville de style romain de la fin de l'antiquité. D'ailleurs Appia s'intégrait très bien au décor puisqu'elle était vêtue de sa vieille tunique. A la différence près que celle-la n'était pas en laine mais en guimauve.

Elle n'était pas le moins du monde perturbée par la situation. Sa tenue, tout comme l'architecture de la ville, faisaient partie de ce qu'elle considérait comme naturel. Elle se sentait presque plus dans son élément ici qu'à l'académie. Quant au fait que les routes soient pavées de chocolat, que les murs des maisons soient en nougatine avec des toits recouverts de chantilly, et que l'herbe soit remplacée par de la mousse à la fraise, ce n'étaient que des détails.
La Romaine n'essaya pas de manger ce qu'il y avait autour d'elle: elle faisait partie de ces personnes maudites qui, quand elles rêvent de nourriture, se réveillent toujours avant d'avoir réussi à en manger ; aussi savait-elle que c'était peine perdue.

Absolument pas perturbée par le décor, Appia partit se promener à travers la ville d'un pas tranquille. Elle avait la certitude d'être déjà venue dans cette ville... enfin une ville qui ressemblait... mais avec moins de gâteaux et de sucre.

Lorsqu'elle croisa l'autre fille, il ne lui vint pas à l'idée qu'elle puisse être autre chose qu'une nouvelle invention bizarre de son cerveau. Aussi lui posa-t-elle simplement cette question bizarre.

- Dis, tu sais ou ils ont mis du chocolat aux amandes ?


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Re: La ville de sucre [Rp onirique]

Message par Yumie le 25/6/2015, 01:58



C'est de l'art contemporain !


Un long soupire remplis de souffrance s'échappe de ma gorge. C'est un appel à l'amusement. Je ne sais pas ce que j'ai, mais je suis profondément énervée, j'ai envie de quelque chose qui bouge, quelque chose de rythmé et fou. Me voilà à présent plongée dans l'Histoire Occidentale mêlée à l'usine de Willy Wonka. Ce monde est jolie, ce monde est mignon, ce monde est beau, ce monde est délicieux mais désespérément ennuyeux. Je ne me sens absolument pas chez moi mais alors pas du tout, est-ce le mal du pays ? Le Japon me manquerait-il autant ? Naaan, pas tant que cela. Ce rêve n'est pas marqué par ma présence, n'est pas empathique à mon humeur délirante et donc je me sens mal à l'aise. J'ai besoin de faire mon territoire, comme les chiens.

Je me laisse envahir par une vague d'émotions agréables et me laisse porter par mon imagination. Contemplant le moindre détail de l'univers, je l'imagine à ma façon. Pourquoi ne le change pas directement me direz-vous ? Parce que je sais qu'à force d'accumuler des idées psychédéliques, j'exploserai en milles et une couleur, et cela sera sans doute ce qui fera la merveille de ce rêve.

Je marche nerveusement sur une grande allée en pierre, cernée par de diverses maisons claires et antiques que je continue de scruter avec des yeux déments. Des spasmes et un rictus énorme me provoque une sensation des plus étrange encore une fois, je ne sais pas si celle-là est agréable ou pas, j'ai juste l'impression d'imploser littéralement.

Galopant sur ses plaines en pierre, une petite fille joyeuse et toute mignonne et toute petiote vient m'accoster me posant une question des plus cruciale :

« Dis, tu sais ou ils ont mis du chocolat aux amandes ? »

Je lui répond directement complètement alertée :

« Oooooh, le chocolat aux amandes ? Le chocolat aux amandes ? Le chocolat aux amandes ? »


Soudainement, la terre se met à aux rythmes des basses d'une chanson.

« NOUS N'AVONS QU'UN JOUR ... » commence-je à chanter en français.

Soudainement, un très long cheval blanc ressemblant fortement à Miss Rainicorne d'Adventure Time vient se garer avec toute l'élégance d'un TGV à côté de moi. Je monte dessus et invite ma très chère amie à monter derrière ce train-cheval. Je poursuis ensuite la chanson en regardant mon invité avec les yeux remplis d'étoile jusqu'à ras bord :

« POUR ÊTREEUUH PRÊTE ... »

Le TGV numéro 8940 en provenance d'une ville paumée à destination du Donjon du Chocolat aux Amandes, départ, maintenant.

« ET IL N'Y A PAS DE TEMPS A PEEHEEEEERDRE ! »

Je montre à l'enfant les merveilles de ce monde. Alors que notre ami Kevin le cheval blanc d'Henri IV nous fait flotter au dessus de la ville, nous pouvons remarquez tout cela se transformer en de milliers de gâteaux divers : tartes aux pommes, gâteaux aux yaourts, gâteaux à la fraise, gâteaux moelleux et fondants aux chocolats et même ces hideux yorkshire pudding sont au rendez-vous. Ils apparaissent avec des confettis et de la poussière de fée.

« PAC'QUE CE SOIR, YEAH, NOUS SOMMES ICI POUR S'AMUSEEYY ;
DONC PENSONS A QUE'QU'CHOSE D'AMUSANT A FAIIIRE
 »

Je prend un air incertain et inquiet pour retranscrire la chanson. Mon accompagnement est des étoiles de mer caressant leur corps avec du savon qui apparaissent dans les nuages tout blanc que nous effleurons.

« NOUS N'SAVONS PAS …
- Nous n'savons pas !
- CE QUI VA S'PASSEEY ; NOUS SAVONS JUSTE
- Nous savons juste !
- QUE TOUT IRA BI-EN ! »

Je me lève gracieusement en levant les bras lorsque pleins de mammifère marins se lève à notre niveau défiant toutes les lois de la gravité :

« NOS AMIS SONT LA, C'EST L'HEURE D'ALLUMER LES LUUUUMIEEEEIEEEEEIEEEEEEEEEERES ... »

Pendant un court instant, tout semble normal et lent. Brusquement, notre transport en commun accélère après s'être pris d'une violente diarrhée. Je lui avais dit de ne pas manger de flageolet pourtant. Il pleut à présent des confettis lorsque le refrain arrive et que je retire ma petite jupe pour montrer une magnifique banane censurée pour aucune raison.

« BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
 »

L'ambiance se calme tout en restant gaie. Je me retourne avec un air bienveillant et innocent vers la petite en continuant de chanter dans cette langue qui n'est même pas mienne.

« DONC CE QUE TU AS RATE LA PREMIERE FOIS ! »

Une autre moi s'approche un peu plus près de l'enfant avec une attitude plus déjantée.

« RIRE TOUT L'TEMPS, PERSONNE N'A DIT QU'C'EST UN CRIME ! »

Cette dernière disparaît pour laisser place à une plus élégante et calme gardant cette joie intense.

« FAIS TON TRUC, TU SAIS QUE C'EST ORIGINALE ! »

Une autre apparaît sur un des nuages et attire directement l’œil. Elle a l'air posé.

« TES IDÉES SONT DRÔLES QU'ELLES EN SONT CRIMINELLES ! »

Revenue à ma place initiale, moi et mes amis les poissons faisont un « OOOOOOAAH ! » jusqu'à ce que je le coupe avec classe.

« NOUS N'AVONS QU'UN JOUR, POUR ÊTREUUUH PRÊTE ! ET NOUS N'AVONS PAS DE TEMPS A PEEHEEEEERDRE ! »

De plus en plus d'animaux marins rejoignent le game.

« PAC'QUE CE SOIR, YEAH, NOUS SOMMES ICI POUR S'AMUSEEYY ;
DONC PENSONS A QUE'QU'CHOSE D'AMUSANT A FAIIIRE !
 »

Nous prenons une grande inspiration et prenons le même air que le début. Les étoiles de mer sont toujours en accompagnement.

« NOUS N'SAVONS PAS …
- Nous n'savons pas !
- CE QUI VA S'PASSEEY ; NOUS SAVONS JUSTE
- Nous savons juste !
- QUE TOUT IRA BI-EN ! »

Nous nous serrons tous les coudes alors que les dauphins, requins, baleines et compagnie volent. Nous sommes toujours face à notre nouvelle amie.

« NOS AMIS SONT LA, C'EST L'HEURE D'ALLUMER LES LUUUUMIEEEEIEEEEEIEEEEEEEEEERES ... »

Je fais un bon violent ce qui fait lâcher un long pet en feu au pauvre cheval. Je lui avais dit de ne pas manger d'haricot rouge. Le décor va être plongé dans un cerceau épileptique et multicolore.

« BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR !
Bouge ta queue, bouge ta queeeeeuuueueueue ♪
 »

Le final sur moi avec un micro en forme d'orange en faisant une dernière petite pose :

« BOUGE TA QUEUE PAC'QU'ON VA FAIRE LA FÊTEUH CE SOIR ! »

Le TGV numéro 8940 en provenance d'une ville paumée est arrivée à destination du Donjon du Chocolat aux Amandes, arrivée avec cinq minutes de retard. La SNCF s'excuse pour ce retard.

« Nous devons sauver la princesse Chocolat aux Amandes. »


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Fruits confits

Message par Appia le 13/8/2015, 15:38

HRP: Vraiment désolée, désolée, désolée, d'avoir autant trainé ^^


Cher journal,
J'ai du mal à te décrire ce qui a suivi ma rencontre avec la drôle de fille. Disons que à côté de ce qui s'est passé dans mon rêve, le monde de 2015 passe pour le summum de la normalité !

Un cheval blanc est arrivé, et c'était un cheval blanc volant !!! Il s'appelle Kevin je crois. Ou alors TGV avec un numéro, je ne suis pas sûre du tout... Je suis montée dessus avec la fille, et on a volé dessus toutes les deux !!! J'avais un peu le vertige, mais comme on était dans un rêve je n'avais pas trop peur.

Tout en cherchant le chocolat aux amandes on a chanté des chansons dans une langue que je ne connaissais pas. Mais ça ne m'a pas empêchée de chanter aussi ! D'ailleurs, c'est possible ça, de pouvoir parler une langue qu'on ne connait pas du tout en rêve ? Un alors c'est un rêve... tu sais, comme les prophètes, la... prémonitoire. Ou un truc comme ça.

Après on est arrivées devant une énorme tout en chocolat aux amandes ! Kevin-TGV est reparti, mais les choses sérieuses ne faisaient que commencer !



Ce donjon en chocolat aux amandes, c'était l'incarnation du bonheur le plus fou ! Le désir le plus profond de toute l'humanité ! Et surtout la promesse d'un festin interminable, fait de la meilleure nourriture qui n'ait jamais été inventée !

Encore euphorique, chantant à tue-tête avec un accent horrible la chanson de Yumie, Appia se dirigea vers l'immense bâtisse avec la ferme intention de passer le reste de son rêve à se goinfrer. Elle fut cependant interrompue par sa camarade de rêve qui lui annonça qu'elles devaient sauver... rien de moins que la princesse Chocolat aux Amandes !

- C'est qui la princesse chocolat aux amandes ? On peut la manger aussi ?! Ou alors... c'est elle qui prépare tout le chocolat !! Tu as raison, on doit ab-so-lu-ment la sauver !!!

Il est bon de signaler qu'Appia n'a jamais grandi avec les histoires de Disney, et que tous les comtes qui leur ont servi de modèle datent de bien après sa naissance. Ainsi, c'est avec un imaginaire radicalement différent de celui de Yumie qu'elle interpréta la chose. Ce qui eut bien sûr des répercussions puisque c'était son rêve à elle, non mais oh !

Une princesse ? Pourquoi pas ? Mais il n'était pas question de prince charmant, de chevaliers, de sorcières, ou de cruche qui s'endort après s'être bêtement piquée sur une aiguille.

La princesse c'était la fille de l'empereur. Rien que ça ! L'empereur qui ? L'empereur choco-bonbon-glace-gâteau, bien évidemment ! Et elle était prisonnière parce que... les affreux bonshommes fruits-confits voulaient s'emparer du chocolat pour eux tout seuls !
Une chance, Appia adorait manger les fruits confits.

Vous pensez, peut-être, que l'on rêve beaucoup de nourriture ici ? Eh bien essayez de rester mille cinq cent ans sans manger, et on verra quels seront vos sujets de préoccupation après !

☾☾☾

Transition brutale. Atmosphère sinistre. Éclairage minimal. Musique oppressante. Nous sommes dans le donjon, et malgré la fort odeur de chocolat qui y règne, il a tout de l’ambiance d'une catacombe sinistre. Dans les murs de chaque côté sont creusées des alcôves ou gisent les restes de lapins en chocolat éventrés, de bonbons gélatineux fondus, et d'emballages vides.

Au milieu du couloir se tient le premier méchant. Son apparence est celle d'un barbare sauvage venu des steppes d'orient, ressemblant de manière exagérée à tout ce que l'on peut imaginer de plus cliché: il porte de longues moustaches tombantes, des vêtements de fourrure, un casque pointu, et de gros muscles terreux. Il tient à la main une large épée en nougatine, et son visage affiche un sourire de mangeur de petits enfants.

A ce moment, un énergique coup de pied fit voler la porte de chocolat en éclats, et deux folles surexcitées accompagnée d'une horde de dauphins, d'ours haribo, de Kevin-TGV II, III et IV, de médises-requins-nautilus, et d'un singes avec une tête d'étoile filante déferlèrent dans la pièce, le tout en musique !

- ♪  Bouh jtaqueuh parrcon vafairr la faite, euh, cessoir ! ♪

Appia vit le méchant. Il était grand, assez effrayant, mais surtout... C’ÉTAIT UN BONHOMME ENTIÈREMENT EN FRUITS CONFITS !!!
Les rouges en plus, ses préférés !

La princesse et les méchants n'ont qu'à bien se tenir, car les sauveuses arrivent et elles ont faim !


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