Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

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Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Invité le Mer 16 Juil 2014, 00:40

Aelys était sortie très tôt de l’internat ce Dimanche matin. Elle avait décidé d’explorer la ville, l’académie commençait à l’ennuyer et elle avait besoin de bouger.

Elle était habillé d’une courte robe rouge et de son habituel béret noir. Elle supportait mal le soleil, comme le témoignait les tâches de rousseurs sur ses épaules. La robe ne limitait pas ses mouvement puisqu’elle s’arrêtait au-dessus de ces genoux, elle portait de fines ballerines noirs (ces chaussures lui donnaient l’impression d’être plus proche du sol). Son katana était resté dans sa chambre, savamment caché parmi ses affaires. Elle avait l’air tout à fait normal, et glissait facilement parmi la foule de gens. L’air de rien. Parfois pour se rassurer, elle farfouillait dans son petit sac pour sentir le fer du petit couteau à cran d’arrêt qu’elle avait pris avec elle. Les vieilles habitudes avaient la peau dur.

Son exploration de la ville s’était passé sans encombre. Elle se laissait traîner par ses pas, profitait des sensations nouvelles… Elle finit sa visite en sautant de toit en toit, voltigeant au dessus des ruelles. Elle se se sentait bien.

Dans l’après-midi, Aelys finit par atterrir aux limites de la ville. Elle marcha doucement vers le cimetière. Pour elle les cimetières étaient toujours synonymes de calme et de paix. Alors que c’était le lieu de toutes les explosions d’émotions pour les autres, elle y trouvait le repos. Les vivants respectaient le silence que l’on devait aux morts, alors elle tenait souvent compagnie aux morts afin d’en profiter avec eux. C’était aussi simple que ça. Une autre raison est qu’elle pensait qu’un jour peut-être par le plus grands des hasards, elle puisse se retrouver face à la tombe de ces hypothétiques parents. Ils n’étaient probablement pas morts mais cette pensée la faisait rire, ils étaient morts pour elle. Elle n’avait même pas de noms de famille, elle ne les retrouverais jamais. Elle faisait ironiquement son deuil par dessus des tombe d’inconnus.

Hé ? Tu veux être mon Papa ? demanda-t-elle en caressant une croix par dessus une tombe choisie au hasard. Elle riait.

Celle-ci ne portait pas de nom, elle était installée à l’ombre d’un arbre planté dans la partie Sud du cimetière. En un bond, elle s’installa sur une branche confortable et observa les alentours du cimetière par dessus son perchoir. Les tombes se faisaient rare là où elle était installé, cette partie avait l’air beaucoup plus ancienne. Tant mieux, cela signifiait qu’elle était aussi moins fréquenté. Elle était bien camouflée par les feuilles, perchée sur sa branche. Elle s’y allongea et s’y étira à la manière d’un chat. Un endroit idéal pour une sieste. Elle se laissa bercer par le bruissement des feuilles, elle sentait son corps se faire plus léger alors qu’elle tombait doucement dans les limbes. Ses yeux se fermèrent sur les tombes pour se rouvrir sur la mer.

Son regard portait sur la mer de Seto, les pieds dans le sable dru et son katana de bois dans les mains en position pour débuter la danse du silence. Elle sentait son Maître se tenir près d’elle, guidant ses mouvements. Quelque chose n’allait pas… Le sable n’était pas aussi accueillant comme il aurait dù l’être, elle n’arrêtait pas de faire des erreurs. La voix du Maître la réprimandant résonnait dans ses oreilles. Le bruit la tétanisait, elle avait arrêté de bouger. Sa vue se brouillait. Elle voulait tout arrêter. Elle était faible.

Et avant qu’elle ne s’en rende compte, elle était sous l’eau. Elle tenait le katana que son Maître lui avait offert dans la main gauche, sa main droite était bandée. La lumière du soleil se réverbérait sur l’eau, et les ridules de la mer se reflétaient sur son corps nue. Nue ? Elle n’avait même plus ses lunettes. Elle raffermit sa grippe sur son katana et le prit à deux mains. La bandelette s’étendit et recouvrait désormais tout son corps, elle essayait de trouver un support pour se préparer un combat. Mais sous l’eau ce n’était pas très simple. Elle vit que des lumières luisaient sous ses pieds… Est-ce que ça se rapprochait ?


Dernière édition par Aelys le Dim 27 Juil 2014, 17:26, édité 1 fois

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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Yumie le Mer 16 Juil 2014, 01:45

Quel Dimanche paisible. J'ai fais une des plus agréable grasse matinée, et passé le restant de l'après midi dans la bibliothèque ou de vagabonder dans les couloirs évitant au maximum les rencontres. Ces Dimanches. Je veux les vivres tout le temps. Mais à présent, il faut que je rejoigne de nouveau le monde des rêves. Je saute dans mon lit, après avoir mis ma tenue habituelle à la place de mon pyjama -je ne sais pas vraiment pourquoi je n'ai pas enfilé mon pyjama, sûrement parce que je n'ai pas fais attention-, défait mes tresses, et m’emmitoufle dans mes bras. D'un petit sourire épanoui, je dis : « Fait de beaux rêves, Yumie. »

* * *

Une porte. Plusieurs d'autres portes sont présentes mais une m'intrigue, m'attire, particulièrement. Elle est en pierre. Une pierre froide et brisée, avec du lierres commençant à l'engloutir. Il y a une gravure dessus : « Ma chère Aelys. » alors qu'il est rare de trouver des gravures sur les portes. Et, de plus, il semble y avoir des bugs : Des coins de la porte semble déraper, sûrement parce que le rêveur est loin. Mais je décide en fin de compte d'entrer.

Un tunnel et des bugs. C'est ce que je peux y voir. Des anomalies en masse vienne déranger mon aventure. Alors que j'avance, je peux voir mes mouvements bouger et trembler bizarrement. Pourtant, je suis déterminée à aller voir ce qu'il y a au bout de ce tunnel ressemblant plus à un tuyau en fer. Alors, je me mets à courir, malgré les bugs irritant, pour enfin, voir au bout du tunnel, du bleu.

Alors que je me retrouve au bord du tunnel me tenant face à des abysses profond et gelés, je vois une jeune fille recroquevillée et buggée. Alors que je veux aller la rejoindre, un choc violent me traverse le corps pour me montrer cela : La ville, un bref chemin parcourut, un cimetière, un arbre et l'océan. Brusquement, je me réveille gémissant de surprise.

* * *

Ma respiration est bruyante. Le temps que je me calme, je me mets à penser au défilement d'image que j'ai subis. Après mettre calmé, je me mets à regarder ma pièce. Sombre et silencieuse. Mais quel heure il est au juste ? Mais qu'importe, je dois partir d'ici. Mais que dis-je ? Je déteste partir. Pourtant, une petite voix me dit : « Yumie, va à cet arbre qui se trouve dans le cimetière et endors-toi. » Mais qu'est-ce qu'il m'arrive à la fin ?! Pourquoi j'irais passer ma nuit dehors, et surtout, dormir au pied d'un arbre inconfortable, dans le froid et surtout, dans un cimetière ?! Mais inconsciemment, je me mets à me bouger : J'enfile mes petits chaussons sans prendre le temps d'enfiler des chaussures convenables par en prenant le temps de refaire mes petites nattes. Mais quel est donc cette pulsion ? Je souris. Ce rêve, est amusant. Je dois le vivre. C'est alors que je pars de plus belle regardant une dernière fois l'heure : Mon couvre-feu n'est même pas encore passé.

Pour la première fois depuis longtemps, je me mets à courir. Avec beaucoup de difficulté à cause de mes chaussons pas du tout fait pour ça, mais peu m'importe, je suis curieuse, je veux vivre ce rêve et jouer avec. Même si je tombe plusieurs fois sur le sol à cause de mes chaussures d’intérieurs glissant, je ne me soucie aucunement du mal que ça peut me faire. Étrangement, je me souviens parfaitement du trajet pour aller à ce funèbre cimetière alors que je n'ai jamais mis les pieds en dehors de l'Académie. Est-ce mon pouvoir qui me donne un tel effet ? On dirait presque un monstre attiré et mangeur de rêve. Pourtant, me voilà en train de faire un marathon, avec des chaussons. Pourquoi cette porte m'a tel autant intrigué ? Et surtout, rien qu'en voyant quelque bug et une jeune fille nue m'a donnée envie d'aller sommeiller dans un lieu aussi glauque que celui là ?
« C'est normal, Yumie. Tu n'es jamais allé dans un rêve autre que les tiens, excepté celui de ta grand mère. Voir les rêves des autres est très instruisant pour une fille comme toi. C'est normal que tu veuilles voir ce que vit cette jeune fille. » ; Est-ce que mon subconscient a raison ? Après tout, c'est mon pouvoir qui me décide, qui me dirige. C'est grâce à lui que ma grand-mère a pue mourir dans la douleur et le regret. Un sourire sadique s'affiche sur mon visage. Je suis la fille des rêves. Je veux visiter les songes rongeurs des autres.

Enfin, après être entrée dans le cimetière et m'être laissé guidé par mon instinct, je me retrouve au pied de cette arbre. Je m'effondre, à quatre pattes pour reprendre ma respiration. La sueur perle sur mon front et mon cœur bat la chamade. Mes genoux semblent légèrement endommagés par rapport à mes chaussons qui sont officiellement mort. Tristesse, je les aimais. Je les enterrais dans une boite à chaussure et m'en rachèterai d'autres, de meilleurs, et qui y ressemble.

Il m'a fallut plusieurs minutes pour me ressaisir. Par chance, ce sport m'a achevé. Je m'affale au pied de l'arbre, ignorant à présent l'endroit où je me trouve. Je souris. Je ne vois pas la fille, mais je m'en fiche. Si il a fallut que je me rende à cet endroit précis, c'est qu'il y a une raison. A présent, je vais enfin pouvoir dormir, et rencontrer quelqu'un de réel dans mon rêve. Que va-t-il raconter ? Son passé ? Ses douleurs ? Un monde parfait ? J'ai hâte de te voir, Aelys. Ainsi, je reprends ma phrase :

« Fait de beaux rêves, Yumie. »


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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Invité le Mer 16 Juil 2014, 15:40

Les lumières se rapprochaient dangereusement d’elle. Maintenant qu’elles étaient à portés, Aelys pouvaient mieux les voir, c’était des bulles d’air illuminés. De grandes bulles d’air de la taille d’une pomme qui tournoyaient autour d’elle à des vitesses variables, toutes suivant un mouvement cocyclique particulier. Aelys avait l’impression d’être prise dans un ballet de lumières dansantes, elle avait peur, elle n’était pas la bienvenue. Le silence auparavant calme, devint pesant. Elle avait froid.

Elle se saisit de son katana, et d’un geste sûr trancha toutes les bulles qui l’environnaient. Le contact du fer contre la matière éthéré des bulles était doux, elle avait l’impression de trancher du beurre. C’était simple. Elle pensait en être débarrasser, et battit des jambes pour s’élever vers la lumière. Elle voyait déjà la surface.

Un cri, un bruissement d’aile et le bruit du fer qui écrasait des os: Le silence se brisa.

Des cris d’agonies s’élevèrent de toutes parts, formant une symphonie de complaintes. Elle ne voulait pas reconnaître les voix. L’eau se tinta rouge sang, et la douce lumière du soleil qui filtrait à travers l’eau devint celle d’éclairs zébrant le ciel. Elle arrêta de battre des jambes, et reprit son katana à deux mains. Ils arrivaient.

Une plume lui caressa l’arrière du cou, et avant même qu’elle est le temps de s’en rendre compte une patte de gryphon lui saisit l’abdomen en plantant ses griffes dans sa poitrine. Elle serra encore plus sa grippe sur son arme pour s’empêcher de crier. Les bandelettes qui couvraient son corps se tintèrent de rouge.

(en japonais) «Monstre»

La voix du gryphon ne ressemblait à rien qui puisse de près ou de loin être humain. Un son rauque mélange de hennissement de cheval et du croassement des crapauds. Elle sentait ses plumes caresser sa peaux tandis que son bec grattait son crâne pour tenter de l’ouvrir. Aelys gémissait. Elle était seule.

Elle tourna la tête sur le côté droit, et le bec du gryphon griffa son front pour finir par transpercer son oeil. Du sang finit par couler tout le long de son visage. Elle lécha ses lèvres désormais pourpre. Elle souriait.

(en japonais) « Je ne suis pas un monstre. Je suis une bête.»

Aelys saisit les griffes qui dépassaient de son abdomen et les tira en avant, dans le même temps elle planta profondément son katana dans ce qu’elle pensait être le flanc du Gryphon. La bête releva la bec et lança un cris de douleur, profitant de cette ouverture, elle lui attrapa le haut de crâne et retira l’arme de son flanc pour lui trancher la tête. Enfin libérée, elle utilisa le corps de la créature pour se propulser hors de l’eau. Elle ne sentait aucune douleur.

Maintenant qu’elle embrassait le ciel électrifié par l’orage, elle revêtait de nouveau son dobok blanc, celui qu’elle mettait pour les entrainements. Elle atterrit sur la plage où elle s’entrainait précédemment avec le Maître. Il n’était plus là. Elle planta sa lame dans le sol et prit appuie sur le pommeau en posant un genoux sur le sol, reprenant son souffle.

Elle passa une main sur son visage, son oeil et son front était en parfait état. Elle tâta son abdomen, tout était là. Son dobok était sec, alors que le reste de son corps était mouillé. Tant mieux. Elle se releva, tout à fait calme. Le ciel grondait furieusement au-dessus d’elle. Des nuages noires à formes humaines cavalait au-dessus de sa tête, il semblait se battre. Des visages apparurent parmi les cumulonimbus, tous porteurs de haines et la dardant du regard.

- Il va pleuvoir.

Elle se remit en garde.

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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Yumie le Mer 16 Juil 2014, 21:24



Des murmures entre deux mondes.


De nouveau ce tunnel. Cette fois-ci, il tournoie, laissant apparaître des couleurs sombres. Me rapprochant à sa sortie, un éclat éblouissant m'amène à une plage. Submergé par la pluie.

Me voilà, là, pitoyable, les pieds enfoncés dans ce sable mouvant, arrivant difficilement à marcher. Je regarde le ciel. Une guerre sans fin entre les nuages personnifiés. Leur pleurs sont glaciales, tout comme l'eau déchaînée de la mer qui tente de m'attraper. Je m'adresse alors à cette boule noir ambulante qui me suit partout :

« KumuKumu. Protège-moi de cette pluie et de ces orages. »

Ce dernier se change en une ombre noir, géante, qui tient un parapluie dans les mains, servant à me protéger. Mes pas avancent petit à petit sur une route goudronnée, ce qui fait que ma marche devient de plus en plus facile. Au loin, j’aperçois une jeune fille, se tenant bien droite, une jambe plié en avant et l'autre un peu en arrière, arme blanche tenue par les deux mains. C'est donc elle ma rêveuse. Un sourire espiègle s'affiche sur mon visage. Je ne sais pas ce qui pourrait l'atteindre, mais je vais suivre mon idée. Qui sait, après cela changera ?

Il y a quelque chose que je maîtrise plutôt bien que je compte le perfectionner, c'est changer mon âge et mon sexe. Pour le moment, j'arrive seulement à changer mon âge ? Et encore, de seulement cinq ans. Mon objectif pour me métamorphoser, serait de pouvoir allonger cet âge, de pouvoir changer de sexe sans anomalie, et même, me transformer en tout autre chose. Mais pour l'instant, j'ai pris la décision de me changer en gamine de dix ans.

Je me concentre alors d'avantage, laissant même ressortir un nerf de ma tempe pour enfin, pas à pas, devenir une petite fille. Je prends cet air joyeux et candide, et me met à courir ne laissant pas le temps à KumuKumu de me suivre. Je cris alors de joie :

« Grande soeeuuur ! »

Sans crier gare, je lui saute dessus pour m'enlacer et pleurer.

« Grande sœur, où étais-tu partie depuis tout ce temps ?! Comment as-tu pu me laisser m'occuper de la maison toute seule ?! Comment as-tu... »

Je n'ai plus les mots. Seul le décor l'a. Jusqu'à ce que j'arrête de pleurer, la tempête est devenue de plus en plus violente et dangereuse, en très peu de temps. Mais lorsque je me suis ressaisie, le ciel est devenue en bleu azur avec des étoiles pourpres qui brillent d'une lumière apaisante, les poissons nagent dans le ciel et sur la terre, et la mer a pris une couleur laiteuse qui semble douce et  tiède, quand au soleil, il semble inexistant. Pourtant, à notre emplacement, on aurait dit que ce soit le couché du soleil à cause des couleurs rosâtre et orange. Est-ce les étoiles rouges qui font un reflet comme cela ? Je n'en sais rien ! Après tout, c'est un rêve. Mon rêve.

Je me détache de ma soi-disant grande sœur. Des pierres précieuses se trouvent sur le sol, sûrement mes pleurs qui se sont transformés en pierre rare. Seulement, c'est du toque. J'enlève la dernière petite émeraude en contrefaçon de ma joue et lui dit d'une voix candide :

« Mais ça va. Maintenant, tu es là. On peut rester ensemble pour toujours. »

Un rire légèrement inquiétant s'échappe de ma bouche. Je la regarde à nouveau avec un regard vide :

« N'est-ce pas ? »

D'un coup, je me mets à faire un bon , me mettant dos à elle.

« Grande sœur, nous devons prendre le train. Allons à l'escalator. Je vais t'amener au centre-ville. Je connais un bar ou ils font juste de bons Scotch Broth. On va fêter nos retrouvailles. Hein ? »

Je prends violemment sa main pour l’amener vers ce fameux escalator menant droit à la gare qui se trouve quelque part dans le ciel.


Dernière édition par Yumie le Sam 19 Juil 2014, 20:46, édité 1 fois


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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Invité le Jeu 17 Juil 2014, 00:31

« Grande soeeuuur ! »

Une petite voix résonna dans son dos et avant qu’elle ne se retourne une toute petite fille l’enlaçait en se dodelinant. Elle pleurnichait. Aelys se retourna en rangeant son arme dans son fourreau. Elle vit une sorte d’être pleurnichard, à la bouille candide accrochée à son bras.

« Grande sœur, où étais-tu partie depuis tout ce temps ?! Comment as-tu pu me laisser m'occuper de la maison toute seule ?! Comment as-tu… »

Quoi ? C’était quoi cette blague…? Elle avait pas de petite soeur, elle en avait jamais eu ! Et pourtant… Elle ne pu s’empêcher de poser sa main sur son crâne en tentant de la calmer. Elle passa une main rassurante dans ses cheveux, et alla même jusqu'à poser un court baiser sur son front.

- Là… Ne  t’inquiètes plus. Grande soeur était partie en grand voyage. C’est fini maintenant.

Sa voix se faisait douce et rassurante, elle se laissait faire. Derrière la tempête des visages s’était calmé, il avait arrêter de pleuvoir. La petite fille se détacha de son étreinte. Et Aelys pu mieux voir le paysage qui l’entouraient, tout avait changé. Le ciel est devenue azurée et des étoiles pourpres brillait dans le ciel. Tout avait l’air si… Calme. Le soleil avaient disparus mais des poisson koï volaient dans le ciel. Aelys se retourna vers la petite apparition qui enlevait une émeraude de son visage.

« Mais ça va. Maintenant, tu es là. On peut rester ensemble pour toujours »

Là ça ressemblait plus à un guet-apens… Le rire qui s’échappa de ce petit corps ne la rassurait pas plus. Elle était juste effrayante cette gamine. Son instinct lui disait de s’éloigner de cette chose et pourtant elle semblait attirée par elle. Elle n’arrivait pas à détacher les yeux de cette petite. Elle lui souriait avec une expression douce.

« N'est-ce pas ? »

Elle avait une petite bouille trop mignonne… Comment pouvait-elle supporter ça ? Elle lui rendit un sourire attendrie.

- Oui, bien sûr.

Mais pourquoi avait-elle répondu ça ? Elle devait s’échapper d’ici au plus vite. La petite fille ne lui laissa pas le temps, elle lui tourna le dos et repris la parole toute enhardie.

« Grande sœur, nous devons prendre le train. Allons à l'escalator. Je vais t'amener au centre-ville. Je connais un bar ou ils font juste de bons Scotch Broth. On va fêter nos retrouvailles. Hein ? »

Elle prit violemment la main d’Aelys et se fit tirer vers un l’escalator, qu’elle n’avait pas vu auparavant. Les plages du Seto avaient disparus de son esprit depuis longtemps… Sans qu’elle s’en rende compte Aelys n’avait plus le contrôle et se laissa glisser, traînée par cet être surnaturel.

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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Yumie le Jeu 17 Juil 2014, 11:05



Des murmures entre deux mondes.

Nous voilà dans cet escalator qui ne cesse de grimper. Je chantonne vivement, tout en laissant ma main dans celle d'Aelys qui se tient à une marche derrière moi. Ma petite mélodie semble remplie de joie et d'innocence. Je me bascule légèrement de droite à gauche, fixant droit devant moi.

Plus on monte, plus les poissons sont énormément, et le ciel s'assombrit laissant place à une explosion de couleur sur du bleu foncé, on peut considérer ça comme l'univers dans le monde réelle. Sauf que les couleurs sont plus incroyables et éblouissante. Soudain, une baleine bleu frôle nos deux petites têtes en laissant gémir un magnifique chant. J'ai tenté alors de limiter mais en vain. C'est relativement faux et ridicule. Mais sur une petite fille comme moi, ça ne peut qu'être mignon. Je laisse échappé un rire embarrassé :

« Haha, je suis pitoyable n'est-ce pas ? »

Je balance légèrement ma main entrelacé avec les doigts de ma grande sœur. Puis, enfin, nous arrivons à destination. Ou presque.

On entre dans un bateau volant géant, battant de ces ailes avec lenteur. C'est KumuKumu, qui nous accueille. Je l'avoue, mais il fait un peu froid dans le dos. Il aurait pus faire un effort. En effet, il s'est métamorphoser en un humain complètement noir et affreusement disproportionné. Sa tête où un seul et unique œil perçant et rouge , quant à ses bras, ils touchent le sol. Pourtant, je m'exclame.

« Bonjour Monsieur ! Voilà mon chapeau, je l'échange contre vingt-deux pièces. »

C'est alors qu'il mange mon chapeau, et cherche dans une de ses poches ce que je lui ai ordonné. Ainsi, il me donne les vingts-deux pièces, et nous accompagnes jusqu'à un train, le seul et unique train. Je remercie gentiment le gentleman qui nous a amené jusqu'au train qui nous dit au revoir en vomissant le chapeau qui se trouve mélangé à d'autre objet de la même couleur bruns. Ainsi, le train démarre après avoir entendu une voix féminine complètement incompréhensible.

Nous nous sommes installés sur un divan, alors que les autres passagers sont sur des sièges inconfortable. Ce sont tous de vieilles petites personnes, nous fusillant du regard pendant tout le trajet, comme si il souhaite que l'on brûle en enfer. Mais à qu'importe, je chantonne. La même mélodie, les jambes dansantes. Une seule fois. Après l'avoir finit de chanter, nous arrivons, à cette fameuse place. Je reprend délicatement la main de ma sœur et lui dit d'une voix pressées

« Dépêche-toi, si nous sortons pas du train à temps, il nous dévorera. »

Je la regarde avec des yeux rassurants et heureux avant que nous apparitions dans cette endroit où je suis si pressée de m'y rendre.

C'est un village. Un village breton et Moyen-Âgeux dirais-je. Ces villageois ressemblent à des petits ogres mêlés à des personnes âgés humaines. La vie semble si paisible, les enfants jouent gaiement ensemble, les villageois semble tous bien s'entendre, rigole de vive voix, les commerçants se tisent des liens avec certains consommateurs, jusqu'à ce qu'ils nous voient. Lorsque nous avons fait un pas, le monde s'est arrêté. Chaque personnes, chaque ogres, chaque vieux nous fusillent du regard. Toute l'attention est à présent sur nous. Chacun d'eux murmurent aux autres :

« Monstre. Monstre. Monstre. »

Brusquement, mon regard s'est assombrit. Mon sourire enfantin a disparu. Je ressemble à présent à une personne triste, déprimée, démolie. Alors que nous commençons à marcher, je m'arrête soudainement, retirant ma main de celle de mon aînée. Je regard le sol, les yeux couverts par mes mèches. Je me mets soudainement à gémir, et à pleurer, silencieusement. Du moins, j'essaie.

« Deux gamines horriblement laides sans parents. Elles sont la risées du peuple.

-Arrêtez.

-Elles ne méritent même pas de vivre. Un famille brisé et pitoyable.

-C'est faux. Nous sommes très unis et nous nous aimons.

-Sa grande sœur a osée revenir ici ? Quel toupet. Elle mérite de mourir.

-Arrêtez... Je vous en pris. ».

Je suis à présent effondré sous le sol, le poing serré au sol, les dents grinçantes, et les petits cris de douleurs plus fort. Après avoir reniflée une ou deux fois, mon regard se lève vers Aelys. Les larmes coule à flot, tandis que la morve ne peut se retenir d'avantage dans mes narines. Je dis d'une voix désespérée :

« Voilà ce que j'ai dus subir sans toi, grande sœur. »

Les humant se font de plus en plus assourdissant. Je suis à présent une gamine faible, désespérée et démunie par cette situation critique. Je pense l'avoir conquis.


Dernière édition par Yumie le Sam 19 Juil 2014, 20:45, édité 1 fois


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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Invité le Jeu 17 Juil 2014, 18:02

Elle lui tenait la main tandis qu’elle montait les escalators. Elle chantonnait debout devant elle, elle avait le loisirs d’observer son dos et le monde qui s’ouvrait vers elle. Tandis qu’elles s’élèvent dans le ciel, celui-ci s’assombrit, le bleu azuré passe sur un indigo plus profond, les poissons grandissent et grossissent, les étoiles semble se faire plus rares, cachés derrière quelques nuages rosés. La petite fille devant elle… Sa petite soeur ? Basculait d’avant en arrière en continuant sa chansonnette candide et sûre d’elle.

La beauté des couleurs du ciel était une invitation à s’y perdre, une baleine passa bientôt au-dessus de leurs têtes en poussant un chant mélodieux et irréel. Sa petite soeur semblait vouloir l’imiter. son essai ressemblait d’avantage à un croisement étrange entre un dauphin et une poule. Tout semblait si paisible, si agréable. Elle l’a regardais avec un air penaud.

« Haha, je suis pitoyable n'est-ce pas ? »

Aelys lui tapota sur la tête en souriant en guise de réponse. Elle était adorable. Ses doigts entrelacés dans les siens firent un mouvement particulier et lorsqu’elle leva son regard, elle vit qu’ils étaient bientôt arriver, ou du moins c’est ce qu’elle pensait. L’escalator les mena jusqu’à un Drakar qui portait des ailes de Phénix. Le bateau flottait tranquillement entre deux cieux tandis que le battements lents des majestueuses ailes de feux faisaient tanguer paresseusement le navire comme sur une mer d’huile. Une sorte… d’humanoïde semblait les attendre. Il avait un corps entièrement noir et ses bras disproportionnés trainaient sur le sol, sa tête d’une grosseur perturbante n’avait qu’un oeil rouge qui les fixait. La petite fille ne sembla pas s’en soucier outre-mesure puisqu’elle s’adressa à la chose avec une voix enjouée.

« Bonjour Monsieur ! Voilà mon chapeau, je l'échange contre vingt-deux pièces. »

Elle lui tendit un chapeau bruns avec ses mains frêles et la créature l’engloutit en faisant d’horribles bruits de mastication. La chose se mit à fouiller dans ses poches (parce qu’apparemment elle avait des poches…) et lui présenta les vingt-deux pièces demandées. Aelys resta derrière la petite fille pendant tout ce temps. Elle les amena ensuite à un train sur des rails uniques. Si sa petite soeur prit le temps de saluer la chose qui les avait accompagnées, Aelys faisaient tout pour éviter de croiser son regard unique. Elle se sentait très mal à l’aise quand la chose la regardait, elle n’arrivait pas à déterminer pourquoi.

Assise sur un divan dans un wagon de vieilles personnes. Aelys osa enfin lever les yeux, et elle reconnu des visage hostiles, des expressions amères. Tous installés dans des fauteuils en cuir bien confortables, ils semblaient les darder du regard. A côté d’elle, sa petite soeur chantonnait une mélodie inconnue, complètement indifférente à ce qui l’entourait. Aelys se laissa bercer. Le chant s’arrêta en même temps que le train. Tous les vieux se précipitèrent vers la sortie, complètement synchronisés avec le véhicule. Il y en a un qui lança un ‘Tsk!’ de dégoût en poussant Aelys pour atteindre la sortie. La petite fille lui repris délicatement la main, et tirant dessus.

« Dépêche-toi, si nous sortons pas du train à temps, il nous dévorera. »

Sans même chercher à comprendre la logique de cette phrase, Aelys acquiesça et sortit du wagon accompagnée de sa petite soeur.

Elle la regardait avec un air doux qui se voulait rassurant, cela n’y fit rien elle avait juste envie de partir d’ici. Elles avaient atterris dans un petit village qui semblaient sortir d’un autre âge. Les vieilles personnes et les créatures fantastiques y cohabitaient. Ici elle voyait un orque prendre un verre avec une jeune femme, là deux hommes échangeaient des marchandises nouvellement acquises. Tout semblait paisible. Aelys avait une boule dans le ventre.

Et puis tout s’arrête. Les regards se tournent vers eux, et les bouches s’ouvrent et se referment ensemble pour murmurer à l’unisson.

« Monstre. Monstre. Monstre. »

La foule avançait vers elle. Aelys dégaina son katana et plaça sa petite soeur derrière elle. Des voix stridentes s’élevaient pèle-mêle pour proférer des accusations en tous genre.

« Deux gamines horriblement laides sans parents. Elles sont la risées du peuple. »

Une ombre hurlante s’approcha d’elle. D’un coup sec, Aelys tenta de la trancher. Ce fut sans succès, elle avait l’impression de vouloir couper de la fumée.

-Arrêtez.

Sa petite soeur semblait terrorisée, les ombres se multipliaient.

-Elles ne méritent même pas de vivre. Un famille brisé et pitoyable.

Les voix se faisaient de plus en plus aiguës, au point d’être stridentes.

-C'est faux. Nous sommes très unis et nous nous aimons.

Le charme se brisa. Aelys tourna la tête vers la petite fille, oubliant un instant les ombres qui tournoyaient autour d’elle. Ce qu’elle venait de dire n’avait aucun sens. Son regard était devenu dur.

-Sa grande sœur a osée revenir ici ? Quel toupet. Elle mérite de mourir.

Elle n’était pas sa grande soeur, elle n’était la grande soeur de personne. Tout ceci n’était qu’une grande farce. Elle tenta encore une fois d’éloigner une ombre d’un geste de la main. Oui, c’était une grande farce.

-Arrêtez... Je vous en prie. ».

Et maintenant la petite fille s’effondra au sol. Elle reniflait, et tout son petit corps semblait secouer par les larmes. Elle leva alors les yeux vers Aelys, pensant l’apitoyer, sa voix se fit désespéré.

« Voilà ce que j'ai dus subir sans toi, grande sœur. »

Elle la trouvait ridicule. Aelys s’accroupit devant elle, faisant fi de la foule et des ombres qui se rapprochaient. Elle lui prit le menton entre le pouce et l’index pour le relever à la hauteur de son visage et lui sourit… Tendrement.

- Regarde comment Grande soeur va se débarrasser des vilains monstres qui t’embêtent.

Elle lâcha son menton, et se releva pour faire face à la foule. Ils étaient déments et criaient ‘Monstre!Monstre!’ en se tortillant de manière grotesque. Leurs yeux étaient vides, on croirait voir des poupées de chiffons démantibulées. Aelys se tint droite et prit son katana dans sa main droite, tourné vers le sol. Elle leva sa main gauche vers le ciel, et sembla saisir quelque chose dans le ciel avant de refermer violemment son poing.

Une explosion.

Tous les corps qui les entouraient s’étaient évanouie dans le bruit et une pluie de sang les arrosa. Aelys eût un rire dément, incontrôlable et terrifiant. Elle se léchait les lèvres et dansaient tout autour de sa fausse petite soeur.

-Je ne suis PAS un Monstre ! Je suis une Bête !

Aelys saisit alors sa petite soeur par les bras et la fit tournoyer avec elle dans les flaques de sang. Elle ne pouvait s’empêcher de rire. Elle la faisait tournoyer jusqu’à ce qu’elle aie le tournis puis la reposa au sol quand elle fut complètement déboussolée. La petite titubait. Elle se saisit alors de son katana et s’approcha doucement d’elle.

-Quand à toi…

Elle l’embrocha d’un coup sec dans la poitrine et utilisa son katana pour la ramener à la hauteur de son visage. Elle caressa doucement son visage poupin de la main gauche.

-Te fiche pas de moi, j’ai jamais eu de petite soeur.

Aelys décrocha son arme du corps en l’envoyant rouler par terre comme une vulgaire poupée de chiffon. Elle était couverte de sang.

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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Yumie le Ven 18 Juil 2014, 12:48



Des murmures entre deux mondes.


Je l'ai domptée.

« Regarde comment Grande soeur va se débarrasser des vilains monstres qui t’embêtent. »

Elle me tolère. Elle m'apprécie. Elle m'affectionne. Elle tient à moi. Elle m'adore. Elle me chérit. Elle m'idolâtre. Elle me raffole. Elle m'aime. Elle me protège. Elle est tombée sous le charme.
Elle a soulagée ma peine. Avec amour.

Elle se met alors à anéantir chaque personnage. Je la regarde faire en étant plus que surprise. Mais heureusement surprise. Quelque chose ne va plus chez moi. Sérieusement. Je la voit se battre, contre mes petites créations, et je suis plus qu'heureuse de l'avoir conquis. Pourquoi une aussi grande joie ? Qu'est-ce que cela va m'apporter ? Peut-être que l'emprise de mon pouvoir m'a corrompue ? Le fait de savoir que je peux plonger à quelqu'un à jamais dans mes rêves me fait jouir ? Je commence à rire. Un rire qui s'échappe petit à petit, mêlé à de la joie et au Mâlin. Je savoure attentivement le spectacle qu'elle me donne. Le spectacle de sa captivité dans les rêves. Mes rêves.

Grande sœur exerce une magnifique valse où un magnifique éclat de feu surgit de sa main droite se dirigeant vers les villageois. C'est ainsi, qu'une pluie rouge écarlate se verse sur la place du village. Rouge, rouge, tout est rouge. Un magnifique rouge vif. Je me mets à brandir les mains au ciel tout en ouvrant grand la bouche, ramassant le plus de goutte possible, tandis que grande sœur, déclare qu'elle n'est pas un monstre, mais une bête avant de danser gaiement autour de moi. Je suis heureuse. Si heureuse. Heureuse. Heureuse. Heureuse.

Cependant, après avoir dit sa phrase, elle me prit soudainement les bras pour me faire tournoyer, tournoyer, tournoyer à une vitesse folle. Tellement intense, que j'ai arrêté de rire vu que ça me rend un peu malade. Je dis d'une voix innocente :

« Grande sœur, tu peux me poser maintenant s'il te plaît ? Je vais vomir. »

Je pense qu'elle ne m'a pas écoutée mais, autant pour moi, elle me pose sur le sol. Je me suis mise à tournée une nouvelle fois à cause de ce que ma fait subir ma grande sœur, puis, j'ai finis par tombée. Elle rigole. Pourquoi un tel rire ? Combattre la rend aussi heureuse ? Mais ce rire semble être plus bestiale qu'autre chose. Mais qu'importe. Je m'en fiche. Elle est mienne. Si ça l'amuse, je lui ferait plaisir. Je la laisserai ce battre jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus. Et ça sera impossible car, dans un rêve, on peut toujours. Elle sera heureuse avec moi, sa petite sœur.C'est alors qu'elle s'approche de moi avec son katana, de plus en plus près. Un peu plus près. Alors que je rigole encore.

« Quand à toi… »

Eh ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Ma poitrine saigne ?
J'ai mal.
Très mal.
Très très très très mal.
Son arme blanche vient ensuite à mon visage. Sans être retiré de mon corps. J'ai le regard terriblement surprise. Puis, elle me donne une caresse. Si douce, si rassurante, si agréable venant de sa main gauche.

« Te fiche pas de moi, j’ai jamais eu de petite soeur.  »

Elle retire son arme. Enfin. Je m'effondre parterre, et ce monstre, non, cette bête me fait rouler dans ce bain de sang comme un vulgaire cadavre. Que s'est-il passé ? Un faux espoir ? C'est un faux espoir que j'ai eus ? Je m'imaginais en train de prendre soin d'elle, si soin d'elle dans mes songes infinis. Elle m'a rejetée. Malgré l'humiliation constante que j'ai dus endurer. Pour me rejeter avec une telle violence, et en m'ayant donné un bonheur si délectable. Un faux bonheur. Que je crois trop vrai. C'est impardonnable. Impardonnable. Impardonnable. Impardonnable. Impardonnable. Impardonnable. Elle mérite une sévère punition.

Le seul son présent, est la pluie. Cette pluie fine et rafraîchissante au goût de fer. Jusqu'à ce qu'un cri strident vient refroidir encore plus la scène. Un cri d'enfant. Apeuré ? Ou révolté? En colère, bien évidemment. Il semble tellement puissant, qu'il peut percer n'importe quel tympans. Un cri insupportable et douloureux, comme l'humiliation que j'ai eus, cette souffrance qui me pèse. Pendant ce long cri, le rêve change complètement de décor. Je ne te pardonnerais pas. Aelys. Et ce n'est que le début d'un long et douloureux cauchemar.

* * *

La salle est absolument noire. Aelys peut sentir ses chevilles se noyer dans de l'eau limpide. Limpide ? Pas totalement. Petit à petit, cette eau prend une couleur encore plus noir et muqueuse comme du pétrole mais ce n'est pas tout. Dans cet eau, on peut apercevoir de jolie tête blanche de poupins avec un bras comme unique membre. Leur yeux n'existe plus. Seul leur voix, leur mains, et leur couleur sont perceptible. Beaucoup d'entre eux commence à ramper vers la punie commençant à caresser ses mollets doucement puis à l'agripper en gémissant d’effroyable :

« Reeeeeeeeeeeeeste grande-soeur, ne nous délaisse paaaaaaaaaaas …. »

Il vienne par dizaine et centaine. Elle doit faire vite. Il n'y a qu'une seule et unique issue : cette porte en bois tout à fait banal se trouvant en plusieurs mètres de la jeune fille. Elle ne peut vaincre ses poupées. Elle ne fera que les énerver, et les accélérer dans leur démarche. Puis, en guise de bouquet final, KumuKumu se trouvera perpétuellement derrière elle tant qu'elle aura son katana. Son unique et immense œil s'est transformé en une énorme bouche où il montrera sans arrêt ses magnifiques canines tachés de sang et de morceau de viande. De plus, ce dernier a un souffle très fort. C'est grâce à  sa respiration bruyante qu'elle pourra remarquée sa présence. Si elle se retourne, KumuKumu va essayer à tout prix d'attraper son arme, en employant la manière forte ou pas.

Mais qu'est-ce qui se trouve derrière cette porte en bois ? Un indice pour toi Aelys : Placard, pantin, silence. Ah, oui, de toute façon, tu ne peux m'écouter, ça sera la grande surprise. Je t'attends sur mon trône en te regardant avancer pitoyablement dans ce cauchemar. J'ai rit avec sadisme, maléfice et amusement :

« Bien, que le jeu commence ! Graaande sœur. »

J'éclate de nouveau sans pouvoir m'arrêter.


Dernière édition par Yumie le Sam 19 Juil 2014, 20:47, édité 2 fois


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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Invité le Sam 19 Juil 2014, 16:15

Le monde autour d’elle s’était évanouie: Plus de villageois, ni de cris stridents et encore moins de flaques de sang. Rien que du noir. Elle sentait le froid lui mordre les mollets. C’était humide. Elle avait l’impression d’avoir les genoux plongé dans une eau de glace. De l’eau ? Vraiment ? Lorsqu’elle baissa la tête vers ses jambes elle ne vit qu’un liquide poisseux, marâtre aux allures de pétrole. Elle tenta de lever une jambe, puis l’autre, sans succès. Elle était empêtrée.

Des rires stridents s’élèvent alors. Aelys se retourne, à droite… à gauche. Il n’y a rien. Rien devant elle, rien derrière elle. Les rires s’intensifient. Elle sert alors plus fort son katana dans ses mains, cela la rassurait. Elle baisse la tête, et avec horreur, découvre une assemblée de tête de poupins blanche comme de la suie qui la fixe avec leurs yeux vides. De leurs bras uniques, elles lui caressent tendrement les mollets. Leurs voix s’élèvent, toutes dissonantes.

« Reeeeeeeeeeeeeste grande-soeur, ne nous délaisse paaaaaaaaaaas …. »

Elles s’agrippent alors à elle. Aelys tente des les éloigner avec son arme, elle essaye tant bien que mal de les trancher. Celle-ci poussent alors des cris d’animaux, elles ont l’air indifférentes à ses coups. Elle s’énervent.

Aelys se sentait faible.

C’est à ce moment qu’elle sent un souffle fort dans son cou. Une respiration rauque et bestiale. Une odeur rance agresse ses narines, affreux mélange entre la chair en décomposition et des fruits fermentés. Elle se retourne et une ombre brulante se saisit de son bras gauche, puis de son bras droit. Elle était face à La Chose qui les avait ramené jusqu’au train tout à l’heure. ‘Les’ ? Ah oui. La petite fille était désormais partie. Elle l’avait tuée. L’oeil unique de la créature semblait la sonder, tandis que ses canines se rapprochaient dangereusement de son katana. Non.

NON ! Aelys tira de toute ces forces pour tenter de récupérer son arme. Les petites poupées tenaient ses jambes scellés au sol. La Chose semblait insensible aux efforts d’ Aelys, son sourire démesuré s’agrandit et elle resserra son étreinte sur ses bras. Elle allait lâché !

Désormais, Aelys était en larme. Sur son visage habituellement inflexible cavalaient des larmes qui brûlaient ses joues comme de l’acide. La Chose voulait lui arracher son bien le plus précieux, son chère katana blanc… Son allié de fer. Elle lâcha silencieusement prise, résignée. Son coeur se fendit en deux en entendant le bruit de mastication détruire la lame qui l’avait tant et tant de fois protégé. Elle détourna la tête, c’était trop. C’est là qu’elle vit une porte de bois, plusieurs mètres au loin. La Chose avait fini de manger son arme, les poupées commençaient à mordiller ses jambes.

Alors, avec la force du désespoir elle plongea sur le côté. Sa vue s’obscurcissait alors qu’elle était maintenant complètement couverte de ce liquide noirâtre et nauséabond. Les poupées s’accrochèrent à ses bras, elle sentait toujours le souffle rauque dans son cou. Elle n’avait plus de katana. Elle était perdue. Elle usait de ses forces pour envoyer les poupées les plus excitée au loin tandis qu’elle pataugeait vers la porte. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, elle voulait juste que ça s’arrête. La Chose continuait de la suivre au pas, la fixant silencieusement. Après un temps indéfini qui lui avait paru une éternité, ses mains gluantes agrippèrent la poignée de la Porte. Pourvu que ça s’arrête…

HRP:
J’ai eu beaucoup de mal avec ce texte... Pardonnez moi pour les imprécisions et la wahlà que j’ai foutu avec les temps ><‘ KUMENE

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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Yumie le Dim 20 Juil 2014, 15:09



Des murmures entre deux mondes.


Un nouveau gloussement s'échappe de ma gorge. Ah, la technologie. Une vraie merveille. Regarder tout ce qui se passe depuis un gigantesque écran plat est un délice. Voir cette pauvre et malheureuse petite fille pleurer et s'épuiser est un vrai régale. J'ai même été très surprise.

Elle ne crie malheureusement pas, mais sa douleur et son désespoir se voit très clairement. Premièrement, elle semble perdue. Normal, le changement, c'est perturbant. La pauvre jeune fille tient son katana dans les mains le plus fort possible, comme si c'est un ours en peluche.

« Elle semble vraiment y tenir ... » marmonne-je.

Enfin, mes petites marionnettes entrent en scène : Ils s'agrippent à la perdue en murmurant des mots avec un ton effrayant. Enfin, Aelys se met à s'activer : elle commence à les trancher avec son arme blanche ce qui est impossible en imitant une bête. C'est assez comique avoir, tout le monde rigole dans la salle du Trône.

Et c'est enfin que mon ex grande-sœur remarque KumuKumu, plus effrayant que jamais. Ce dernier tente de s'en prendre au katana, tout à fait ce que je lui ai demandé. Cet alors que la jeune fille se met à tirer de toutes ses forces pour récupérer son précieux, mais en vain. KumuKumu en a fait qu'une bouchée. Elle se met alors à pleurer. Cette scène m'a particulièrement frappée : Je ne pensais pas que ça aurait été aussi facile de récupérer l'arme tranchant qui est actuellement posé sur mes jambes des mains de la jeune fille aux gilet roses. De plus, elle s'effondre. C'est plus que du désespoir. Cette scène est tout simplement divine. Je m'exclame à l'assemblée :

« Aaah ! N'est-ce pas divin ?! Rigolez. »

Immédiatement, mes trolls s’exécutent. Ils rient de plus belle. Quant à moi, je suis en train de me demander ce que KumuKumu peut bien faire maintenant que sa mission soit déjà accompli. Oh, mais c'est évident ! Il va la suivre. Jusqu'au bout. En lui mettant la pression : Si Aelys ne bouge pas pendant un certain moment, le monstre se trouvant constamment derrière elle va se mettre à la caresser lentement avec ses longues griffes noires et crochues, de plus, sa respiration se fera de plus en plus forte, comme si il s'énerve petit à petit. Je fixe l'écran avec un sourire démesuré.

C'est enfin qu'elle trouve la porte. Cette porte en bois, qui signifie la liberté, la paix, la fin de ce cauchemar. Grâce à son plus grand malheur, elle se ressaisit miraculeusement, avançant avec la plus grande peine qui soit, couverte du liquide se trouvant au sol. Mon peuple éclate de rire lorsqu'il voit la jeune fille avancer en étant recouverte de cette substance repoussante. Les poupées commence à se rapprocher de plus en plus près de son visage, mais elle réussit à en repousser quelques uns. Jolie lancée. Enfin, la petite fille désespérée est arrivée à cette fameuse porte. Mais qu'est-ce qu'il y a derrière cette petite porte en bois ? Ouvre la Aelys, ouvre la. On t'attend.

Derrière cette porte se trouve des corps, pendu. En réalité, se sont des cadavres de porc, comme si on est dans une boucherie. L'odeur est infecte. C'est un véritable labyrinthe droit, en fait, on peut croire que ça n'en finira jamais. Sauf que si, il y a une fin. Elle se retrouvera là où elle dort en ce moment, dans le cimetière, au pied de l'arbre. Lorsqu'elle fera un pas, une folle aux cheveux décoiffées et arrachée avec un visage noirâtre se mettra à la poursuivre en criant le plus fort possible, un cri qui fait bien froid dans le dos. Elle aura beau courir, la femme ne s'arrêtera pas de la chasser. Après tout, Aelys a tuée sa fille à cette pauvre maman. La jeune fille malheureuse ne pourra pas sortir du cimetière, les murs font environs cinquante fois sa taille, elle sera condamnée à être poursuivie par la sorcière tourmentée. J'ai tellement hâte, qu'est-ce que cela va être amusant.


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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Invité le Lun 21 Juil 2014, 11:12

Mettant toute son poids contre la porte, Aelys atterrie tremblante dans une salle sombre. Elle se relève, ses habits dégoutant sur un carrelage froid et sale. A peine a-t-elle le temps de lever les yeux qu’une odeur pestilentielle attaque ses narines. Putréfaction. Elle se rend enfin compte de l’endroit où elle se trouve. C’est une boucherie, ou plutôt un couloir de boucherie.

Visions d’horreurs que sont ces cadavres porcins qui pendent dans le vide, accrochés à un harnais qui transpercent leurs corps en décomposition. Leurs yeux sont déjà remplie de vers, ils s’attaquent toujours à la partie la plus tendre. Etrangement, Aelys se détends un peu. Que des morts, elle n’avait pas peur des cadavres. Ce sont les vivants les plus vicieux.

Elle tente alors d’avancée, ses habits poisseux lui collent à la peau, tout comme ses cheveux. Ses lunettes sont complètement encrassés dans cette poisse noirâtre. Elle décide de les enlever, et des les ranger dans une des poches de son pull. Pull ? Ah. Apparemment, elle portait de nouveau sa robe rouge, celle qu’elle avait mise pour se balader dans la ville. Cependant, la robe n’avait plus de rouge que le nom, puisqu’elle suintait cette eau étrange.

Elle a la tête qui tourne, parfois elle tente d’atteindre de nouveau son arme, et son emplacement est vide. La perte de son katana lui faisait la même impression qu’un membre fantôme. Elle eût un pincement au coeur. Une patte de porc lui tombe alors sur l’épaule, et elle la chasse rapidement avant que les vers aient le temps d’élire refuge sur son bras. Son couloir n’en finissait-il pas ?
Des centaines et des centaines de porcs en décomposition, alignés comme pour lui faire une haie d’honneur. L’odeur lui donnait envie de vomir. Elle avait de nouveau froid.

Alors elle se met à courir. Ce couloir l’oppresse, elle veut en finir ! Ces jambes la portent encore plus vite alors que l’horizon semble doucereusement se moquer d’elle. Elle pousse alors les têtes de cochons, elle ne se soucie même plus des vers qui tentent de se frayer un chemin sur sa peau. Elle ne gémit pas, elle n’a qu’une envie: sortir de là.

Une lumière apparaît soudain à la fin de ce couloir infernal, elle se dépêchent encore plus. Elle ne se soucie plus maintenant de ses pieds nus qui collent au sol à cause de ce liquide noir, ni de la douleurs dans ses bras rongés par les vers. Elle pensait être libre.

A bout de souffle, elle sort enfin. Haletante, elle s’effondre sur une pierre tombale tandis que la porte derrière elle se referme. Elle entendit un déclic, la porte était sans doute fermé à clé. Appuyée sur la croix, elle lève le regard sur le cimetière où elle s’était assoupie une heure plus tôt. C’était là que ça se finissait ? Revenir des morts pour terminer chez les morts ? Aelys n’y croyait pas. Elle eût juste le temps de se relever avant qu’une créature sombre lui fonde dessus, avec un cris strident.

C’était l’un des bruits les plus terrifiants qu’elle avait pu entendre. Heureusement pour Aelys, elle eût le temps de basculer et de s’éloigner de… La chose ? C’était une femme au long cheveux noirs, son corps étaient en charpie et elle ne voyait que sa bouche, noire et béante. Son cris ressemblait à celui d’une harpie, long et perçant. La femme ne se tenait pas debout, se tenant à quatre pattes comme un animal, elle lui montrait sa gueule en hurlant.

Aelys prit la fuite.

Elle la poursuivait en avançant comme une araignée, sans jamais s’arrêter.

- Ma fille… MA FILLE… MONSTRE !

Aelys s’accrocha à un arbre et tentait de lui échapper, la Chose la suivait sans fatigué. Elle était enfin sur la plus haute branche, elle vit les murs. Des murs épais, gris et d’au moins cinquante mètres de haut. Il n’y avait aucune issue. En voulant s’échapper, Aelys glissa et s’écrasa lourdement sur le sol. Elle semblait s’être fait mal. La Chose s’accrocha à ses épaules. Sa gueule soufflait une odeur de putréfaction sur son visage.

- A-ssa-ssi-n… MEURTRIER… MON ENFANT…

Aelys craqua. Plus de peur, plus de tristesse. Elle n’était plus elle-même. Son visage n’exprimait plus rien, il n’y avait que le froid calcul du meurtrier. Une bête. Elle se saisit de la gorge de la chose, la chair molle en décomposition craqua sous ses doigts. Un cri.

Sa main gauche tenait sa gorge, elle abattit son genoux dans son plexus solaire et se retrouva au-dessus de la chose. Sans même attendre, et désormais insensible aux cris de la chose et ses supplications, elle lui saisit le bras et la démembra sans aucune hésitation. La chose se débâtit, Aelys tenait bon. Elle lui arrachât l’autre bras. La gueule béante lui mordit la main, et sans sourciller Aelys lui enfonça le bras dans la gueule, la faisant ressortir de sa nuque. Et d’un mouvement de bras, elle lui trancha la mâchoire. A califourchon sur le buste de la chose, elle se saisit de la tête de sa victime (…ou proie ?) et l’arracha avec ses ongles. La chose ne bougeait plus.

Elle se saisit de la tête fraîchement démembrée par les cheveux et détacha la mâchoire anormalement grande. Ses canines étaient pointues. Elle rassembla alors les membres de la femme et commença à les trancher méthodiquement avec sa scie improvisée. Elle humait l’air du Dies Irae de Mozart.

Jour de colère, que ce jour-là
Où le monde sera réduit en cendres,
Selon les oracles de David et de la Sibylle.
Quelle terreur nous saisira,
lorsque la créature ressuscitera

Elle avait fini son oeuvre, et regardait sans sourire la pile de chair parfaitement organisé.

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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Yumie le Mer 23 Juil 2014, 01:16



Des murmures entre deux mondes.


Sans réelle grande surprise, Aelys ne montre pas surprise. Ce qui me déçoit, c'est le fait qu'elle n'est pas envie de vomir, du moins, elle le camoufle trop bien. Je fais une grimace mécontente. La suite ne m'a pas plus non plus, elle s'est cependant attardée sur l'horreur qu'elle peut voir, excepté le fait qu'elle essaie de ne pas avoir de verre sur elle. Aah, dommage qu'elle est  osée du premier coup à s'aventurer dans ce couloir écœurant aussi facilement ! J'aurais aimé la voir se faire dangereusement caresser par KumuKumu. Puis elle se met à courir, comme une dingue, ne se souciant plus que de la sortir. Je soupire bruyamment avant de me plaindre :

« Qu'est-ce que s'est eeeeennnuyant. »

A la place d'être simplement assise sur mon trône, jambes croisées, verre de jus de pomme à la main, je me vautre d'avantage avant de prendre la décision de carrément me coucher, la tête sur un accoudoir et les jambes sur l'autre, regardant avec ennuie le verre que je fais tourner doucement. Zieutant la télé, j'ai constatée que mon ex grande sœur est sortie de cette endroit. Je souris, pensant la voir réellement paniquée lorsqu'elle rencontrera Maman. Oui, je pense que ça va être un beau spectacle, le peuple va rire et moi, jouir de ces instants. Je me lèche alors la lèvre tout en rigolant silencieusement.

S'effondrant sur une tombe et haletante comme un chien, elle doit à présent constater qu'elle ne peut plus revenir en arrière, plutôt une bonne chose pour elle. A peine elle se relève qu'un bruit déchirant retentit. Malheureusement pour moi, elle s'est éloignée d'Elle. Je râle. Quoique, en y pensant, Aelys va souffrir douloureusement si elle tente de l'éviter à tout prix, et puis, elle est déjà si épuisée.  Ainsi, la protagoniste se met à fuir.

Désastreusement pour cette pauvre et pitoyable jeune fille, cette femme au allure d'une araignée ne cesse de la poursuivre en la traitant de tout les noms. Mais au final, Aelys se trouve à s'accrocher à l'arbre puis regarde les murs. C'est là qu'elle se rend compte qu'elle ne peut absolument pas s'enfuir, surtout au moment où elle s'écrase pitoyablement au sol. La salle est hilare, et moi le sourire diabolique. C'est alors que la pauvre femme-araignée s'aggripe à elle. Elle cri une nouvelle fois dans les oreilles d'Aelys comme quoi c'est un assassin, un meurtrier. Mais la tête du monstre en question est étrange. Je hoche de la tête, intriguée. Aucune expression, rien, juste du cynisme. Même pas de la peur, de la fatigue, du regret. De curieux frisson parcourt mon être. Que va-t-il se passer ? Pourquoi un tel air ?

Strangulation. Des craques. Un cri.
L'Assemblée et moi-même semble bouche-bée parce qu'il vient de se produire. Et ce n'est pas fini.

Pendant que la main d'Aelys s'accroche férocement au coup de la pauvre créature, elle trouve le moyen de prendre le dessus sur la pauvre chose. Cette dernière gémit douloureusement pendant que l'animal féroce lui démembre chaque partie de son corps sans aucun sentiment, avec un mouvement des plus secs malgré les débattements de notre pauvre femme-araignée. Soudainement et heureusement, le demi cadavre se défend en mordant, la tueuse à sang froid ne réagit aucunement. Sans plus attendre, Aelys lui enfonce le bras dans la mâchoire, transperçant la nuque. Chose dont la proie ne s'y attend absolument pas non plus. Puis, en un simple mouvement, son bras tranche complètement la mâchoire de la victime.

Et d’un mouvement de bras, elle lui trancha la mâchoire. Assise sur son souffre-douleur, elle arrache le peu de peau qu'il reste sur sa proie qui ne bouge déjà plus. Peu après ça, Aelys commence à détacher méticuleusement chaque membre de ma très chère créature chantonnant quelque chose d'à peine perceptible. Pendant ce temps là, un lourd silence s'installe dans la salle. Je suis levée. Mon verre se fracasse au sol.


Puis je hurle plusieurs minutes après. De tout mon être.
Les vitraux explosent, les buffets se renversent, le trône s'écroule, ce chaos est magnifiquement accordé à mon cri perçant. Enfin, je m'écroule au sol en le frappant de toutes mes forces jusqu'à créer un tremblement de terre. Je hurle :

« La salope ! Comment a-t-elle osée faire ça ! COMMENT ?! La salope, la salope, la salope ... »

Pendant ce temps là, Aelys est transporté dans un tunnel où elle voit défiler plusieurs images de moi avec un sourire des plus innocents. Cette fois-ci, elle n'a pas besoin de courir pour passer à l'épreuve suivante, non, elle bouge automatiquement, grâce à KumuKumu qui va enfin l'accompagner jusqu'à moi.

Je suis assise, fièrement, sur mon trône, dans une salle parfaitement rangée et propre, avec un peuple soumis et silencieux. La porte se referme à clé derrière la meurtrière qui est à présent enchaîné, sous l'emprise de mon cher associé humanoïde, n'ayant aucune possibilité de se débattre et encore moins de sortir. Puis, arrive la table de torture. C'est alors qu'Aelys se téléporte à elle, les mains, les mollets et le buste enchaînés. Je me lève avec grâce de mon trône, puis descend les marches tranquillement tout en tenant ce fabuleux et précieux katana qui a réussi à faire pleurer Aelys autrefois. Je chantonne la même mélodie qu'au début du rêve avec un peu moins de vivacité tout en regardant la lame de l'arme, m'amusant à la tourner et à jouer avec elle jusqu'à arriver à elle.
Je m'arrête à quelques centimètres d'elle, lâchant sans aucun scrupule. Un large sourire fière et maléfique s'affiche sur mon visage.

« Alors ? C'était amusant, grande sœur ? » dit-je avec un air provocateur.

Je rigole légèrement et gentiment avant de soudainement prendre une expression cynique avant de claquer des doigts et ordonner sur un ton sombre :

« Arrachez moi ces vêtements. »

Immédiatement, mes petits trolls mâle viennent arracher avec violence les vêtements de la prisonnière lui laissant même des marques sur le corps. Enfin, ils se sont arrêtés au sous-vêtement. J'analyse pour voir si c'est suffisant. Tout le monde prête attention à la punie, la fixant intensément. Je me reprend, puis je m'avance doucement vers elle la recoiffant délicatement en fredonnant le même air doucement. Une fois que sa chevelure soit parfaite, je ris délicatement de nouveau, m'approchant à son oreille pour lui susurrer :

« Laisse moi te torturer, grande sœur. ♥ »

C'est alors que je me mets à lécher son lobe puis à le mordiller tendrement pour enfin, essayer de l'arracher, ce dont je n'y arrive pas. Ce n'est absolument pas grave, puisque mon attention est juste de lui faire du mal. A présent, je prend son magnifique katana que je montre fièrement avant de l'éventrer. A brûle-pourpoint, avec une férocité extrême.

Les rêves sont fabuleux. Surtout quand on les contrôle.
Aelys ne peut pas mourir. Elle peut juste ressentir la douleur deux fois plus que la normale.
Larme blanche rencontre bruyamment le sol. Le silence domine la salle de nouveau, tandis que j'admire le magnifique intérieur d'Aelys. Mon sourire est complètement difforme, mon nez me titille. Puis, de nouveau, ce rire. Mais qui est encore plus fort, plus fou, plus démoniaque. Je me met sur le côté, laissant voir à tout mon peuple les organes de la meurtrière :

« Regardez ! Regardez la tous ! N'est-elle pas merveilleuse ?! »

J'explose de nouveau de rire. Le temps d'avoir exposé Aelys au monde, je reviens de nouveau devant elle, décidant de toucher ses entrailles et en particulier son gros intestin que je pris un malin plaisir à le dérouler pour enfin, en faire une écharpe.

Je l'enroule gracieusement autour de mon coup en rigolant innocemment. Puis, une voix candide et adorable est revenue à ma bouche de jeune adolescente. Cette voix qu'Aelys peut reconnaître, ainsi que ce sourire illuminant.

« Ne suis-je pas mignonne, grande sœur ? Je t'aime teeellement ! ♥ »

C'est sur cette note horrifique que ce termine cet interminable cauchemar, et cette rencontre fabuleuse.


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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Invité le Mer 23 Juil 2014, 23:17

Alors qu’elle observe son oeuvre, Aelys sent son corps se faire happé par le vide. Elle tombe doucement. Le cimetière a disparu, ainsi que le tas de chair qui fut autrefois la femme-araigné.
Elle tombe… Lentement. Elle sent son poids la tirer vers le bas. La Chose avec un oeil unique la suit. Il ne fait rien, il regarde. Tout autour d’elle se réverbère des images d’une petite fille. C’était qui elle déjà ? Ah oui… Sa petite soeur. Elle s’en fiche. Des milliers d’images souriantes grésillent comme si des millions de télés décalées avaient été allumé en même temps. La bête à l’oeil unique la tient par les hanches tout en descendant avec elle, il souffle fort.

Aelys regardait ses mains tachés de sang d’une manière distraite. Qui était-elle ? Qu’avait-elle fait ? Elle s’était emportée. Encore. Elle le faisait toujours. A la fin, elle les tuais tous. Ça la faisait rire. Affreuse bête. Une larme coula par inadvertance sur sa joue. Une seule. Elle se reprit et regarda le bout de ce tunnel d’images. Elle savait déjà qui l’attendait là-bas. C’était si simple.

Elle s’écrase lourdement sur le sol. Il fait tout noir. Elle entends une porte se fermer derrière elle (elle était donc passer par un autre couloir ?). Elle sent des mains humides passées sur son corps, puis le fer lui mordre la peau. Lorsqu’elle rouvre les yeux, elle est attachée. Maintenue debout par un système de poulie qui lui tires les poignets avec des chaînes, elle a mal. Son abdomen est présentée en avant, et ses poignées saignent. Ses mollets aussi sont liés. Elle ne peut esquisser un seul mouvement. Elle lève les yeux.

La petite fille est là. Elle est un peu plus grande, peut-être a-t-elle cinq ans de plus ? Elle la regarde de haut, assise sur un trône. Elle chantonne un air, comme celui du train. Ces yeux tombent alors sur son katana. Elle arrête de respirer. La petite fille avait son katana dans les mains. Celui qu’elle avait abandonnée aux monstres. Elle avait la nausée.

C’était elle. Depuis le début c’était elle. La reine. C’était elle ! Elle se sentait violée, souillée. Son arme était dans les mains de ce monstre au sourire d’ange. Elle continuait de lui chanter cette chansonnette, jouant avec son arme… SON ARME.

Elle se rapproche dangereusement. La peste jouait avec elle, elle jouait avec ses sentiments les plus précieux, son compagnon le plus proche. Son arme se faisait manipuler à travers des doigts fins. La colère, la peur, et l’horreur se mêlaient dans son regard. Juste son regard. Le reste de ses muscles faciaux restaient inflexibles, elle n’allait pas perdre face à elle. Non, elle ne perdrait pas.

Elle rapproche son petit visage à quelques centimètres du sien. Aelys avait envie de lui cracher à la figure. Une voix doucéreuse filtre de ses lèvres étirés en un large sourire.

«  Alors ? C'était amusant, grande sœur ? »

Sur le coup de la colère, Aelys tira sur ses chaînes. Le système de poulie lui fit une entaille profondes au poignet. Elle jouait avec elle. Elle riait. Elle l’entends claqué des doigts.

« Arrachez moi ces vêtements. »

Des trolls puants et crochues se précipitent sur elle et mettent ses vêtements en lambeau. Il la déchiquète avec les ongles, les dents… Son corps est couvert de marques. Aelys avait la tête baissée. Elle ne pensait qu’à une chose: Son katana. Alors que son corps tremblent sous le poids de l’effort qu’elle doit faire pour ne pas exprimer la douleur, tout son esprit était tendu vers une seule chose. Son katana. Elle se concentrait sur les détails de la lame sombre et résistant, revoyait le fourreau blanc où des fleurs de lotus étaient gravés. Ses fleurs. Celle avec lesquels sont Maître l’avait décrites. La fleur qui camouflait les araignées. La fleur dont il fallait toujours se méfier. Et elle l’avait abandonnée. Le Monstre l’avait mastiqué et brisé la lame, la petite fille s’apprêtait à la punir avec. Elle l’avait perdue.

Elle gémit lorsque la petite se saisit de son lobe, la douleur allié aux plaisirs qu’elle ressentait par ce contact la tuait. Elle gémissait. Alors qu’elle semble faillir à lui arracher l’oreille, elle la voit se saisir de son… Non plus maintenant… du… Katana.

Son esprit la déserte, la douleur lui fait perdre toute notion du temps, du lieux, de la décence. Elle hurle.

**

Aelys se redresse brusquement, et l’arrière de sa tête cogne le tronc de l’arbre sur lequel elle s’était installée. Elle halète. Où est-elle cette fois ? Son front est humide. Le vent frais vient alors lui caresser le cou. Un cauchemar hein ? C’était fini. Elle enroula ses bras autour de ses jambes et écouta le bruissement des feuilles pour se calmer. Elle entendit alors un bruit différent, une respiration… Juste en dessous d’elle. Elle baisse le regard et un éclair passa dans ses yeux.

La petite fille !

Sans même réfléchir, elle se saisit du couteau dans son sac et lui saute dessus. La saisissant par le cou, elle la soulève et la plaque contre l’arbre. Elle pose alors son couteau contre sa gorge, très fort. Elle aurait sûrement une marque (en plus de ses bleus).

- Alors, tu veux toujours jouer avec grande soeur ?

Ses intonations transpiraient le meurtre, alors qu’elle se concentrait déjà sur le battement de son coeur… Elle allait la faire exploser, ici.

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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Invité le Jeu 24 Juil 2014, 02:35

Jonathan aimait les cimetières, c'était là qu'on faisait les meilleures fêtes.
Le garçon aux cheveux noirs leva la main et un cadavre vint lui faire un high five.

"Super soirée corps en décomposition numéro 50145..."

La cadavre lui répondit en hurlant un truc incompréhensible mais sûrement très positif et repartit danser avec d'autres cadavres, des tigres à gros seins et un gâteau géant au sésame. Jonathan partit de l'autre côté en titubant (il avait abusé sur l'avocat et les fraises) et alla s'asseoir sur une tombe un peu plus loin.

Jonathan aimait bien vivre ici, c'était animé...
Bien sûr, il avait rencontrés des gens et des objets très intéressants, mais aussi découvert l'amour de sa vie... A ces pensées il sortit la photo d'un yaourt nature portant une perruque blonde.

"Ahh... Gladys.. Je..."

- Alors, tu veux toujours jouer avec grande soeur ?

Jonathan tourna la tête vers la source de la nuisance.
Il essayait d'avoir une scène romantique là ! C'ÉTAIT TROP DEMANDÉ DE LE LAISSER TRANQUILLE ?
Jonathan se calma en remarquant qu'il se trouvait dans un rp qui n'était pas le sien.
Il allait laisser passer cet outrage.


- Alors, tu veux toujours jouer avec grande soeur ?
"Oui c'est bon, j'ai compris !"

Ces intonations transpiraient le meurtre ! Si si.
Jonathan sauta donc en direction du pudding géant à côté de lui et se retrouva alors à deux pas d'une femme allongée sur une petite fille, un couteau coincé sous la gorge. C'était clairement pas bien...

Jonathan prit quelques photos pour son blog (http://petitefillemenacéepardescouteaux.tv) et se décida à intervenir.

"Hey ! Tuez les gens c'est pas bien ! Ça les fait mourir !"

Jonathan claqua des doigts et un arbre se déracina avant de venir attraper Aelys pour l'attirer un peu plus loin. Mais en fait... (PLOT TWIST) Ce n'était pas un arbre ! Il s'agissait de la reine d'Angleterre ayant fait du bodybuilding !

Jonathan se mit à sourire.
"Je sais comment rendre tout le monde heureux !"
Il leva les mains et une pluie de marshmallows tomba du ciel. Les visages de Yumie et d'Aelys se retrouvèrent grimés en clown sous le rire sardonique de Jonathan.

Soudain, ils se trouvaient sur un terrain de baseball.

PREMIER COUP

Jonathan attrapa sa batte fétiche, une batte rose avec des petits arc-en-ciel autocollants dessus.
Yumie se tenait devant lui, attachée avec une corde solide.
Il réajusta sa visière et regarda profondément Yumie avant de murmurer...

"Ca c'est une balle..."

HOME RUN !!!! Jonathan fit un tour de piste en courant, sous les ovations du public.
Mais rien n'était encore fini... Il devait encore tirer une balle...

DEUXIEME BALLE

C'était Philéon... Il ne vola pas très haut.

TROISIEME BALLE

Aelys était elle aussi attachée, et essayait de se débattre.
Ce fut un HOME RUN !!!

Jonathan couru autour du stade... Un triomphe.
Quelle journée superbe aujourd'hui !

FIN

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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

Message par Invité le Dim 27 Juil 2014, 17:25

RP TERMINE

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Re: Des murmures entre deux mondes [Yumie & Aelys] [Terminé]

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