La balade des gens heureux...Ah non, pardon, c'est pas ça. (Chidori & Yumiko)

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La balade des gens heureux...Ah non, pardon, c'est pas ça. (Chidori & Yumiko)

Message par Invité le Mar 28 Avr 2015, 21:16

Rappel du premier message :



C'était un matin comme les autres. Oui, je sais, toutes les histoires comment par c'était "un matin comme les autres.". Phrase cliché, bonjour. Mais en même temps, vous voulez commencer un récit comment vous? Si j'avais débuté ce ô combien majestueux prélude par "C'était une splendide matinée de printemps que l'imposant disputait à la majestée", vous m'auriez peut-être trouvé un brin présomptueux. D'autant que, comme je voulais vous l'indiquer, c'était un matin où il ne se passait rien. Pas l'ombre d'un signe de vie aux alentours, pas le moindre chant d'oiseau, cri de coq, pas la moindre présence humaine. Pas un broc. Un peu comme un dimanche après-midi après 17h dans toutes les contrées d'Outre-Manche, quoi.
Enfin, si, il y avait bien un élément à retenir de cette journée: j'avais été malencontreusement arraché au sommeil par une force obscure qui, contre mon gré avait poussé mécaniquement mes jambes hors de mon lit. D'accord, j'exagère peut-être légèrement. Que voulez-vous, c'est mon côté théâtral! Vivement qu'on me décerne un oscar, tiens! Llewelyn Gainsborough, meilleur espoir masculin de l'année. Ca claquerait. Ou pas

Quoiqu'il en soit, j'étais donc resté vingt bonnes minutes en caleçon motifs tartan bleu et vert, à observer dans le miroir de ma chambre mon reflet dubitatif et dépeigné qui semblait me lancer avec un soupir désapprobateur un magistral: "Mec, trouve-toi quelque chose à faire, sérieusement!". Oui, bonne idée. Nonchalamment, j'avais rejeté les draps encore moites de la nuit, les avait roulé en boule dans un coin pour ne plus m'en préoccuper. Faire son lit? A quoi bon, la vie est trop courte pour s'attacher à des détails aussi futiles. Faudrait pas abuser non plus!

Une fois habillé - parce que oui, là d'où je viens, on se promène très rarement en petite tenue, ou du moins pas en société-, j'avais quitté l'étouffante atmosphère du dortoir. Sans rancune, mais je songeais parfois qu'en comparaison, il aurait été plus agréable de partager sa chambre avec les fauves du zoo qu'avec mes colocataires. Constat réciproque. J'avais erré longuement dans les couloirs, âme fantômatique que j'étais, puis j'avais songé qu'il serait préférable de m'éloigner de ces allées de corridors lugubres et silencieuses avant de troubler le sommeil d'un pauvre malheureux, qui, somme toute, m'en voudrait certainement de l'avoir ainsi ôté des bras de Morphée. Je ne suis peut-être pas un as pour briller en société mais je n'avais aucune raison de me comporter comme un goujat.

Et puis dehors, c'était le printemps, avec ses beaux jours, sa lumière châtoyante...son rhume des foins. Je retins un éternuement de chaton ashmathique et poursuivis ma route, une désagréable sensation dans la gorge. Vivement que l'hiver revienne!

Mon errance me guida, pour une raison que j'ignore, dans les serres de l'académie. Un lieu où, d'ordinaire, je ne me serais sans doute pas aventuré. Cela dit, c'était tout de même plus classieux que de se dire que mes pieds m'avaient conduit au local à poubelle où au cimetière. C'aurait été un peu glauque et pas franchement de circonstances pour illustrer les flâneries d'un promeneur solitaire.

Je m'assis en tailleur dans un coin, caché derrière un robuste chêne. Newton aurait découvert la théorie de la gravité en s'asseyant sous un pommier, paraît-il, cependant, je doutais que recevoir une floppée de glands sur le coin du museau aurait le même impact mondial. Je me décalai légèrement, en prévision d'une éventuelle chute d'objets. Face à moi poussaient de superbes orchidées aux teintes rosées. Tout était calme, tranquille.

A moins que...

Je regardai ma main gauche, ses hideuses lignes incandescentes qui rappelaient la banquise et, avec stupeur, constatai qu'une fine couche de glace s'était formée à l'endroit où elle était, quelques secondes auparavant posée. Voilà que ça recommence! pestai-je en mon for intérieur. Je poussai un soupir contrit. Il y avait plus gênant: si je continuai à tout transformer en bloc de givre de la sorte, je risquais de conduire toutes les plantes à l'extinction. C'est le jardinier qui allait être content! Et si on me voyait ici en de pareilles circonstances, j'encourais des sanctions...Collé pour avoir voulu imiter la Reine des Neiges... Un motif de retenue tout à fait plausible, non?

"Bloody Hell! ruminai-je."

Au même instant, un grincement irritant m'indiqua qu'on avait poussé le portail de la serre et je distinguai dans la pénombre une silhouette qui s'avançait vers moi.  Voilà qui n'arrangeait pas mes affaires...

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Re: La balade des gens heureux...Ah non, pardon, c'est pas ça. (Chidori & Yumiko)

Message par Yumiko le Jeu 16 Juil 2015, 20:02

D'une oreille distraite, j'écoutai leur dialogue ponctuée de longs silences :

"C...C'est pas ma faute! C...C'est encore un coup d'une de mes peluches!..."

Silence pendant lequel sa phrase me tourna dans la tête. Que dire? Rien. Elle reprit :

« J...J'ai trop réfléchi. »

Autre silence, plus court cette fois, avant qu'elle ne dise quelque chose qui me sembla un peu plus logique que ses deux dernières affirmations, même pour moi qui était sur le point de m'endormir :

« Donc! Je disais... Ah oui! En fait c'est très simple. J'en sais rien... C'est un peu... comme perdre ses clefs!" »

Je réfléchis en me levant pour me rassoir dans l'herbe. Mes pas étaient plus trainants qu'à l'accoutumée, mais je n'en tins pas compte.
N'ayant jamais rien possédé, je ne savais pas ce que c'était de perdre quelque chose. Enfin, je connaissais la définition, bien sûr, mais je ne savais pas quel sentiment on avait quand on le vivait. J'avais donc du mal à imaginer ce qu'elle voulait dire. Llewelyn-kun, par contre, sembla comprendre :

« Je vois. »

Sans vraiment m'en rendre compte, je me replongeai dans mes pensées :
Créer de la glace et sortir de son corps. Ce sont des pouvoirs qui semblent pas mal. En tout cas, on peut les utiliser plus souvent que le mien. Guérir... Déjà, il n'y a pas grand monde de malade. Ils semblent plus facilement se blesser que tomber malade. Et, je guéris, mais à quel prix? Je ne sais pas pourquoi ça me rend faible. Et cette faiblesse est mal vue... Comment peut-on dire que c'est utile? Surtout quand on n'a pas besoin de moi...

Au fur et à mesure que je pensais, je me recroquevillais sur moi-même. Au final, je fus assise, mes genoux repliés contre ma poitrine et mon visage caché dans mes bras qui entouraient partiellement mes jambes. Je ne savais pas ce que je répondrais si on me demandait qu'est-ce que j'avais. Je n'y réfléchissais même pas. Je ne le voulais pas. Mon esprit était ailleurs. Il flottait dans mon passé comme Chidori dans les airs à ce moment-là.


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Re: La balade des gens heureux...Ah non, pardon, c'est pas ça. (Chidori & Yumiko)

Message par Invité le Mer 07 Oct 2015, 20:36

"Je vois."

...réponse courte... Alors que je me dis cela, Yumiko s'était assise dans l'herbe, son visage caché. Qu'avait elle? C'est ce que je me demandais...
Peut être que ce qui la tracassait était quelque chose dont elle ne voulait pas parler... C'est pourquoi je ne lui pausai pas la question.

Je m'accroupis en face d'elle et (Oui! mon corps et toujours parterre à ce moment la.) je lui dis:

"Si tu veux, je peux te prêter une de mes Peluches si tu ne te sens pas bien... et je lui chuchotai ensuite Moi je fais toujours des câlins à mes peluches quand je suis triste."

Puis je me relevai et me tournai vers Llewelyn  et lui dis, certes à voie basse mais sans aucune discrétions:

"T'inquiètes pas, je lui ai dis que je lui prêterai une peluche."

Toujours en gardant ma position et en chuchotant (toujours sans aucune discrétions) je pivotai vers Yumiko:

"Par contre, pas le droit de prendre mes préféré... et ne leur dis pas que j'ai dis que c'était pas mes préféré sinon elle vont plus m'aimer... Ah! Et aussi faut que tu me les pique pas trop longtemps sinon je vais être très triste... Ok?"

Et toujours en chuchotant de la même manière, je me tourne encore une fois vers Llewelyn, le pouce en l'air:

"C'est bon je maitrise."

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Re: La balade des gens heureux...Ah non, pardon, c'est pas ça. (Chidori & Yumiko)

Message par Invité le Mar 27 Oct 2015, 20:10

Après une brève hésitation, je vis Yumiko se recroqueviller peu à peu, sans mot dire, comme abattue. J'aurais aimé trouvé quelque chose à répondre, pouvoir lancer une phrase pleine de sagesse qui, en un éclair, lui aurait donné un souffle de confiance assez puissant pour la remettre sur ses pieds. Mais,au delà des mauvaises vannes et des tirades irrévérencieuses, je n'étais pas le roi de l'éloquence, contrairement aux apparences. J'étouffai un soupir teinté d'inquiétude et croisai les bras sur ma poitrine. Avec une posture pareille, je devais avoir l'air d'avoir un cœur de pierre ! Bravo, Llew, encore une fois, tu vas passer pour un gros con ! Je me mordis la lèvre. C'était impensable d'avoir autant de tocs! Tu vas bientôt finir dans un asile pour personnes socialement inadaptées, Llew !

Je ne pouvais quand même pas rester là sans rien faire! Alors que je m'apprêtais à m'agenouiller à ses côtés en bredouilalnt un malheureux : « Tu es sûre que ça va ? », je remarquai que Chidori était déjà dans le feu de l'action. Enfin, si action il y avait, au vue de la tranquillité environnante.


"Si tu veux, je peux te prêter une de mes Peluches si tu ne te sens pas bien... et je lui chuchotai ensuite Moi je fais toujours des câlins à mes peluches quand je suis triste." 

C'était une solution… Peu commune ! Encore une fois, je me trouvai sceptique. Si j'avais eu des frères et sœurs plus jeunes que moi, sans doute les aurais-je consolé ainsi. Enfin, je le supposais, puisque, en tant que fils unique, je n'avais pas beaucoup d'expérience à ce propos. L'autre inconvénient de cette option, en autre, était que, contrairement à ce que Chidori avait l'air de penser, Yumiko n'avait pas vraiment six ans d'âge… Cependant, puisque je n'avais pas de meilleure idée, aussi grande fût ma surprise,je ne m'interposai pas.

"T'inquiètes pas, je lui ai dis que je lui prêterai une peluche." 

Je hochai nonchalamment la tête, un tantinet éberlué, et ajoutai ensuite, sur mon habituel ton ironique, sans que mon visage ne trahisse aucune émotion :

« Très bien, tout ça c'est super... »

Là, j'allais vraiment passer pour le plus grands des abrutis ! Comme si j'étais incapable d'éprouver la moindre compassion ! Je sentis poindre en moi une angoisse nouvelle : je n'avais pas envie d'être confronté aux regards accusateurs de mes nouvelles connaissances. J'avais encore parlé trop vite, pour changer… Ni l'une ni l'autre ne sembla m'en tenir rigueur, pourtant, car Chidori se tourna vers moi, à grands renforts de pouce levé, en m'affirmant :

"C'est bon je maitrise."

Ah bon, très bien… Je n'étais toujours pas totalement emballé par le plan peluche, mais qu'importe !
Mon attention fut, de plus, rapidement divertie par un son au loin. Je me figeai sur place : un aboiement. Oubliant d'exposer une façade inerte et désinvolte, je m'enquis, le plus sérieusement du monde :


« Est-ce qu'il y a des chiens par ici ? »

Une interrogation sortie de nulle part. Pourquoi il y aurait-il des chiens à l'Académie...Ou plutôt, il n'y avait pas de chiens à l'Académie, n'est-ce pas ? Je pris une profonde inspiration et tâchai de me ressaisir. Qu'allait-on penser de moi si je paniquais face à un simple chien ? Certes, les phobies ne s'expliquent pas, mais il n'est pas plus avisé de les dévoiler au grand jour. J'articulai finalement :

« Ca va, Yumiko ? »

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Re: La balade des gens heureux...Ah non, pardon, c'est pas ça. (Chidori & Yumiko)

Message par Yumiko le Mer 28 Oct 2015, 08:42

Pendant un moment je ne me rendis pas compte que c'était à moi qu'on parlait. Je ne vis donc pas Chidori-chan s'accroupir devant moi en tant qu'esprit pour me proposer une peluche. Certainement n'aurais-je pas compris l'utilité de celle-ci puisque je n'en avais jamais eu. Je ne vis pas non plus Llewelyn-kun en train de s'inquiéter. Je ne m'en rendis compte que lorsqu'il s'approcha de moi pour me demander :

« Ca va, Yumiko ? »

Je ne répondis pas tout de suite. Puisque je n'y avais pas pensé plus tôt, je réfléchis à la réponse que j'allais leur donner. Au fond, j'étais fatiguée à cause de mes cauchemars, mais j'étais jalouse de leurs facilités avec leurs pouvoirs et j'avais peur. Et le pire était que tout était lié! Pourtant, je ne voulais pas les inquiéter et ne voulais pas être un problème. Alors, en levant la tête, bien que mes yeux soient brillants de larmes, je répondis :

- J-je suis fatiguée... J-je ne dors pas bien en ce moment...

Qu'est-ce qui était le mieux? Qu'ils me posent des questions ou non? Je ne souhaitais pas avoir l'impression de me plaindre. Mais, comme je venais de le voir, chacun avait son propre lot de problème. Liés à leur pouvoir, ou non. Les miens l'étaient, bien que ce ne soit qu'en partie par la pratique. L'autre partie concernait un sujet sensible qui me faisait pleurer à chaque fois que j'en parlais. Pleurnicharde? Peut-être l'étais-je...

Tour à tour, je regardai Chidori et Llewelyn. Ils étaient gentils. Je ne savais pas comment les remercier pour leur inquiétude, leur sollicitude.
Je suis certaine que si je les remercie comme ça ils ne comprendraient pas... pensai-je en souriant tristement.


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Re: La balade des gens heureux...Ah non, pardon, c'est pas ça. (Chidori & Yumiko)

Message par Invité le Mar 22 Déc 2015, 20:14

J' entendis un petit bruit lointain ressemblant à l'aboiement d'un chien. Je rougis tentant de diriger mon regard vers l'origine de ce son (peut être aurais je pu en caresser un?). Cependant je ne vis a ce moment là... Eh bien, rien de spécial...

Je redirigeai donc ma tête vers la scène principale:

"Ca va, Yumiko ?"

Celle ci lui répondis alors, des larmes plein les yeux:

"J-je suis fatiguée... J-je ne dors pas bien en ce moment..."

Rrrahh! C'est pas juste lui il dis deux mots et Yumiko lui répond (bon trois mots, mais quand même!), moi j'ai fait tout plein de truc et je n'ai obtenu aucun résultat. Sur ces mots je gonflai mes joues, pleine de jalousie.

Calmée, je regardai Yumiko qui regarda Llewelyn et moi tour à tour, nous souriant avec un aire triste sur le visage. Alors je lui dis simplement, avec un sourire:

"Nous ne te forcerons pas mais si tu as quelque chose sur le cœur, alors tu peux nous en parler."


C'est sûr, venant de moi ça fait bizarre puisque d'habitude c'est moi qu'on réconforte. Cependant cette fois si j'allais enfin pouvoir jouais le rôle d'une espèce de grande sœur ou autre qui réconforte une jeune fille toute triste!

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Re: La balade des gens heureux...Ah non, pardon, c'est pas ça. (Chidori & Yumiko)

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