La contre-attaque !

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La contre-attaque !

Message par Appia le Ven 03 Avr 2015, 17:49

Cher journal...
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Depuis son retour de la visite médicale, Appia n'était plus la même. Elle qui était habituellement si bavarde ne s'était adressée à personne depuis qu'elle était rentrée à l'académie. Dire que la visite s'était mal passée serait un euphémisme: toutes les craintes qu'elle avait eues avant de venir avaient été justifiées !

Prisca avait passé la majeure partie du temps depuis son retour enfermée dans la salle de bains, sous la douche, en position fœtale, à revivre en boucle les évènements des trois derniers jours. Ils lui avaient fait du mal ! Ils lui avaient souri, pour la rassurer, et pourtant ils l'avaient attachée, et lui avaient fait subir... elle ne savait même pas quoi, mais elle se souvenait très bien de l'effroyable douleur, et de la sensation qu'elle avait ressentie, cette certitude qu'elle allait mourir. Pas encore ! Elle ne voulait plus !! Elle avait déjà peur de la mort, mais maintenant cette peur se muait en une véritable terreur.
Et il y avait ce liquide, cet horrible liquide vert qu'ils lui avaient injecté de force et qui l'avait faite saigner !!

Peut-être étais-ce sa punition, tout simplement ? Pour vivre, encore, alors qu'elle devrait être morte depuis une éternité ? Ou alors pour avoir menti à tout le monde, à propos de son apparence et ses origines ?

Tout en pleurant et en gémissant, elle massait ses poignets et ses chevilles. Elle ne gardait aucune trace visible de ce qu'elle avait subi, et pourtant elle était persuadée que ça avait été bien réel. La douleur, elle, l'avait été. Et même dans le cas inverse, même si cela n'avait été qu'une grande illusion,... dans "torture psychologique", il y a tout de même torture !

L'autre chose qui la perturbait, c'était un mélange de symptômes. Elle avait faim, plus qu'elle ne l'avait jamais eu depuis une éternité ! Et pourtant, normalement, elle était capable de rester longtemps sans manger sans en ressentir de gêne. Ensuite elle avait sommeil: elle ne s'était pas sentie aussi épuisée depuis son... son retour à la vie, il y a un an ; et c'était très inhabituel, puisqu'elle était censée être capable d'être en forme en dormant à peine quelques heures par nuit. . Et enfin, son cœur et ses poumons lui donnaient l'impression qu'ils allaient s'emballer, et éclater, tellement ils allaient vite ! En temps normal ils étaient à un rythme proche de l'arrêt, et elle ne s'en souciait même plus ! Alors que la...

Pour en avoir le cœur net, dans un geste complètement désespéré, Appia s'était entaillé le poignet à l'aide d'une paire de ciseaux. Si la blessure guérissait instantanément, cela expliquerait pourquoi elle ne gardait aucune trace de ce que lui avaient fait subir les docteurs. Et si elle ne cicatrisait pas du tout, alors sa "capacité", contrairement aux apparences, était intacte. Au lieu de ça, la plaie saigna un moment, puis une croûte finit par se former.
C'était à la fois le seul point positif, mais aussi le plus inquiétant. Qu'en était-il de son aptitude à survivre, alors ?! De son "corps figé" ?
Tout cela mit bout à bout lui permit de comprendre: ils avaient agi sur son corps, d'une manière ou d'une autre ! Sans le lui demander, sans même se soucier de son avis ! Ils l'avaient mise en confiance, puis ils l'avaient droguée, et attachée, et torturée !
Si cela avait simplement été un rêve, elle aurait été "normale" à son réveil !!

La Romaine se repassait en boucle les visages de ses bourreaux. Tous portaient des blouses, la plupart des masques aussi, mais elle les détestait tellement à présent qu'elle était sûre qu'elle les reconnaitrait toujours ! Et... il y avait aussi le professeur aux cheveux gris, le membre de l'académie qui avait organisé leur départ (elle ignorait toujours qu'il s'agissait du directeur). Elle avait eu tellement confiance en lui pourtant ! Son sourire, ses mots, avaient eu l'air si sincères ! Plus elle repensait à lui, et plus cet homme la dégoûtait à présent.

- Menteurs !!! Hurla-t-elle dans le vide.

Tous ces gens, ces scientifiques, chercheurs, ce professeur, et elle ne savait quoi encore,... avaient cherché à atteindre leurs objectifs, à faire leurs études et tous leurs machins compliqués... sans se soucier d'elle. Et ils avaient piétiné sa confiance, sa volonté, et pire encore, ils avaient ravivé ses pires souvenirs et sa pire crainte ! Alors qu'elle avait cru qu'elle pourrait s'épanouir à Tsuki, elle n'y voyait maintenant plus qu'un monde rempli d'ennemis.
Ils avaient fait naître chez elle un sentiment nouveau, qu'elle ne connaissait pas encore: la haine.

Et elle pleura de plus belle. Elle en avait assez, elle voulait rentrer chez elle ! Pas simplement en Italie, mais le vrai chez elle ! Dans l'Empire Romain ! Chez ses parents, à sa vraie époque ! Elle ne voulait plus de ce monde moderne horrible, elle voulait retourner à la maison ! Maintenant !!!

Ne pouvant faire mieux, elle hurla de désespoir...

ѺѺѺѺѺ

A force de cogiter toute la nuit, elle finit cependant par se calmer un peu. Et alors elle mit au point un plan. Sa contre-attaque. Elle savait ce qu'elle voulait faire à présent: il lui fallait des réponses à ses questions. Et ensuite elle leur rendrait la pareille, à tous !! Aussi faible et impuissante qu'elle était, elle saurait comment faire !

Mais avant elle voulait parler, et si possible se confier. Et elle savait à qui.
Zakita, et Hideki, les deux élèves qui étaient venus avec elle. Elle ignorait ce qui leur était arrivé, elle ne leur avait pas reparlé depuis. Mais qui sait, peut-être l'aideraient-elle ?

Appia finit par trouver le courage de se lever et de quitter la salle de bains. Elle se sécha, s'habilla, puis récupéra deux feuilles de papier, ou elle écrivit le même mot, pour deux destinataires différents. Il était dix heures du matin, déjà. A cette heure la tout le monde serait en cours, et cela l'arrangeait: elle n'avait pas très envie de croiser d'autres élèves.

Elle quitta donc le dortoir, et alla déposer un mot, plié en quatre, dans le casier d'Hideki. Elle chercha ensuite longtemps, mais, ne trouvant pas celui de Zakita, ajouta "a faire transmettre, svp" sur le deuxième papier, et le glissa aussi dans le casier de la saphir. C'étaient les seuls, qui -peut-être- pourraient la comprendre !

ѺѺѺѺѺ

La Romaine était maintenant dans le grenier, assise en boule, la tête sur les genoux, à attendre. Elle ne ressemblait plus du tout à la Appia habituelle. Elle ne souriait plus, ses yeux étaient rouges, et lourds d'avoir beaucoup pleuré et très peu dormi. Elle avait très faim, et pourtant elle avait vomi le peu qu'elle avait essayé de manger. Son visage était marqué par les cernes, la peur, et la colère un peu aussi. Et elle tremblait.

Lorsque enfin ses camarades arrivèrent, elle les salua d'un signe de tête reconnaissant. Elle aurait voulu leur sourire, comme elle en avait l'habitude, mais elle n'y parvint pas.
Elle leur dit alors:

- Je suis contente que... vous soyez venus. Puisque vous aussi vous avez été à leur... leur...

Elle s'arrêta un moment pour reprendre son souffle, et essayer de calmer la panique qui l'envahissait simplement à l'évocation de ces souvenirs.

- ... leur visite médicale. J'ai besoin de savoir: comment est-ce que ça s'est passé pour vous ? Que vous est-il arrivé ?!


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Re: La contre-attaque !

Message par Invité le Sam 04 Avr 2015, 12:28


550 de large
La contre-attaque
Une fois rentré de cette chose qu’ils appelaient visite médicale, j’avais très envie de dormir mais je refusais de céder au sommeil, je me repassais à ce qu’il c’était passé. Je n’étais pas fou ! Bien que je m’étais réveillé sans aucune marques apparentes de leur supplice et que personnes n’avait pu répondre à mes questions…ou du moins elles s’y refusaient à me répondre, j’étais sûr ils m’avaient fait quelque chose, je le savais ! Une personne était peut être doté d’un pouvoir faisant disparaitre les cicatrices mais je n’étais pas dupe !

Je n’avais pas de réponses, j’étais énervé, tellement énervé, j’aurais voulu aller dans la forêt pour me défouler, faire part de mon désespoir à l’abri du monde civilisé, je voulais déchaîner mon pouvoir dans cette foret…mais c’était impossible, pour y aller il fallait passer par le portail…le lieu de notre enlèvement, là où tout avait commencé.

J’étais frustré trop d’émotions voulaient sortir en même temps, la peur, la colère et la tristesse toutes ces émotions boulonnaient en moi.
Je donnais des coups de poing sur les murs encore et encore jusqu’au sang avant d’hurler de toutes mes forces, puis je pleurais de longues minutes…je revoyais sans cesse les visages de ces scientifiques qui se disaient vouloirs m’aider…
Ces scientifiques avaient omis un détail…ma mémoire photographique, j’avais gravé chaque détails de leurs visages, leurs voix…tout ! Je les retrouverais et on verra bien comment ils réagiront lorsque ce seras leurs tour de faire une petite « visite médicale » !
J’enfouissais mon visage dans mes mains en pleurant encore et encore, ils avaient presque réussi à me faire devenir comme eux, je ne voulais pas ça !

Les jours suivant j’errais dans les couloirs ignorant toutes les remarques sur mes énormes cernes, je me dirigeais vers mon casier, j’aurais peut-être de quoi me changer les idées, bien que j’en doutais fortement. Arrivé à mon casier j’ouvrais la porte rapidement, j’y découvrais une lettre d’une dénommée Appia qui m’invitait à la rejoindre dans le grenier, j’y allais, bien que n’étant pas d’humeur à discuter, la lettre précisait que c’était très urgent… qu’est-ce qu’on me voulait encore ?

J’étais devant la trappe menant au grenier, je soupirais puis j’entrais. L’endroit était rempli de poussière mais je ne m’en souciais pas, j’étais pressé d’en finir avec cette rencontre, j’observais les objets recouvert de poussière… je me tenais sur mes gardes, il n’y avait personne, c’est alors qu’une petite voix parvint à mes oreilles :

- Je suis contente que... vous soyez venus. Puisque vous aussi vous avez été à leur... leur...

Je me retournais vers la source  de ces paroles, je me raidis, cette fille…c’était une des deux personnes en plus de moi à avoir été convié à la « visite médicale ». Elle était recroquevillé sur elle-même, ses yeux étaient rouges, elle avait dû pleurer.
Elle avait dis-nous je me retournais d’un coup sec pour découvrir Zakita derrière moi, je ne l’avais même pas remarqué surement car j’étais trop préoccuper…

La fille en boule était surement celle qui avait envoyé la lettre j’en déduisais donc qu’elle s’appelait Appia. Elle avait attendu un petit moment pour calmer la panique qui se faisait de plus en plus présente dans sa voix avant de reprendre :

- ... leur visite médicale. J'ai besoin de savoir: comment est-ce que ça s'est passé pour vous ? Que vous est-il arrivé ?!

A ces mots un horrible sentiment me traversa, je ne voulais pas en parler, je n’avais pas envie de leurs dire tout ce que j’avais subis, ni de pleurer ou d’hurler devant elles…
Pour toute réaction j’avais détourné le regard, mes yeux étaient humides presque larmoyant, je voulais partir, j’étais tendu, et je serais les poings.
Je regardais de nouveau Appia avant de lui répondre avec un faux sourire :

« R-Rien… Il ne s’est rien passé… »

Une larme roulait sur ma joue contre ma volonté. Je commençais à faire demi-tour, je voulais m’en aller…




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Re: La contre-attaque !

Message par Invité le Sam 04 Avr 2015, 16:28

« Haaaaaaa !!! »

Depuis cette visite médicale, je n’étais plus la même. J’avais peur de tout le monde, je n’allais plus en cours, j’avais une faim atroce qui me déchiré le ventre et quand je mangé, je vomissais. Je ne dormais plus dans mon dortoir pour ne pas déranger ceux de ma chambre, puisque chaque soir, je revivais ce dernier jour, ce mercredi, cette douleur, cette peur. Je revoyais chaque visage, entendais le son de chaque machine, de chaque voix. Je me réveillais en criant de terreur ! En fait, le soir, je m’installais dans un couloir dessert le plus loin possible des chambres et me retenais de somnoler. Mais je n’avais aucune marque de ce qui c’était passé sur mon corps, aucune preuve, sauf ma mémoire et j’étais sur que ça s’étais vraiment passé, vraiment certaine ! La seule chose que je voulais c’était que ne jamais être allé à cette visite médicale, surtout que j’avais failli ne pas y aller, mais je ne voulais pas laisser seuls les autres enfants qui y allaient. Mais justement !  Et si ils avaient vécu la même chose que moi ? Et si j’allais leurs en parler ? Peut être qu’ils me comprendront ? Je ne les avais pas revu depuis que Lundi matin. Au moment où l’on nous avaient séparé. Je ne connaissais pas la fille, donc je ne pense pas essayais de la revoir mais Hideki… Peut être qu’avec lui je pourrais, on se connaissait déjà. Non, je ne vais rien faire et rester dans mon petit coin sinon il va me prendre pour une folle. Mais pourquoi m’a ton fais ça ? Est-ce que le directeur le savait ? Et si il le savait, pourquoi il aurait laissé faire ça ? Etait-il plus renseigné sur la visite médicale que moi-même ? Faudrait-il que j’aille le voir pour le prévenir ? Non plus, il me prendrait aussi pour une folle, et comme je l’ai pensais tout à l’heure, je n’avais pas de preuves. Que devais-je faire ?

Le matin arrivait, et moi, je n’avais pas dormi de la nuit. J’étais restais là, dans le couloir avec ma fine couverture, les yeux grands ouverts avec des cernes immenses comme je n’en avais jamais eu. Je me suis levais lentement, le dos courbaturé par les longues nuits froides et dur passé dans les couloirs depuis ça. Je n’avais parlé à personne depuis plusieurs journées au moins, je devenais une sorte d’Hermite. Je suis parti manger avant tout le monde, le réfectoire était vide, j’ai donc pris un lait froid avec une tartine mal beurré. Je n’avais plus la force de bien le faire. Même si j’avais encore faim, je suis parti vomir aux toilettes les plus proches tout ce que j’avais dans les entrailles. J’étais mal en point : avec des cernes énorme, des cheveux mal coiffé et pleins de nœuds, j’avais la peau sur les os, des habits déchirés et mes yeux autrefois translucides étaient maintenant plein de veines rouges et placé dans des orbites enfoncé dans ma tête. J’avais un air de zombie. Je ne savais plus ou j’allais, je me déplaçais d’un pas lourd et à chaque fois que j’entendais quelqu’un venir vers le couloir où j’étais, je me précipitais autre part. J’avais peur de tout et je ne voulais voir personne, je ne tenais plus à rien sauf  à la découverte de la vérité. Je n’allais même plus en cours et ne me changer plus, la journée, je restais dans un coin du parc et m’installais sur le sol avec ma couverture. Je repensais encore et encore à ce qui c’était passé… Quelquefois, des chats venaient me voir et je les caressais sans même m’en rendre compte. Aujourd’hui, ils n’étaient pas là, donc, je me suis quand même installé sur le sol rigide. Je n’avais même plus envie d’écrire. Ce matin là, je repensais au deux premier jour suivant ce mercredi infernale… C’est à ce moment là que j’avais commencé à dépérir, et pendant ces deux premier jour, je n’avais pas pu utiliser mon pourvoir, mais il était revenue après. J’aurais voulu oublier, mais je ne pouvais pas, c’était tellement horrible, je revoyais sans cesse ce liquide vert, je le sentais entrer en moi, je ressentais cette douleur encore une fois, je me souvenais du cri horrible et déchirant que j’avais poussé jusqu’à ne plus en avoir la force. Ca me faisait terriblement mal. Et j’ai commencé à pleurer, les mains sur les ma tête.

******       ******      *****      *****

«  Hé ! Tu es réveillé ? »

Quelqu’un me remuait doucement. Je m’étais endormie durant la matinée, en fait, c’était déjà le soir. Les faibles rayons que produisait le couchant m’éblouirent un peu quand j’ouvris les yeux.

«  Bonsoir ! On m’a mis cette lettre dans mon casier pour que je te la remette en main propre. Je t’ais cherché tout la journée et j’ai demandé à tout le monde qui tu étais. »

Un garçon se tenait devant moi et me montrait une lettre qu’il tenait. Je me suis redressé et me suis raclé la gorge avant de dire d’une voix que je n’avais pas utilisé depuis des jours sauf pour crier.

«  Euh… Oui bonsoir, euh… Merci pour la lettre mais… de qui vient-elle donc ? »

« D’une soit disant Appia ! Euh… Tiens !»

Il m’a tendu la lettre que j’ai prise et je me suis levée pour la lire. Elle m’invitait à venir dans le grenier  pour voir Appia… Mais qui était Appia déjà ? Je ne me souvenais plus, j’avais l’esprit embrouillé et tourmentait, pas autre chose.

«  Merci encore… Et au revoir… »

Je suis parti du même pas lourd que ce matin voir cette Appia, en chemin, je lisais et relisais la lettre dans l’espoir de me souvenir de quelque chose, mais rien. Presque arrivé au grenier, je vis Hideki se diriger dans le même direction que la mienne. Je suis donc restais derrière lui sans qu’il ne s’aperçoive de rien. Dans le grenier, j’ai vu cette fille, et je me suis souvenue de ce jour où je l’avais rencontré, évidemment, Appia était venu avec nous à la visite médicale.

«  Je suis contente que... vous soyez venus. Puisque vous aussi vous avez été à leur... leur...
... leur visite médicale. J'ai besoin de savoir: comment est-ce que ça s'est passé pour vous ? Que vous est-il arrivé ?!


Elle avait donc vécu la même chose que moi, j’étais rassuré, mais pas assez pour raconter mon histoire. Hideki tourna la tête vers moi, il venait sûrement de remarquer que j’étais là, puis il retourna la tête vers Appia, sera les poings et dit :

« R-Rien… Il ne s’est rien passé… »

Il commença à faire demi tour et j’ai remarqué qu’il pleurait presque, une larme coula sur sa joue. Il mentait à coup sûr, mais je le comprenais. Moi aussi je ne voulais pas parler de mon histoire, mais ils avaient vécu le même que moi à tout les coups. Alors je me suis assise à côté  Devant Appia et j’ai commencé mon histoire pour inciter Hideki à rester, ça me faisait encore plus mal d’en parler que d’en penser mais il fallait bien que quelqu’un commence.

«  Quand on m’a séparé de vous, j’ai été emmenée dans une chambre où je me suis installé durant le jour suivant. Les deux premiers jours se sont bien passés, mais c’était quand même épuisant… C’est le troisième jour qui… Qui… »

J’ai marqué une pause, j’avais du mal à raconter la suite. C’était horrible et douloureux.

« Qui a en quelques sorte été bizarre et … vous comprenez ? J’ai du mal à tout raconter, je me souviens de chaque détails mais je vous direz en gros que l’on m’a attaché a un fauteuil et que l’on m’a mis un liquide vert dans le corps et sa faisait mal, très mal et … »

Je ne pouvais plus rien dire, j’avais la gorge serrée… J’attendais qu’ils répondent.

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Re: La contre-attaque !

Message par Ren' le Dim 05 Avr 2015, 01:22

Quelque chose cloche et j'ai assez preuve pour en être sûr. Des discussions, juste des bribes de conversations m'ont mis la puce à l'oreille. Tout a commencé suite à une visite médicale dont personne n'était au courant, la seule chose que j'ai su, c'était le retour de trois élèves à l'académie après trois jours d'absence normalisée. Quelques rumeurs m'étaient remontées concernant un élève pour qui ça ne s'était pas bien passé, mais je n'en savais pas plus. Pour les autres, rien de spécial n'était arrivé à priori. Je décidais de garder cette information dans un coin de ma tête sans forcément en faire une affaire d'Etat. Plus tard eu lieu un nouveau départ de trois autres élèves, revenus aussi au bout de trois jours, seulement, à cette occasion, je n'ai pas entendu parlé de quoi que ce soit concernant leur déplacement. Peut-être qu'il y avait un soucis lors de la première visite, un élève est tombé malade et c'est à peu près tout. Seulement, le départ suivant me comptait dans ses rangs. Je restais tout de même perplexe, comment nous choisissaient-ils ? Pourquoi si peu de monde en est informé ? A quoi tout ceci peut bien leur servir ? Au final, mon séjour se révélant être relativement épuisant ne fut pas si horrible que ça. Sauf ce dernier jour... Une expérience, douteuse qui plus est. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ni ce qu'ils m'ont fait, je sais juste que j'en suis sorti gagnant, mon pouvoir, je le maîtrisais bien mieux depuis. Seulement, j'ai tout de même cherché qui avait eu un problème, j'ai finalement réussi à trouver le jeune homme en question, après avoir relevé son témoignage, je me suis efforcé de chercher tout ce que je pouvais trouver concernant cette Agence et leurs pratiques médicales, mais rien, rien du tout, pas le moindre indice, comme si tout ceci n'existait pas. Après tout ça ne m'étonnait pas puisque l'établissement n'existe officiellement qu'à moitié, nous ne sommes pas censés avoir des pouvoirs si j'ai bien compris.

Après avoir fais jouer de mes quelques relations au sein de l'établissement, je trouvais les noms des derniers concernés par la visite médicale puisqu'ils avaient tous trois disparus de leur chambre en même temps pour la même durée de trois jours consécutifs. Je les ai cherchés, trouvés et suivis. Ils ne vont pas bien, pas un seul d'entre eux n'a l'air sain d'esprit. Je ne les connaissais pas avant, mais ils ont l'air de se refléter, les mêmes expressions de peur apparaissent sur leur visage. Une jeune femme concernée par cette fameuse visite médicale était rubis, ça n'était que plus simple pour moi de la filer sur ces trajets, laissant un mot pour un certain Hideki, élève lui aussi parti à la visite médicale sur la même période. Je vérifiais que la demoiselle était bien partie avant de sortir un petit réglet métallique que je glissais dans le casier pour attraper le bout de papier laissé à l'instant. Après une bonne dizaine de minutes de galère peu discrète, je parvenais à extirper la feuille du casier de ce saphir. Un rendez-vous urgent dans le grenier, faire passer le mot à une certaine Zakita, très bien, j'y serai aussi. Je remettais le morceau de papier dans le casier et partais donner l'autre bout destiné à la dernière personne du petit groupe de cobayes à un collègue saphir avec qui j'avais une bonne entente, il me répondit que le document serait transmis au plus vite, je le remerciais donc en lui affirmant que je lui revaudrait ça à l'occasion.

Je repassais en vitesse au dortoir récupérer des documents que j'avais gardé de côté concernant ces fameuses visites médicales, dont le témoignage de l'élève ayant très mal vécu sa visite. Une fois ceci fait, je me dirigeais vers le grenier où il n'y avait encore personne, j'en profitais pour le parcourir de long en large et jeter un oeil à peu près tout ce qu'il y avait d'entreposé ici, dans la poussière. Par chance, j'y trouvais une vielle chaise un peu style années 50' ou plus tôt encore, ça me faisait de quoi m'asseoir en attendant que les jeunes arrivent.

La première ne tarda pas à venir. La petite rubis, Appia, se réfugia dans un coin pour s'y recroqueviller comme si ça lui permettait de se protéger de ce qui la tourmente. Un peu plus tard, un jeune homme fit son entrer, Hideki je présume, et enfin la dernière attendue, juste derrière, Zakita. Sortant de mon coin d'ombre et de poussière, je rejoignais le petit groupe.

« Qui a en quelques sorte été bizarre et … vous comprenez ? J’ai du mal à tout raconter, je me souviens de chaque détails mais je vous direz en gros que l’on m’a attaché a un fauteuil et que l’on m’a mis un liquide vert dans le corps et sa faisait mal, très mal et … »

Un fauteuil, attachée, comme pour moi... Ce liquide vert me fait penser à la couleur que prenait cette lampe par moment, mais ça n'a peut-être rien à voir...

Bonjour à tous. J'ai aussi passé une visite médicale et j'ai aussi eu une expérience très étrange, mais je n'en suis ressorti que mieux, je voudrais savoir qu'est ce qui vous est arrivé exactement car un autre élève à, semblerait-il, subit quelque chose d'atroce, j'ai amené son témoignage avec moi. Je suis la pour vous aider, je veux comprendre aussi ce qu'il se passe, j'ai eu beau chercher de mon côté, je n'ai rien trouvé, tout est secret....


Je vais vous massacrer en #FE6600


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Thérapie de groupe

Message par Appia le Lun 06 Avr 2015, 19:42

Cher journal...
............. ............. Ils sont venus ........... .............. tous les deux. .......
.......... Et avait aussi une autre personne...... .....



Ses deux camarades d'infortune avaient souffert eux aussi, cela sautait aux yeux. Ils avaient les mêmes visages désespérés, les mêmes voix tristes, ainsi que les mêmes airs hagards et paniqués qu'Appia. Cela la rassurait quelque part: elle n'était pas la seule à avoir vécu de très mauvais moments, et elle n'avait rien inventé ! Mais cela la rendait plus furieuse aussi: qui pouvait être assez cruel pour torturer des élèves, comme ça ?!

Lorsque Hideki en mentant de manière évidente fit mine de partir, Appia esquissa un geste pour essayer de le retenir, mais Zakita le fit beaucoup mieux qu'elle, en racontant son expérience. La Romaine l'écouta en silence, en se mordillant nerveusement le doigt: elle se reconnaissait dans le récit de la fille aux cheveux blancs.

C'est alors qu'un jeune homme -presque un adulte aux yeux d'Appia- sortit du fond du grenier. Elle ne s'était même pas rendu compte de sa présence ! Il lui semblait que c'était un Rubis lui aussi, et elle le remettait vaguement: il était repérable avec son physique de brigand. Une fois, dans leur salle commune, on avait du le lui indiquer comme étant un membre important de sa maison. "Reine", ou un nom comme ça, mais c'était peut-être plutôt un surnom ou le titre de sa fonction. Il prétendait vouloir les aider, mais Prisca restait hésitante: elle n'avait pas plus confiance en les représentants des maisons qu'en les professeurs, qui pouvaient très bien être de mèche ! D'ailleurs, comment avait-il fait pour savoir qu'ils se réunissaient ici ?!

Malgré ses réserves envers le nouveau venu, la confession de Zakita l'avait mise un peu en confiance, et elle se lança à son tour. Elle releva la tête d'entre ses genoux et leur parla d'une voix tremblante, en s'arrêtant régulièrement.

- Je crois que j'ai vécu la même chose que toi... Zakita... enfin... dès le premier jour, quand les docteurs ont commencé à me toucher je n'ai pas voulu, et quand ils m'ont fait des piqûres... et tout,... je me suis débattue, et j'ai crié !

Elle avait du mal à agencer ses idées. Les cauchemars qui refaisaient surface lui provoquaient des bouffées de chaleur, et la faim, le sommeil et la peur la faisaient trembler. Mais, une fois sur sa lancée elle tenait à continuer. C'était comme si en se confiant elle espérait se libérer.
Au moins, elle avait donné du fil à retordre à ces hommes en blouse blanche, au cours de ces trois jours !

- A partir du deuxième jour, c'est devenu horrible ! On a voulu me faire rentrer dans... dans un énorme cercueil... tout blanc... et horriblement bruyant ! (l'IRM) Mais je ne voulais pas ! J'avais l'impression que j'allais encore mourir si je rentrais là-dedans !... Alors j'ai crié, et j'ai essayé de m'enfuir !! Mais ils m'ont donné un médicament qui m'a rendue très fatiguée, et ils ont mis des sangles pour que je ne bouge plus.

Étant une claustrophobe à un stade critique, Appia, qui n'était déjà pas très en confiance, avait évidemment fait une crise de panique ! De son point de vue, le dernier jour n'avait pas été le seul à être pénible: les trois l'avaient été !!

- Et puis après moi aussi j'ai été attachée sur le fauteuil, avec le liquide vert qui... qui me rentrait dans les corps. J'ai eu très peur, et très mal,... et j'ai beaucoup saigné... J'ai essayé de m'enfuir, mais je n'y arrivais pas ! J'aurais voulu pouvoir arracher mes bras pour me détacher !!

Prisca s'arrêta là. Elle prit sa tête entre ses mains, et gémit. Le grenier lui paraissait terrifiant maintenant. Il était trop sombre, trop oppressant, et les parois... les parois lui semblèrent soudain se rétrécir !! Et alors qu'il ne se passait rien du tout, elle avait soudain la sensation qu'elle allait se retrouver enfermée, écrasée dans le grenier ! Elle se serra la tête avec ses mains pour essayer de se calmer, en marmonnant des phrases incompréhensibles.

ѺѺѺѺѺ

Après plusieurs minutes, une fois sa crise d'angoisse passée, Appia se sentit ragaillardie. Peu à peu, grâce à leur séance de "thérapie de groupe", elle reprenait possession de ses moyens. A voix basse, elle dit:

- Vous savez... je suis vraiment désolée que vous ayez eu... "ça", vous aussi. Mais je suis contente de ne pas être la seule.

Ah, ce qu'elle aurait aimé être capable de s'arrêter de pleurer sur commande ! Et comme elle aurait voulu être plus forte, et plus éloquente !

- Euh... "Reine", c'est ça ? Tu dis que tu essaies de comprendre ce qui se passe ? Il faut que tu nous dises ce que tu sais, alors ! ...S'il te plait... aide nous !


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Re: La contre-attaque !

Message par Invité le Dim 12 Avr 2015, 00:55


550 de large
La contre-attaque !
Je marchais en direction de la porte. Zakita, elle allait en direction d’Appia, j’avais la main sur la poignée, j’étais prêt à m’en aller jusqu’à ce que j’entende Zakita prendre la parole :

«  Quand on m’a séparé de vous, j’ai été emmenée dans une chambre où je me suis installé durant le jour suivant. Les deux premiers jours se sont bien passés, mais c’était quand même épuisant… C’est le troisième jour qui… Qui… »

Elle marquait une pause… quant à moi je serais encore plus fort la poignée, je voulais partir mais je n’y arrivais pas, elles étaient toutes les deux comme moi…à la recherche d’une aide. Enfin elles étaient presque moi j’avais ma mémoire photographique, je me souvenais de tout comme si j’y étais encore.
Zakita avait repris la parole

« Qui a en quelques sorte été bizarre et … vous comprenez ? J’ai du mal à tout raconter, je me souviens de chaque détails mais je vous direz en gros que l’on m’a attaché a un fauteuil et que l’on m’a mis un liquide vert dans le corps et sa faisait mal, très mal et … »

Je me mordais la lèvre inférieure, dans mon crane des insultes fusaient dans tous les sens en direction des scientifiques.

« Ils nous ont tous fait la même chose… »

Je les détestais de plus en plus pourquoi avaient t ils eu besoin de faire cet expérience sur plusieurs d’entre nous ?

J’étais perdu dans mes pensées, celles-ci toutes centrées sur ce qu’ils nous avaient fait, à chercher une réponse à mes questions.
Une personne prit la parole ce qui m’extirpa de mes pensées…cette voix impossible qu’elle vienne d’une de mes deux camarades, je me retournais pour apercevoir un garçon qui devait être majeur.

Bonjour à tous. J'ai aussi passé une visite médicale et j'ai aussi eu une expérience très étrange, mais je n'en suis ressorti que mieux, je voudrais savoir qu'est ce qui vous est arrivé exactement car un autre élève à, semblerait-il, subit quelque chose d'atroce, j'ai amené son témoignage avec moi. Je suis la pour vous aider, je veux comprendre aussi ce qu'il se passe, j'ai eu beau chercher de mon côté, je n'ai rien trouvé, tout est secret....

De nouvelles question apparurent dans ma tête : Qui est ce ? Comment nous a t-il trouvé ?
J’observais cet étrange individu, je me méfiais de lui, lui qui avait écouté notre conversation avant de sortir de sa cachette.
Je pris la parole d’une voix assez faible :

« T-tu as eu de la chance et je te remercie de vouloir nous aider…mais avant ça qui es-tu et comment as-tu su que nous nous étions donnés rendez-vous ici ? »

Je regardais Appia essayant de voir si elle connaissait cet individu pour moins suspect

Puis j’entendis cette dernière prendre la parole :

- Je crois que j'ai vécu la même chose que toi... Zakita... enfin... dès le premier jour, quand les docteurs ont commencé à me toucher je n'ai pas voulu, et quand ils m'ont fait des piqûres... et tout,... je me suis débattue, et j'ai crié !
- A partir du deuxième jour, c'est devenu horrible ! On a voulu me faire rentrer dans... dans un énorme cercueil... tout blanc... et horriblement bruyant ! (l'IRM) Mais je ne voulais pas ! J'avais l'impression que j'allais encore mourir si je rentrais là-dedans !... Alors j'ai crié, et j'ai essayé de m'enfuir !! Mais ils m'ont donné un médicament qui m'a rendue très fatiguée, et ils ont mis des sangles pour que je ne bouge plus.
- Et puis après moi aussi j'ai été attachée sur le fauteuil, avec le liquide vert qui... qui me rentrait dans les corps. J'ai eu très peur, et très mal,... et j'ai beaucoup saigné... J'ai essayé de m'enfuir, mais je n'y arrivais pas ! J'aurais voulu pouvoir arracher mes bras pour me détacher !!

Ses mots résonnaient dans ma tête, le temps paraissait s’écouler plus lentement, la scène qu’elle décrivait semblait ce jouer devant moi tout en entendant certains mots résonner plus fort par moment, j’avais l’impression qu’une voix me les répétait à l’oreille en chuchotant, « les piqures », « le cercueil blanc », « médicament », « le fauteuil », « le liquide vert » et enfin « le sang ».
Ces mots, ces images, ils défilaient de plus en plus vite devant moi.

Je serais mes poings, bouillonnant de rage, j’en avais marre, je n’en pouvais plus le manque de réponses m’énervais, on avait essayé de me faire croire que ce n’était pas vrai, le manque sommeil me rendais plus agressif, je n’avais pas pu me défouler dans la forêt… je voyais Appia se tenir la tête entre les mains, elle était submergée par la panique…ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase,
Je m’étais retourné avant de coller un coup de poing contre le mur, laissant mes larmes couler silencieusement je voulais qu’on m’oublie…

Appia c’était avait apparemment repris ses esprits

- Vous savez... je suis vraiment désolée que vous ayez eu... "ça", vous aussi. Mais je suis contente de ne pas être la seule.

D’une certaine manière je la comprenais, bien qu’il aurait été préférable que seul une personne subisse ce traitement, le poids à supporter aurait été encore plus lourd…être seul à comprendre, la solitude, ça aurait été une épreuve bien plus difficile à supporter…

Elle avait repris la parole

- Euh... "Reine", c'est ça ? Tu dis que tu essaies de comprendre ce qui se passe ? Il faut que tu nous dises ce que tu sais, alors ! ...S'il te plait... aide nous !


Elle était vraiment désespérer pour demander de l’aide à un inconnu, je connaissais désormais son nom ou alors était-ce un surnom aucune idée, ça n’avait aucune importance, je n’avais pas besoin de son aide...je n’en avais plus besoin…
Toujours le poing contre le mur mes larmes avaient cessé de couler et avec un visage énervé je dis d’une voix plus forte que je ne le voulais :

« Je retrouverais moi-même et je leurs feraient subir ce qu’ils nous ont fait… »

J’avais beau me répéter qu’il ne fallait pas devenir comme eux je ne pouvais pas m’empêcher de vouloir leurs faire subir le même traitement. Eux qui nous avaient fait souffrir et qui même après l’expérience nous souffrions encore, je les détestais, je refusais qu’il s’en sorte sans rien…




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Re: La contre-attaque !

Message par Invité le Mar 28 Avr 2015, 21:00

Je commençais à me sentir en sécurité avec mes deux nouveaux et uniques amis quand ce Ren arriva. Je repris soudainement peur, ce type là ne me rassurais pas du tout. Comment savoir si ce qu’il disait était la vérité ? Cela pouvait aussi être un espion envoyé par le directeur, par les hommes en blouse blanche ou quelqu’un d’autre. J’étais resté silencieuse et je regardais avec des yeux ronds le nouveau venu. Mais d’où pouvait-il bien venir ? Il avait surgit comme ça d’un coin dans l’ombre et je me demandais où il avait eu toute ces informations sur nous. Puis, comme elle avait semblé présente chez mes pauvres amis, la colère m’envahi. Pourquoi nous ? Selon ce « Ren », il y avait eu d’autre visite médicale bizarre avant les notre, mais pourquoi avons-nous été plus atteint par ça ? Pourquoi avons-nous étaient les seuls à avoir souffert autant que ça ? Pourquoi ? La seule réponse ne proviendrait que de la bouche de celui qui avait préparé ça… Et c’était à tous les coups le Directeur ! Alors, d’une voix tremblante de douleur (ou bien était-ce de colère ?), j’ai dit à l’imposant blondinet même si Hideki lui avait déjà demandé :

« Comment sais-tu tellement de choses sur nous ? Qui nous dit que tu n’es pas un…un complice ? »

Je sais que j’avais l’air un peu parano mais vu ce que l’on m’avait fait subir, j’étais prudente. Puis, je me suis adressé aux autres :

« Croyez-vous vraiment que l’on puisse lui faire confiance ? »

Je n’avais pas lâché mon regard de Ren, je le suspectais, il pouvait être n’importe qui, il pouvait nous mentir. Rien n’empêche de mentir à un être humain. Dans des moments pareil, j’avais besoin de mon frère, lui savait réconforter, lui savait si quelqu’un mentait, lui était extraordinaire, mais il était mort. Je m’efforçais de rester calme, mais je commençais à respirer de plus en plus fort, je voulais que tout soit réglé au plus vite, mais ce que je voulais le plus au monde, c’était d’oublier. Tous les évènements des dernières journées repassaient dans ma tête et m’embrouillaient l’esprit. Il fallait vraiment être diabolique pour nous avoir fait ça. Mes yeux devenaient larmoyants, mon visage devenait sombre, mes mains se serraient et je sentais que j’allais devenir folle si tout ne s’arrangeait pas.

[spoiler="Désolé du retard"]Hrp -> Désolé du retard, j’ai eu quelque petit imprévu et une panne d’inspiration au moment où j’ai pu me libérer.

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Re: La contre-attaque !

Message par Ren' le Lun 18 Mai 2015, 23:02

- Euh... "Reine", c'est ça ? Tu dis que tu essaies de comprendre ce qui se passe ? Il faut que tu nous dises ce que tu sais, alors ! ...S'il te plait... aide nous !

« T-tu as eu de la chance et je te remercie de vouloir nous aider…mais avant ça qui es-tu et comment as-tu su que nous nous étions donnés rendez-vous ici ?
Je retrouverais moi-même et je leurs feraient subir ce qu’ils nous ont fait… »


« Comment sais-tu tellement de choses sur nous ? Qui nous dit que tu n’es pas un…un complice ? »

La deuxième réplique, de la part de ce jeune homme blond ici présent m'avait fait lâcher un petit rire dans un haussement d'épaule. Je crois avoir vu assez de choses ici pour très vite conclure qu'agir seul de son côté est voué à l'échec total et qu'en plus, tout ce qu'il pourrait trouver serait très rapidement étouffé, sans parler des preuves qu'il aurait amassé, détruites.

Néanmoins, les deux autres questions sont un peu plus pertinentes, c'est vrai. Comment je les ai trouvé ?...

Rien de plus simple pour vous trouver. Appia, tu fais partie des rubis, j'ai donc un oeil quasi constant sur toi comme sur les autres rubis. J'ai eu ensuite vent de ton retour. En assemblant les deux, j'ai remarqué l'état psychologique dans lequel tu te trouvais. J'étudiais ton comportement et je prenais des notes pour établir plus de preuves. En te suivant, j'ai vu que tu avais déposé des mots dans les casiers, casiers que j'ai ensuite forcé pour y voir le papier et tomber sur le lieu et l'horaire du rendez-vous et nous y voila en compagnie de la personne à qui appartient le casier ainsi que l'autre mentionnée sur le mot. Dans notre monde, on ne gagne pas sans tricher.

Je réfléchissais maintenant à tous les éléments de cette affaire. Pourquoi telle ou telle chose est arrivée, pourquoi ces personnes là en particulier, pourquoi est ce que ma visite médicale s'est très bien passée, qui tire réellement les ficelles de tout cela ? Autant je peux facilement avoir des informations sur l'ensemble des élèves de toutes les maisons ainsi que sur les autres représentants, mais au delà, il est presque impossible de récupérer quoi que ce soit. Du côté des profs ça à l'air un peu moins difficile à accéder, mais cela reste tellement incomplet...

Actuellement, je sais que les visites médicales se font de manière plus ou moins régulières. Jusqu'à maintenant, il n'y a toujours eu que trois élèves convoqués pour ces visites. Ensuite, j'ai remarqué que peu importe la nature de la visite il n'y avait jamais de séquelles physique, ce sont toujours des états de choc pour la plupart, rien de plus. Au mieux, ils sont comme moi, peut-être des chanceux mais ils en ressortent meilleurs qu'avant. C'est très étrange. Je ferais remarquer d'ailleurs la froideur des médecins, même ceux venant nous récupérer devant l'académie, alors que le directeur à été présent à chaque départ, faisant preuve, quand j'y suis allé, d'une certaine forme de paternité. Il avait réellement l'air de s'inquiéter pour nous, mais peut-être qu'il ne s'agit que d'une impression, je ne peux pas dire si facilement de quoi il retourne. Et puis, je me pose une question, de qui dépendent ces médecins ? C'est une école privée, mais ce centre d'examens médicaux, qui sont-ils ?

Je laissé mes réflexions m'emporter, pensant à voix haute depuis tout à l'heure, je ne me souciais guère plus des autres élèves pendant que je parlais, peut-être ne m'écoutaient-ils pas, je n'en sais rien, j'étais plongé dans les mécanismes de mon cerveau... Il faut vraiment comprendre pourquoi tout ceci survient et qui en décide.


Je vais vous massacrer en #FE6600


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Le moyen de pression

Message par Appia le Mer 20 Mai 2015, 16:24

Cher journal,
... Ce qui se passe est affolant ! ...
Je ne comprends pas tout mais... il y a ce "Reine" qui m'a épiée... On ne sait pas si on peut lui faire confiance... Et puis Hideki veut se venger... mais c'est peut-être ça, la bonne idée ?...



Plus que jamais, la petite Romaine se sentait entrainée par un cycle d'évènements qui la dépassaient complètement !

Sans la réaction de Zakita, désespérée comme elle était, Appia n'aurait même pas songé à se méfier du jeune homme musclé. Comme pour contrebalancer son attitude trop confiante, elle jeta un regard accusateur à Ren. Et sa suspicion fut renforcée lorsqu'elle apprit qu'il l'avait espionnée depuis son retour ! Elle essaya alors de repasser dans sa mémoire tous les évènements de la journée, se demandant avec une vague honte si elle n'avait rien pu faire de ridicule, en se croyant seule. Non mais pour qui se prenait-il, celui-là ?!

Après de telles révélations, il croyait pouvoir jouer les gentils comme si de rien était ? Il avait même avoué avoir forcé le casier d'Hideki !!
Et d'ailleurs, s'il avait remarqué le manège d'Appia, pourquoi ne pas l'avoir consolée ? Bon, d'accord, elle l'aurait peut-être repoussé... mais elle aurait au moins apprécié le geste !
Le jugement était sans appel: jusqu'à nouvel ordre, Ren serait considéré comme suspect. Cela dit, les trois victimes de la visite médicale avaient quand même besoin de son aide, et surtout des informations qu'il pouvait leur apporter. D'ailleurs, il lui paraissait peine perdue d'essayer de se débarrasser d'un élève qui pouvait se permettre de les pister comme il l'avait fait, et qui, qui plus est, était son responsable de maison. Puisqu'elle ne savait rien, elle était bien forcée de le mettre dans la confidence.

Pour sa défense, il avait tout de même révélé quelques informations. Et une non des moindres:

- Attends... tu veux dire que le professeur aux cheveux gris... c'est le directeur ?! Celui qui nous a envoyé la lettre pour venir à l'académie, et tout ?!

Appia était effondrée. Bien sûr elle soupçonnait le directeur de complicité, mais savoir que c'était ce même homme qui avait si bien joué la comédie avant de les envoyer à la torture...

En dépit de ses yeux toujours humides, son regard se fit plus résolu ; plus dur aussi. Encore perturbée, elle parla à voix basse:

- Je suis d'accord avec vous trois, chacun sur ce que vous avez dit: Reine, je crois que tu as beaucoup plus réfléchi que nous à tout ça, et il va falloir qu'on cherche tous ensemble les réponses...
Zakita aussi tu as raison: je ne sais pas si on peut faire confiance à quelqu'un qui nous a épiés comme Reine l'a fait. S'il est vraiment honnête il faudra le prouver.
Et Hideki,... je veux aussi arrêter les gens qui nous ont fait ça. Ce sont vraiment des personnes horribles, et on ne peut pas les laisser continuer !


Petit à petit, à force d'écouter ses camarades et de cogiter, un plan s'était formé dans la tête de la Romaine. De toute manière elle n'avait plus rien à perdre: il était hors de question qu'elle reste dans un endroit où on pouvait, sur un coup de tête, l'envoyer n'importe ou pour subir n'importe quoi !  Il fallait que ces gens... non, ces monstres, paient: qu'ils leur donnent des réponses à leurs questions, puis qu'ils soient punis !

- Le directeur... ça doit être possible de le trouver, non ? Il a bien un bureau quelque part ? On va aller le voir, et on va le forcer à répondre à nos questions ! Et s'il ne veut pas... eh bien j'ai un moyen de le forcer, car j'ai trouvé ce qui lui ferait vraiment peur. Et c'est tout simple ! Si règlement de l'académie nous interdit de révéler nos "capacités", c'est surement qu'il y a une bonne raison ? Eh bien moi je suis décidée: je veux que tout le monde sache. Je veux parler de mon "pouvoir" au plus de personnes possible ! A tous ceux qui n'en ont pas... même à la télévision ! Comme ça ils seront bien embêtés, avec leurs expériences secrètes et tout le reste...

Pour ce qu'elle en savait, enlever des mineurs et les torturer était passible d'une peine très grave !  Appia espérait juste que, en 2015, les tribunaux et le système judiciaire existaient toujours, et sous une forme pas trop éloignée de celle qu'elle connaissait !

Ce qu'elle ne disait pas, c'était que, quelle que soit la réaction du directeur, elle comptait mettre ses menaces à exécution. C'était probablement la meilleure décision qu'elle pouvait prendre, car en révélant l'existence des possesseurs de pouvoirs au monde entier elle comptait punir les scientifiques qui leur avaient fait du mal à la hauteur de ses moyens: en gâchant tous les secrets qu'ils s'ingéniaient à cacher !
Et puis il y avait une autre raison: son avenir à elle.
Bien sûr, elle comprenait que des personnes avec des pouvoirs dangereux, ou ayant des utilisations pouvant être mal vues, aient envie de se cacher... mais elle-même ne s'imaginait pas passer le reste de son existence -à la durée indéterminée- à se cacher et à mentir à son entourage. D'ailleurs ce serait difficile, vu son apparence !  Et puis si elle n'avait pas eu besoin d'aller à Tsuki, elle n'aurait sans doute jamais eu à subir la visite médicale !
Il s'agissait donc à la fois de faire pression sur ses tortionnaires en les menaçant afin d'obtenir des réponses, puis de se venger d'eux en révélant tout de même tous leurs secrets !!! Et enfin de vivre, peut-être, un nouveau départ...

Bien sur, une fille seule, et encore moins une fille ayant l'air de n'avoir que onze ans, et ne connaissant pas grand-chose du monde, ne pouvait pas y arriver sans aide. Et ses camarades seraient-ils d'accord ?


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Re: La contre-attaque !

Message par Invité le Dim 31 Mai 2015, 12:09


550 de large
La contre-attaque !
J’étais déjà en train planifier ma vengeance quand Zakita avait pris la parole d’une voix tremblante pour exprimer son incertitude sur les motivations de Ren.
Après ça j’avais vu Ren arborer un petit sourire tout en haussant les épaules, pourquoi riait-il ? Est-ce qu’il nous cachait quelque chose ?
Trop de questions à son sujet se bousculaient dans ma tête heureusement pour moi ce dernier venait de prendre la parole ce qui me sortait de mes pensées.

Rien de plus simple pour vous trouver. Appia, tu fais partie des rubis, j'ai donc un oeil quasi constant sur toi comme sur les autres rubis. J'ai eu ensuite vent de ton retour. En assemblant les deux, j'ai remarqué l'état psychologique dans lequel tu te trouvais. J'étudiais ton comportement et je prenais des notes pour établir plus de preuves. En te suivant, j'ai vu que tu avais déposé des mots dans les casiers, casiers que j'ai ensuite forcé pour y voir le papier et tomber sur le lieu et l'horaire du rendez-vous et nous y voila en compagnie de la personne à qui appartient le casier ainsi que l'autre mentionnée sur le mot. Dans notre monde, on ne gagne pas sans tricher.

Je m’en doutais ce Ren était bel et bien louche, il avait suivi Appia et avait étudié son comportement avant de forcer mon casier… « On ne gagne pas sans tricher » hein… Une hypothèse m’apparaissait soudainement il fallait que j’en fasse part aux autres…
Pendant que je réfléchissais dans mon coin à mon hypothèse Ren avait repris la parole :

Actuellement, je sais que les visites médicales se font de manière plus ou moins régulières. Jusqu'à maintenant, il n'y a toujours eu que trois élèves convoqués pour ces visites. Ensuite, j'ai remarqué que peu importe la nature de la visite il n'y avait jamais de séquelles physique, ce sont toujours des états de choc pour la plupart, rien de plus. Au mieux, ils sont comme moi, peut-être des chanceux mais ils en ressortent meilleurs qu'avant. C'est très étrange. Je ferais remarquer d'ailleurs la froideur des médecins, même ceux venant nous récupérer devant l'académie, alors que le directeur à été présent à chaque départ, faisant preuve, quand j'y suis allé, d'une certaine forme de paternité. Il avait réellement l'air de s'inquiéter pour nous, mais peut-être qu'il ne s'agit que d'une impression, je ne peux pas dire si facilement de quoi il retourne. Et puis, je me pose une question, de qui dépendent ces médecins ? C'est une école privée, mais ce centre d'examens médicaux, qui sont-ils ?

Après son discours Appia semblait étonnée d’apprendre que l’homme aux cheveux gris était le directeur de l’école, personnellement je laissais ces détails aux autres pour l’instant j’étais trop occupé à fixer Ren, j’étais prêt à réagir au moindre signe suspect de sa part…
Appia avait ensuite acquiescé pour chacune de nos idées avant de proposer la sienne :

- Le directeur... ça doit être possible de le trouver, non ? Il a bien un bureau quelque part ? On va aller le voir, et on va le forcer à répondre à nos questions ! Et s'il ne veut pas... eh bien j'ai un moyen de le forcer, car j'ai trouvé ce qui lui ferait vraiment peur. Et c'est tout simple ! Si règlement de l'académie nous interdit de révéler nos "capacités", c'est surement qu'il y a une bonne raison ? Eh bien moi je suis décidée: je veux que tout le monde sache. Je veux parler de mon "pouvoir" au plus de personnes possible ! A tous ceux qui n'en ont pas... même à la télévision ! Comme ça ils seront bien embêtés, avec leurs expériences secrètes et tout le reste...

Je m’approchais à grand pas prêt d’elle et posais mes mains sur ses épaules tout en la fixant droit dans les yeux avec un regard paniqué ma voix tremblait de peur :

« Mais à quoi tu penses ?! Si nous révélons nos pouvoirs au grand jour combien de temps crois-tu que l’on va rester en vie ? Nous ne sommes pas dans un monde ou la bonté règne ! Si les gens l’apprenaient ça ne serait pas trois jours d’expériences que nous allons subir ! Ça sera toute notre vie, et qui sais les expériences que nous subirons seront peut-être encore pires ! »

Je désignais à présent Ren du doigt :

« Il ne faut pas lui faire confiance, il nous a espionné ou du moins toi, il t’a étudié alors que si il voulait vraiment nous aider il aurait eu meilleur temps de venir te consoler, il a forcé mon casier et comme il l’a dit « Dans notre monde on ne gagne pas sans tricher » alors qu’est ce qui nous dis qu’il n’est pas au service des scientifiques ? Il a attendu avant de sortir de sa cachette et il me semble être majeur il n’y aurait aucun problème à ce qu’il se fasse engager par ceux-ci, surtout que l’infiltration serait bien facile pour lui sachant qu’il possède surement un pouvoir… »

Je regardais fixement Ren avant de lui dire :

« Qu’as-tu as dire pour ta défense ? Essayais tu de nous manipuler afin que l’on révèle l’existence de nos pouvoirs au monde entier pour que ce soit plus simple pour vous de nous capturer et ainsi de refaire des expériences ? »

Ce Ren était vraiment louche j’espérais seulement que je ne me trompais pas à son compte… quoi que ça serais mieux si ils nous aidaient vraiment…




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